compteur

Avertir le modérateur

lundi, 07 décembre 2009

Christophe Malardé fait bouillir le mythe

leprog.jpgLe Breton a réalisé une grande performance athlétique pour triompher d'une épreuve de plus en plus relevée

C'est peut-être l'influence de la lune, qui sait… En tout cas, la SaintéLyon, qui n'a que des galères à offrir au long de ses 69 km, exerce un curieux magnétisme. Prenez Philippe Rémond. En 2005, l'ancien international s'était ramassé un retour de bâton d'enfer dont avait profité Jérôme Trottet. L'année suivante, il revient pour laver l'affront : banco ! Mais une victoire et un nouvel abandon en 2007 ne lui suffisent pas. Alors qu'il n'était pas engagé, la rumeur a commencé à enfler samedi soir qu'il pourrait s'y frotter à nouveau. À 21 heures, il montait dans le train en gare de Dijon. Et deux heures plus tard, il débarquait à Parc Expo Saint-Etienne les mèches poivre et sel en bataille soixante minutes avant de prendre le départ avec 5 600 autres candidats pour la grande aventure en solo (10 000 en comptant les relais).

2009_1206Image0019.JPG

L'histoire n'aurait pas manqué de piment si Rémond (46 ans) avait pu aller jusqu'à l'arrivée au lieu d'abandonner si près du but, vidé de ses forces. Après avoir couru deux marathons cet automne à New York et Nice-Cannes, il y était presque… Mais il est tombé sur un super Christophe Malardé.

Les deux hommes s'étaient détachés là où ça commence toujours à faire vraiment mal, après la ravito de Sainte-Catherine. « On a vraiment envoyé dans la descente », allait rapporter le futur vainqueur à l'arrivée. Sans autre forme de procès, ils avaient planté les animateurs du début de course : Oswald Cochereau (3e en 2006) qui n'allait pas tarder à bâcher victime de coliques et Vincent Delebarre (2e en 2008) qui portait beau jusque-là avant d'achever son chemin de croix à la 113e place.

2009_1206Image0030.JPG
C'est peu après Soucieu que Rémond plafonnait à son tour, tandis que Malardé fonçait tête baissée vers le Palais des Sports de Gerland où il coupait la ligne en 4h52'35'', huit minutes plus vite que Fabien Antolinos l'an passé sur un parcours pourtant rallongé d'au moins un kilomètre. « J'ai rarement maîtrisé comme ça. Du début à la fin, j'ai fait la course parfaite », se félicitait Malardé qui avait dû abandonner l'an passé justement à Soucieu. « J'avais fait 2e du Trail des Templiers et j'étais venu ici en me disant que sur mes acquis, ça irait. Ça ne l'a pas fait du tout. Cette année, j'ai abandonné aux Templiers. Du coup, j'ai pu faire quatre semaines de préparation spécifique. »

Avec cette victoire, il relève le bilan de sa saison jusque-là plutôt fade : « Inscrire la SaintéLyon à mon palmarès, c'est géant. C'était la 56e édition, c'est mythique ! Je l'ai gagnée. On ne pourra plus me l'enlever. En plus, je gagne avec un chrono de fou devant un beau plateau. C'est ma seule victoire de l'année, mais c'est ma plus belle ! » Derrière, loin derrière à 13 et 18 minutes, Emmanuel Gault et Michel Verhaeghe complètent un podium qui tranche avec les précédents. C'est en gros la revanche des traileurs même si Malardé a bifurqué sur les chemins il y a cinq ans seulement après avoir longtemps couru le 1 500 m et le 3 000 m steeple à un niveau national.

Derrière il a fallu patienter longtemps avant de remballer l'aire d'arrivée car la dernière, Sylvie Bonnet, a marné 15h09'30'' pour en voir le bout à la 3652e place. Lanterne rouge, certes, mais loin d'être la moins méritante à la fin d'une course qui a perdu près de 1500 concurrents en route.

Benjamin Steen

dimanche, 06 décembre 2009

SaintéLyon, les PHOTOS


2009_1206Image0142.JPGEnorme succès populaire pour cette 56ème édition de la mythique SaintéLyon.

Un sans faute pour les organisateurs et des milliers de participants comblés. L'histoire retiendra deux très beaux vainqueurs. Christophe Malarde a largement dominé l'épreuve en 4h52'35. En féminine "l'extraterreste" Maud Giraud a surclassée toutes ses adversaires du jour en 5h54'23. Cathy Dubois de l'ASVEL, notre régionale de l'étape vainqueur en 2007 termine seconde comme en 2008 en 6h33'58.


15:35 Écrit par La Com dans Actualité, Course sur route | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 05 décembre 2009

Michel Delore, Journaliste et SaintéLyonniste

leprog.jpgMichel Delore : 23e participation à 73 ans

Vainqueur à huit reprises de la SaintéLyon entre 1970 et 1980, le Lyonnais Michel Delore (en photo avec Cathy Dubois en 2008) va disputer ce soir le trail nocturne pour la 23e fois, à l'âge de 73 ans. En hommage, les organisateurs lui ont décerné le dossard numéro 23.

2008_1207Image0155.JPG

L'an dernier, pour sa 22e participation, ce journaliste sportif à la retraite, auteur cette année de deux ouvrages consacrés à la course à pied (*), avait rallié l'arrivée en 9h32'38'' (2482e). Il en avait conçu une petite déception alors qu'il espérait couper la ligne en moins de 8 heures. Cette fois, il ne se fixe pas de chrono. Le recordman de victoires a eu sa préparation perturbée par de l'arythmie cardiaque. « J'ai fait des examens. C'était dû à de la fatigue, cela arrive à beaucoup de sportifs. A mon âge, on ne récupère pas aussi facilement, mais ce n'est pas grave. C'est passé avec du repos. Mais du coup, mon seul objectif sera d'arriver au bout. Après tout, on se souvient des arrivants, mais le chrono, tout le monde s'en fout », explique-t-il. Il sera accompagné de son fils Alexandre.

> (*) «Le jogging pour mon bien-être (débutants, sport-santé) » et « Courir le marathon » (aux éditions Amphora).

Merci Michel pour m'avoir offert et dédicacé ces deux ouvrages.Amicalement, Bernardprogramme091.jpg

 

programme092.jpg

 

Saintélyon 2009, le parcours par Fabien Antolinos

leprog.jpgVainqueur en 2008, Fabien Antolinos sort d'une année difficile. Arrêté cinq mois en raison d'une bursite au genou, le traileur de Meyzieu a dû se rabattre sur le relais à deux qu'il disputera ce soir malgré une grosse bronchite. « J'aurais voulu défendre mon titre mais ce n'était pas raisonnable. Je tiens quand même à être là pour voir le départ et atténuer ma frustration. » Pour Le Progrès, il décrypte le parcours.

> ST-ETIENNE - ST-CHRISTO : « Les premiers kilomètres sont bitumés. Il faut savoir suivre tout en préservant ses forces. C'est en arrivant à Sorbiers qu'on entre dans le vif du sujet. Soudain, on est sur un chemin assez raide. Il fait sombre. Il faut faire attention à ses appuis, bien se relâcher et adopter une foulée plus petite pour économiser les mollets. »

2008_1207Image0033.JPG
> ST-CHRISTO - STE-CATHERINE : « Il faut bien gérer le ravitaillement. A la sortie de St Christo, intervient une montée très raide. L'an dernier, j'en ai profité pour manger et m'hydrater en marchant. C'est un conseil que je donnerais. On avance quand même à 6 km/h et on évite de faire monter le cœur et de trop solliciter les muscles. C'est important dans une épreuve comme la SaintéLyon où le but est de retarder le plus possible l'apparition des crampes. Il y a ensuite une longue partie de plat dans des chemins assez larges. »

> STE-CATHERINE - SOUCIEU : « Après le ravito, il y a une côte très raide, très casse-pattes, avec beaucoup de cailloux sur un chemin très étroit. Ensuite, arrive la descente vers le Bois d'Arfeuille. On est à mi-course. C'est ici que j'ai attaqué l'an passé. Ce n'était pas très raisonnable mais je connais cette partie par cœur : je voulais me faire plaisir… Attention, cette année, le parcours a été modifié pour emprunter davantage de sentiers, mais globalement, il s'agit d'une partie descendante. D'ailleurs, sur les 69 km, il y a plus de descentes que de montées. Cela fait très mal aux coureurs qui n'ont pas l'habitude.

> SOUCIEU - LYON : « Après une longue partie en faux plat, on arrive au petit pont sur le ruisseau du Garon. Juste après, il y a un chemin très raide qui peut se transformer en torrent s'il pleut. C'est ici que j'avais ressenti mes premières crampes aux adducteurs. Il n'y a qu'une chose à faire : freiner et réduire l'amplitude. Il s'agit d'une zone où l'on peut faire de grosses différences. Il reste à franchir la côte de Ste Foy après l'aqueduc de Beaunant. Mieux vaut marcher et reprendre des forces. On est dans la gestion physique. Le mental joue beaucoup. Cette année, les organisateurs ont ajouté une nouvelle bosse avant de basculer sur le vieux-Lyon. C'est une grosse difficulté. Je ne sais pas si ça apportera beaucoup à la course hormis pour le côté touristique. Pour résumer, il faut être humble, bien se ravitailler, ne pas hésiter à marcher dans les parties difficiles et se préparer à souffrir. La fin peut être un calvaire. »

2008_1207Image0172.JPG

Recueilli par B.Steen

SaintéLyon, pour le plaisir de patauger

leprog.jpgL'anachronisme de la SaintéLyon a de beaux jours devant lui. Créé en 1951 par une poignée de cyclos sevrés de vélo en hiver, le raid nocturne se bonifie avec l'âge. Jamais il n'avait été si couru qu'en cette 56e édition. Quand sonneront les douze coups de minuit devant Parc Expo à Saint-Etienne, ils seront 5 600 courageux, frontales scintillantes sur le crâne, à s'engager sur la route de Lyon pavée d'embûches. Une heure plus tard, ce sera au tour des relais de s'ébrouer (800 à deux relayeurs, 1 200 à trois et 2 200 quatre). Bref, pour la première fois de son histoire, la Classique de décembre va passer ce soir la barre des 10 000 concurrents en clôture des années « 00 ». Il y a neuf ans, ils n'étaient que 3 000 au départ…

La SaintéLyon occupe désormais une place de choix parmi les grands trails qui ont le vent en poupe. C'est dans l'air du temps : plus c'est long, plus c'est éprouvant, plus les candidats affluent. Ils vont être servis ce soir. Le flècheur, qui a reconnu le parcours en fin de semaine, leur promet une nuit « infernale ». Ça ne vaudra pas l'édition 1990 interrompue par une tempête de neige à Sainte-Catherine. A priori, ce ne sera pas non plus aussi glissant qu'en 2003. Mais, avec ce qu'il a tombé ces derniers jours, ce sera un vrai combat de boue. Heureusement, la température ne chutera pas en dessous de zéro mais les prévisions météo évoquent une petite pluie du matin…

Il y aura aussi une course, de plus en plus disputée. Une petite dizaine de coureurs semble en mesure de succéder à Fabien Antolinos qui a dû renoncer. Ses prédécesseurs (Guichard, Trottet, Rémond et Proietto) ne sont pas non plus de la partie mais Vincent Dellebarre et Ludovic Pommeret (2e et 3e en 2008) reviennent avec de l'ambition. Ils devront se méfier du Stéphanois Éric Legat (2e en 2007) qui a préparé son affaire, et d'une poignée de spécialistes (Bonaudo, Verhaeghe, Gault, Malarde, Mermond voire l'ex-cycliste Laurent Brochard). Chez les femmes, en l'absence de la tenante du titre Furtado, la Villeurbannaise Catherine Dubois (photo)(1re en 2007) poursuivra son duel avec la grande traileuse de l'année, Maud Giraud.

2009_1129Image0267.JPG
Pour les lève-tôt ou les couche-tard, premiers arrivants vers 5 heures.

Benjamin Steen

vendredi, 04 décembre 2009

La SaintéLyon en LIVE

affiche.jpgChaque participant sera cette année équipé d'un bracelet électronique équipé d'une puce à porter autour de la cheville. Ce dispositif permettra de suivre leur évolution, au grès des sept points de contrôle, en direct sur internet via le site de la SaintéLyon.

Eric Legat en rêve la nuit

leprog.jpgDeuxième en 2007, le Stéphanois ne cache pas qu'il revient cette année pour gagner


La SaintéLyon, Éric Legat est tombé dedans quand il était petit. « Avec ma famille, on habitait au Moreau, juste à côté du point culminant de la course (ndlr : entre Saint-Christo-en-Jarez et Sainte-Catherine aux alentours du km 21), raconte-t-il. Une fois, mes parents m'ont emmené voir passer la course. C'est un grand souvenir ! Ce soir-là, je m'étais dit que j'avais envie de faire ce truc. »

Des années plus tard, l'idée a pas mal évolué.

Aujourd'hui, il se verrait bien « inscrire (son) nom au palmarès ». Après une quatrième place (2002), deux abandons (2003 et 2005), une deuxième place en 2007 derrière Jean-Franck Proietto, et un forfait l'an dernier pour opérer une hernie inguinale, le Stéphanois bouillonne. Débit de mitraillette, pas l'ombre d'un doute dans la voix, il avance à découvert : « Cette fois, j'ai envie que ce soit ma SaintéLyon. Deuxième, c'était un bon résultat, mais j'imagine que gagner, c'est vraiment autre chose. On met tellement de soi dans la préparation que monter sur la première marche, ce serait… »

2009_1107Image0069.JPG
En tout cas, Legat a le profil type pour briller dans cette épreuve de 69km qui emprunte plus au marathon qu'aux ultra-trails, avec 50 % de chemins et 50 % de route. Depuis le temps qu'il court, ce professeur d'EPS et entraîneur de demi-fond au Fac Andrezieux doté d'un solide gabarit (1,80 m ; 69 kg) a emmagasiné la panoplie du coureur tout-terrain. Jeune, il fut un très honnête spécialiste du 3 000 m steeple, finaliste des championnats de France et détenteur d'un chrono sous les neuf minutes avant d'augmenter les distances. Il a tout couru du demi-fond au grand fond jusqu'à devenir un pilier de l'équipe de France des 100 km. En juin, il prenait la 9e place des Mondiaux de la spécialité à Torhout en Belgique (6h57'06'')...

« Je ne suis pas un spécialiste du trail, admet-il, mais j'aime quand c'est dur et long, quelque soit le sol, même quand c'est tordu (sic). On oppose souvent les traileurs et les routards, mais le moteur est le même. Tout est question de préparation. »

La sienne a été courte mais dense : six semaines à se « manger » 140 kilomètres parfois sur le parcours de la SaintéLyon qu'il a entièrement reconnu, un test conclu victorieusement au marathon des Causses, et enfin deux semaines en pente douce à l'approche de l'événement.

« Je suis prêt, assure-t-il. Pour la première, j'aborde la course avec beaucoup de sérénité. Sauf défaillance, j'aurai mon mot à dire. Après, c'est sûr que cette année, le plateau est vraiment relevé. Les purs spécialistes du trail, je ne les ai jamais rencontrés mais je les connais de réputation. » A la lecture des concours de pronostics en cours sur Internet, la sienne commence aussi à faire peur.

Benjamin Steen

vendredi, 27 novembre 2009

Calendrier Hors Stade 2010

LE CALENDRIER DES COURSE HORS STADE 2010
( Cliquez sur l'image)
Vous trouverez ce lien dans la rubrique 'Vos liens préférés'

2009_1018Image0002.JPG

19:54 Écrit par La Com dans Actualité, Course sur route | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 23 novembre 2009

Foulée Vénissiane, Nduwayo rayonne

leprog.jpgVainqueur en 29'37'', le Burundais de l'AS Rispoli virevolte deux ans après son arrivée en France

Il est le « routier » du week-end, pour ne pas dire le soutier, car s'il était sur les rotules hier midi, Emmanuel Nduwayo avait aussi le sourire du cannibale repu de victoires. Deux victoires en moins de 20 heures, ça cale… Vainqueur samedi après-midi - certes au petit trot - des 12 km du beaujolais nouveau au finish devant son compatriote Willy Nduwimana, le Burundais de l'AS Rispoli-Villeurbanne a remis ça sous la pluie hier au petit matin en enlevant le 10 km de la Foulée Vénissiane dans un contexte autrement plus concurrentiel.

Cette fois, vu les primes en jeu, il fallait en avoir sous le pied pour triompher d'un peloton de tête homogène que Karim Talaouanou (Lyon Athlé) fut le seul non-Africain de l'Est à accrocher après un début de course mené sur le mode du staccato, jusqu'à l'accélération d'Egide Manirakiza (AS Rispoli), qui retrouve la forme après avoir souffert d'une pubalgie ces deux dernières années : « Il me manque maintenant de l'entraînement… » Au 6e kilomètre, ne restait plus que le Kenyan Kamau Kanyi pris en tenaille par quatre représentants de l'armada burundaise qui joue dans la région lyonnaise à domicile.

Nduwimana prenait alors le relais de Manirakiza, suivi par ses deux compatriotes Nduwayo et Eric Niyonsaba, qui court sous casaque non pas Rispoli mais Tri.du.a.. Théoriquement, ce dernier aurait dû être le plus frais, pour avoir fait l'impasse sur le beaujolais samedi, mais Nduwayo trouvait les ressources pour boucler son week-end sur la plus haute marche, nouveau record de l'épreuve en prime (29'37''). « Avec autant d'athlètes de haut niveau, c'est allé très vite, racontait-il. Je suis resté dans une position d'attente parce que je suis plus spécialiste de semi-marathon, même si, à la fin, j'ai profité de ma vitesse que je travaille sur piste… »

A 25 ans, la trajectoire du jeune Burundais, né à Bururi à 2 000 m d'altitude le jour de Noël, commence nettement à se redresser. « Ce serait trop long à raconter », dit-il… Orphelin, il avait fui la guerre civile avant de transiter par le Rwanda, l'Ouganda, la Tanzanie et le Kenya pour s'installer il y a deux ans à Lyon où il connaissait Manirakiza. Demandeur d'asile, il s'était aussitôt mis à « claquer » les principales courses de la région. Même si ses chronos ne traduisent pas toute sa valeur, il gagne de plus en plus, court beaucoup et ne coupe pas aux affres de la suractivité au printemps dernier. « J'ai eu une tendinite au genou. J'ai dû m'arrêter, me faire traiter par un kiné. Et je suis parti m'entraîner à Font-Romeu… »

Depuis qu'il en est redescendu, il pète la forme, au point d'avoir remporté fin septembre le classement scratch du championnat de France de semi-marathon devant les athlètes de la Légion étrangère en 1h02'41''. Une sacrée performance qu'il ne cesse de confirmer. « Quand je suis arrivé, je courais en 1h10'. Maintenant, je suis autour de 1h02' ou 1h03'. Je suis vraiment très content. » Reste à trouver le bon compromis pour exploiter à bon escient ce potentiel.

Il semble en tout cas avoir retenu la leçon de sa blessure. Après un cross qu'il disputera la semaine prochaine à Toulouse, il a prévu en décembre d'observer un repos bien mérité.

Benjamin Steen

dimanche, 22 novembre 2009

Foulée Vénissiane,les résultats

090724-FOULEE-VISUEL.pngTouts les résultats de la 30ème édition de La Foulée Vénissiane sur le site de l'OMS de Vénissieux.

Marathon du Beaujolais nouveau

leprog.jpgLa veille de son anniversaire, Frédéric Desplanques s'est offert un beau cadeau. Hier, à quelques heures de souffler ses 39 bougies, ce Ch'ti instructeur-formateur dans la marine nationale près de Toulon, s'est adjugé le marathon du beaujolais nouveau dans un temps canon de 2h28'35''. Si le vainqueur n'a pas battu le record de l'épreuve (2h27'), son chrono lui a permis de reléguer le deuxième, Clément Couzon, à plus de 10 minutes (2h37'26''). Cette victoire sur 42,195 km est une grande première pour Férédéric Desplanques, qui participait, entre Fleurie et Villefranche, à son 5e marathon en cinq ans. « Je me sentais bien, alors je suis parti tout de suite devant », racontait-il sur la ligne d'arrivée. « J'ai confiance en moi et je ne me suis pas préoccupé des autres. »

Derrière, un groupe de trois poursuivants, constitué de Couzon, Badel et du tenant du titre Proietto, s'est formé sans chercher à prendre en chasse l'homme de tête que personne ne connaissait. « On l'a laissé partir et on a géré », rapportait le second du classement, qui avait déjà fini à cette place l'année dernière. À l'instar de Denis Badel (4e), mis à mal par des crampes au mollet, Jean-Franck Proietto n'a pas eu les ressources physiques pour défendre sa couronne. La faute à l'enchaînement de courses, qui lui verront préférer, l'an prochain pour ses 50 ans, la SaintéLyon au marathon du Beaujolais.

Ce qui est sûr, c'est que Stéphanie Ponthus (35 ans), résidente suisse mais originaire de Thonon-les-Bains, reviendra dans la région beaujolaise, après avoir battu son record personnel (3h13'10'') et remporté la course féminine, devant Michelle Leservoisier (3h19'58''), la lauréate en 2008.

Sur les 12 km, les Africains de l'AS Rispoli ont trusté les trois marches du podium aussi bien chez les hommes que chez les femmes. « Pour nous, c'était une course d'entraînement avant les Foulées Vénissiannes (aujourd'hui) », relevait Egide Manirakiza, battu au sprint par ses deux compères burundais, Emmanuel Nduwayo (1er) et Willy Nduwimana (2e). Du côté des filles, les deux Burundaises du club villeurbannais, Francine Nionizigiye et Godelieve Nizigiyimana, ainsi que l'Ougandaise Immaculate Chemutai sont arrivées ensemble. Mais l'ordinateur a désigné cette dernière comme vainqueur d'une cuvée 2009 historique : pour ses conditions météorologiques et sa fréquentation exceptionnelles. Avec plus de 1 700 participants enregistrés sur le marathon, les organisateurs ont battu leur affluence de 2007. Sur la 12 km, ils ont accueilli plus du double d'engagés, avec 2 400 dossards. « On est la première course du Rhône et le cap est tout trouvé pour l'année prochaine : nous viserons 5 000 coureurs, dont 2 000 sur le marathon », avance Alain Bouhy, le président des Beaujolais runners.

Thibaut Alex

samedi, 21 novembre 2009

Foulée Vénissiane, un gros plateau

leprog.jpgC'est une habitude : attirés par des primes substantielles, les cadors régionaux de la course sur route se retrouveront demain matin au départ des Foulées Vénissiannes. Au lendemain des 12 km du beaujolais nouveau où ils « s'échauffent » cet après-midi, les athlètes burundais de l'AS Rispoli seront en nombre au Parc de Parilly pour ce 10 km classant et qualifiant avec le vainqueur du semi-marathon de Bourg Willy Nduwimana, qui a déjà couru sous les 29 minutes, entouré d'Emmanuel Nduwayo et Egide Manirakiza. Les crossmen lyonnais Karim Talaouanou et Carlos Da Silva (Lyon Athlé) tenteront de leur résister le plus longtemps possible, tout comme Moussa Barkaoui (Fac Andrézieux), Quentin Willems (Décines Meyzieu A) ou encore Pierre Magand et Mickaël Fadeau (ESL). Chez les femmes, la victoire est promise également à une athlète des hauts plateaux du team Rispoli avec les Burundaises Francine Niyonizigiye et Godelieve Nizigiyimana ou l'Ougandaise Immacirate Chamutai. Pour cette 30e édition, les organisateurs de l'OMS de Vénissieux et de l'Afa Feyzin-Vénissieux ont remplacé l'habituel 5km par un semi-marathon. 090724-FOULEE-VISUEL.png

> 30e Foulées Vénissiannes demain. 10 km : départ à 9h ; 21km : 9h15. Inscriptions aujourd'hui à l'OMS de Vénissieux de 10h à 19h. Pas d'inscription demain avant le départ. > CROSS

MARATHON DU BEAUJOLAIS

leprog.jpgTandis que jeudi à l'heure du déblocage, on libérait des fûts des litres et des litres de primeur, les organisateurs du marathon et des 12 km du beaujolais nouveau, eux, fermaient les vannes. Stop, ils ne pouvaient absolument plus rien absorber ! Les listes d'engagement du millésime 2009 pleines à ras bord, ils mettaient prématurément un terme à la campagne des inscriptions, non sans avoir porté la jauge de 3500 à 4100 participants. Du coup, ce matin à Fleurie sur la ligne de départ du marathon (10h30), ils seront 1700 à espérer rallier le centre-ville de Villefranche par une température printanière, et 2400 dans l'après-midi à vivre l'expérience en plus petit sur 12 km depuis Arnas. C'est un double record qui fait de l'épreuve « la plus courue du département », se félicite le président des Beaujolais Runners Alain Bouhy. « Au niveau logistique, ce n'était pas possible de prendre plus de monde, regrette-t-il toutefois. L'an prochain, on fera en sorte de pouvoir accueillir 5000 participants. » Depuis 2005 qu'il a fait sa place au cœur des festivités liées à la sortie du vin nouveau le 3e samedi de novembre, le marathon du beaujolais - douze ans d'âge - a trouvé la bonne alchimie dans le plus pur style des épreuves festives sur le modèle du grand frère du marathon du Médoc (8500 inscrits en 2009). On court maintenant de toute l'Europe, et même d'un peu plus loin puisqu'un couple de New-Yorkais et un Tahitien seront au départ, pour se mêler à la foule bigarrée des marathoniens en habits de carnavaleux lâchés sur les flancs couleurs d'automne du vignoble, sans oublier les haltes dégustation dans les caves. Ambiance assurée.

get.aspx.jpg

Il y a aussi une course, une vraie, même si le record du monde ne sera jamais battu à Villefranche. Au fil des vainqueurs, se dessine aujourd'hui une forme de profil. Pour s'imposer à Villefranche, mieux vaut être un cheval de trait, certes affûté, qu'un pur-sang, pour résister à l'enchaînement des difficultés. Trois anciens vainqueurs se repiquent au jeu, le Suisse Jaunin, Mulot et surtout le tenant du titre Jean-Franck Proietto qui à 49 ans compte aussi deux SaintéLyon à son palmarès (1994 et 2007). Le Lyonnais, qui court sous la casaque de l'AS Rispoli, a peu couru cette saison et arrive très motivé : « L'air de la région me fait du bien », rigole-t-il. C'est lui qui détient la clé du triomphe de Joseph Rispoli qui avait déjà raflé le marathon en 97, 98, 99 (Jean-Pierre Brunet) et 2006 (Nyabenda), avant de réaliser un triplé l'an dernier avec les victoires sur le 12 km chez les hommes (Nizigiyimana) et les femmes (Niyonizigiye). Aujourd'hui, le « mécène villeurbannais » se verrait bien refaire main basse sur l'épreuve en déplaçant sur le 12 km son armada d'athlètes burundais emmenée par le vainqueur du semi de Bourg Willy Nduwimana.

Benjamin Steen

vendredi, 20 novembre 2009

Marathon à Lyon en 2010

image003.jpgL'association Oxigène organisatrice d'un 10km et d'un semi-marathon annonce sur son site internet l'organisation d'un Marathon avec un départ commun de Gerland, puis dans une seconde période les coureurs prendront des directions différentes dans les rues de Lyon.

Site officiel

mardi, 17 novembre 2009

Foulée Vénissiane

090724-FOULEE-VISUEL.pngRendez-vous ce dimanche pour la dernière course classante de l'année dans le Rhône avec la grande classique "Foulée Vénissiane".


Au programme 2009, le traditionnel 10km ainsi qu'un semi marathon.

Pour s'inscrire et aussi consulter la liste des inscrits au 17 novembre.

Marathon du beaujolais

logo2009.gifCommuniqué de l'organisateur :

Le succès important de notre « 12 km du beaujolais nouveau » nous oblige à modifier notre dispositif d’inscription puisque le seuil limite fixé à 2000 coureurs est aujourd’hui atteint (pour mémoire 1000 coureurs en 2008) ».

Soucieux d’apporter le meilleur service à nos coureurs, voici ce que nous avons donc décidé :

Vente de 400 dossards « 12 km » supplémentaires : attribution par ordre d’arrivée.

• Clôture définitive des inscriptions le jeudi 19 novembre à 19h00.

• Aucune inscription après cette date.

• Maintien du prix du dossard : 15 €.

Nous sommes désolés pour les personnes qui ne pourront être inscrites cette année et nous en excusons par avance. Rendez-vous en 2010.

Pour les heureux inscrits, bonne course … nous vous attendons en Beaujolais !

18:10 Écrit par La Com dans Actualité, Course sur route | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

jeudi, 12 novembre 2009

Marathon Nice-Cannes

pascaleparilly.jpgCe dimanche s'est disputé le Marathon Nice-Cannes avec quelques athlètes de Parilly.

Pascale Rotsaert (photo) réalise une nouvelle fois un très bon chrono, avec 3h02'26, elle termine deuxième de sa catégorie.

Florence Reignier et Jean-Francois Fave sont en 3h33'41.

L'ami Pascal Crozet maintenant sur St-Etienne réalise 2h41'51 pour une première expérience encourageante.

Le site officiel

18:59 Écrit par La Com dans Athlétisme, Course sur route | Commentaires (1) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 09 novembre 2009

Coupe des Alpes courses sur route à Cuneo

Ce dimanche à CUNEO ( ITALIE) avait lieu la 3ème édition de La Coupe des Alpes sur route 10km ( masculins ) et 6km ( féminines ), victoire chez les hommes de l'équipe LARA ( Barkaoui- Thibaud- Manirakiza- Mahan- Talaouanou ) devant La Lombardie et Le Piémont, 3ème place chez les féminines ( Alirol- Roche ), à noter l'excellent chrono de Karim Talaouanou 29mn57".

P1050846.JPG
Un grand merci à Gérard Palestra pour toutes ces infos

 

Foulées Majolanes, Hélène Guet l'emporte

leprog.jpgPassée tout près d'une sélection avec l'équipe de France l'an dernier pour les championnats d'Europe, la Décinoise Hélène Guet (photo) repart en campagne cette année avec l'intention d'obtenir son précieux sésame même si la concurrence s'annonce rude. En s'imposant hier devant la Burundaise Niziguyimana, elle a montré que le travail effectué durant le stage de Ligue de Bourg-en-Bresse avait porté ses fruits. « Je ressentais encore un peu de fatigue car la préparation a été lourde mais je suis bien revenue », confiait Hélène qui participera au cross d'Allones dans 15 jours pour le premier cross qualificatif avant de se rendre au cross de l'Acier une semaine plus tard pour éventuellement valider sa sélection. « Hélène fera sa rentrée à Allones mais c'est surtout au cross de l'Acier qu'il faudra qu'elle soit performante. Elle a ses chances, elle est mieux que l'an dernier à la même époque mais va également dépendre de ses concurrentes », explique son entraîneur Bastien Perraux qui suivra également avec attention le parcours de Claire Navez qui tentera de décrocher sa sélection avec les espoirs.

guet001.jpg

Après l'annulation de l'épreuve l'an dernier, les dirigeants de Décines Meyzieu Athlétisme ont tenté de relancer hier l'épreuve. Petite déception avec seulement 75 coureurs sur le 7,250 km mais la qualité des podiums vient redonner un peu de baume au cœur à Bastien Perraux, entraîneur et l'un des organisateurs de la course. « On savait qu'il n'y aurait pas beaucoup de monde cette année car la course n'était pas inscrite au calendrier des courses hors stade et surtout la météo n'était vraiment pas de notre côté. Pour l'an prochain on va essayer de mieux se placer au calendrier. La satisfaction en revanche vient de la qualité des coureurs présents ». Sur un parcours détrempé et boueux la victoire s'est jouée entre les deux Burundais Nduwimana et Niziguyimana, partis devant dès le départ bien suivis par Lebouteiller. À 500 m de l'arrivée, William Nduwimana lâchait tout le monde pour aller cueillir une victoire en 23'37. « C'était une course assez tranquille que j'ai prise comme un entraînement. Nduwimana m'avait battu au 10 km de Brest il y a trois semaines donc je prends une belle revanche « explique le vainqueur qui pourra retrouver son compatriote dans 15 jours lors du 10 km de Vénissieux. Chez les féminines la bagarre entre l'athlète du club Hélène Guet et la Burundaise Godelieve Niziguyimana a finalement tourné à l'avantage de la première qui a bien su revenir dans la course après un départ prudent.

jeudi, 05 novembre 2009

Annette Sergent, marraine!

leprog.jpgLe Marathon du Beaujolais Nouveau a bon goût. En faisant d'Annette Sergent (bientôt 47 ans) la marraine de son édition 2009, l'organisation a choisi ni plus ni moins l'une des plus grandes sportives françaises de tous les temps. Double championne de cross-country (1987, 1989), mais aussi multiple championne de France (cross-country, 3 000 m, 1 500 m), l'athlète possède un palmarès incroyable que les Beaujolais Runners ne pouvaient pas laisser passer. Surtout qu'Annette Sergent est une voisine : elle réside de l'autre côté de la Saône, à Sainte-Euphémie (Ain). « On s'est rencontré à Paris et Alain Bouhy (président organisateur du marathon) m'a proposé de devenir marraine », rapporte-t-elle. « Je connais l'organisation, j'étais présente l'année dernière. annette.jpgElle correspond à ce que j'aime dans le sport : le sérieux et la convivialité ». En 2008, la championne avait été invitée sur le parcours. Cette année, on la verra bien avant le jour J (21 novembre). Son image étant associée à celle du Marathon du Beaujolais Nouveau, Annette Sergent participera aux rendez-vous médiatiques et aux différentes opérations avec les partenaires de l'épreuve. Pas plus tard que cet après-midi, elle effectuera un repérage de la 12 km (Arnas-Villefranche) avec les Beaujolais Runners. Une distance qu'elle pourrait d'ailleurs courir le jour de la manifestation. Quant au marathon, ce sera peut-être pour une autre fois. « Je rentrerai tout juste du marathon de New-York (1er novembre) », justifie Annette Sergent, marraine et ambassadrice.

Thibaut Alex

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu