compteur

Avertir le modérateur

samedi, 28 juillet 2012

Corinne Maitrejean, déjà le grand jour !

corinne-maitrejean-si-pres-de-l-exploit--984c1c30408fec3f83f3e2b2356bd798.JPGLa Lyonnaise, cinquième mondiale et première outsider derrière les Italiennes et Nam a hérité d’un tableau « pas trop mal ».

Les fines lames françaises sont arrivées mardi à Londres. Depuis, Corinne Maitrejean a eu le temps de savourer sa deuxième installation au village olympique. « La magie opère encore. Le village n’est pas très grand par rapport à Pékin, mais du coup il est bien. L’emplacement français est sympa, on n’est loin de rien, ni du restaurant, ni des commodités ».

 

Ni des médailles ? « J’espère ! En tout cas c’est le but. Même si je n’ai pas de résultats dans les grands championnats, je suis là pour ça ». La Lyonnaise était déjà à Pékin pour ça, mais c’étaient des larmes qu’elle avait ramenées, déçue de son tournoi.

« Je vais me servir de cette expérience, j’ai vu à Pékin -qu’aux JO, tout le monde veut réussir. Moi comme toutes les autres. »

Toutes, à commencer par les Italiennes, qui écrasent la spécialité depuis des années. La madone Vezzali ou ses sœurs Errigo et Di Francisca sont-elles intouchables ? « C’est vrai que sur le papier, il n’y a pas photo » sourit Corinne, mais c’est moins vrai qu’avant. On a un peu progressé et trouvé les bonnes choses pour mieux les contrer. On a moins peur face à elles, on y va à fond ». Mais la concurrence aussi a avancé, notamment la Coréenne Nam, qui aborde les Jeux avec le dossard de n°2 mondiale et sera dans la partie de tableau de Corinne, 6e au ranking, pour une demi-finale éventuelle.

Si la Lyonnaise devait en arriver là, elle se souviendrait alors forcément avoir triomphé de Hyun Hee Nam en février dernier en finale du tournoi de Gdansk. C’était la deuxième victoire en coupe du monde dans la carrière de Corinne, un moment qui lui a permis de conforter son rang de première outsider derrière les Italiennes et la Coréenne.

Pour sa deuxième participation aux JO, Maitrejean espère faire mieux qu’à Pékin  Photo AFP

« Le tableau est chaud, mais pas trop mal », dit-elle, sans trop vouloir s’avancer. On peut le dire pour elle, il est ouvert. Corinne débutera à 11h50 face au vainqueur d’un duel britannique entre Troiano et Sheppard. Elle devrait ensuite prendre la Coréenne Hee Sook Jeon (13e mondiale), puis du très sérieux, en quarts avec Di Francesca (3e). C’est en effet chaud mais pas trop mal !

Depuis Gdansk, Maitrejean a fait le choix de lever le pied en individuel. « J’en avais besoin afin de perdre moins d’influx puisqu’il n’y a pas de jour de repos entre les deux épreuves sur les coupes du monde. »

Elle arrive sur ces Jeux en équipe, avec Astrid Guyart et Ysaora Thibus également en lice aujourd’hui, ainsi qu’Anita Blaze, la remplaçante. « On se sent moins seule qu’à Pékin, mais c’est surtout à l’entraînement que ça t’aide. Et puis ça fait deux compétitions, tu abordes l’individuelle en te disant que tu as une chance de te refaire derrière. »


08:08 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) | Tags : maitrejean |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 12 août 2008

Corinne Maîtrejean frustrée

1872677380.jpgLa Lyonnaise n’a pas réussi à se libérer. Les Jeux ont tourné court...
Elle triturait son arme, la vérifiait, s’attachait à des détails qui n’avaient pas vraiment d’importance. C’était le signe que Corinne Maîtrejean ne parvenait pas à se libérer pour de bon.

Deux fois menée au score, elle avait rétabli la situation. Mais voilà qu’elle tergiversait à nouveau. Katja Waechter n’attendait que ça.

L’allonge de l’Allemande ? «Non, ce n’était pas le problème. Le problème, c’était moi» dit la Lyonnaise. «J’ai fait trop d’erreurs. À chaque fois, elle prend de l’avance, je reviens deux fois, je me bats, mais une fois revenue, j’arrête».

Pourquoi ? «Si on savait. Mais c’est Corinne, ça» remarque l’entraîneur national, Yann Detienne. «Sur son premier match contre l’Américaine Smart, elle débute pareillement en retard, mais on pouvait penser qu’elle avait fait le plus dur en se lâchant. En fait, non. Elle est restée petit bras. Elle revient quand même deux fois contre Waechter»...

Mais pas trois. L’Allemande a bien contrôlé tactiquement et a eu la patience d’attendre les impatiences de Maîtrejean. «C’était un match largement à sa portée. On savait qu’il y aurait un quart de finale difficile ensuite (NDLR: contre l’Italienne Trillini), mais c’était justement intéressant d’en arriver là». Une position de challenger qui aurait peut-être permis à Corinne de se lâcher pour de bon ?

L’affaire a tourné «en eau de boudin» comme dit Detienne. Et Corinne avait du mal à retenir ses larmes de frustration. «Voilà, c’est fini les Jeux. Les autres ont une compétition par équipes derrière, là il n’y a plus rien».

Cette équipe de France, bronzée à l’Euro de KIev il y a quelques semaines mais absente à Pékin, et à laquelle la Lyonnaise est si attachée, elle va en devenir la locomotive désormais, après la retraite de Adeline Wuillème.

L’arme est peut-être en train de vivre un tournant, et a besoin d’un projet à long terme.

Il va falloir que Maîtrejean prenne le temps de digérer la soupe trop claire de ces JO pour se glisser dans la peau d’une leader dont la France a besoin.

Philippe Perroud pour le Progrès

11:01 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) | Tags : maitrejean |  Facebook |  Imprimer | |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu