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jeudi, 17 août 2017

Kévin Campion déjà la tête à Berlin !

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À mi-parcours du 20km marche, Kevin Campion faisait la course avec le groupe de tête. « J’ai essayé de partir vite, raconte le marcheur de l’Afa Feyzin Vénissieux. Le rythme en 4’10’’ au kilomètre n’était pas trop élevé pour moi. Mais ensuite, je me suis pris un mur. » Une fois lâché, il allait dégringoler au classement (24e en 1h21’46’’) dans une course remportée par le Colombien Arevalo en 1h18’53’’. « La tête a débranché, regrette Campion. Mais cela reste ma meilleure performance en grand championnat mondial. Il y a encore du boulot, mais je reste persuadé que le top 8 mondial n’est pas inaccessible. »

 

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Quelques photos qui résument ces championnats du Monde... la tete déjà tournée vers #Berlin2018.

Ps : mécènes, sponsors, équipementiers, aidez moi à gagner les Europes à Berlin!!! 

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11:05 Écrit par La Com dans Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 13 août 2017

Kevin Mayer : «Le moment le plus intense de ma vie»

Sacré champion du monde du décathlon, le Drômois raconte comment il est passé par toutes les émotions, notamment lors du concours de la perche durant lequel il a frôlé le zéro.

Monter sur la 1ère marche du podium et entendre La Marseillaise, une émotion beaucoup plus forte pour Kevin Mayer que sa 2e place aux JO de Rio. / Photo AFP

Quel est votre premier sentiment ?

C’est le calme après la tempête. Quand je m’écroule après le 1500m, je me suis dit que c’était enfin fini. Il y avait tellement de pression ces derniers mois. Je n’ai pas eu un seul moment tranquille où je ne pensais pas à ces championnats du monde… Lâcher la pression, c’était la plénitude totale.

Le moment le plus stressant, c’est la perche quand évitez le zéro de justesse ?

Evidemment. Je suis tombé à Marseille aux championnats de France. J’ai perdu en préhension de ma main en me brûlant. Sur 14 appuis, je ne pouvais pas sauter. J’étais haut mais je n’arrivais pas à faire avancer ma perche. Je me suis mis sur 10 foulées, j’ai pris ce que j’ai entre les jambes, et j’ai sauté. C’était le moment le plus intense de ma vie. J’ai regardé ma grand-mère dans les tribunes pour savoir comment elle allait parce que c’était un moment assez fort. C’était un soulagement tellement énorme ! Si je ne passe pas, je ne fais rien. Si je passe, je suis champion du monde. Tout se jouait là. C’est peut-être de la chance, mais je ne veux pas savoir. »

Dans quel état étiez-vous avant de sauter ?

J’étais tétanisé. Entre le moment où je prends ma perche et le moment où je pique, je me dis : ‘‘tu joues ta vie, tu joues ta vie’’. Jusqu’au moment où ça passe. Chaque fois que je pense à ce saut, je me dis qu’il n’aurait pas dû passer. Mais il est passé. »

Avez-vous apprécié le 1500m ?

Je me suis dit : ‘‘essaye d’en profiter’’. Mais j’ai commencé à avoir des crampes. En fait, c’était un compte à rebours. Dans ma tête, je fais le décompte : plus que trois tours avant d’être champion, plus que deux, etc. Je ne pensais qu’à ça. Le chrono, je m’en foutais.

C’était un triomphe annoncé…

Vous voyez, hein ! J’étais favori, alors ? Je vous aurai défoncés (ndlr : les journalistes) si je n’étais pas passé à la perche. Clairement, je me demandais tous les jours comment ce décathlon allait se passer avec mes problèmes de main et de coude qui m’empêchent de bien sauter à la perche et de bien lancer au javelot.

Allez-vous entrer dans une nouvelle dimension médiatique ?

Je ne me pose pas cette question. Vu ce que (Pierre-Ambroise) Bosse a vécu, je m’attends à ce que ce soit un peu lourd, mais je le prends comme un jeu.

On vous a vu pleurer sur le podium. A quoi avez-vous pensé ?

Je me rends compte à cet instant que je suis champion du monde. J’ai chialé parce que ça me rappelle tout ce que j’ai vécu depuis que je suis arrivé à Montpellier il y a dix ans. J’ai pensé à mon staff, mon coach Bertrand Valcin et mon préparateur physique Jérôme Simian. Grâce à eux, je suis de plus en plus technique et de moins en moins blessé. Et je pense à mon entourage qui me supporte. Ce n’est pas facile. Mon plus gros point fort, c’est mon entourage. »

L’émotion est-elle différente de celle que vous aviez ressentie aux JO de Rio (2e) ? 

Complètement ! Cette fois, j’ai eu la Marseillaise. Et je l’ai eue juste après le 1500m. C’est un cadeau énorme. Cela fait remonter toutes les émotions. C’était un moment incroyable avec la team ‘‘Kéké la braise’’ juste à côté qui chantait. C’était énorme !

Quels seront les prochains défis ?

Je ne me lance pas de défi. Ma motivation, c’est de progresser. On voit que je progresse chaque année. Et ce qui est énorme, c’est que je sens que je peux encore beaucoup progresser.

A Londres, recueilli par B.S.

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vendredi, 11 août 2017

Mélina Robert-Michon (qualifiée pour la finale du disque) : "Ça fait du bien"

Un jet à 63,97m a suffi à la Lyonnaise ce vendredi pour se qualifier pour la finale du disque (dimanche). Une entrée en matière qui rassure la vice-championne olympique après un début de saison difficile.

Mélina Robert-Michon a obtenu son billet dès son premier essai avec un jet à 63,97 m, soit sa meilleure performance de la saison, alors que la limite des qualifications avait été fixée à 62,50 m. Photo AFP

Ce concours de qualification ne pouvait pas se dérouler mieux…

« Premier jet, meilleure perf de la saison, ça fait du bien à la tête. Cela confirme les sensations que j’ai à l’entraînement. C’est de bon augure pour la finale. Je pense qu’il y a un peu de marge. Ce n’est pas que je n’ai pas fini mon jet, mais je n’ai pas pris trop de risques. Le but, c’était juste que cela tombe derrière la ligne (de qualification à 62,50m, ndlr). C’est fait. »

Etes-vous soulagée ?

« Cela rassure ceux qui étaient inquiets. Je l’étais moi-même au mois de mai. Malgré tout, je savais que mes entraîneurs (Serge Debié et Jérôme Simian) maîtrisent leur sujet pour que j’arrive en forme et dans de bonnes dispositions au grand championnat. Je leur fais toute confiance, il n’y avait pas de doute, mais cela fait quand même du bien quand ça se concrétise. »

Qu’avez-vous ressenti en lançant dans ce stade où vous aviez terminé 5e en 2012 aux JO ?

« Ce matin, on avait des conditions parfaites. Le plateau de lancers est bon, le public aussi. Je pense que dimanche soir (finale) ce sera plein. C’est un de mes stades préférés. Il n’y a plus qu’à… »

Tirez des conclusions de ce concours de qualification ?

« J’ai vu que Sandra Perkovic (69,67m) a confirmé sa bonne forme, ce qui n’est pas étonnant. Il y a une Allemande (Anna Rüh) qui se fait sortir, mais sinon, il n’y a pas trop de surprise. La finale sera dense. »

Que ferez-vous samedi ?

« Je ne sais pas encore, mais je ferai peut-être deux ou trois éducatifs pas trop loin de l’hôtel pour ne pas perdre de temps dans les transports. »

En finale, il faudra se lâcher tout de suite ?

« Il faudra faire un premier jet pour être dans les huit premières et pouvoir prendre ensuite des risques sur les cinq autre essais. Il n’y a pas vraiment de stratégie. A Rio, j’étais la première à lancer, je m’étais dit qu’il y avait un truc à faire (pour mettre la pression sur ses adversaires, ndlr). Mais tous les concours sont différents… »

A Londres, recueilli par B.Steen

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mercredi, 09 août 2017

Bravo P A B

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17:00 Écrit par La Com dans Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 06 août 2017

Diarra : « Une grande surprise »

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La spécialiste du 400m de Décines Meyzieu, Eléa Mariama Diarra (27 ans), dispute à Londres son premier grand championnat en individuel (série à 12h55) grâce à sa victoire au championnat de France (51’’92) et un assouplissement des règles.

Après votre victoire au championnat de France, vous envisagiez de courir au meeting d’Heusden pour approcher les minima (51’’50). Finalement, cela n’a pas été nécessaire…

J’ai appris ma sélection deux jours après (les championnats de France) à ma grande surprise. J’étais habituée à l’ancienne DTN qui ne vous prenait pas pour un centième ou un jour de retard. Je ne pensais pas aller aux Mondiaux en étant à quatre dixièmes des minima. Je ne savais même pas que j’avais fait les minima IAAF (Fédération internationale) et que ça pourrait être suffisant…

Cette sélection récompense votre progression cette saison. À quoi l’attribuez-vous ?

Avant mon opération des plantaires grêles (tendon d’Achille) en août 2015, mon quotidien, c’était de gérer la douleur. Ne plus avoir mal du tout depuis cette année, ça change tout. Depuis la fin des JO (remplaçante du 4x400m), j’ai pu travailler dans la continuité. Avec mon coach, on a tenté de partir de manière plus agressive. Ça a porté ses fruits au championnat de France. Bosser sereinement, ça fait la différence.

Que pouvez-vous espérer à Londres ?

L’objectif, c’est de passer un tour, puis de baisser encore mon chrono et de répondre présent. Après une période de deux jours de décompression, j’ai retrouvé des bonnes sensations en réalisant des chronos que je n’ai jamais faits. C’est de bon augure.

Recueilli par B.Steen

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jeudi, 03 août 2017

10 km de l'Horloge: C'est déjà le mois prochain !

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17:53 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 16 juillet 2017

Duvernay sur orbite

Bloquée à 1,80 m en début de saison, l’athlète de l’ESL a confirmé sa progression fulgurante avec un premier titre national (1,87 m).

Prisca Duvernay est en apesanteur. À 26 ans, l’athlète de l’ESL a décroché son premier titre de championne de France de la hauteur en étant la seule à enrouler la barre à 1,87 m, record personnel en plein air. « C’est une grande joie, dit-elle. Depuis le temps que j’attendais ça ! »

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Photo Jean-Marie Bazin

Elle a pris son temps, effectivement, pour mettre à profit son potentiel. Le temps de voyager dans le monde et de finir ses études d’infirmière à Grenoble. Là-bas, elle oubliait souvent de s’entraîner, à part quelques séances de muscu avec petit ami… Évidemment, c’était compliqué de décoller. Jusqu’à son retour à Lyon il y a un an et demi quand elle a été embauchée au service de réanimation néonatale de l’hôpital HFME à Bron. « Comme je travaille de nuit, c’est parfois dur d’être régulière… », admet-elle. Mais depuis que Daniel Aligne l’a sous la main à Pierre-Bénite, les barres volent. Passée de 1,80 m à 1,88 m l’hiver dernier, puis vice-championne de France en salle et meilleure performeuse française de la saison 2017, elle aurait même pu prétendre à la sélection pour l’Euro par équipes à Lille. « Je n’ai pas été déçue, dit-elle, parce que je n’y pensais pas en début de saison. »

Elle aura sans doute d’autres occasions. Hier, elle s’est frottée à une barre à 1,91 m : « Les deux premières tentatives étaient trop précipitées, estime-t-elle. La troisième n’était pas si moche que ça. C’est la porte d’entrée du haut niveau. J’arrive à un stade où il va falloir être de plus en plus rigoureuse. »

De notre envoyé spécial à Marseille B.Steen

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10:04 Écrit par La Com dans Athlétisme, Coup de Coeur, Résultats | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 05 juin 2017

Diarra oublie la déception de Rio

Très déçue d’avoir regardé les JO de Rio en tribunes, la Décinoise rebondit en réalisant le meilleur début de saison de sa carrière.

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Ce week-end, elle voulait « s’amuser » au sprint, dans le cadre champêtre du stade de Parilly. Eléa Mariama Diarra n’a pas fait rire… Quatre courses, un record sur 100 m samedi (11’’76; +1,7 m/s), «des grosses courbatures » au réveil dimanche mais un nouveau record sur 200 m (23’’45; +1,7 m/s) dans l’aspiration de Fanny Peltier (23’’26). Du sérieux : « J’apprécie d’autant plus que le sprint me demande beaucoup de concentration et d’influx », sourit la relayeuse internationale de 4x400m.

A 27 ans, elle réalise son meilleur début de saison. En attestent ses 52’’76 sur le tour de piste au meeting de Forbach. Elle n’était pourtant pas habituée aux démarrages pied au plancher. « C’est vrai que j’ai souvent eu besoin d’être dos au mur », admet-elle.

Cette fois, elle est revancharde après la déception des JO de Rio d’où elle est revenue sans avoir couru (elle aurait dû faire la finale mais le 4x400m a échoué en demie), comme à Londres en 2012 : « J’ai eu un gros passage à vide, avoue-t-elle. A la rentrée, je n’étais pas prête à m’entraîner. J’ai dû renoncer à contrecœur à la saison en salle. Cela a été un mal pour un bien. J’ai bien fait de prendre mon temps. Aujourd’hui, j’ai très envie. »

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D’autant que la championne de France 2011 court enfin débarrassée des douleurs aux tendons d’Achille qui lui gâchaient la vie jusqu’à l’opération de la dernière chance en août 2015 : « Je les sentais encore un peu en 2016, mais plus du tout cette année. C’est la première fois que je fais une préparation entière sans coupure. Cela change tout. »

De quoi envisager son record sur 400 m (52’’23) comme une simple étape. Et pourquoi pas rêver aux Mondiaux de Londres autrement qu’avec le relais ? « Les minima sont hauts (51’’50), relativise son coach Grégory Duval. Il faudrait que toutes les conditions soient remplies… »

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jeudi, 18 mai 2017

Courir pour Elles : Les photos !

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Les photos de la Pasta Party

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Les photos de Gaëlle 

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Album 1 

Album 2

 

21:29 Écrit par La Com dans Coup de Coeur, Radio Parilly | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 06 mai 2017

Dans les pas de Mélina Robert-Michon

La vice-championne olympique du disque lance ce dimanche sa saison estivale, regard tendu vers l’or aux Mondiaux de Londres (4-13 août). Un défi ultime qu’elle prépare à raison de trois séances d’entraînement quotidiennes.

Mélina Robert-Michon sur l’aire de lancer de Parilly où la vice-championne olympique s’entraîne matin et soir sous la férule de son coach Serge Debié.  Photo Joël PHILIPPON

9 h 00 au Parc de Parilly

« 1 kg ou 1,2 kg ? », demande Mélina Robert-Michon à son coach Serge Debié. La séance se fera avec ses disques d’un kilo, le poids des engins de compétition. Vendredi, à deux jours de sa rentrée estivale aux Interclubs, la vice-championne olympique consacre son ultime entraînement technique de la semaine aux gammes.

Au programme : neuf séries de trois lancers. Et autant main gauche pour les renvoyer vers la cage : « Un truc que j’avais observé chez les Polonais lors d’un stage en Afrique du Sud, explique Debié. On s’est aperçu que progresser à gauche permettait de gommer des défauts à droite. » Les 27 jets s’enchaînent en moins d’une heure. Inutile d’en rajouter selon Debié : « Avec la fatigue, elle irait chercher des gestes anciens qu’on essaye de corriger… »

A bientôt 38 ans, MRM en est réduite à traquer les détails à la marge d’une technique vantée par tous les coaches du circuit. Depuis le début de sa préparation hivernale, l’attention est portée sur son pied gauche dont elle doit retarder la pose au sol d’une fraction de seconde. Invisible à l’œil nu mais indispensable pour grignoter les centimètres qui séparent l’argent (Mondiaux 2013, Euro 2014 et JO 2016) de l’or accaparé par Sandra Perkovic.

« Il n’y a pas de secret ni de révolution : il faut travailler, résume-t-elle. Je dois améliorer ma base pour aller chercher ma performance de pointe le jour J. Vu ce que j’ai fait aux JO (66,73 m, record de France) dans des conditions particulières (série le soir et finale le lendemain matin), je sais que j’ai plus de 68 m dans les pattes. Si je le sors, je sais que l’or est possible. »

10 h 30, salle de Jérôme Simian

Mélina Robert-Michon en séance de musculation sous les yeux de Kevin Mayer (au premier plan) et de son préparateur Jérôme Simian.  Photo Benjamin STEEN

Sitôt ses disques remballés, Mélina Robert-Michon prend le volant pour la salle de son préparateur physique, Jérôme Simian, installée à quatre kilomètres, dans le 8e arrondissement. Là-bas, elle retrouve Kévin Mayer, de passage à Lyon pour trois jours. La veille, la lanceuse a joué au prof de disque pour le vice-champion olympique du décathlon. Ici, les outils de torture prennent la poussière. Simian muscle et rééquilibre les corps des athlètes à poids constant ou presque, ce qui n’empêche pas les cris de douleur pendant… 2 h 30 : « Quand t’as des grosses ambitions, il faut aller loin dans la douleur, hein Mélina ! », philosophe Mayer. « Lancer, c’est du plaisir, ajoute-t-elle. Ici, c’est pas pareil… Mais ce ne serait pas marrant si tout était facile. »

Médaille olympique en poche, elle aurait pu dire « assez ! ». Au contraire, la voilà repartie pour « deux saisons bonus » : « Je me suis demandée si j’avais toujours envie, si j’allais continuer à m’éclater, avoue-t-elle. J’ai répondu à cette question avant les JO. Je suis une éternelle insatisfaite. Du coup, je ne m’ennuie jamais. »

17 h 00, Parc de Parilly

Après un passage éclair sur le chantier de sa nouvelle maison, un repas riche en protéines (mais sans gluten) et une courte sieste, retour sur l’aire de lancers pour un entraînement, cette fois en compagnie du groupe de lanceurs de Serge Debié au complet. Troisième séance du jour. La routine : « Avant 2010, c’était le soir uniquement, se souvient-elle. Puis, on a ajouté le midi. Et quand Serge a été détaché, on a pu faire la journée complète. C’est l’architecture parfaite. »

Ce soir-là, elle utilise une “gueuse”, histoire de bosser en force. Même à 48 heures des Interclubs, pas question d’alléger. La semaine prochaine sera plus light pour enchaîner les meetings de Shanghai (13 mai) et de Montgeron (14 mai) en 24 heures.

Dimanche, elle lancera sur la fatigue, d’autant qu’elle rentre de 17 jours de stage à La Réunion… « C’est la période surprise, explique-t-elle. Je ne sais pas trop où j’en suis. On vient juste de finir le “lourd”. Je ne sens pas trop le disque. Les sensations ne sont pas encore optimales, j’ai du mal à trouver le bon tempo. A priori, je suis dans les temps. Mais de toute façon, Je ne compare plus par rapport aux saisons précédentes. C’est à chaque fois différent. Et je m’aperçois que j’arrive à faire la perf au bon moment. Il n’y a pas de règle. » Si ce n’est la règle de trois séances par jour...

Benjamin Steen

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dimanche, 16 avril 2017

Qui est prêt à défier “la joëlette de Pat” et son équipage ?

En 2008, un grave accident prive Patrick Fluixa*, marathonien du Décines-Meyzieu athlétisme (DMA), de l’usage de ses jambes. Grâce à l’élan de générosité de ses proches et des adhérents du DMA, il court à nouveau en joëlette…

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Lors de Déci’Jogg, un étrange équipage a forcé l’admiration. C’est celui de Patrick Fluixa, ex-marathonien, qui à la suite d’un grave accident en montagne, se déplace en fauteuil. Dimanche 9 avril, Fabien Antolinos, Thierry Bonnot, Thierry Crussy, Frédéric Parce, Laurent et Richard Ottino, coureurs de haut niveau du Décines-Meyzieu athlétisme (DMA), ont testé la toute nouvelle acquisition du club : une joëlette.

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“La joëlette de Pat”, précise Laurent Ottino, un des coéquipiers de Patrick Fluixa. « Une joëlette est un fauteuil monoroue. Imaginez une brouette très perfectionnée. On peut la conduire à deux : l’un tire devant, tandis qu’un autre pousse derrière. Dans ce cas, c’est parfait pour de la randonnée. Nous, on ne cherche pas à nous balader : pour Déci’Jogg nous nous sommes relayés à six pour aller vite ! » Patrick Fluixa était un sportif de très haut niveau. « Il affectionnait les épreuves longues et rapides, soulignent ses équipiers. Un de ses chronos : 1 heure 14 minutes pour un semi-marathon (21 km 100) ! Alors si on va vite, c’est pour lui faire plaisir. Et ça se voit, son visage s’illumine… » Jusqu’à présent, les sorties étaient difficiles à organiser. « L’équipement est onéreux. Et pour avoir du bon matériel, on était obligé d’en louer une. Seulement, on n’en trouve pas partout. On allait la chercher à Grenoble. »

Deux animations caritatives ont été menées. Grâce à la mobilisation des adhérents du DMA et de leurs alliés les Vétérans de la Rosette, qui ont organisé un match de rugby face aux Costos Rotis d’Ampuis, 4 500 € ont été récoltés et ont permis l’achat d’une joëlette de course. « Maintenant, on va pouvoir s’entraîner régulièrement et améliorer nos temps. L’idéal serait de trouver un équipage concurrent », espèrent-ils. Le défi est lancé. En attendant, vous les croiserez peut-être dimanche au parc de Miribel.

 

*En 1999, les sections d’athlétisme de Décines et Meyzieu, dirigées respectivement par Patrick Fluixa et Marcel Combépine, ont commencé par mettre en place une entente entre les deux sections, avant de fusionner en 2008 : le Décines Meyzieu athlétisme (DMA) est né.

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lundi, 10 avril 2017

Décijogg :Mathien et Tatah inaugurent la nouvelle formule

Nouvelle date et nouvelle zone d’arrivée pour le Decijogg qui a réussi sa transformation avec un nouveau record de participation (650 engagés) pour sa 18e édition. Les Décinois Elodie Mathien (10 km) et Samir Tatah (21 km) ont tenu à s’imposer.

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Soleil estival, des centaines d’enfants soutenus par leurs parents, stands d’animation sur le parvis de la mairie : la nouvelle formule du Decijogg a fait un tabac dimanche matin à Décines. En choisissant de déplacer la date de l’événement de février à avril et de ramener la zone de départ et d’arrivée au cœur de la ville, les organisateurs du club de Décines Meyzieu Athlétisme ont visé juste et semblent tenir la bonne formule pour faire de cette course un des événements phares du début de printemps dans les années à venir.

Mohamed Battani devant Hugo Altmeyer sur 10 km

« C’est vraiment une belle réussite. Nous avons communiqué un peu tard sur la nouvelle date mais, malgré cela, nous battons notre record de participation avec plus de 650 participants contre 600 pour le précédent record. La mairie nous soutient et veut nous aider à développer la course et l’an prochain, l’objectif est de passer à 1 000 inscrits », explique le président du club de DMA, Guillaume Schroll.

Sur le 10 km, Mohamed Battani, vainqueur cet hiver du cross de la Feyssine et des 10 km de Saint-Priest, s’est offert une belle victoire après avoir bataillé durant 7 km avec le polyvalent Hugo Altmeyer. « J’ai placé une bonne accélération au 7e kilomètre et ensuite j’ai géré mon avance. J’avais de bonnes sensations, surtout avec ce beau soleil qui fait vraiment du bien. Je suis content de mon hiver durant lequel j’ai accumulé pas mal de victoires. Mais maintenant, je vais préparer la piste avec l’objectif de passer sous les 3’50 sur 1 500 m », annonce l’athlète de Vienne licencié à Vernon.

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Chez les féminines, la Décinoise Elodie Mathien, récente 3e des championnats de France en salle sur 1 500 m, a effectué un petit crochet réussi sur 10 km avec une victoire avant, elle aussi de préparer sa saison de piste avec en ligne de mire le 1er tour des interclubs le 7 mai.

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Enfin dans la course de 20 km, le stéphanois Samir Tatah licencié au DMA, s’est illustré avec une belle victoire construite un peu après la mi-course lorsqu’il a décroché au train son coéquipier Eliud Sugut.

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Chez les féminines, Florence Regnier, s’impose avec autorité et poursuit sa bonne série après sa 3e place aux championnats de France de semi-marathon.

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La Foulée Muroise remporte le challenge du nombre....et de l'ambiance

Les résultats

Les PHOTOS

Album 1 

Album 2

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dimanche, 26 mars 2017

Prochainement sur Radio Parilly, les photos de l'Ekiden de Lyon 2017

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11:57 Écrit par La Com dans Coup de Coeur, Course sur route | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 18 mars 2017

Dans une semaine, Photographe pour l'Ekiden de Lyon à Parilly !!!

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Toutes les infos

09:44 Écrit par La Com dans Actualité, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

vendredi, 10 mars 2017

Danser pour le « droit à la santé des femmes »

 

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La Journée des droits des femmes est aussi celle de Danser pour elles, place Bellecour, où les participantes, toutes de rose vêtues, ont pu profiter d’un cours de Zumba®. L’occasion pour Sophie Moreau, la présidente de Courir pour elles, de défendre « un droit à la santé des femmes ».

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La course caritative se tiendra le 14 mai au parc de Parilly. Il reste encore 3 000 places sur les 16 000 inscriptions ouvertes. Les fonds servent à financer des soins de support pour les malades du cancer dans les hôpitaux comme à Louis-Pradel, Villefranche, Lyon Sud et le centre Léon-Bérard avec lequel une convention vient d’être signée.
 
Pour s'inscrire: Courir Pour Elles
 
 
Pour commander des tirages
 
C'est ICI

Identifiant: Danser

Mot de passe: DSL

 

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jeudi, 23 février 2017

Une Joëlette pour Patrick, épisode deux !

Second épisode de la collecte de fonds  pour l'achat d'une Joëlette pour Patrick Fluixa, premier président du Décines Meyzieu Athétisme.

Victime d'un accident de montagne en 2008, il est aujourd'hui lourdement handicapé.

Ses amis se mobilisent cette fois lors d'un match de rugby le 3 mars prochain.

L'entrée est à deux euros avec possibilité de restauration sur place.

Les bénéfices seront intégralement destinés à l'achat de la Joëlette.

VENEZ NOMBREUX

 

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16:49 Écrit par La Com dans Actualité, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

jeudi, 09 février 2017

Bosse et Cantero :Ces sportifs qui surfent sur la vague du “GAME DATING”

Les sites de rencontres ne se montrent pas toujours à la hauteur de nos espérances. Trop superficiels, pas assez sélectifs, voire trop frontaux, il est dur d’y établir un vrai premier contact. C’est pourquoi, l’on a récemment vu se développer une toute nouvelle tendance en la matière : le game dating. L’objectif est de rendre l’expérience plus ludique et plus authentique ! Et c’est ce sur quoi ont voulu tabler les athlètes Bryan Cantero et Pierre-Ambroise Bosse en créant leur application Deserve Her, en février 2017. Zoom sur ce projet novateur !

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Sportifs de haut niveau et séducteurs dans l’âme, nos deux demi-fondeurs ont souhaité créer une appli qui leur ressemble. L’enjeu était donc, pour eux, de réintroduire une forme de jeu de séductiondans les rencontres dématérialisées. Il était, en effet, important que le rapport établi entre les utilisateurs soit plus personnel et impliquant, mais tout en conservant toujours une petite pointe d’humour et de légèreté. Et, on ne pouvait pas moins en attendre de celui qui a littéralement enflammé la toile aux derniers JO, en faisant de son chat Rab’s, sa mascotte (ndlr : Pierre-Ambroise Bosse). Avec Deserve Her, Cantero et Bosse se sont alors lancés le pari fou de créer la première compétition de séduction entièrement dématérialisée !

Le principe est simple. En se connectant sur l’appli, on remplit son profil et ses critères de sélection (âge, silhouette, origines, centres d’intérêt). Par la suite, on pourra directement visualiser, sur une carte, les profils correspondant à nos critères selon leur proximité géographique. Lorsque trois joueurs masculins manifestent un intérêt commun pour un profil féminin, la partie est lancée ! Les prétendants sont alors embarqués dans une compétition qui se joue en trois rounds : à la fille de choisir, aux garçons de tout faire pour être “l’élu” !

Première étape : le “eye contact”. La fille ne devra retenir que deux profils sur les trois proposés en ne les jugeant que sur leur photo. Deuxième étape : le message vocal. Les deux finalistes n’auront que 15 secondes top chrono pour tenter de briser la glace et devront préparer leur meilleure accroche pour taper dans l’oeil de la demoiselle. Dernière étape : le béguin. Le garçon et la fille se sont maintenant trouvés. Il ne leur reste plus qu’à chatter tous les deux pour voir si ça colle !

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Tout au long du jeu, les participants sont accompagnés par de petites phrases d’encouragement humoristiques les invitant à continuer la partie ou à en redémarrer une nouvelle. Le but étant que chacun puisse saisir sa chance et s’amuser quoi qu’il arrive. Les fondateurs ont, par ailleurs, veiller à ce que tous les participants se sentent toujours libres de dire stop. Pour éviter toute forme de harcèlement, une fonctionnalité de Deserve Her permet notamment de bloquer les personnes avec qui l’on ne souhaite plus discuter.

Au total, on pourra jouer jusqu’à cinq parties simultanément dans un délai de 24h maximum. Avec ça, on aura tout le temps de trouver son date idéal pour la Saint-Valentin

Souce http://www.pariszigzag.fr/

13:20 Écrit par La Com dans Actualité, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 07 février 2017

Melina Robert-Michon sacrée aux «Lionnes» du sport

Machos les sportifs ? Peut-être mais pas ceux (élus, internautes, jury) qui ont procédé au choix des Lions du sport 2016.

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Ce lundi soir, à la Sucrière, Melina Robert-Michon s’est vu offrir le Lion d’or consacrant le meilleur sportif (là le masculin l’emporte encore) lyonnais. La lanceuse, médaillée d’argent à Rio à 37 ans, méritait ce disque d’or, elle qui est une superbe ambassadrice de l’athlétisme, qui conjugue talent, abnégation et humilité.

Elle succède au palmarès à une autre femme, Amandine Henry. Ses camarades de l’OL féminin, championnes d’Europe, ont obtenu le Lion d’argent, le bronze - la même couleur qu’aux Jeux de Rio - revenant au rameur Franck Solforosi.

Franck Solforosi, Melina Robert-Michon, Wendie Renard (capitaine de l’OL), voilà un podium qui ne manquait pas d’allure pour l’album 2016 du sport lyonnais.  Photo Philippe JUSTE

Franck Solforosi, Melina Robert-Michon, Wendie Renard (capitaine de l’OL), voilà un podium qui ne manquait pas d’allure pour l’album 2016 du sport lyonnais. Photo Philippe JUSTE

 

En cette année olympique le jury aura laissé hors du podium Alexandre Lacazette, présent comme nombre de sportifs hier, le coup de cœur du jury allant à Maxime Thomas, pongiste médaillé aux Paralympiques. (J.E)

 

BD : la drôle de grossesse de Céline Charlès

La Lyonnaise Céline Charlès, fondatrice du blog “Kopines”, publie dans l’album Que du bonheur , ses dessins sur sa première grossesse. Elle sera en dédicace ce mercredi, dans le 6e arrondissement.

Si elle avait voulu le faire exprès, Céline Charlès n’aurait pas fait mieux… Alors que sa première BD Que du bonheur , qui retrace sa première grossesse, sort dans les kiosques, elle est enceinte… de plus de sept mois de son troisième enfant ! « Une grossesse marketing, comme se moque gentiment mon mari. Mais je vous assure que ce n’était pas du tout prévu ! », dit-elle en riant.

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Mais bonne joueuse, elle va assurer un minimum de promotion et faire une séance de dédicaces à Lyon, ce mercredi dès 16 heures (voir par ailleurs).

Un blog de “Kopines”

Mais revenons un peu en arrière. Bien avant l’album, il y avait un blog, lancé à Paris. « En 2010, mon mari m’a poussé à dessiner sur Internet. J’ai créé ce blog où je racontais et dessinais des anecdotes sur la vie de mes copines, d’où le nom. Puis je suis tombé enceinte de mon fils Noah et tout naturellement, je me suis mise en scène. Et l’audience a commencé à décoller : le public a mis un visage sur la personne derrière le blog, créant l’impression d’une relation plus intime… » En 2014, le couple s’installe à Lyon, avec la volonté d’y trouver une meilleure qualité de vie. Elle décide de se consacrer au blog à 100 %. « Nous avons refait l’infrastructure du blog, l’orientant vers la maternité et la grossesse. Et j’ai proposé gratuitement une BD numérique de mes aventures qui a été téléchargée plus de 50 000 fois et ils sont plusieurs dizaines de milliers à être abonnés à ma newsletter, un public majoritairement féminin… »

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La grossesse ? Pas que du bonheur !

Et l’album ? Une nouvelle fois, c’est son mari qui la pousse à envoyer une ébauche de ses dessins fin 2015. En février 2016, les Éditions Bamboo sont partantes… « Je pensais que ça allait prendre quelques mois seulement. Sauf que c’est beaucoup plus long ! L’album ne devait pas être une compilation de dessins. Je voulais raconter une histoire, celle du parcours des parents. Le ton du livre est drôle, mais comme souvent, on passe par des moments de doute, de douleur comme lorsque survient une fausse couche. Mais il faut en parler, car ça permet d’avancer et de déculpabiliser… » précise Céline Charlès.

À la demande de l’éditeur, elle refait tous les dessins en en fonction de choix graphiques uniformes, rajoute des inédits : elle se retrouve avec 160 pages qui retracent sa première grossesse. « J’ai fait avancer la sortie afin de pouvoir accoucher tranquillement… », précise-t-elle en souriant.

Et l’avenir ? « Je vais pouvoir parler à l’avenir de famille nombreuse, puisque j’attends mon 3e enfant… Mais plus tard, car même si j’ai un mari qui m’aide beaucoup, je ne vais pas avoir le temps de m’ennuyer les prochaines semaines ! ».

 

Céline Charlès ne s’en défend pas : dessins sans case, sans fond, ton pastel : c’est album “girly” qui plaît aux femmes « même si les hommes le lisent également car ça leur parle ». Mais contrairement à la plupart des auteurs qui viennent dans des librairies, c’est dans une boutique spécialisée pour les nouveaux-nés qu’elle dédicacera ce mercredi, de 16 à 19 heures, son ouvrage Que du bonheur (Édition Bamboo).

« Ce sont des amis et ils vendent le livre. J’ai trouvé plus sympa et original de faire la promotion ici, dans la boutique spécialisée pour les naissances. »

Pratique Dédicace de Céline Charlès, chez Aux enfants rêveurs , place Maréchal-Lyautey à Lyon (6e ), ce mercredi 8 février, de 16 à 19 heures.

David Tapissier

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mercredi, 25 janvier 2017

Duvernay, le grand bond en avant

Après avoir amélioré son record de six centimètres (1,87 m) aux Pré-Régionaux en salle, la sauteuse en hauteur de l’ESL découvre l’ambition à 25 ans.

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A ce niveau-là, c’est exceptionnel. En un concours, aux Pré-Régionaux en salle à la Halle de La Duchère, Prisca Duvernay a amélioré son record personnel de six centimètres, le portant de 1,81 m à 1,87 m. Si elle a échoué – de peu – face aux minima (1,90 m) pour les championnats d’Europe en salle de Belgrade (3-5 mars), la sixième performeuse mondiale de la saison tape dès sa rentrée à la porte du haut niveau. « Je suis hyper contente parce que je ne m’y attendais pas, avoue-t-elle. Bon, j’espérais passer 1,84 m/1,85 m cet hiver. Mais là, je me suis sentie très bien à 1,90 m. Auparavant, je me serais dit : « Mon dieu ! c’est haut ! » Au contraire, j’étais bien, sans pression. C’est accessible. »

L’effet de surprise est partagé. A 25 ans, l’athlète de l’Entente Sud Lyonnais ne compte qu’une sélection en équipe de France pour un match international junior à Madrid en 2009. Depuis, elle a connu un parcours « décousu », comme elle le présente elle-même. « Je me suis mis à la hauteur à Villefranche où il n’y avait pas de coach, raconte-t-elle. Je suis passée ensuite par Anse et puis je suis partie à Londres et à Grenoble pour mes études d’infirmière. Toute seule là-bas, je n’avais pas trop de motivation… »

Vice-championne de France en salle sans entraînement

La voir ramer à 1,80 m a longtemps fait enrager son coach Daniel Aligne : « C’était dommage parce que c’est une fille qui a de grandes qualités : elle est grande (1,80 m), elle saute bien techniquement et elle n’est pas fainéante… » Le hic, c’est qu’elle n’était pas suffisamment à l’entraînement pour en profiter.

Elle a eu le « déclic » l’an passé en décrochant la médaille d’argent des championnats de France en salle avec deux séances d’entraînement dans les jambes : « J’avais juste fait un peu de muscu avec mon copain. Avoir ce résultat dans ces conditions, ça motive. »

Depuis, elle s’est installée à Lyon. Elle travaille comme infirmière au service de réanimation néonatale de l’hôpital Femme-mère-enfant de Bron (trois fois 12h, de jour comme de nuit), et vient au stade du Brotillon de Pierre-Bénite trois à quatre fois par semaine. « Elle n’en fait pas autant que les autres filles de son niveau. Mais elle devient ambitieuse », apprécie Daniel Aligne.

Il lui reste deux occasions pour franchir 1,90 m : aux Régionaux ce week-end (28-29 janvier) puis aux championnats de France (18-19 février à Bordeaux). Elle n’ira pas sur la pointe des pointes de pieds : « Tout a changé depuis les Pré-Régionaux… »

Benjamin Steen

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