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samedi, 07 mars 2015

EURO 2015 EN SALLE PREMIÈRE JOURNÉE CE VENDREDI À PRAGUE. Un triplé d’entrée !

10432480_703866569726090_9025062190838267556_n.jpgDès la première journée, les Français se sont distingués avec un triplé historique réussi sur 60 m haies. Pascal Martinot-Lagarde, Dimitri Bascou et Wilhem Belocian sont montés dans cet ordre sur le podium.

L’école française de la discipline a resplendi d’une lumière historique ce vendredi soir à Prague avec un triplé sur 60 m haies aux Championnats d’Europe en salle, commandé par Pascal Martinot-Lagarde.

Revenu de blessure (élongation de l’ischio gauche) juste à temps, «PML» a soufflé la victoire sur la ligne (7 sec 49 contre 7.50) à Dimitri Bascou, auteur de 7 sec 46 en demi-finale. Profitant de l’aspiration de ses aînés, le prodige Wilhem Belocian, champion du monde juniors en 2014, a complété le podium en 7 sec 52.

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Le scénario rêvé a fait oublier que Renaud Lavillenie, détenteur du record du monde de la perche (6,16 m), avait dû s’y reprendre à trois fois pour passer la seule mesure tentée, à 5,70 m, suffisante pour aller en finale samedi.

«C’était pas vraiment gagné. Je ne savais pas ce que j’avais dans les jambes. Vraiment, je ne l’ai su qu’après la série ce matin (gagnée en 7 sec 58)», a rappelé Pascal Martinot-Lagarde. «Dans la chambre d’appel, on s’est bien ’’checké’’ et encouragés avec Dimitri, et sur la ligne d’arrivée, on était tous les trois ensemble», a résumé Martinot-Lagarde, déjà bardé à 23 ans de médailles mondiales et européenne sur 60 m haies. Dès lors, la fête pouvait commencer avec l’inévitable drapeau sur les épaules, et les embrassades. Travailleurs de l’ombre, les entraîneurs sont restés en retrait, attentifs à parler à voix basse.

Chez les dames, favorite du pentathlon, la superbe britannique Katarina Johnson-Thompson a gagné avec 5000 points, tout près du record du monde de l’Ukrainienne Natalia Dobrynska (5013) qu’elle a laissé filer dans le 800 m. Mais auparavant, la jeune femme avait franchi 6,89 en longueur et 1,95 m à la hauteur. De quoi laisser sans voix Antoinette Nana Djimou, la tenante du titre, seulement cinquième.

400 M FEMMES. Gueï maudite en demie

Première éliminée en demi-finale des championnats d’Europe à Zurich en 2014, Floria Gueï a connu la même mésaventure hier à Prague. La Lyonnaise s’est classée 4e (53’’00) à un centième de la deuxième (Putalova 52’’99) et a été départagée aux millièmes avec la 3e(Bundy-Daveis 53’’00). « Je ne comprends rien !», a-t-elle commenté après avoir été dépassée au finish sur la ligne d’arrivée. J’étais certaine d’être 2e. Je n’ai rien vu. Quelle catastrophe ! Je tombe des nues, c’est horrible. »

En savoir plus sur le site fédéral

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lundi, 23 février 2015

16ÈME ÉDITION DU DÉCI JOGG À DÉCINES. Sylvain Denis tout terrain

En s’imposant à Décines, le nouveau coureur de Villefranche, Sylvain Denis, démontre sa grande polyvalence après ses performances en trail et cross.

Fraîchement licencié à l’ACVS, Sylvain Denis semble déjà comme un poisson dans l’eau dans son nouveau club Caladois. Sa victoire dimanche sur le 11km de Décines vient, si besoin, confirmer sa capacité à s’imposer sur tous types de terrains.

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A l’aise aussi bien sur trail, cross ou encore course de montagne, le coureur installé à Roanne aura su se montrer prudent ce dimanche matin à Décines pour la 16ème édition du Déci Jogg, en patientant jusqu’au 8ème kilomètre pour pouvoir décrocher l’opiniâtre Eddy Clementz et s’imposer en 37’05.

« Eddy s’est vraiment bien accroché. je sentais qu’il était toujours très proche de moi »

Sylvain Denis, à propos de son dauphin Eddy Clementz

« Mon entraîneur m’avait dit d’attendre le 9ème kilomètre mais comme j’avais de bonnes sensations j’ai attaqué au 8ème. Cela dit, Eddy s’est vraiment bien accroché et je sentais qu’il était toujours très proche de moi », confiait après coup Sylvain Denis à peine surpris par la belle résistance de Clementz, un coureur qu’il a déjà croisé plusieurs fois et qu’il apprécie.

Vainqueur du semi-marathon du Grand Froid Bressan la semaine dernière, Sylvain Denis s’apprête maintenant à disputer le Trail Tour Régional avant de s’attaquer à l’un de ses grands objectifs de l’année, les championnats de France de Montagne au Mont Revard le 7 juin prochain. « Avec Villefranche nous avons un bon coup à jouer au classement par équipe avec Renaud Jaillardon, Sylvain Babad, et Cédric Fleureton qui, comme moi, vient de signer au club. Officiellement nous visons une place sur le podium mais officieusement nous pensons que le titre est jouable. Nous sommes entraînés par Patrick Chaunier, un excellent coach, et après quelques saisons sans club, je prends du plaisir dans cette nouvelle structure. J’habite toujours à Roanne mais au moins une fois par semaine je viens sur Villefranche pour une séance collective », indique Sylvain Denis qui s’était déjà signalé il y a quelques mois en remportant le 12 km du Beaujolais avant de prendre la 7ème place de la montée du Mont Thou dans la même journée.

Toujours sur 11 km, l’athlète de Décines Hélène Guet n’aura pas eu à forcer son talent pour s’imposer en 45’46, soit son deuxième succès dans l’épreuve. « Je suis en pleine préparation pour les championnats de France de Cross de la semaine prochaine, donc cette course était l’occasion de faire une bonne séance d’entraînement » ; confiait Hélène qui tentera dans une semaine au Mureaux de figurer parmi les premières athlètes régionales.

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Dans une course de 21 km un peu moins relevée que le 11km, le pompier Sylvain Seydoux, 3ème à la foulée des Monts d’or il y a quelques semaines, s’est offert une belle victoire qu’il souhaite avant tout dédier à son ancien collègue Vincent Charbonnier, décédé l’an dernier.

Chez les féminines, belle performance de Laurence Stachowicz, vétérane 2, qui l’emporte avec près de 2 minutes d’avance sur sa dauphine Florence Robin.

Les résultats du 11km

Les résultats du 21km

Quelques photos

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lundi, 09 février 2015

INTERRÉGIONAUX CENTRE-EST À PONTCHARRA. Les triathlètes ont fait le tri

En s’échappant dès le départ, les triathlètes Étienne Diemunsch (1er ) et Simon Viain (2e ) ont surpris tout le monde, y compris le champion Rhône-Alpes Julien Masciotra qui complète le podium.

On aurait dit une opération concertée. Mais Étienne Diemunsch (Clermont AA) et Simon Viain (ASPTT Valence) ont juré le contraire. Si les deux triathlètes ont fait le départ pour se donner une trentaine de mètres d’avance après seulement 500m, à les écouter, c’était un pur concours de circonstances… « J’ai juste suivi », a expliqué Viain. « En fait, c’est que je ne me suis pas bien échauffé. Du coup, j’ai fait n’importe quoi. On est parti beaucoup trop vite », ajoutait l’autre détonateur. Mais à quatre semaines de leur départ pour les antipodes pour le début de la saison de triathlon, les deux compères tiennent une telle forme que leur coup de folie s’est transformé en coup de maître.

« Ça me laisse un goût amer, parce que je n’ai pas bien géré ce départ. J’aurais dû les reprendre beaucoup plus tôt. Pourtant, Diemunsch est un habitué de ce genre de stratégie. Et aujourd’hui, il était très fort », analysait après coup Julien Masciotra. Sacré champion Rhône-Alpes il y a deux semaines dans la gadoue de La Tour-de-Salvagny, le Décinois avait l’occasion de bisser dans la crasse épaisse du circuit de Pontcharra (Isère). Mais après avoir dû chasser en solitaire durant les deux tiers de la course pour revenir sur les talons du duo de tête, Masciotra n’avait plus de cartouche dans l’emballage finale. « J’étais un peu inquiet, avouait Diemunsch, parce que j’étais vraiment bien, mais une douleur apparaissait sur ma jambe gauche quand je voulais accélérer. En plus, la boue, ce n’est vraiment pas mon truc. Mais quand j’ai accéléré, Julien s’est accroché 300m avant de craquer… »

À 24 ans, le triathlète décroche pour la première fois un titre interrégional de cross : « C’est la preuve que le niveau baisse, blague-t-il à moitié. Sans Hassan (Chahdi), ce n’est pas la même course. »

Dans trois semaines, il ira aux championnats de France (1er mars aux Mureaux) sans autre ambition que d’apporter sa pierre à l’édifice du club de Clermont Auvergne Athlétisme, renforcé entre-temps par les retours du Kenya de Badredine Zioini et Timothée Bommier… « L’objectif, c’est le triathlon, mais c’est vrai qu’on se doit d’être performant sur 10km, sourit-il. Un cross, ça correspond à une bonne séance. Ce n’est pas un hasard si les frères Brownlee (les deux stars du triathlon, ndlr) en font depuis tout petit. »

D’ailleurs, après avoir craqué, Viain s’est arraché pour finaliser le doublé des triathlètes au sprint devant Masciotra, qui a sans doute laissé passer sa chance en temporisant au lieu de prendre l’initiative à son retour à l’avant. Il n’aura pas de difficulté à digérer car il n’a sans doute jamais été aussi efficace avant les championnats de France. « J’espère au moins un top 30, dit-il. Mais cette fois, faudra être réveillé au départ. Sinon, ça ne pardonnera pas. »

Femmes : Hawling double

Elle n’en revient pas. Déjà surprise par sa victoire aux Régionaux à La Tour-de-Salvagny, Beth Hawling (AS Aix-les-Bains) a remis ça à Pontcharra aux Interrégionaux. «Je pensais que je n’avais aucune chance face à des filles aussi fortes. En plus, j’avais des moins bonnes jambes qu’il y a deux semaines», a commenté la jeune Anglaise (20 ans) de passage en Savoie dans le cadre du programme Erasmus, avant de s’envoler début mars pour l’Allemagne. Hier, elle a devancé sa partenaire de club Laura Miclo. De retour de blessure (ischios), l’ancienne championne de France de cross court monte en régime pour sa première saison sur le cross long. Derrière, la Décinoise Hélène Guet réapparaît au premier plan en prenant la 4e place (2e Française) alors que la championne régionale Anne-Sophie Vittet a reculé en fin de course (5e ) : «L’état de forme commence à décliner», redoute-elle. 

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Benjamin Steen

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lundi, 02 février 2015

Gueï reste sur sa faim

Sentiments mitigés pour la Lyonnaise Floria Gueï, victorieuse du 200 m, mais dans un temps (23’’58 ) qu’elle aurait espéré meilleur. Elle devance la Décinoise Diarra, qui a réalisé le meilleur chrono de sa carrière en salle.

De retour de stage en Afrique du Sud, Floria Gueï effectuait sa rentrée ce dimanche à La Duchère pour les championnats interrégionaux avec un test sur 200m. Après un galop d’échauffement en série bouclé en 23’’59, nouveau record de la ligue Rhône Alpes à la clé, la néo lyonnaise n’aura pas réussi à hausser le rythme à l’issue d’une finale remportée en 23’’58. « C’est pas mal mais je m’attendais quand même à mieux. Je visais mon record en 23’’39 mais ce n’est pas une catastrophe non plus. Je venais surtout pour tester ma vitesse avant ma rentrée sur 400m et je suis rassurée par rapport à cela », expliquait la jeune femme qui a fait des championnats d’Europe en salle son grand objectif de l’hiver.

2, 20 m à la hauteur pour Chapon !

Pour son entraîneur Djamel Boudebibah, pas de quoi s’enthousiasmer à l’issue de la journée mais pas de motifs d’inquiétude non plus. « Floria réalise un bon départ mais après elle vire mal et sa fin de course est un peu chaotique. Ce n’est pas très grave et maintenant on va se tourner vers le 400 m et le meeting d’Eaubonne où nous allons essayer de partir plus vite que d’habitude, car pour pouvoir se frotter aux meilleures mondiales, il faut partir vite », indique le manager national des relais qui espère que Floria et ses coéquipières tricolores pourront rééditer l’exploit de cet été et décrocher le titre européen en salle pour s’offrir un inédit doublé.

Derrière Floria Gueï, la Décinoise Elea Mariama Diarra a déjoué les pronostics en prenant la seconde place devant la championne de France du 400 m Marie Gayot. « J’ai profité de la présence de Floria juste devant moi qui m’a bien aidée pour battre mon record sur 200m », avoue la jeune Décinoise qui s’alignera sur 200m aux championnats de France à Aubières.

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De son côté, le junior de l’ESL Uriel Dissi Tchawo a profité de ces championnats Interrégionaux pour se rapprocher de son record (7’’96) sur 60m haies en remportant sa course en 7’’97 sans réussir une course très propre pour autant. « C’est encore perfectible », note l’entraîneur Daniel Aligne qui espère que son athlète pourra descendre le chrono dans 3 semaines aux championnats de France.

Enfin, personne n’attendait vraiment Joris Chapon ce dimanche mais après avoir réalisé 2,14m aux championnats régionaux il y a 15 jours, l’athlète Stéphanois s’est surpassé en franchissant une barre à 2,20m à son troisième essai, signant du même coup un nouveau record personnel et surtout la meilleure performance Française de l’année.

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dimanche, 01 février 2015

Galais-Lesueur : match presque nul

La Décinoise a pris la 2e place du 60 m dans le même temps que la championne d’Europe de la longueur.

La première journée des Interrégionaux a tenu toutes ses promesses. Avec une flopée d’athlètes internationaux en lice sur la piste de la Halle de La Duchère, la compétition sert de rampe de lancement pour les championnats de France (21-22 février à Aubière) et, pour certains, les championnats d’Europe (6-8 mars à Prague). Revue de détails des principaux duels :

60 m hommes : Biron en retrait

Battu par un Christophe Lemaitre flamboyant (lire par ailleurs), le Lyonnais a manqué de peu les minima (6’’65) pour les championnats d’Europe (2e en 6’’67). « C’était dégueulasse techniquement et je manquais de jus alors que je me suis entraîné à fond jusque vendredi. »

Prochaine échéance : le meeting de Mondeville (7 février).

60 m femmes : au millième !

Elle pensait être devant mais Jennifer Galais a finalement dû s’avouer vaincue face à Eloyse Lesueur (7’’36 toutes les deux). « J’ai les jambes, ça va descendre », promet la Décinoise qui entend s’attaquer à son record (7’’31) à Mondeville… Lesueur, elle, s’en satisfait, d’autant que la championne d’Europe de la longueur a égalé son record en série (7’’34). « J’avais hâte de voir ce que j’avais dans les jambes. C’est une bonne rentrée après avoir beaucoup travaillé cet hiver. »

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Photo: Joël Phlippon

400 m femmes : Gayot au point

Venue pour se tester à Lyon, Marie Gayot (EFS Reims) a vu sur 400m. Victorieuse en 52’’79, elle réalise la deuxième performance européenne de la saison. Aujourd’hui, elle poursuit avec le 200m face à la Lyonnaise Floria Gueï.

400 m hommes : Vilaine au top

Son record personnel datait de 2012 (47’’60). Jonathan Vilaine l’a explosé, l’athlète du club d’Ain-Est Athlé s’imposant en 47’’21. Il en manque cependant encore pour prétendre aux championnats d’Europe (46’’80). Dans son sillage, Vilaine a amené le Lyonnais Martin Carrère (47’’90) également vers un nouveau record personnel qui confirme ses 47’’91 des Régionaux il y a deux semaines.

B.Steen

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lundi, 26 janvier 2015

Julien Masciotra d’humeur boueuse

photo-joel-philippon (5).jpgTrès à l’aise dans la boue du parcours de la Tour-de-Salvagny, le Décinois (29 ans) a pris le meilleur sur son partenaire de club kenyan Daniel Kosgey pour remporter son premier titre régional. Il y a 6 ans, Julien Masciotra portait encore les couleurs de l’US Oyonnax.

Plus ça tombait et plus il avait le sourire. « Quand j’ai vu cette semaine qu’il n’arrêtait pas de pleuvoir et de neiger, je savais que ça jouait en ma faveur. » En débarquant au Parc de l’Hippodrome de la Tour-de-Salvagny (Rhône), Julien Masciotra n’a pas été déçu. Le bourbier espéré était bien là.

Une boue bien grasse, bien gluante, sur plusieurs centimètres qui a valu à quelques malchanceux d’y laisser leurs pointes… « A chaque foulée, il fallait forcer pour ressortir les pieds. Ça partait dans tous les sens », râlait après coup Julien Rancon.

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Sur un vrai parcours de cross, qui n’a d’hippodrome que le nom, il fallait d’abord veiller à rester debout dans les dévers. « Forcément, ça bouleverse la hiérarchie », admet Masciotra.

Suivez son regard. Grand favori, son partenaire kenyan au club de Décines Meyzieu Athlé, Daniel Kosgey, s’y est embourbé. Incapable de développer sa foulée, le vainqueur des championnats du Rhône n’a pas supporté les coups de boutoir de Masciotra dans les parties les plus techniques.

Également accompagnés depuis le départ par le spécialiste de course en montagne Julien Rancon (EA Grenoble) et le champion de la Loire Nicolas Gacon (Fac Andrézieux), le duo ne tolérait finalement que le jeune triathlète Simon Viain (ASPTT Valence).

Mais Julien Masciotra ne pouvait pas laisser passer cette occasion de décrocher son premier titre régional, alors qu’il avait buté sur Hassan Chahdi (absent cette année) en 2010 à Mably (2e).

« Ce n’est pas parti très vite, racontait-il. Au troisième tour, j’ai pris la décision de durcir. Je savais que les parties boueuses m’avantageaient. En plus, la longue ligne droite ne permettait pas de revenir avec ce vent de face. Mais Simon m’a donné du fil à retordre. »

Récompense pour son opiniâtreté

Cela valait bien un grand sourire et un doigt levé en franchissant la ligne. Ce n’est pas tous les ans que le champion Rhône-Alpes passe la ligne en vainqueur devant les étrangers : « Dans des conditions de course normales, Daniel (Kosgey) aurait été devant. C’est vraiment le crossman pur. Il faudra se méfier de lui aux championnats de France (1er mars aux Mureaux). Mais ça fait plaisir de gagner. »

A bientôt 30 ans (il les aura le 14 mars), l’athlète originaire de Nantua, passé par les clubs d’Oyonnax et de Grenoble et sélectionné une fois en équipe de France espoir (championnats d’Europe 2006 à San Giorgio su Legnano), tournait autour de cette récompense depuis des années.

Une opiniâtreté sans faille malgré un emploi du temps chargé pour cet ingénieur en génie civil d’un bureau d’études de Saint-Priest : « L’été, c’est difficile car je dois passer beaucoup de temps dehors. En revanche, l’hiver, je fais des horaires de bureau qui me permettent de bien me préparer. » Et ça ne rigole pas à l’entraînement dans le groupe de Bastien Perraux, où il croise le fer tous les jours avec un bataillon de Kenyans et de Burundais : « Ça stimule ».

Et maintenant ? Il sera forcément attendu dans deux semaines aux Interrégionnaux à Pontcharra (8 février). « On verra parce qu’il va falloir s’entraîner fort pendant dix jours en vue des championnats de France. Et a priori, ce sera roulant… » Que dit la météo d’ici là ?

Vittet y prend goût

Deuxième derrière l’Anglaise Beth Hawling, la Lyonnaise a confirmé son titre de championne du Rhône.

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Quand les chaperons du contrôle antidopage lui sont tombés dessus, Anne-Sophie Vittet (Entente Sud Lyonnais) les a accueillis avec un grand sourire : « C’est la première fois ! » Décidément, c’était la journée des premières pour la Lyonnaise. Deuxième de la course féminine derrière la jeune Anglaise Beth Hawling (AS Aix-les-Bains), elle a surtout décroché son premier titre régional, deux semaines après avoir survolé les championnats du Rhône.

Dans la boue de La Tour-de-Salvagny, l’ex-athlète de l’AS Aix-les-Bains et de Lyon Athlétisme n’a pas volé sa victoire devant la Kenyanne Jeronoh – qui a certes perdu une chaussure à mi-course -, la championne de la Loire Adeline Roche, l’ancienne Internationale Hélène Guet ou encore Laura Miclo. Bref, il y avait du monde derrière, mais Anne-Sophie Vittet n’est plus la même depuis cette saison. Ancienne championne de France cadette du 1 500 m steeple, avant un arrêt de deux ans en espoir, cette Villeurbannaise s’est relancée cette année en rejoignant le groupe d’entraînement de Philippe Rémy où elle effectue ses séances avec les garçons : « Elle est passée de 40/45 kilomètres par semaine à 80/90 kilomètres, explique le coach lyonnais. À haut niveau, c’est indispensable. Comme elle est réceptive et qu’elle a des capacités, ça fonctionne. » Septième de Marseille-Cassis à l’automne, cette passionnée de cani-cross explose cet hiver : « En ce moment, même avec de la fatigue, je fais des bonnes séances. Aujourd’hui, je me sentais facile. C’est pour ça que j’ai pris la course à mon compte jusqu’à ce que l’Anglaise me relaye… »

Un relais très appuyé qui a permis à Beth Hawling (20 ans) de l’emporter. À la grande surprise de cette étudiante en français et en allemand installée en Savoie jusque début mars : « J’aime la boue, dit-elle. Mais je n’avais pas gagné depuis si longtemps… »

L’hommage à Moussa Barkaoui

Il aurait dû courir le cross court des championnats Rhône-Alpes. Quarante-huit heures après son décès des suites d’une crise cardiaque survenue à l’entraînement, le souvenir de Moussa Barkaoui (43 ans) a accompagné tous les coureurs à La Tour-de-Salvagny. Une minute d’applaudissements a été dédiée à l’ancien international de cross devenu coach au Fac Andrézieux. « C’était le gentleman des pelotons », lui a rendu hommage le vice-président de son club Eric Legat. Une expression qui résume bien cet excellent demi-fondeur dont la gentillesse était unanimement appréciée. Moussa Barkaoui sera enterré mardi (12 h 50 à la Mosquée d’Andrézieux).

Benjamin Steen

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Les superbes photos de Joël Phlippon du Progrès

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mardi, 20 janvier 2015

Martin Carrere casse une barrière

Les nombreux changements opérés l’été dernier semblent déjà porter leurs fruits pour Martin Carrere qui a battu son record sur 400m pour sa première sortie de l’année (47’’91 au lieu de 48’’11 en extérieur).

En coupant samedi la ligne en 47’’91, non seulement Martin Carrere (24 ans) est passé pour la première fois sous la barre des 48’’00 sur 400m, mais il en a profité pour raboter 20 centièmes à son record (48’’11 en 2013 en extérieur). Le tout en laissant une belle impression lors de ses deux tours de pistes : « Il est bien placé et bien gainé, c’était vraiment joli à voir », notait d’ailleurs Jean-Jacques Behm, spécialiste de la distance.

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Objectif moins de 50 secondes sur 400m haies

Martin Carrere de son côté se montrait évidemment satisfait de sa performance et avouait même une certaine surprise en voyant son chrono : « Je savais que j’étais bien et que je pouvais battre mon record, mais je ne pensais pas pouvoir faire ce chrono pour ma première sortie. Cela fait deux ou trois ans que je cherche à descendre sous les 48’’00. Donc, forcément, je suis très heureux », indiquait Martin, tellement heureux et surpris qu’il n’en a pas dormi de la nuit et n’était pas en mesure de s’aligner ce dimanche sur le 200m.

Au vu de la performance réussie par Martin Carrere samedi soir, il serait facile de faire un raccourci entre ce nouveau record et son changement d’entraîneur et de club l’été dernier puisqu’il est passé de Décines (avec Grégory Duval) à l’Entente Sud Lyonnais (avec Franck Matamba). Mais le nouveau coach du champion de France «national» sur 400m haies (51’’12) - pour sa première saison sur la distance - tempère rapidement et refuse de tirer la couverture à lui : « Il ne faut pas croire que c’est uniquement le travail réalisé depuis septembre avec Martin qui nous permet d’obtenir ce résultat. Je bénéficie aussi de tout le travail réalisé avec Grégory en amont. »

Au moment de trouver les raisons de cette excellente entrée en matière, l’athlète de Bron saluait tout de même le travail effectué depuis la rentrée : « Avec Franck, j’effectue un travail différent de ce que je faisais avant avec Grégory Duval. Je travaille plus la résistance alors qu’avant, mon travail s’axait plus sur la vitesse. Cela ne fait que quatre mois que je suis avec mon nouveau coach mais je sens déjà que j’ai plus de résistance et que je pioche moins en fin de course. Je ne m’entraîne pas plus qu’avant mais j’avoue que le contenu est plus dur à encaisser. Donc maintenant je fais vraiment très attention à la récupération », explique Martin qui espère bien se qualifier pour la finale des championnats de France sur 400m en salle avant de basculer sur les haies cet été avec l’envie de passer sous la barre des 50’’00 sur la distance.

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lundi, 12 janvier 2015

Championnats du Rhône à Grigny

Fabien Fuster s’accroche à sa belle histoire

Deuxième derrière le Kenyan Daniel Kosgey, le Lyonnais a décroché son troisième titre départemental, le deuxième de suite, malgré une grave blessure qui l’a handicapé deux ans et dont il ressent toujours les effets.

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Cela commence à ressembler sinon à un « règne », du moins à une belle petite série. Déjà champion du Rhône 2011 et 2014, à chaque fois à Décines où il résidait jusque cette année, Fabien Fuster a réalisé la passe de trois ce dimanche sur le circuit de Grigny où on n’avait plus couru de cross depuis 19 ans. À l’époque, Jacques Maréchet y avait décroché l’un de ses treize titres départementaux… C’est tentant, mais impossible d’établir un début de comparaison selon Fabien Fuster : « Vis-à-vis des glorieux aînés tels que Jacques, c’est un honneur, disait-il à l’arrivée, le long du bassin de joûtes en bordure du Rhône. Mais je ne leur arrive pas à la cheville ! »

Malaise et paralysie du côté droit

Question talent intrinsèque, peut-être, car le coureur de Lyon Athlétisme est avant tout un exemple d’opiniâtreté. Petit, il a longtemps dû porter un corset et se dépatouiller avec une cheville bloquée. Après des années d’efforts, ça ne l’avait pas empêché d’arracher un premier titre départemental senior. Mais une mauvaise chute allait immédiatement après le stopper deux ans : « La moelle épinière a été touchée, raconte-t-il. Peu à peu, j’ai commencé à avoir des malaises et à perdre toute la sensibilité côté droit. Je commençais à être très inquiet. Tous les spécialistes que je consultais ne trouvaient rien. Finalement, la solution est venue d’un osthéo. »

Une année lui sera nécessaire pour recouvrer ses moyens avant son second titre… « Il va de mieux en mieux, mais il n’est pas encore tout à fait à 100 %, confie Jacques Maréchet. On le fait très peu courir pour l’épargner. A la reprise, ce n’était vraiment pas gagné. Et encore cette semaine, il était loin d’être le meilleur du groupe à l’entraînement. »

Il faut croire que les départementaux le subliment : « Je ne pensais pas que je serais aussi bien que ça », souriait-il après avoir manœuvré au plus juste dans la foulée du Kenyan Daniel Kosgey Chebii. Grandissime favori de la course, mais hors concours pour le titre puisqu’il est étranger, l’athlète de Décines Meyzieu a comme prévu imprimé un train d’enfer : « ça allait vite pour nous, mais c’était un footing pour lui. Il en avait sous le pied », selon Fuster. Un par un, les coureurs ont quand même décramponné jusqu’à ce qu’ils ne se retrouvent plus que trois avec Samir Tatah (Décines Meyzieu Athlé également). « On savait que ce serait le plus dangereux pour le titre, expliquait Jacques Maréchet. Fabien a su se servir de Daniel pour lâcher Samir. Il a été très intelligent. Et très fort aussi parce qu’il n’est pas un spécialiste de ce genre de parcours rapide. Lui, c’est plutôt les bosses et la boue ! Mais j’ai tout de suite vu qu’il était dans le coup. C’est sa course ! C’est vraiment quelqu’un qui le mérite. »

Et maintenant ? « Je ne vois qu’à court terme, dit-il. Je ne pense qu’aux Régionaux (25 janvier à La Tour-de-Salvagny). » Ce sera une paire de manches mais sa saison est d’ores et déjà réussie…

Vittet sur le bon chemin

Anne-Sophie Vittet était venue pour faire troisième : « Je pensais qu’Emmie (Charayron) et Hélène (Guet) seraient au-dessus. » La première est en fait en Nouvelle-Zélande. Quant à la seconde, qui défendait son titre, elle n’est plus tout à fait aussi concernée : « Je m’entraîne beaucoup moins, dit-elle. Mes priorités ont changé. Mon objectif est juste d’aller aux championnats de France avec mon compagnon. Aujourd’hui, je savais que je prendrais une tarte (sic). »

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La bonne formule

L’ancienne internationale y va un peu fort. Le suspense a tenu jusqu’au dernier tour, quand Anne-Sophie Vittet était toute surprise de prendre son envol: « Hélène est une fille super-forte, dit-elle. Je suis vraiment contente de la battre pour la première fois. »

L’ancienne championne de France cadettte du 1 500 m steeple a beau faire l’étonnée, elle était presque la grande favorite. Septième à l’automne de Marseille – Cassis, elle a trouvé à 25 ans la bonne formule. « En espoirs, j’avais arrêté deux ans, raconte cette comptable installée à Villeurbanne. A ma reprise, je me suis entraînée avec Jacques (Maréchet), Yvan (Bourdeau), Jimmy (Jean-Joseph) avant de travailler avec Philippe (Rémy) et de m’entraîner avec des athlètes de l’Insa. Avec eux, je me suis mise à faire du long. J’ai perdu du poids. Je crois que c’est ce qu’il me faut. »

De quoi lui ouvrir l’appétit : « Je vais faire toute la saison de cross, mais l’objectif, c’est de me qualifier pour les championnats de France sur 3 000 m steeple. »

Inséparables

Ce fut sans conteste la plus belle bataille des championnats du Rhône. Incapables de se départager sur 3,2 km à tombeaux ouverts, Julien Masciotra, Naïm Mekraldi (Décines Meyzieu) et Igor Bougnot (Entente Sud Lyonnais) ont terminé le cross court au sprint. Tenant du titre, ce dernier avait quelques mètres de retard avant l’emballage, mais a su faire parler ses qualités de finisseur pour revenir sur les Décinois. Dans un dernier sursaut, Mekraldi parvenait à rester à la hauteur de Bougnot. Les deux hommes coupaient la ligne dans un même élan. En l’absence de photo-finish, les juges ont décidé de les classer ex aequo.

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Toutes les photos sont de Maxime Jegat

B.Steen

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Quelques photos des vétérans

lundi, 15 décembre 2014

CROSS DU MAMELON À DÉCINES. Soukhal et Kosgey Chebii s’imposent

IMG_2662.JPGLa sociètaire de Lyon Athlé et le licencié du club organisateur ont remporté la 44e édition.

Après Oullins (La Bachasse) et Saint Priest (Les Myriades) en novembre, la coupe du Rhône de Cross faisait étape ce dimanche à Décines.

La 44° édition du cross du Mamelon, compétition à label régional et doyenne de ce type d’épreuves dans le département a proposé un beau plateau.

D’abord en quantité puisque le club organisateur du Décines Meyzieu Athlétisme (D.M.A.) en accueillant 820 coureurs a battu un nouveau record mais également au niveau du spectacle proposé.

Sur un circuit qui en janvier dernier avait déjà servi de support aux championnats du Rhône, les spécialistes de la discipline s’en sont donnés à coeur joie par une douce journée et de surcroît sur terrain sec.

Sur la course reine masculine, le kenyan du Décines Meyzieu AthLétisme, Daniel Kosgey Chebii a mené de bout en bout pour s’imposer facilement en moins de 29 minutes et une minute d’avance sur ses poursuivants qui ont lutté au sprint pour les autres places du podium.

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La course féminine a vu la belle victoire de l’espoir algérienne Hadjer Soukhal,licenciée à Lyon Athlé, devant sa camarade de club Anne Le Cunuder et la sociétaire de l’ASVEL et première vétéran, Florence Reignier.

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Sur le cross pour tous, le local Julien Masciotra s’est imposé avec 53 secondes d’avance alors qu’en féminines, c’est la jeune Solène Flurian, non licenciée qui franchissait la première la ligne d’arrivée.

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Les résultats

Espoirs et seniors hommes (8946 mètres): 1. Daniel Kosgey Chebii (Décines Meyzieu Athlétisme) 28’56, 2. Sylvain Chaumelle (CO Champagne) 29’ 56, 3. Ignacio Sanchez Garcia (EA Bourg) 29’ 58.

Equipes: 1. Asvel ,2. Lyon Athlé, 3. Entente Ouest Lyonnais.

Femmes (Espoir,senior et vétéran (4731 mètres): 1. Hadjer Soukhal (Lyon Athlé) 17’25, 2. Anne Le Cunuder (Lyon Athlé) 17’34, 3. Florence Reignier (Asvel) 17’ 50.

Equipes: 1. Asvel, 2. AC Tassin.

Juniors: 1. Thibault Larpin (Lyon Athlé) 18’ 38, 2. Océane Chauvet (AC Villefranche) 19’ 44.

Cross pour tous

Hommes: Julien Masciotra (DMA) 18’ 08

Femmes: 1° Solène Flurian (NL)

Vétérans: Philippe Robin (CA Bellegarde) 31’22.

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Les PHOTOS

lundi, 24 novembre 2014

FOULÉE VÉNISSIANE 10 KILOMÈTRES. Adam comme un grand

Le jeune Haut-Savoyard, étudiant à l’Insa de Lyon (24 ans), a maîtrisé une course très dense pour s’imposer en 30’24’’ au sprint devant l’Éthiopien Kumbi.

Un petit coup d’œil sur sa droite à 100 m de la ligne d’arrivée et Guillaume Adam en a remis un petit coup. Juste ce qu’il fallait pour écarter l’Éthiopien Bechere-Tura Kumbi qui n’est pas le premier venu. « À 500 m, je n’étais pas très bien. Mais j’ai usé de mon profil de coureur de 1 500 m et j’y suis allé à l’orgueil. Finalement, à 100 m de l’arrivée, j’ai compris que je pourrais contrer son retour », souriait à l’arrivée le 5e des championnats de France élites l’été dernier à Reims où il avait failli créer une grosse sensation en jouant crânement sa chance dans le dernier virage.

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Photo Maxime Jegat

« L’objectif final, ce sont les JO »

Guillaume Adam

Ce n’était pas passé ce jour-là, mais depuis, le coureur né à Annemasse voltige. Vainqueur le mois dernier du 10 km de Lausanne en 29’31’’ (record personnel), il a parfaitement assumé son rôle de grand favori ce dimanche lors de la 35e édition de la Foulée Vénissiane. Il a fallu manœuvrer habillement dans un contexte très relevé (ils étaient encore 12 en tête au 7ekilomètre !) et dans les bourrasques de vent. C’est lui, d’ailleurs, qui a relancé le rythme après un sérieux coup de frein entre le 2e et le5e kilomètre : « Je me suis vite rendu compte que seule la victoire était importante. En passant en 15’20’’ au 5e kilomètre, on ne pouvait pas espérer aller plus vite. »

Il lui reste à disputer la course de l’Escalade à Genève dans deux semaines et il en aura fini avec une préparation automnale particulièrement lourde alors qu’il est en stage dans une grande maison horlogère suisse. « Pour être fort sur 1 500 m, il faut beaucoup de foncier. Actuellement, j’en suis à 120 km par semaine », détaille-t-il. « C’est le volume qu’il doit s’infliger pour prétendre atteindre le niveau international, confirme Bastien Perraux qui le coache quand il est à Lyon. Sa chance, c’est qu’il l’assimile bien et que ça le fait progresser très vite. »

Passé du 800 m au 1 500 m il y a deux ans, il tape en effet déjà à la porte de l’équipe de France avec un record sur la distance à 3’38’’41 (à Montbéliard le 6 juin dernier). « Je me dis que j’ai une marge de progression, assure-t-il. Cette saison, je n’ai pas trouvé de bonne course pour faire un gros chrono. Je me dis que je ne suis pas encore à 100 %. Je continue de travailler et il faut y croire. À la fin de l’année, j’aurais fini mes études. J’aimerais trouver un poste à mi-temps ou me donner une année pour ne faire que de l’athlé. »

En attendant, il visera une première sélection pour les championnats d’Europe en salle à Prague (6-8 mars), en regardant plus haut : « L’objectif final, ce sont les JO. »

Benjamin Steen

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Tous les résultats 10km et semi-marathon

Un gros incident a rendu impossible la récupération de quelques 800 photos, désolé :-(

lundi, 17 novembre 2014

La Course des Irréductibles :.512 « irréductibles » ont couru à Sathonay-Village

Sathonay-Village est une petite commune de 2 200 âmes située au Nord de Lyon. Cette bourgade était samedi, le point de chute de 512 sportifs. Paire de runnings bien lacés au pied et lampe frontale « scotchée » sur la tempe, les coureurs se sont ainsi élancés du parc de la Mairie sur l’un des trois parcours proposés à l’occasion de la 7e édition de la course en semi-nocturne des Irréductibles.

Au menu, un peu de bitume et beaucoup de sentiers de sous-bois rendus boueux par la pluie. « Le concept de partir de jour et d’arriver de nuit plaît de plus en plus », remarque Guillaume Schroll, l’organisateur du club de Décines Meyzieu athlétisme.

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L’homme est aussi président de l’association des Sourires de Niongono, un village du Mali, pour lequel tous les bénéfices sont destinés. Une double casquette qui explique le côté sportif mais aussi caritatif de l’épreuve qui a séduit la marraine de l’année, Estelle Perrossier, championne d’Europe du 4x400m : « J’ai été sensible à l’aspect humanitaire de cette course. Je soutiens moi-même des actions du même genre au Togo. Les côtés convivial et familial de cette épreuve m’ont également touchée ».

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C’est donc dans cette atmosphère, presque champêtre mais non moins professionnelle, que Marc Simon, de l’ASVEL athlétisme, a remporté le 4,5 km en 19’51’’. « Après trois années ponctuées de blessures, j’ai repris en juillet dernier. Moi qui suis coureur de 400 m, j’ai dû me faire violence ! ». Le 13 km a été remporté par Loïc Burlet  (à droite sur la photo)du Décines Meyzieu athlétisme,

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en 52’10’’. Enfin, David Martin, de Sallanches athlétisme, s’est imposé sur le 22 km en 1h31’38’’: «Il fallait être vigilant sur ce parcours piégeant. D’autant que j’étais là pour préparer la SaintéLyon », a-t-il expliqué.

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Les Résultats

Quelques Photos

 

lundi, 10 novembre 2014

FOULÉES MAJOLANES. Des foulées toujours plus relevées

Si les foulées majolanes ont toujours du mal à drainer la grande foule, elles attirent en revanche de plus en plus d’athlètes de haut niveau pour offrir des courses relevées.

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Avec près de 350 inscrits sur le 5km et le 10km la 5e édition des foulées majolanes ont certes attiré plus de monde que l’an dernier, mais la participation est encore loin de certaines autres épreuves qui se disputent à l’automne dans le département. En revanche au niveau de la qualité du plateau, peu d’épreuves dans le Rhône peuvent se targuer d’avoir une telle densité d’athlète.

La formule de la course bientôt changée

« Bastien Perraux, nous aide beaucoup pour monter un tel plateau mais c’est vrai que nous aimerions attirer plus de monde. Il y a beaucoup de courses en novembre, donc nous réfléchissons pour changer notre formule et basculer sur une course le samedi soir, en centre-ville, la semaine avant noël » indique Pauline Schroll, du club de Décines Meyzieu Athlétisme et responsable des foulées Majolanes, qui espère ainsi toucher un plus large public.

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Sur le 10km le favori avant la course, le Kenyan Eliud Sugut a fait le travail en bouclant le parcours en 30’34, devant son compatriote et coéquipier de Décines, Daniel Kosgei. Après 5 kilomètres sur un rythme relativement lent, Eliud Sugut haussait le ton et prenait seul les commandes de la course pour signer sa première victoire dans l’épreuve « Je suis plus un coureur de semi et de marathon donc il faut au moins 5 kilomètres pour que mon corps se mette dans le rythme. Je suis venu à Meyzieu surtout pour préparer le semi-marathon de Vénissieux », indique le Kenyan qui s’est classé 8e du marathon de Rennes en 2h14 il y a un 15 jours.

Chez les féminines, les deux amies Godelieve Nizigiyimana et Mercelyne Jeronoh sont restées aux coudes à coudes pendant 8 kilomètres avant que la première nommée ne prenne la poudre d’escampette pour signer une nouvelle victoire après son succès aux 10km de Caluire il y a 3 semaines.

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Sur la course de 5km, tout aussi relevée, le coureur de Montreuil Mounir Akbache l’emporte d’une petite seconde d’avance sur le Stéphanois Othmane Hsain en 15’01.

Chez les féminines, la locale de l’épreuve Claire Perraux n’a évidemment eu aucune difficulté pour s’imposer en 16’32. « Je suis en pleine préparation pour les championnats du monde d’Ekiden, un marathon en relais par équipe, qui se tiendront au Japon le 24 novembre prochain », indique Claire qui va privilégier la piste cette saison au détriment du cross, où elle suivra un programme allégé cet hiver.

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Résultats :

10km : 1. Sugut (DMA) 30’34 ; Kosgey (DMA) 31’01 ; 3. Musagirije (ASR) 31’33 ; 4. Kipsang 31’50 ; 5. Babad (ACVS) 31’55 ; 6.Battani32’46 ; 7. Grard 32’47 (Le Creusot) ; 8. Magnin (EOL) 33’20 ; 9. Hernandez 33’23 ; 10. Gras 33’40 ; 11. Soriano 34’03 ; 12. Martin (coq42) 34’04 ; 13. Exbrayat 34’04 ; 14. Laquet 34’05 ; 15. Balas 34’41

Féminines : 1. Nizigiyimana (ASR) 36’44 ; 2. Jeronoh 36’59 ; 3. Sid 40’15 ; 4. Musset (ESL) 41’16 ; 5. Canaguier (ASVEL) 41’45

5km : 1. Akbache (Montreuil) 15’01 ; 2. Hsain (DMA) 15’02 ; 3. Tatah (DMA) 15’12 ; 4. Masciotra (DMA) 15’13 ; 5. Etes (Monaco) 15’46

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Fem. : 1. Perraux 16’32 ; 2. Rotsaert (AFA) 20’41 ; 3. Carpentier 22’31

Les Résultats

Les PHOTOS

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dimanche, 19 octobre 2014

10 km de Caluire (les résultats) !

FP Sportevent vous offre le classement du 10km !

ICI

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 La première féminine du 10 est Mizigiymama Godelieve 34 min et 50 s

lundi, 13 octobre 2014

Coupe de France:Les clubs Rhodaniens cartonnent !

vineuil2014.jpgSi on ne peut pas parler de razzia, on peut tout de même évoquer une moisson remarquable pour les clubs rhodaniens engagés ce week-end en coupe de France des Spécialités à Vineuil (Loir et Cher). Carton plein pour l’ESL dans la Coupe de France des sauts (cumul de points sur les épreuves de longueur, triple, hauteur et perche) avec des victoires chez les hommes et chez les femmes. Lyon Athlé n’est pas en reste avec le titre en lancers (poids, javelot, disque, marteau) chez les hommes et une deuxième place chez les filles avec notamment un lancer à 59,05m pour la vice-championne du monde Mélina Robert Michon.

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Enfin mention spéciale pour les relayeuses de Décines Meyzieu Athlétisme (Boussard, Vagao, Diarra et Galais) lauréate des relais 4x100m (47’’16) et 4x200m (1’41’’10).

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lundi, 06 octobre 2014

Martin Kosgei dans le raz de marée de Run in Lyon

Vainqueur du marathon en 2h11’55’’ malgré une violente averse, Martin Kosgei a échoué de peu face au record de l’épreuve de son compatriote Kiplagat (2h10’43’’). Ce beau chrono surligne l’énorme succès de cette 5e édition qui a établi un nouveau record de participation avec 21412 finishers sur 25 000 engagés.

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La courbe n’en finit plus de grimper, grimper, grimper… Lancé avec 9 000 « pionniers » en 2010, qui avaient expérimenté le concept des trois courses en une (10 km, semi-marathon et marathon), Run in Lyon s’installe déjà, après cinq éditions, parmi les plus grandes épreuves de masse françaises. Il fallait voir dimanche matin cette immense foule sortir des bouches de métro en lycra de toutes les couleurs pour s’installer derrière la ligne de départ, et même très loin derrière pour les tout derniers. Ce n’est pas uniquement parce que le soleil se lève pile dans l’axe du Pont de la Guillotière qu’on ne pouvait pas en apercevoir le bout…

Virages glissants et muscles agressés par la pluie

25 000 engagés, plus de 23 000 dossards retirés et finalement 21 412 partants très exactement (10 308 sur 10 km, 9 388 sur semi et 1 716 sur marathon). Record battu ! Et pas qu’un peu puisqu’ils avaient été flashés à 18 057 en 2013. Run in Lyon est un incontestable succès populaire en pleine expansion. « J’en suis fier », se félicitait au départ le Secrétaire d’État aux Sports Thierry Braillard qui avait contribué à la création du concept lorsqu’il était adjoint au maire de Lyon : « Beaucoup n’y croyaient pas, mais aujourd’hui on assiste au plus gros événement sportif de l’histoire de Lyon en terme de participation. »

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Évidemment, ce « Festival du running » transpire avant tout l’événement de masse puisqu’on y vient surtout pour se faire transporter par la houle mais Run in Lyon est aussi en passe de gagner ses galons sportifs. Pour avoir droit à une dépêche, c’est qu’il ne suffit pas de battre des records d’affluence. Il faut aussi que le chrono donne du relief à l’ensemble. Un premier pas avait été fait l’an passé avec la victoire du Kenyan Eliud Kiplagat en 2h10’45’’. Treize ans qu’un marathon n’avait pas été couru aussi vite à Lyon, depuis le record tous temps de Korir (2h09’43’’ en 1999). Martin Kosgei, vainqueur cette fois en 2h11’55’’, n’a fait que confirmer la détermination des organisateurs (Amaury Sport Organisation) de faire de Run in Lyon le deuxième événement running du pays derrière le marathon de Paris… Certes, ce n’est que la 183performance mondiale de la saison, mais on se rapproche des standards internationaux.

Un Éthiopien disparaît à l’aéroport

Le petit Kenyan à la bouille de gamin (25 ans), lauréat en 2013 du marathon de Marseille, n’a pas eu la partie facile pour s’approcher à 18 secondes de son record personnel (2h11’37’’). Il a fallu se débrouiller avec les moyens du bord. Déjà que le plateau élite n’était pas très large (six athlètes et un lièvre), un des deux Éthiopiens s’est tout simplement évaporé à son arrivée à l’aéroport Saint-Exupéry vendredi. Plus que six. L’autre Éthiopien devait quant à lui rapidement laisser les Kenyans entre eux, alors qu’ils partaient sur les bases de 2h10’ (64’51’’ au semi).

Et c’est là qu’une violente averse est venue rafraîchir la température et les ardeurs : « Dans les virages, il fallait faire très attention. Et les muscles ont commencé à souffrir. Comme je me suis retrouvé seul dès le 28e kilomètre, j’ai trouvé le temps long », racontait le vainqueur, installé à Kapsabet au Kenya où il s’entraîne avec Peter Some (vainqueur du marathon de Paris 2013) et Abraham Kiprotich récemment contrôlé positif à l’EPO. « Après ma 8e place à Séville et ma 4e place à Hanovre cette année, c’est une très belle victoire pour moi, ajoutait-il. D’autant qu’il y a deux semaines, j’ai eu la fièvre typhoïde. » Désormais, il visera « un gros chrono dans un marathon rapide ».

Les organisateurs lyonnais aussi. D’ores et déjà, ils ont annoncé qu’ils lorgneront en 2015 les 2h08’. « C’est un autre palier, explique le chef du plateau René Auguin qui devait faire cette année encore avec un prize money limité à 19800 euros. C’est une autre catégorie d’athlètes. Et il faudra se pencher sur le parcours. Là, on est sans doute au maximum dans cette configuration. » C’est le prix à payer pour continuer à grimper encore…

Benjamin Steen

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lundi, 29 septembre 2014

CHALLENGE D’AUTOMNE. Un dernier effort avant l’hiver !

IMG_7701.JPGÀ deux semaines de la Coupe de France des Spécialités, les clubs Rhodaniens ont profité du challenge d’automne pour effectuer les derniers réglages.

Certes, le Challenge d’automne est moins attractif que les meetings printaniers ou les interclubs, mais cette dernière compétition sur piste dans le Rhône n’en reste pas moins un passage souvent nécessaire pour pouvoir briller à la Coupe de France des Spécialités qui se déroulera dans 15 jours à Vineuil, dans le Loir-et-Cher.

Les lanceurs de Lyon Athlé, tenants du titre de la Coupe de France des lancers, effectuaient samedi une dernière revue d’effectif sous l’œil attentif de Mélina Robert-Michon, venue encourager ses partenaires d’entraînement. « Mélina fera sa rentrée dans 15 jours pour la Coupe de France des lancers. Nous avons un titre à défendre chez les femmes, et depuis que je suis athlète, et maintenant entraîneur, j’ai toujours joué le jeu à fond dans cette compétition qui permet de travailler la cohésion de groupe », indique Serge Debie, l’entraîneur de la vice-championne du monde et d’Europe.

Après Mélina Robert Michon, c’est Floria Gueï (photo), hier, qui a fait une apparition dans les tribunes du stade de Parilly pour soutenir ses partenaires d’entraînement aux côtés du responsable national des relais Djamel Boudebibah (photo).

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Si aucune performance individuelle notable n’est à relever, notons tout de même l’excellente performance des relayeuses de Décines qui, avec un chrono de 1’41’’29 sur le relais 4x200m, signent la meilleure performance française de la saison, et viseront évidemment le titre dans 2 semaines lors de la Coupe de France à Vineuil.

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Jeanne Boussard la toute nouvelle recrue du DMA au départ du relais 4 x 200.

Résultats

Féminines :100m : 1. Seiller (ACT) 13’’09; 200m : 1. Vidal (ACVS) 27’’38 ; 400m : 1. Bissay (EOL) 62’’04 ; 800m : 1. Seiller (ACT) 2’18’’72 ; 80m Haies : 1. Jean (minimes) 12’’63; 4X200m: 1. Décines (Boussard, Vagao, Diarra, Galais) 1’41’’29.

Masculins :

100m : Pagliari (LA) 11’’31; 200m Nkeba (Correze) 11’’47; 100m Haies : 1. Gaultier (cadet) Décines) 13’’83 ; 2. Thevenet (ESL) 14’’53 ; 110m Haies : 1. Dissi Tchawo (ESL) 15’’17 ; 2. Nallet (LA) 15’’92 ; Longueur : 1. Gaiddon (cadet) 6,55m, 4X200m : 1. ESL (BOury, Sar, Achouri, Chaix) 1’32’’77

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Quelques PHOTOS

lundi, 22 septembre 2014

Patricia Maréchet en bleu

2012_0527Image0057.JPGCe weekend Patricia Maréchet a honoré sa première sélection en équipe de France lors d'un match international vétéran à Trèves réunissant l'Allemagne, la Belgique et la France. Elle réalise 11'21"17 sur 3000m.

17:29 Écrit par La Com dans Athlétisme, Résultats | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 15 septembre 2014

10 KM DE L’HORLOGE (TASSIN-LA-DEMI-LUNE). Sugut inaugure l’Horloge en 30’34’’ chrono

IMG_6342.JPGLe Kenyan installé à Décines est sorti vainqueur d’une belle bagarre pour la première édition de l’épreuve tassilunoise.

«À l’entraînement, ils sont potes. Mais en course, c’est la guerre ! » Le coach Bastien Perraux, qui conseille de nombreux athlètes des hauts plateaux installés à Lyon, le certifie : le groupe de tête, qui a animé dimanche matin la première édition des 10 km de l’Horloge à Tassin-la-Demi-Lune, s’est mis une vraie peignée. Avec cinq types tous déjà flashés en moins de 30 minutes sur dix bornes, cela promettait des étincelles chronométriques.

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Sauf qu’à se regarder en chiens de faïence en début de course, ils ont finalement concentré la grande explication en cinq kilomètres. Et ça a été violent. Ruben Indongo, qui vient de prendre la 30e place du marathon des championnats d’Europe à Zurich (2h20’39’’), a été le premier à hausser le ton. Mais le parrain de l’épreuve allait se faire contrer au 7e kilomètre par Eliud Sugut qui passait la ligne en vainqueur en 30’34’’ avec onze secondes d’avance sur l’Ougandais Emmanuel Sasia.

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« Objectif 2h14 au marathon de Lyon »

« J’ai gagné avec mon cerveau », a expliqué le Kenyan qui commence à se faire un nom après avoir rejoint Lyon l’an dernier comme sparring-partner de son compatriote Benjamin Cheruiyot. Vainqueur des championnats du Rhône de cross 2014, puis des 10km de Bron, il sort d’une grosse semaine avec une 2e place au semi de Dijon et une victoire au 10km de Grenoble. « Je cours beaucoup, dit-il, mais c’est pour préparer le marathon de Lyon (5 octobre). Aujourd’hui (hier), c’était sans doute mon dernier test. » Pour sa première expérience sur la distance au printemps, il avait pris la 2e place à Annecy en 2h16’53’’: « L’objectif à Lyon sera d’améliorer mon record en courant en 2h14. »

Même si cela aurait pu aller plus vite, le 10 km de l’Horloge démarre sur des bases élevées. L’épreuve ne devrait pas tarder à s’installer au calendrier des dix bornes qui comptent dans le département. Au pied levé, 600 participants ont testé un parcours a priori taillé pour le chrono. Les organisateurs en attendent 1500 en 2015.

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Isabelle Serra, la première femme, a également pris ses distances avec Christine Bourlat et Gwenaelle Traub

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B.Steen

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mardi, 15 juillet 2014

CHAMPIONNAT DE FRANCE À REIMS. L’ESL reste en pole

12015_big.jpgMal abordé avec les forfaits du sprinteur Emmanuel Biron (tendon d’Achille) et du perchiste Vincent Favretto (qui se mariait), et l’absence de la sauteuse en longueur Darlène Mazeau, le week-end de l’Entente Sud Lyonnais s’est conclu en beauté dimanche à Reims. Récompensés par Marie-José Pérec, les sauteurs en hauteur Florian Labourel

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et Sébastien Deschamps ont transformé en métal leurs places de 2e et 3e Français, derrière le recordman de France Mickaël Hanany. Quelques instants plus tard, c’est Estelle Perrossier qui montait sur le podium du 400m (3e ),

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 pour sa première participation aux championnats de France en plein air… Avec l’argent de Térésa Nzola Meso (triple saut) vendredi,

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 les banlieusards ont totalisé quatre breloques, soit la fourchette basse de leurs habitudes. Ils gardent cependant la pole parmi les clubs du Rhône.

Si Mélina Robert-Michon (Lyon Athlé) est la seule représentante du département à revenir couverte d’or au disque (pour la 14fois !),

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l’Afa Feyzin Vénissieux et Décines Meyzieu Athlé sont aussi montés sur le podium, respectivement avec Kevin Campion (2e du 10 000m marche) et Jennifer Galais (vice-championne de France du 200m).

Ces résultats ne changent pas la donne à un mois des championnats d’Europe de Zurich, où les clubs du Rhône devraient compter quatre représentants : Robert-Michon pour une nouvelle médaille un an après l’argent aux Mondiaux de Moscou, Campion sur 20km marche, Jennifer Galais au moins sur 4x100m (et pourquoi pas 200m ?) et enfin Estelle Perrossier, avec le 4x400m.

Seulement 8e en finale du 400m, Elea-Mariama Diarra a en revanche perdu gros à Reims.

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dimanche, 13 juillet 2014

CHAMPIONNATS DE FRANCE ELITE : 10000 METRES MARCHE. Kévin Campion : « Je n’ai plus peur »

Dépossédé de sa meilleure performance française par Yohann Diniz (38’08’’), le Feyzinois (2e en 40’01’’) reste avant-tout concentré sur les championnats d’Europe.

Yohann Diniz vous reprend le titre et la meilleure performance française. Déçu ?
Pour moi, c’était de l’entraînement. L’an passé, ma performance au championnat de France (38’37’’02) m’avait séché pour les Mondiaux (abandon sur 20km). Je m’étais pris la tête en me disant qu’il fallait les refaire à Moscou. Cette fois, je les ai considérés comme un passage obligé. J’ai fait mon taf (sic). J’avais un peu mal aux jambes après un 3000m mardi dernier à Cork (Irlande). Je savais que chez lui, Yohann voulait ce record qui lui manquait. Moi, je suis focalisé sur les championnats d’Europe. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il fallait faire la compétition. « Il faut viser une place de finaliste »

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Êtes-vous désormais armé pour ne pas subir la pression négative comme aux Mondiaux en 2013 ?
J’ai gagné en maturité avec la naissance de mon fils Hugo il y a un mois et demi. Ça change la vie ! A la Coupe du monde (24e en 1h21’07’’), j’ai réussi à confirmer mon record (1h20’39’’ à Podebrady en avril) dans un contexte très relevé. Maintenant, je commence à connaître le groupe France. Je suis beaucoup plus serein. Avant, la compétition me faisait peur. Maintenant, plus du tout.
Vous êtes 10e Européen (à trois athlètes par nation) : qu’espérerez-vous à Zurich ?
Il faut viser une place de finaliste (ndlr : dans les huit premiers). En championnat, on fait toujours 15km lentement et 5km à fond. J’ai l’une des vitesses de pointe les plus élevées. Cela peut être un atout si j’arrive à bien gérer ma fin de course.
Le « ménage » effectué chez les marcheurs russes change-t-il quelque chose ?

Pas vraiment. Ils ont un tel réservoir que deux ou trois marcheurs écartés ne vont sûrement pas leur manquer. Et puis, les plus dangereux seront probablement les Ukrainiens. Actuellement, ils sont tout simplement monstrueux.

De notre envoyé spécial à Reims Recueilli par B.Steen

 
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