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lundi, 14 août 2017

Mélina Robert-Michon : « Une grande fierté »

La discobole lyonnaise (3e ; 66,21m) a remporté, à 38 ans, sa quatrième médaille en cinq ans. Après trois deuxièmes places à l’Euro 2014, aux Mondiaux 2013 et aux JO 2016, elle expérimente avec bonheur le bronze.

Photo AFP

On vous a vu hésiter entre deux sentiments. Lequel l’emporte ?


« C’est vrai que tout de suite après le concours, j’étais dégoûtée. J’avais envie de faire mieux. Mais avec le recul, c’était un concours de très haut niveau comme il n’y en a pas eu depuis longtemps. J’étais venu pour faire mieux que ce que j’avais déjà fait. Et puis, je repense à la saison hyper dure que j’ai vécue. Mais j’ai quand même été chercher cette médaille. Ça valait le coup de s’accrocher. Ça fait du bien. On sait que ça tourne pas mal sur les podiums. Faire mon quatrième podium en cinq ans, c’est une grande fierté. Je montre que je suis toujours à mon meilleur niveau et qu’il faut toujours compter sur moi. »

Seul regret : la gestion des deuxième et troisième jets ?

« Je fais un très bon premier essai. Et derrière, il y a une forme de décompression. Je sors un peu du concours. Mais j’ai su réagir. Je savais qu’à tout instant, ça pouvait revenir derrière. Je ne voulais surtout pas sortir du podium. J’aurais aimé battre mon record (66,73m). J’en avais les capacités. Mais Perkovic (70,31m) et Stevens (69,64m) étaient très fortes devant. Je n’avais pas encore le niveau. »

Vous prouvez à nouveau votre capacité à répondre présente le jour J.

« Je remercie mes coaches (Serge Debié et Jérôme Simian). Je leur faisais confiance et ils ont vraiment su gérer. Il n’y a que les championnats qui comptent pour moi. Je savais qu’en arrivant ici, il y aurait le truc en plus. J’ai eu un coup de stress après l’échauffement. Je ne savais pas si j’allais réussir à gérer tout ça. C’est pour ça que j’étais si soulagée après le premier essai. »

Vous donnez une note féminine au bon bilan des Bleus.

« C’est vrai que ça allait manquer de femmes sur la photo. Je me suis dévouée… Cela manquait de vieux aussi avant aujourd’hui (ndlr : et le titre de Yohann Diniz, 39 ans)… C’est à l’image de cette équipe. Il y a de tout et chacun a envie d’amener sa pierre à l’édifice. J’avais envie de participer aussi à la fête. »

Avoir votre famille au bord de la piste vous a-t-il aidée ?

« C’était la motivation supplémentaire : je me disais que je ne pouvais pas sortir du podium avec eux dans les tribunes. C’est une occasion que je ne revivrai peut-être pas. Je voulais partager cette médaille avec eux. Ça m’avait manqué à Rio. »

Pour combien de temps êtes-vous encore là ?

« Tant que je gagne je joue. Déjà, j’aimerais battre mon record en fin de saison. Et à l’avenir, je n’ai pas envie de bouger des podiums. »

A Londres, recueilli par B.Steen

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16:01 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 13 août 2017

Kevin Mayer : «Le moment le plus intense de ma vie»

Sacré champion du monde du décathlon, le Drômois raconte comment il est passé par toutes les émotions, notamment lors du concours de la perche durant lequel il a frôlé le zéro.

Monter sur la 1ère marche du podium et entendre La Marseillaise, une émotion beaucoup plus forte pour Kevin Mayer que sa 2e place aux JO de Rio. / Photo AFP

Quel est votre premier sentiment ?

C’est le calme après la tempête. Quand je m’écroule après le 1500m, je me suis dit que c’était enfin fini. Il y avait tellement de pression ces derniers mois. Je n’ai pas eu un seul moment tranquille où je ne pensais pas à ces championnats du monde… Lâcher la pression, c’était la plénitude totale.

Le moment le plus stressant, c’est la perche quand évitez le zéro de justesse ?

Evidemment. Je suis tombé à Marseille aux championnats de France. J’ai perdu en préhension de ma main en me brûlant. Sur 14 appuis, je ne pouvais pas sauter. J’étais haut mais je n’arrivais pas à faire avancer ma perche. Je me suis mis sur 10 foulées, j’ai pris ce que j’ai entre les jambes, et j’ai sauté. C’était le moment le plus intense de ma vie. J’ai regardé ma grand-mère dans les tribunes pour savoir comment elle allait parce que c’était un moment assez fort. C’était un soulagement tellement énorme ! Si je ne passe pas, je ne fais rien. Si je passe, je suis champion du monde. Tout se jouait là. C’est peut-être de la chance, mais je ne veux pas savoir. »

Dans quel état étiez-vous avant de sauter ?

J’étais tétanisé. Entre le moment où je prends ma perche et le moment où je pique, je me dis : ‘‘tu joues ta vie, tu joues ta vie’’. Jusqu’au moment où ça passe. Chaque fois que je pense à ce saut, je me dis qu’il n’aurait pas dû passer. Mais il est passé. »

Avez-vous apprécié le 1500m ?

Je me suis dit : ‘‘essaye d’en profiter’’. Mais j’ai commencé à avoir des crampes. En fait, c’était un compte à rebours. Dans ma tête, je fais le décompte : plus que trois tours avant d’être champion, plus que deux, etc. Je ne pensais qu’à ça. Le chrono, je m’en foutais.

C’était un triomphe annoncé…

Vous voyez, hein ! J’étais favori, alors ? Je vous aurai défoncés (ndlr : les journalistes) si je n’étais pas passé à la perche. Clairement, je me demandais tous les jours comment ce décathlon allait se passer avec mes problèmes de main et de coude qui m’empêchent de bien sauter à la perche et de bien lancer au javelot.

Allez-vous entrer dans une nouvelle dimension médiatique ?

Je ne me pose pas cette question. Vu ce que (Pierre-Ambroise) Bosse a vécu, je m’attends à ce que ce soit un peu lourd, mais je le prends comme un jeu.

On vous a vu pleurer sur le podium. A quoi avez-vous pensé ?

Je me rends compte à cet instant que je suis champion du monde. J’ai chialé parce que ça me rappelle tout ce que j’ai vécu depuis que je suis arrivé à Montpellier il y a dix ans. J’ai pensé à mon staff, mon coach Bertrand Valcin et mon préparateur physique Jérôme Simian. Grâce à eux, je suis de plus en plus technique et de moins en moins blessé. Et je pense à mon entourage qui me supporte. Ce n’est pas facile. Mon plus gros point fort, c’est mon entourage. »

L’émotion est-elle différente de celle que vous aviez ressentie aux JO de Rio (2e) ? 

Complètement ! Cette fois, j’ai eu la Marseillaise. Et je l’ai eue juste après le 1500m. C’est un cadeau énorme. Cela fait remonter toutes les émotions. C’était un moment incroyable avec la team ‘‘Kéké la braise’’ juste à côté qui chantait. C’était énorme !

Quels seront les prochains défis ?

Je ne me lance pas de défi. Ma motivation, c’est de progresser. On voit que je progresse chaque année. Et ce qui est énorme, c’est que je sens que je peux encore beaucoup progresser.

A Londres, recueilli par B.S.

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vendredi, 11 août 2017

Mélina Robert-Michon (qualifiée pour la finale du disque) : "Ça fait du bien"

Un jet à 63,97m a suffi à la Lyonnaise ce vendredi pour se qualifier pour la finale du disque (dimanche). Une entrée en matière qui rassure la vice-championne olympique après un début de saison difficile.

Mélina Robert-Michon a obtenu son billet dès son premier essai avec un jet à 63,97 m, soit sa meilleure performance de la saison, alors que la limite des qualifications avait été fixée à 62,50 m. Photo AFP

Ce concours de qualification ne pouvait pas se dérouler mieux…

« Premier jet, meilleure perf de la saison, ça fait du bien à la tête. Cela confirme les sensations que j’ai à l’entraînement. C’est de bon augure pour la finale. Je pense qu’il y a un peu de marge. Ce n’est pas que je n’ai pas fini mon jet, mais je n’ai pas pris trop de risques. Le but, c’était juste que cela tombe derrière la ligne (de qualification à 62,50m, ndlr). C’est fait. »

Etes-vous soulagée ?

« Cela rassure ceux qui étaient inquiets. Je l’étais moi-même au mois de mai. Malgré tout, je savais que mes entraîneurs (Serge Debié et Jérôme Simian) maîtrisent leur sujet pour que j’arrive en forme et dans de bonnes dispositions au grand championnat. Je leur fais toute confiance, il n’y avait pas de doute, mais cela fait quand même du bien quand ça se concrétise. »

Qu’avez-vous ressenti en lançant dans ce stade où vous aviez terminé 5e en 2012 aux JO ?

« Ce matin, on avait des conditions parfaites. Le plateau de lancers est bon, le public aussi. Je pense que dimanche soir (finale) ce sera plein. C’est un de mes stades préférés. Il n’y a plus qu’à… »

Tirez des conclusions de ce concours de qualification ?

« J’ai vu que Sandra Perkovic (69,67m) a confirmé sa bonne forme, ce qui n’est pas étonnant. Il y a une Allemande (Anna Rüh) qui se fait sortir, mais sinon, il n’y a pas trop de surprise. La finale sera dense. »

Que ferez-vous samedi ?

« Je ne sais pas encore, mais je ferai peut-être deux ou trois éducatifs pas trop loin de l’hôtel pour ne pas perdre de temps dans les transports. »

En finale, il faudra se lâcher tout de suite ?

« Il faudra faire un premier jet pour être dans les huit premières et pouvoir prendre ensuite des risques sur les cinq autre essais. Il n’y a pas vraiment de stratégie. A Rio, j’étais la première à lancer, je m’étais dit qu’il y avait un truc à faire (pour mettre la pression sur ses adversaires, ndlr). Mais tous les concours sont différents… »

A Londres, recueilli par B.Steen

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dimanche, 06 août 2017

Garfield Darien, le rescapé

Enfin épargné par les pépins physiques alors que ses compatriotes sont tous sur le flanc, le Lyonnais entend rattraper le temps perdu.

Garfield Darien (ici le 28 juin à Ostrava) entend ratraper le temps perdu.  AFP

D’ordinaire, les Français se la jouent Mousquetaires sur 110m haies. Pas cette fois : les trois hurdlers aux JO de Rio – Bascou (3e), Martinot-Lagarde (4e) et Belocian – sont tous ‘‘out’’ à Londres. Pour partir en quête des joyaux de la couronne, ne reste que Garfield Darien sabre au clair. Quatrième mondial, le Lyonnais représente l’une des principales chances de podium pour les Bleus. Ça change après quatre ans de placard : mononucléose en 2013, chikungunya en 2014, déchirure aux ischios aux Mondiaux de Pékin 2015 (8e) et saison blanche en 2016 (micro-déchirure mal soignée).

« Je ne le vis pas comme une renaissance »

« Je ne le vis pas comme une renaissance », assure-t-il. « Ma chance, c’est que je n’ai jamais eu de gros coups durs. Mon corps n’est pas touché. Même quand je ne faisais pas les championnats, je m’entraînais. A la reprise, ça revient vite. »

Il n’a pas été loin, cependant, de tout envoyer valser. Il a fait l’expérience du costume-cravate dans la banque entre 2014 et 2015 avant d’être rattrapé par la manche par son père et coach, Daniel : « Avec Teddy (Tamgho), on a dû le convaincre plusieurs fois alors qu’il était découragé. »

A 29 ans, il entend éviter les chausse-trappes et rattraper le temps perdu. « Il me reste quatre ans, je ne veux plus rien louper. Maintenant, il faut des médailles », dit le vice-champion d’Europe 2010 et 2012, toujours en quête d’un podium mondial en plein-air.

Alors son père l’a placé en couveuse : « Garfield est un fada de l’entraînement, il faut tout le temps le freiner. On ne fait plus que du qualitatif et je l’ai mis à l’écoute de son corps. » Il a fait le mauvais élève en zappant le championnat d’Europe par équipes puis le championnat de France, en raison d’une « alerte » aux adducteurs. Une stratégie payante : jamais il n’est arrivé en grand championnat en telle position de force. C’est l’année ou jamais ? « Non, il est juste au niveau où il aurait dû être depuis longtemps. Si ce n’est pas cette année, ce sera plus tard », selon son père.

Mais les circonstances sont favorables en cette saison post-olympique : depuis qu’il a fait tomber son vieux record (13’’15 en 2012) à Ostrava (13’’09), il nage avec les requins comme McLeod (12’’90 en 2017), Shubenkov (13’’01) ou Merritt (12’’80 mais 13’’09 cette saison). « Avant, il y avait toujours des monstres. Cette fois, je regarde tout le monde d’égal à égal. Et limite, je peux être le plus fort… »

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Diarra : « Une grande surprise »

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La spécialiste du 400m de Décines Meyzieu, Eléa Mariama Diarra (27 ans), dispute à Londres son premier grand championnat en individuel (série à 12h55) grâce à sa victoire au championnat de France (51’’92) et un assouplissement des règles.

Après votre victoire au championnat de France, vous envisagiez de courir au meeting d’Heusden pour approcher les minima (51’’50). Finalement, cela n’a pas été nécessaire…

J’ai appris ma sélection deux jours après (les championnats de France) à ma grande surprise. J’étais habituée à l’ancienne DTN qui ne vous prenait pas pour un centième ou un jour de retard. Je ne pensais pas aller aux Mondiaux en étant à quatre dixièmes des minima. Je ne savais même pas que j’avais fait les minima IAAF (Fédération internationale) et que ça pourrait être suffisant…

Cette sélection récompense votre progression cette saison. À quoi l’attribuez-vous ?

Avant mon opération des plantaires grêles (tendon d’Achille) en août 2015, mon quotidien, c’était de gérer la douleur. Ne plus avoir mal du tout depuis cette année, ça change tout. Depuis la fin des JO (remplaçante du 4x400m), j’ai pu travailler dans la continuité. Avec mon coach, on a tenté de partir de manière plus agressive. Ça a porté ses fruits au championnat de France. Bosser sereinement, ça fait la différence.

Que pouvez-vous espérer à Londres ?

L’objectif, c’est de passer un tour, puis de baisser encore mon chrono et de répondre présent. Après une période de deux jours de décompression, j’ai retrouvé des bonnes sensations en réalisant des chronos que je n’ai jamais faits. C’est de bon augure.

Recueilli par B.Steen

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mardi, 25 juillet 2017

Euro juniors : Mignon en argent

Encore une médaille internationale pour Marine Mignon (ESL) !

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La jeune Lyonnaise a décroché dimanche la médaille d’argent aux championnats d’Europe junior à Grossetto (Italie) avec le relais 4x100m (44’’03). Un beau lot de consolation pour la championne d’Europe cadette 2016 du 200 m qui a traversé une saison difficile en raison de blessures hivernales et de son bac S. Élève brillante (16,18 de moyenne, mention “très bien” !), elle a eu du mal à concilier sport et révisions en mai et juin, au point de rater la qualification en individuel. « J’ai privilégié les cours, explique la future élève ingénieur à l’Insa. Avoir le bac à l’esprit m’a coûté beaucoup d’énergie. »

À noter également la 10e place de Maxime Nallet (Lyon Athlé) au disque (52,91 m).

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vendredi, 14 juillet 2017

Mayer en bave à Lyon

Le vice-champion olympique travaille régulièrement sa condition physique dans la salle de Jérôme Simian. Des crochets lyonnais aussi douloureux qu’indispensables.

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Kevin Mayer s’est garé juste devant la mini-salle de Jérôme Simian, perdue dans le quartier de Grange-Blanche. Idéal pour décharger une cagette de figues fraîchement cueillies dans le jardin familial dans la Drôme. « Allez-y !, elles sont délicieuses, conseille-t-il. Je me suis gavé ce week-end. J’ai sur-craqué (sic) ! C’est dingue comme j’ai du mal à rester sérieux après une compète… ».

La nouvelle star de l’athlétisme français avait une bonne excuse : il avait à évacuer le stress après le triathlon du meeting de Paris (1er juillet) monté par et pour lui. « J’avais un poids sur les épaules… », avoue-t-il. Résultat : deux records personnels décapités en moins de deux heures (13’’78 sur 110 m haies et 70,54 m au javelot), mais aussi un vilain pincement au coude « à cause d’une petite erreur technique au javelot », et une légère appréhension avant de passer sur la balance car il n’y avait pas que des figues dans l’assiette…

Pour tout ça, Jérôme Simian a ce qu’il faut. Il y a d’abord sa pince à pli cutané. Verdict : 8,6 % de masse grasse. « Tu n’as jamais été aussi sec. » Ouf ! Car le préparateur ne lui passe rien : « Il ne se gêne plus pour m’engueuler, se marre le vice-champion olympique du décathlon. Il est du genre à m’envoyer des SMS pour me dire : “bon, maintenant, il est temps que t’arrêtes tes conneries”…».

« De moins en moins blessé »

Quant au coude, il sera au centre de ces deux journées de travail calées de longue date en lien avec Bertrand Valcin, le coach de Mayer à Montpellier. « C’est la dernière ligne droite avant les Mondiaux (Londres, du 4 au 13 août), explique Mayer. L’idée, c’est de mettre en place les exercices à faire tous les matins pour être au top et chasser les petits bobos. »

Il suffira d’une matinée de torture pour diviser par deux l’intensité de la douleur au coude. « C’est dur, souffle-t-il. Il y a tellement d’exos à faire pour rééquilibrer un décathlonien que pour deux heures sur le stade, c’est trois heures de muscu. Sur le coup, j’ai la flemme, mais ça fait tellement de bien… »

Mayer s’était rapproché de Simian en 2013. Cet iconoclaste revendiqué, comptable de ses prises de parole, était jusque-là connu pour avoir accompagné Mélina Robert-Michon toute sa carrière. Aujourd’hui, le décathlonien le suit les yeux fermés : « Il fait des choses que personne ne fait. Je n’ai jamais vu quelqu’un ayant autant approfondi le sujet. Il ne devrait pas être l’exception mais c’est le cas. J’aime sa façon de boucler la boucle. C’est-à-dire que pour lui, il ne s’agit pas de juste progresser en puissance, mais d’être globalement bien dans son sport. »

Cette organisation entre Lyon et Montpellier nécessite de la souplesse : « On commence à se connaître, on communique beaucoup et on se déplace, explique Valcin. C’est important : si Kevin est facile à entraîner, on doit éviter le moindre grain de sable. »

Les résultats parlent d’eux-mêmes : vice-champion d’Europe 2014, vice-champion olympique 2016 et champion d’Europe en salle 2017. Un tableau à peine noirci par son forfait pour les Mondiaux de Pékin en 2015 : « Depuis que je travaille avec Jérôme, je suis de moins en moins blessé. Il y a toujours des pépins, mais on arrive à les contrer. On peut se concentrer sur la big performance. » Cette année, il entendait progresser au javelot et sur 110 m haies. Il n’a pas souffert pour rien…

 7 Le nombre de médailles internationales remportées par les athlètes suivis par Jérôme Simian : Mélina Robert-Michon (3), Kevin Mayer (3) et Alexandra Tavernier (1) dont il ne s’occupe plus aujourd’hui.

Benjamin Steen

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20:21 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Boudebibah hors des bleus

L’entraîneur brondillant ne dirigera plus les relais 4x100m et 4x400m des équipes de France dès cet été.

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Djamel Boudebibah ne fera pas partie de l’équipe du nouveau Directeur technique national de l’athlétisme français, Patrice Gergès. Comme plusieurs managers de spécialités réunis autour de l’ex-patron Ghani Yalouz, le coach brondillant n’a pas été conservé à son poste de responsable des relais 4x100m et 4x400m. Il continuera à entraîner Floria Gueï Alors que son contrat s’achèvera à la fin de la saison, il sera remplacé dès les Mondiaux de Londres (4-13 août). Le nouvel organigramme devrait être dévoilé ce week-end à l’occasion des championnats de France à Marseille. À la tête des relais 4x400m depuis 2009, l’entraîneur personnel, entre autres, de Floria Gueï, Fanny Peltier et Emmanuel Biron avait pris les commandes de l’ensemble des relais en 2013 après les JO de Londres. Il a obtenu ses meilleurs résultats avec le 4x400m féminin en bronze aux Mondiaux 2013 à Moscou et en or à l’Euro de Zurich en 2014 grâce au fameux tour de piste de Floria Gueï. Avec le 4x100m hommes, en revanche, il n’aura que rarement pu compter sur les sprinteurs Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut à leur meilleur niveau au même moment. Djamel Boudebibah devrait à l’avenir se recentrer sur l’athlétisme régional tout en continuant à entraîner Floria Gueï et son groupe au Stade Duboeuf de Bron.

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19:49 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 24 juin 2017

Robert-Michon en alerte

Mélina Robert-Michon espère redécoller à Villeneuve d’Ascq en retrouvant le maillot bleu.  Photo AFP

Photo AFP

Bloquée sous la barre des 62 m depuis le début de la saison, la vice-championne olympique du disque s’impatiente.

À la sortie du meeting d’Oslo, la semaine dernière, Mélina Robert-Michon s’est lâchée : « 59,88 m. Quel concours de M... Je crois que c’est plutôt bien résumé », twittait-elle. Elle assume : « Il n’y avait rien d’autre à dire. » Même si elle a réagi deux jours plus tard à Stockholm (4e avec 61,91 m), la vice-championne olympique commence à s’agacer de buter sous les 62 mètres, alors qu’un concours lui avait suffi cet hiver pour propulser son disque à 63,14 m.

Pas d’affolement, tout s’explique selon elle : des sollicitations en pagaille (« Maintenant, je sais dire non »), un déménagement éprouvant nerveusement, un torticolis inopportun et tous ces voyages à courir après les manches de Ligue de Diamant : « À cause du changement de règlement, il faut se qualifier pour la finale, mais si j’avais eu le choix, je ne serais pas allée à Oslo et Stockholm. Entre les deux, je n’ai rien fait, juste dormi. Ça m’a fait du bien. »

Ayant coché depuis longtemps le championnat d’Europe par équipes à Villeneuve d’Ascq, la recordwoman de France espère enfin décoller ce samedi. Les conditions s’y prêtent en tout cas. « Je sens qu’il ne manque plus grand-chose. J’apprécie de lancer devant Serge (Debié, son coach). Il n’était pas là pour les manches de Ligue de Diamant. Déjà que je n’étais pas dedans, c’était encore plus dur sans son œil. » Et elle compte sur le maillot bleu, de surcroît à domicile : « C’est le petit truc en plus qui permet de se stimuler. Ce n’est pas inutile en ce moment. »

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Haies d’honneur pour le Quatrache

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Suprématie régionale en jeu chez les féminines

Pour l’occasion, le grand manitou du « 4H », Jean-Jacques Behm ne change pas une recette éprouvée depuis qu’il avait improvisé ce meeting en 1987 à l’issue d’un stage fédéral. Après un colloque matinal (10h à l’hôtel Burnichon) autour de Kevin Young sur un thème en forme d’hommage (« Comment devient-on et reste-t-on recordman du monde »), pas moins de 21 courses sont programmées à partir de 17h sur la piste du Stade Léon-Masson.

Chez les hommes, le plateau est cette année encore très international. L’Algérien Abdelmalik Lhoulou, demi-finaliste des JO de Rio, présente le plus beau CV avec un record en 48’’62. De quoi pousser les Français Ludvy Vaillant et le jeune Victor Corroler. Côté rhodanien, Hugo Grillas (ESL) et Martin Carrere (Décines Meyzieu) sont à la recherche d’un chrono tandis que Benjamin Chevrol profite de l’événement pour tirer sa révérence.

Chez les féminines, place à une bataille régionale. Anaïs Seiller (ESL), en quête de minima (57’’50) pour l’Euro espoir, Farah Clerc (Lyon A) et Anaïs Lufutucu (Asvel)

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font l’affiche aux côtés de la championne de France 2015 Maëva Contion.

> Programme Meeting Quatrache de Tarare à partir de 17 h 00 au stade Léon-Masson.

B.S.

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Cantero revient avec application

 

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À 26 ans, cet intermède était nécessaire pour l’international après une saison 2016 frustrante (pas de JO et une élimination en série à l’Euro sur 1500m). « Cela m’a fait du bien de couper, dit-il. Je reviens très motivé. » Reste à rattraper le temps perdu : « Comme j’avais du retard, avec Bastien (Perraux, son coach), on a pris des risques. Finalement, j’ai réussi à “passer” des séances que je ne pensais pas réussir. Je me suis surpris. Malheureusement, depuis le début du mois, je ressens un contrecoup et je suis en délicatesse avec mes tendons. » Il a quand même réussi une bonne rentrée sur 1 500 m à Huelva (3’40’’40) pour obtenir sa sélection pour les Jeux de la Francophonie (Abidjan, 23-27 juillet). Mais il espère mieux. Pour cela, il passe un test important ce samedi sur 800m au meeting national de l’Est Lyonnais en prévision du 1 500 m de Nancy mercredi prochain : « Normalement, espère-t-il, le chrono doit commencer à baisser. »

> Programme Meeting national de l’est Lyonnais au stade Troussier à partir de 19 h 30. 200 m F : Mignon, Galais) ; 800 m H : Tura (ETH), Renaudie, Cantero ; 1 500 m H : Kenouche, Adam, Messaoudi (ALG) ; 3 000 m steeple H : Zillali, Zerrifi, Bedrani, Bougnot. 3 000 m steeple F : Soukhal, Navarro, Vittet.

B.S.

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vendredi, 23 juin 2017

Peltier en formation accélérée

À 20 ans, l’athlète de l’Entente Sud Lyonnais vient de découvrir la Ligue de diamant à Stockholm et s’apprête à vivre sa première sélection senior individuelle en bleu.

Fanny Peltier représentera les Bleus sur 200 m à Lille lors de l’Euro par équipes.  Photo Maxime JEGAT

Photo Maxime Jegat

C’était le running gag mardi soir à l’entraînement autour de la piste du Stade Pierre-Dubœuf de Bron. Même Floria Gueï, sa partenaire d’entraînement championne d’Europe en salle du 400 m, en plaisantait : « Depuis qu’elle court en Ligue de Diamant, on ne peut plus rien lui dire... » Une façon déguisée de féliciter Fanny Peltier pour son intronisation dans le circuit des plus grands meetings de la planète dimanche dernier à l’occasion du 200 mètres de la manche de Stockholm.

L’invitation était tombée cinq jours plus tôt. Elle a sauté sur l’opportunité : « Je n’aurais jamais imaginé courir en Ligue de diamant cette année, avoue-t-elle. Je n’étais pas prête ! Mais c’était une très bonne expérience même si j’aurais aimé faire mieux (7e en 23’’31 ; +1,1 m/s).» Son départ a laissé à désirer : «Normal, selon son coach Djamel Boudebibah. Elle voulait surtout ne pas faire de faux-départ.» Ce grand saut tombait à pic avant sa toute première sélection individuelle senior aux championnats d’Europe par équipes qui débutent ce vendredi à Lille. Si elle a couru le 4x200m au Challenge mondial des relais aux Bahamas fin avril, « ce n’est pas du tout la même chose cette fois », dit-elle. « L’expérience de Stockholm va me servir. J’ai plus hâte que peur. »

Le 400m à l’horizon

Ce double coup d’accélérateur récompense sa très nette progression depuis le début de saison puisque son record vient d’être raboté de 34 centièmes (23’’24 à Genève au lieu de 23’’58 l’an dernier)… « J’ai changé mon pied d’appel au départ il y a un mois et demi, explique-t-elle. Il y a immédiatement eu du mieux. » Surtout, la vice-championne du monde junior 2016 avec le relais 4x100m s’épanouit à Lyon depuis son arrivée en 2015 après avoir beaucoup voyagé avec ses parents (Suède, États-Unis, Guadeloupe, Montpellier). « J’ai trouvé une super-ville et mon groupe d’entraînement joue beaucoup. » Elle profite en particulier du travail quotidien auprès de Floria Gueï (27 ans) : « Elle m’apporte beaucoup dans l’approche du haut niveau », dit-elle. Elle nous tire vers le haut à chaque séance. » Son coach confirme : « Elle a une progression linéaire mais ce qui fait la différence cette année, c’est sa maturité. Elle s’est professionnalisée. »

Sa marge de progression reste cependant importante : « Je dois descendre mon chrono si je veux exister aux championnats d’espoirs (14-16 juillet à Bydgoszcz) », dit-elle, consciente de profiter du niveau trmoyen des sprinteuses françaises pour courir à Lille ce week-end.

A moyen terme, son avenir se situe de toute façon sur la distance supérieure : « Son profil est celui d’une coureuse de 400 m, assure Djamel Boudebibah. Elle se prépare déjà pour ça. »

Je n’aurais jamais imaginé courir en Ligue de diamant cette année. Je n’étais pas prête !

Fanny Peltier

Benjamin Steen

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17:45 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 05 juin 2017

Diarra oublie la déception de Rio

Très déçue d’avoir regardé les JO de Rio en tribunes, la Décinoise rebondit en réalisant le meilleur début de saison de sa carrière.

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Ce week-end, elle voulait « s’amuser » au sprint, dans le cadre champêtre du stade de Parilly. Eléa Mariama Diarra n’a pas fait rire… Quatre courses, un record sur 100 m samedi (11’’76; +1,7 m/s), «des grosses courbatures » au réveil dimanche mais un nouveau record sur 200 m (23’’45; +1,7 m/s) dans l’aspiration de Fanny Peltier (23’’26). Du sérieux : « J’apprécie d’autant plus que le sprint me demande beaucoup de concentration et d’influx », sourit la relayeuse internationale de 4x400m.

A 27 ans, elle réalise son meilleur début de saison. En attestent ses 52’’76 sur le tour de piste au meeting de Forbach. Elle n’était pourtant pas habituée aux démarrages pied au plancher. « C’est vrai que j’ai souvent eu besoin d’être dos au mur », admet-elle.

Cette fois, elle est revancharde après la déception des JO de Rio d’où elle est revenue sans avoir couru (elle aurait dû faire la finale mais le 4x400m a échoué en demie), comme à Londres en 2012 : « J’ai eu un gros passage à vide, avoue-t-elle. A la rentrée, je n’étais pas prête à m’entraîner. J’ai dû renoncer à contrecœur à la saison en salle. Cela a été un mal pour un bien. J’ai bien fait de prendre mon temps. Aujourd’hui, j’ai très envie. »

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D’autant que la championne de France 2011 court enfin débarrassée des douleurs aux tendons d’Achille qui lui gâchaient la vie jusqu’à l’opération de la dernière chance en août 2015 : « Je les sentais encore un peu en 2016, mais plus du tout cette année. C’est la première fois que je fais une préparation entière sans coupure. Cela change tout. »

De quoi envisager son record sur 400 m (52’’23) comme une simple étape. Et pourquoi pas rêver aux Mondiaux de Londres autrement qu’avec le relais ? « Les minima sont hauts (51’’50), relativise son coach Grégory Duval. Il faudrait que toutes les conditions soient remplies… »

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lundi, 29 mai 2017

Voyage gagnant pour Paumier et Beye

Plus de 300 athlètes s’étaient massées dimanche matin devant le stade Pierre Duboeuf de Bron pour la 8e édition du 10km de Bron organisée dans le cadre de la Journée de Dam’s, une manifestation sportive et festive dont l’objectif est de rapporter des fonds pour la lutte contre les cancers de type Sarcome dont l’ancien athlète Brondillant Damien Grosso avait été victime il y a 8 ans.

Sous des températures élevées au moment du départ, Stany Paumier et Romain Savoyen prenaient rapidement les choses en main et s’envolaient en tête de course. Avec un vent qui se levait au fur et à mesure que les kilomètres défilaient, Stany Paumier prenait finalement la poudre d’escampette à la mi-course pour finalement cueillir la victoire en 33’18 « Plus que la chaleur, c’est vraiment le vent qui était mon ennemi aujourd’hui.

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J’étais parti sur des bases de 3’10 au kilo mais dès que je me suis retrouvé seul j’ai eu du mal à garder la cadence. Finalement j’ai choisi de courir à la sensation mais je termine à 2 minutes de mes standards du moment, mais au regard des conditions ce n’est pas si mal » indique le coureur de Cluses qui se réjouissait en voyant sa compagne, Nogaye Beye remporter la course féminine quelques minutes après lui « Nogaye voulait courir donc nous avons décidé de venir ici.

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Je n’étais pas trop chaud car je ne connaissais pas trop cette course mais j’ai trouvé l’organisation vraiment impeccable et puis la lutte pour le cancer est une bataille qui me touche car j’ai perdu ma maman à cause de cette maladie » indiquait le vainqueur du jour rapidement rejoint par son amie qui confiait son bonheur de s’imposer à Bron « Je suis très heureuse car malgré le vent et la chaleur je réussis à battre mon record » indique la jeune femme qui a commencé la course à pied il y a 2 ans seulement.

Résultats : 1. Paumier 33’18 ; 2. Savoyen 35’58 ; 3. Blutte 36’30 ; 4. Lekhal 36’56 ; 5. Bonnier 37’02 ; 6. Meyer 37’45 ; 7. Mayeux 38’07 ; 8. Alfano 38’15 ; 9. Herbaux 38’38 ; 10. Pailhes 38’39 ; 11. Caleyron 39’18 ; 12. Desmettre 39’28 ; 13. Bouledrak 39’47 ; 14. Mialon 39’56 ; 15. Correia 40’04

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Féminines : 1. Beye 42’56 ; 2. Roche 47’21 ; 3. Matitch 48’50

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samedi, 06 mai 2017

Dans les pas de Mélina Robert-Michon

La vice-championne olympique du disque lance ce dimanche sa saison estivale, regard tendu vers l’or aux Mondiaux de Londres (4-13 août). Un défi ultime qu’elle prépare à raison de trois séances d’entraînement quotidiennes.

Mélina Robert-Michon sur l’aire de lancer de Parilly où la vice-championne olympique s’entraîne matin et soir sous la férule de son coach Serge Debié.  Photo Joël PHILIPPON

9 h 00 au Parc de Parilly

« 1 kg ou 1,2 kg ? », demande Mélina Robert-Michon à son coach Serge Debié. La séance se fera avec ses disques d’un kilo, le poids des engins de compétition. Vendredi, à deux jours de sa rentrée estivale aux Interclubs, la vice-championne olympique consacre son ultime entraînement technique de la semaine aux gammes.

Au programme : neuf séries de trois lancers. Et autant main gauche pour les renvoyer vers la cage : « Un truc que j’avais observé chez les Polonais lors d’un stage en Afrique du Sud, explique Debié. On s’est aperçu que progresser à gauche permettait de gommer des défauts à droite. » Les 27 jets s’enchaînent en moins d’une heure. Inutile d’en rajouter selon Debié : « Avec la fatigue, elle irait chercher des gestes anciens qu’on essaye de corriger… »

A bientôt 38 ans, MRM en est réduite à traquer les détails à la marge d’une technique vantée par tous les coaches du circuit. Depuis le début de sa préparation hivernale, l’attention est portée sur son pied gauche dont elle doit retarder la pose au sol d’une fraction de seconde. Invisible à l’œil nu mais indispensable pour grignoter les centimètres qui séparent l’argent (Mondiaux 2013, Euro 2014 et JO 2016) de l’or accaparé par Sandra Perkovic.

« Il n’y a pas de secret ni de révolution : il faut travailler, résume-t-elle. Je dois améliorer ma base pour aller chercher ma performance de pointe le jour J. Vu ce que j’ai fait aux JO (66,73 m, record de France) dans des conditions particulières (série le soir et finale le lendemain matin), je sais que j’ai plus de 68 m dans les pattes. Si je le sors, je sais que l’or est possible. »

10 h 30, salle de Jérôme Simian

Mélina Robert-Michon en séance de musculation sous les yeux de Kevin Mayer (au premier plan) et de son préparateur Jérôme Simian.  Photo Benjamin STEEN

Sitôt ses disques remballés, Mélina Robert-Michon prend le volant pour la salle de son préparateur physique, Jérôme Simian, installée à quatre kilomètres, dans le 8e arrondissement. Là-bas, elle retrouve Kévin Mayer, de passage à Lyon pour trois jours. La veille, la lanceuse a joué au prof de disque pour le vice-champion olympique du décathlon. Ici, les outils de torture prennent la poussière. Simian muscle et rééquilibre les corps des athlètes à poids constant ou presque, ce qui n’empêche pas les cris de douleur pendant… 2 h 30 : « Quand t’as des grosses ambitions, il faut aller loin dans la douleur, hein Mélina ! », philosophe Mayer. « Lancer, c’est du plaisir, ajoute-t-elle. Ici, c’est pas pareil… Mais ce ne serait pas marrant si tout était facile. »

Médaille olympique en poche, elle aurait pu dire « assez ! ». Au contraire, la voilà repartie pour « deux saisons bonus » : « Je me suis demandée si j’avais toujours envie, si j’allais continuer à m’éclater, avoue-t-elle. J’ai répondu à cette question avant les JO. Je suis une éternelle insatisfaite. Du coup, je ne m’ennuie jamais. »

17 h 00, Parc de Parilly

Après un passage éclair sur le chantier de sa nouvelle maison, un repas riche en protéines (mais sans gluten) et une courte sieste, retour sur l’aire de lancers pour un entraînement, cette fois en compagnie du groupe de lanceurs de Serge Debié au complet. Troisième séance du jour. La routine : « Avant 2010, c’était le soir uniquement, se souvient-elle. Puis, on a ajouté le midi. Et quand Serge a été détaché, on a pu faire la journée complète. C’est l’architecture parfaite. »

Ce soir-là, elle utilise une “gueuse”, histoire de bosser en force. Même à 48 heures des Interclubs, pas question d’alléger. La semaine prochaine sera plus light pour enchaîner les meetings de Shanghai (13 mai) et de Montgeron (14 mai) en 24 heures.

Dimanche, elle lancera sur la fatigue, d’autant qu’elle rentre de 17 jours de stage à La Réunion… « C’est la période surprise, explique-t-elle. Je ne sais pas trop où j’en suis. On vient juste de finir le “lourd”. Je ne sens pas trop le disque. Les sensations ne sont pas encore optimales, j’ai du mal à trouver le bon tempo. A priori, je suis dans les temps. Mais de toute façon, Je ne compare plus par rapport aux saisons précédentes. C’est à chaque fois différent. Et je m’aperçois que j’arrive à faire la perf au bon moment. Il n’y a pas de règle. » Si ce n’est la règle de trois séances par jour...

Benjamin Steen

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dimanche, 16 avril 2017

Qui est prêt à défier “la joëlette de Pat” et son équipage ?

En 2008, un grave accident prive Patrick Fluixa*, marathonien du Décines-Meyzieu athlétisme (DMA), de l’usage de ses jambes. Grâce à l’élan de générosité de ses proches et des adhérents du DMA, il court à nouveau en joëlette…

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Lors de Déci’Jogg, un étrange équipage a forcé l’admiration. C’est celui de Patrick Fluixa, ex-marathonien, qui à la suite d’un grave accident en montagne, se déplace en fauteuil. Dimanche 9 avril, Fabien Antolinos, Thierry Bonnot, Thierry Crussy, Frédéric Parce, Laurent et Richard Ottino, coureurs de haut niveau du Décines-Meyzieu athlétisme (DMA), ont testé la toute nouvelle acquisition du club : une joëlette.

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“La joëlette de Pat”, précise Laurent Ottino, un des coéquipiers de Patrick Fluixa. « Une joëlette est un fauteuil monoroue. Imaginez une brouette très perfectionnée. On peut la conduire à deux : l’un tire devant, tandis qu’un autre pousse derrière. Dans ce cas, c’est parfait pour de la randonnée. Nous, on ne cherche pas à nous balader : pour Déci’Jogg nous nous sommes relayés à six pour aller vite ! » Patrick Fluixa était un sportif de très haut niveau. « Il affectionnait les épreuves longues et rapides, soulignent ses équipiers. Un de ses chronos : 1 heure 14 minutes pour un semi-marathon (21 km 100) ! Alors si on va vite, c’est pour lui faire plaisir. Et ça se voit, son visage s’illumine… » Jusqu’à présent, les sorties étaient difficiles à organiser. « L’équipement est onéreux. Et pour avoir du bon matériel, on était obligé d’en louer une. Seulement, on n’en trouve pas partout. On allait la chercher à Grenoble. »

Deux animations caritatives ont été menées. Grâce à la mobilisation des adhérents du DMA et de leurs alliés les Vétérans de la Rosette, qui ont organisé un match de rugby face aux Costos Rotis d’Ampuis, 4 500 € ont été récoltés et ont permis l’achat d’une joëlette de course. « Maintenant, on va pouvoir s’entraîner régulièrement et améliorer nos temps. L’idéal serait de trouver un équipage concurrent », espèrent-ils. Le défi est lancé. En attendant, vous les croiserez peut-être dimanche au parc de Miribel.

 

*En 1999, les sections d’athlétisme de Décines et Meyzieu, dirigées respectivement par Patrick Fluixa et Marcel Combépine, ont commencé par mettre en place une entente entre les deux sections, avant de fusionner en 2008 : le Décines Meyzieu athlétisme (DMA) est né.

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lundi, 27 mars 2017

Ekiden de Lyon: L’Asvel remplit le contrat

Pour la deuxième édition de l'Ekiden de Lyon, l'ASVEL s'est illustrée en emportant la mise .

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Après une première édition pour faire découvrir la discipline l’an dernier, Joël Larme et son équipe de Lyon Sport Metropole remettaient le couvert avec de l’Ekiden de Lyon ce samedi au Parc de Parilly avec près de 253 équipes. Le principe de cette épreuve est de courir un marathon par équipes de six avec des relais de 5, 10, 5, 10, 5 et 7,195 km. « C’est une belle satisfaction. Pour cette deuxième édition nous avons modifié la zone de relais et c’est beaucoup plus fluide ainsi », indiquait l’organisateur de la course qui espère accueillir encore plus d’équipes l’an prochain.

Si l’an dernier c’est une équipe de Lyon Athlé qui s’était imposée, cette deuxième édition a vu la victoire d’une équipe composée d’athlètes du CAMN Villeurbanne et de l’Asvel en 2h23’22’’: « L’objectif était la victoire et a minima le podium.

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L’an dernier certains d’entre nous avaient déjà pris part à la première édition et s’étaient classées 2e ou 3e. Clément Lentillon a pris le premier relais et nous a parfaitement lancés dans la course », indiquait Ramzi El Yacoubi, le dernier relayeur, accueilli par tous ses coéquipiers et son coach Said Bougessa. Chez les féminines, c’est une équipe composée d’athlètes de CA Du Roannais qui l’emporte 2h46’20’’ tandis qu’en relais mixte, la victoire revient à l’équipe des Dodus 2h46’56’’.

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Résultats 1. CAMN Villeurbanne (Lentillon, El Yacoubi, Denis, Elbaz, Bancal, Lecchini) 2h23’22’’ ; 2. ESL 2h26’42’’ ; 3. Terre de Running 2h30’54’’. Féminines : 1. CA Roannais 2h46’20’’ ; 2. Hericourt 2h50’20’’ ; 3. Les hirondelles 3h07’17’’. Mixte : 1. Dodus 2h46’56’’ ; 2. Les Mangeurs de Rathlètes 2h49’03’’ ; 3. Nicoach 2h49’45’’.

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samedi, 18 mars 2017

Plus de 2 500 coureurs attendus à Villeurbanne

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La 26e édition des Foulées de Villeurbanne se déroule ce dimanche matin avec départs et arrivées devant la mairie. Plus de 2 500 coureurs tous parcours et toutes catégories confondus sont attendus, dont 1 500 sur la distance reine du 10 km (départ à 9 h) qui dispose d’un label régional. Réputé rapide, le circuit devrait permettre de beaux chronos. Le programme est complété par un semi-marathon (10 h), un 5 km (10 h 30) et des épreuves enfants (11 h).

Inscriptions sur place possibles dans la limite des dossards disponibles.

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08:44 Écrit par La Com dans Actualité, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 11 mars 2017

Montée infernale à la Tour Incity

Après deux éditions de la Towerrun dans la Tour Oxygène (28 étages, 622 marches), ce circuit national de courses verticales s’infiltre ce dimanche dans les entrailles de sa voisine, la Tour Incity.

Christophe Anselmo . Photo Grégory PICOUT

Le défi prend singulièrement de la hauteur (190 m) avec cette fois 35 étages et 765 marches à escalader dans la cage d’escalier de secours. Le succès est au rendez-vous avec un millier d’engagés qui relèveront le défi par vagues successives entre 9 h 30 et 15 h. Le grand favori sera le Lyonnais Christophe Anselmo. Spécialiste des montées sèches, il s’est déjà imposé à la Tour Oxygène, au Soulary contest et au LUT by night. Incity fera pour lui office d’“échauffement” avant la verticale de la Tour Eiffel (16 mars).

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Robert-Michon en boss à Las Palmas

Sous le soleil des Canaries, la vice-championne olympique du disque est la grande favorite pour se succéder à elle-même.

Mélina Robert-Michon se teste au sortir de l’hiver ce dimanche sous le soleil des Canaries.  Photo AFP/Franck FIFE

C’est un rendez-vous qu’elle ne manque jamais. Deux semaines après sa probante rentrée dans le vent et le froid aux championnats de France à Châteauroux (63,14 m au 1er essai), Mélina Robert-Michon lance véritablement sa saison ce dimanche (13 h 00) à la Coupe d’Europe des lancers à Las Palmas sur l’île de Gran Canaria (Espagne).

Cette compétition par équipes tient à cœur à la vice-championne olympique qui avait eu la grande joie l’an passé à Arad (Roumanie) de réaliser pour la première fois le doublé en s’adjugeant le concours du disque et la première place au classement féminin avec les Bleues. Un double succès qui avait récompensé sa régularité dans cette épreuve depuis 2012 (deux victoires, deux 2es places et une 3eplace). « Le but, c’est de conserver les deux titres », annonce-t-elle.

Sous le soleil des Canaries (30 °C annoncés), la lanceuse de disque lyonnaise de 37 ans sera la grande favorite en l’absence de la championne olympique croate Sandra Perkovic, déjà meilleure performeuse mondiale de l’année (70,23 m), et des meilleures Allemandes, sa plus sérieuse rivale étant finalement la Lituanienne Zinaida Sendriute (10e des JO de Rio). « C’est un peu comme à l’Euro en salle, regrette-t-elle, il manque pas mal de monde. C’est dommage. Mais pour moi, l’essentiel sera de voir vraiment où j’en suis dans des bonnes conditions. »

Ce concours pourrait par ailleurs permettre à MRM de régler d’emblée la question des minima (61,20 m) pour les Mondiaux de Londres (5-13 août), la période de réalisation débutant ce week-end.

B.Steen

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