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vendredi, 30 janvier 2015

Floria Gueï, l’appel de la salle!

L’athlète de l’ESL lance dimanche sa saison en salle dans l’espoir de briller en solo aux champpionnats d’Europe à Prague.

Jusqu’à hier midi, Floria Gueï (ESL) n’avait pas mis les pointes de l’hiver à la Halle Diagana de La Duchère. « C’est à l’opposé de la ville, ce n’est pas très pratique », explique l’héroïne du 4x400m des championnats d’Europe de Zurich, habituée aux séances à la dure, par tous les temps, sur la piste du stade de Bron. Mais deux jours après son retour de stage à Potchefstroom au soleil de l’Afrique du Sud, pas question d’exposer son corps affûté à la pluie glaciale. Surtout, il s’agissait de reprendre ses marques sur l’anneau couvert de 200m (au lieu de 400m en plein air) et ses virages surélevés, avant sa rentrée dimanche sur 200m, un an après sa dernière (courte) apparition en salle aux championnats de France universitaires (23’’39 sur 200m, record personnel).

Cette fois, il y aura une suite sur 400m au meeting d’Eaubonne (10 février) avant les championnats de France (21-22 février à Aubière) et d’Europe (6-8 mars à Prague). Il faut remonter à 2011 pour trouver trace sur son CV d’un tel calendrier en salle. « Ce n’est pas l’objectif de l’année, mais ça fait longtemps que je n’avais plus fait de 400m en salle. L’idée, c’est de se faire plaisir et de prendre de l’expérience. »

« C’est plutôt pas mal… »

Star de youtube depuis son incroyable retour à Zurich et prix de l’exploit féminin de l’année 2014, la Lyonnaise n’en est pas moins restée sur une énorme déception en individuelle à Zurich (élimination en demi-finale) alors que ses chronos lui indiquaient le chemin du podium. « Je savais qu’il y avait un coup à jouer, regrette-t-elle. J’étais attendue et je n’ai pas su le gérer. Je me suis mis vraiment énormément de pression sur les épaules. » Regonflée par le relais et son nouveau record personnel à Rieti (51’’30), elle entend confirmer à Prague.

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A priori, sa forme de l’hiver doit – sauf accident – la propulser au moins en finale. En Afrique du Sud, son coach Djamel Boudebibah a enregistré des chronos inédits témoignant d’une courbe de progression toujours ascendante : « J’ai fait de bonnes séances dans d’excellentes conditions. Maintenant, il faut appliquer en compétition, mais c’est plutôt pas mal », souriait-elle hier après une série de départs dans les starting-blocks et deux sorties de virage de 90m… Poussée dimanche par ses partenaires de relais Marie Gayot et Elea Mariama Diarra, la confirmation ne devrait pas traîner.

B.Steen

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lundi, 26 janvier 2015

Julien Masciotra d’humeur boueuse

photo-joel-philippon (5).jpgTrès à l’aise dans la boue du parcours de la Tour-de-Salvagny, le Décinois (29 ans) a pris le meilleur sur son partenaire de club kenyan Daniel Kosgey pour remporter son premier titre régional. Il y a 6 ans, Julien Masciotra portait encore les couleurs de l’US Oyonnax.

Plus ça tombait et plus il avait le sourire. « Quand j’ai vu cette semaine qu’il n’arrêtait pas de pleuvoir et de neiger, je savais que ça jouait en ma faveur. » En débarquant au Parc de l’Hippodrome de la Tour-de-Salvagny (Rhône), Julien Masciotra n’a pas été déçu. Le bourbier espéré était bien là.

Une boue bien grasse, bien gluante, sur plusieurs centimètres qui a valu à quelques malchanceux d’y laisser leurs pointes… « A chaque foulée, il fallait forcer pour ressortir les pieds. Ça partait dans tous les sens », râlait après coup Julien Rancon.

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Sur un vrai parcours de cross, qui n’a d’hippodrome que le nom, il fallait d’abord veiller à rester debout dans les dévers. « Forcément, ça bouleverse la hiérarchie », admet Masciotra.

Suivez son regard. Grand favori, son partenaire kenyan au club de Décines Meyzieu Athlé, Daniel Kosgey, s’y est embourbé. Incapable de développer sa foulée, le vainqueur des championnats du Rhône n’a pas supporté les coups de boutoir de Masciotra dans les parties les plus techniques.

Également accompagnés depuis le départ par le spécialiste de course en montagne Julien Rancon (EA Grenoble) et le champion de la Loire Nicolas Gacon (Fac Andrézieux), le duo ne tolérait finalement que le jeune triathlète Simon Viain (ASPTT Valence).

Mais Julien Masciotra ne pouvait pas laisser passer cette occasion de décrocher son premier titre régional, alors qu’il avait buté sur Hassan Chahdi (absent cette année) en 2010 à Mably (2e).

« Ce n’est pas parti très vite, racontait-il. Au troisième tour, j’ai pris la décision de durcir. Je savais que les parties boueuses m’avantageaient. En plus, la longue ligne droite ne permettait pas de revenir avec ce vent de face. Mais Simon m’a donné du fil à retordre. »

Récompense pour son opiniâtreté

Cela valait bien un grand sourire et un doigt levé en franchissant la ligne. Ce n’est pas tous les ans que le champion Rhône-Alpes passe la ligne en vainqueur devant les étrangers : « Dans des conditions de course normales, Daniel (Kosgey) aurait été devant. C’est vraiment le crossman pur. Il faudra se méfier de lui aux championnats de France (1er mars aux Mureaux). Mais ça fait plaisir de gagner. »

A bientôt 30 ans (il les aura le 14 mars), l’athlète originaire de Nantua, passé par les clubs d’Oyonnax et de Grenoble et sélectionné une fois en équipe de France espoir (championnats d’Europe 2006 à San Giorgio su Legnano), tournait autour de cette récompense depuis des années.

Une opiniâtreté sans faille malgré un emploi du temps chargé pour cet ingénieur en génie civil d’un bureau d’études de Saint-Priest : « L’été, c’est difficile car je dois passer beaucoup de temps dehors. En revanche, l’hiver, je fais des horaires de bureau qui me permettent de bien me préparer. » Et ça ne rigole pas à l’entraînement dans le groupe de Bastien Perraux, où il croise le fer tous les jours avec un bataillon de Kenyans et de Burundais : « Ça stimule ».

Et maintenant ? Il sera forcément attendu dans deux semaines aux Interrégionnaux à Pontcharra (8 février). « On verra parce qu’il va falloir s’entraîner fort pendant dix jours en vue des championnats de France. Et a priori, ce sera roulant… » Que dit la météo d’ici là ?

Vittet y prend goût

Deuxième derrière l’Anglaise Beth Hawling, la Lyonnaise a confirmé son titre de championne du Rhône.

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Quand les chaperons du contrôle antidopage lui sont tombés dessus, Anne-Sophie Vittet (Entente Sud Lyonnais) les a accueillis avec un grand sourire : « C’est la première fois ! » Décidément, c’était la journée des premières pour la Lyonnaise. Deuxième de la course féminine derrière la jeune Anglaise Beth Hawling (AS Aix-les-Bains), elle a surtout décroché son premier titre régional, deux semaines après avoir survolé les championnats du Rhône.

Dans la boue de La Tour-de-Salvagny, l’ex-athlète de l’AS Aix-les-Bains et de Lyon Athlétisme n’a pas volé sa victoire devant la Kenyanne Jeronoh – qui a certes perdu une chaussure à mi-course -, la championne de la Loire Adeline Roche, l’ancienne Internationale Hélène Guet ou encore Laura Miclo. Bref, il y avait du monde derrière, mais Anne-Sophie Vittet n’est plus la même depuis cette saison. Ancienne championne de France cadette du 1 500 m steeple, avant un arrêt de deux ans en espoir, cette Villeurbannaise s’est relancée cette année en rejoignant le groupe d’entraînement de Philippe Rémy où elle effectue ses séances avec les garçons : « Elle est passée de 40/45 kilomètres par semaine à 80/90 kilomètres, explique le coach lyonnais. À haut niveau, c’est indispensable. Comme elle est réceptive et qu’elle a des capacités, ça fonctionne. » Septième de Marseille-Cassis à l’automne, cette passionnée de cani-cross explose cet hiver : « En ce moment, même avec de la fatigue, je fais des bonnes séances. Aujourd’hui, je me sentais facile. C’est pour ça que j’ai pris la course à mon compte jusqu’à ce que l’Anglaise me relaye… »

Un relais très appuyé qui a permis à Beth Hawling (20 ans) de l’emporter. À la grande surprise de cette étudiante en français et en allemand installée en Savoie jusque début mars : « J’aime la boue, dit-elle. Mais je n’avais pas gagné depuis si longtemps… »

L’hommage à Moussa Barkaoui

Il aurait dû courir le cross court des championnats Rhône-Alpes. Quarante-huit heures après son décès des suites d’une crise cardiaque survenue à l’entraînement, le souvenir de Moussa Barkaoui (43 ans) a accompagné tous les coureurs à La Tour-de-Salvagny. Une minute d’applaudissements a été dédiée à l’ancien international de cross devenu coach au Fac Andrézieux. « C’était le gentleman des pelotons », lui a rendu hommage le vice-président de son club Eric Legat. Une expression qui résume bien cet excellent demi-fondeur dont la gentillesse était unanimement appréciée. Moussa Barkaoui sera enterré mardi (12 h 50 à la Mosquée d’Andrézieux).

Benjamin Steen

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Les superbes photos de Joël Phlippon du Progrès

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dimanche, 25 janvier 2015

Décines-Meyzieu, la course en avant !

Dominateur en cross, le troisième club du Rhône (derrière l’ESL et Lyon Athlé) se structure de plus en plus. Son ambition : faire sa place au niveau national.

Il y a deux semaines à Grigny, on n’a vu que du bleu ou presque. Vainqueurs des championnats du Rhône de cross long (le Kenyan Daniel Kosgey)

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et court (Naïm Mekraldi), il s’en est fallu de peu que les athlètes du club de Décines-Meyzieu Athlétisme (DMA) n’emportent aussi le cross long femmes (Hélène Guet 2e ).

Un coach embauché

Ce n’est pas tout à fait d’aujourd’hui que le club brille en cross. En 2013, il avait d’ailleurs fait le doublé hommes/femmes aux départementaux (Eliud Sugut/Guet). Mais désormais, il cumule aussi les places d’honneur et dans plusieurs catégories (deux podiums chez les juniors aux Départementaux).

Cette bonne passe du club de l’est Lyonnais ne doit rien au hasard. Parti il y a trois ans en Alsace pour entraîner Bob Tahri, Bastien Perraux est revenu l’an passé dans son club d’origine. Depuis, le jeune coach s’applique à constituer un groupe de demi-fondeurs de premier plan. A son noyau d’athlètes africains, se sont ajoutés cette année quelques très bons régionaux comme les frères Othmane et Mounir Hsain, le jeune Naïm Mekraldi ou encore Samir Tatah (tous en provenance de Saint-Etienne). « Cette année, l’objectif est de nous qualifier pour les championnats de France, mais en 2016, lorsque nous aurons le droit d’aligner tous nos mutés, on jouera le podium par équipe », annonce d’ores et déjà Bastien Perraux.

Une ambition qui traverse l’ensemble du club selon le nouveau président Guillaume Schroll (42 ans), élu en décembre dernier : « Nous avons des projets ambitieux, ne cache pas ce patron d’un centre de formation spécialisé dans le sport. On espère passer de 300 à 400 licenciés en nous inscrivant dans toutes les pratiques de l’athlétisme. Sportivement, l’accent est mis sur la structuration pour pérenniser le club. » Coach de sprint, Grégory Duval, qui entraîne les Internationales Jennifer Galais (sprint) et Eléa-Mariama Diarra (400m), a notamment été embauché à travers une association aidée par la Ligue Rhône-Alpes et un sponsor privé.

Actuellement en Nationale 2, le DMA candidatera rapidement à l’accession à la Nationale 1 aux Interclubs. « Ce sera l’objectif en 2016, affirme Perraux. On vient d’avoir deux années difficiles mais on a densifié le haut niveau. C’était notre problème jusqu’à maintenant : on avait des grosses têtes mais des petites jambes. On tente de remettre le club à l’endroit. »

B.S.

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mardi, 20 janvier 2015

Martin Carrere casse une barrière

Les nombreux changements opérés l’été dernier semblent déjà porter leurs fruits pour Martin Carrere qui a battu son record sur 400m pour sa première sortie de l’année (47’’91 au lieu de 48’’11 en extérieur).

En coupant samedi la ligne en 47’’91, non seulement Martin Carrere (24 ans) est passé pour la première fois sous la barre des 48’’00 sur 400m, mais il en a profité pour raboter 20 centièmes à son record (48’’11 en 2013 en extérieur). Le tout en laissant une belle impression lors de ses deux tours de pistes : « Il est bien placé et bien gainé, c’était vraiment joli à voir », notait d’ailleurs Jean-Jacques Behm, spécialiste de la distance.

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Objectif moins de 50 secondes sur 400m haies

Martin Carrere de son côté se montrait évidemment satisfait de sa performance et avouait même une certaine surprise en voyant son chrono : « Je savais que j’étais bien et que je pouvais battre mon record, mais je ne pensais pas pouvoir faire ce chrono pour ma première sortie. Cela fait deux ou trois ans que je cherche à descendre sous les 48’’00. Donc, forcément, je suis très heureux », indiquait Martin, tellement heureux et surpris qu’il n’en a pas dormi de la nuit et n’était pas en mesure de s’aligner ce dimanche sur le 200m.

Au vu de la performance réussie par Martin Carrere samedi soir, il serait facile de faire un raccourci entre ce nouveau record et son changement d’entraîneur et de club l’été dernier puisqu’il est passé de Décines (avec Grégory Duval) à l’Entente Sud Lyonnais (avec Franck Matamba). Mais le nouveau coach du champion de France «national» sur 400m haies (51’’12) - pour sa première saison sur la distance - tempère rapidement et refuse de tirer la couverture à lui : « Il ne faut pas croire que c’est uniquement le travail réalisé depuis septembre avec Martin qui nous permet d’obtenir ce résultat. Je bénéficie aussi de tout le travail réalisé avec Grégory en amont. »

Au moment de trouver les raisons de cette excellente entrée en matière, l’athlète de Bron saluait tout de même le travail effectué depuis la rentrée : « Avec Franck, j’effectue un travail différent de ce que je faisais avant avec Grégory Duval. Je travaille plus la résistance alors qu’avant, mon travail s’axait plus sur la vitesse. Cela ne fait que quatre mois que je suis avec mon nouveau coach mais je sens déjà que j’ai plus de résistance et que je pioche moins en fin de course. Je ne m’entraîne pas plus qu’avant mais j’avoue que le contenu est plus dur à encaisser. Donc maintenant je fais vraiment très attention à la récupération », explique Martin qui espère bien se qualifier pour la finale des championnats de France sur 400m en salle avant de basculer sur les haies cet été avec l’envie de passer sous la barre des 50’’00 sur la distance.

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lundi, 12 janvier 2015

Championnats du Rhône à Grigny

Fabien Fuster s’accroche à sa belle histoire

Deuxième derrière le Kenyan Daniel Kosgey, le Lyonnais a décroché son troisième titre départemental, le deuxième de suite, malgré une grave blessure qui l’a handicapé deux ans et dont il ressent toujours les effets.

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Cela commence à ressembler sinon à un « règne », du moins à une belle petite série. Déjà champion du Rhône 2011 et 2014, à chaque fois à Décines où il résidait jusque cette année, Fabien Fuster a réalisé la passe de trois ce dimanche sur le circuit de Grigny où on n’avait plus couru de cross depuis 19 ans. À l’époque, Jacques Maréchet y avait décroché l’un de ses treize titres départementaux… C’est tentant, mais impossible d’établir un début de comparaison selon Fabien Fuster : « Vis-à-vis des glorieux aînés tels que Jacques, c’est un honneur, disait-il à l’arrivée, le long du bassin de joûtes en bordure du Rhône. Mais je ne leur arrive pas à la cheville ! »

Malaise et paralysie du côté droit

Question talent intrinsèque, peut-être, car le coureur de Lyon Athlétisme est avant tout un exemple d’opiniâtreté. Petit, il a longtemps dû porter un corset et se dépatouiller avec une cheville bloquée. Après des années d’efforts, ça ne l’avait pas empêché d’arracher un premier titre départemental senior. Mais une mauvaise chute allait immédiatement après le stopper deux ans : « La moelle épinière a été touchée, raconte-t-il. Peu à peu, j’ai commencé à avoir des malaises et à perdre toute la sensibilité côté droit. Je commençais à être très inquiet. Tous les spécialistes que je consultais ne trouvaient rien. Finalement, la solution est venue d’un osthéo. »

Une année lui sera nécessaire pour recouvrer ses moyens avant son second titre… « Il va de mieux en mieux, mais il n’est pas encore tout à fait à 100 %, confie Jacques Maréchet. On le fait très peu courir pour l’épargner. A la reprise, ce n’était vraiment pas gagné. Et encore cette semaine, il était loin d’être le meilleur du groupe à l’entraînement. »

Il faut croire que les départementaux le subliment : « Je ne pensais pas que je serais aussi bien que ça », souriait-il après avoir manœuvré au plus juste dans la foulée du Kenyan Daniel Kosgey Chebii. Grandissime favori de la course, mais hors concours pour le titre puisqu’il est étranger, l’athlète de Décines Meyzieu a comme prévu imprimé un train d’enfer : « ça allait vite pour nous, mais c’était un footing pour lui. Il en avait sous le pied », selon Fuster. Un par un, les coureurs ont quand même décramponné jusqu’à ce qu’ils ne se retrouvent plus que trois avec Samir Tatah (Décines Meyzieu Athlé également). « On savait que ce serait le plus dangereux pour le titre, expliquait Jacques Maréchet. Fabien a su se servir de Daniel pour lâcher Samir. Il a été très intelligent. Et très fort aussi parce qu’il n’est pas un spécialiste de ce genre de parcours rapide. Lui, c’est plutôt les bosses et la boue ! Mais j’ai tout de suite vu qu’il était dans le coup. C’est sa course ! C’est vraiment quelqu’un qui le mérite. »

Et maintenant ? « Je ne vois qu’à court terme, dit-il. Je ne pense qu’aux Régionaux (25 janvier à La Tour-de-Salvagny). » Ce sera une paire de manches mais sa saison est d’ores et déjà réussie…

Vittet sur le bon chemin

Anne-Sophie Vittet était venue pour faire troisième : « Je pensais qu’Emmie (Charayron) et Hélène (Guet) seraient au-dessus. » La première est en fait en Nouvelle-Zélande. Quant à la seconde, qui défendait son titre, elle n’est plus tout à fait aussi concernée : « Je m’entraîne beaucoup moins, dit-elle. Mes priorités ont changé. Mon objectif est juste d’aller aux championnats de France avec mon compagnon. Aujourd’hui, je savais que je prendrais une tarte (sic). »

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La bonne formule

L’ancienne internationale y va un peu fort. Le suspense a tenu jusqu’au dernier tour, quand Anne-Sophie Vittet était toute surprise de prendre son envol: « Hélène est une fille super-forte, dit-elle. Je suis vraiment contente de la battre pour la première fois. »

L’ancienne championne de France cadettte du 1 500 m steeple a beau faire l’étonnée, elle était presque la grande favorite. Septième à l’automne de Marseille – Cassis, elle a trouvé à 25 ans la bonne formule. « En espoirs, j’avais arrêté deux ans, raconte cette comptable installée à Villeurbanne. A ma reprise, je me suis entraînée avec Jacques (Maréchet), Yvan (Bourdeau), Jimmy (Jean-Joseph) avant de travailler avec Philippe (Rémy) et de m’entraîner avec des athlètes de l’Insa. Avec eux, je me suis mise à faire du long. J’ai perdu du poids. Je crois que c’est ce qu’il me faut. »

De quoi lui ouvrir l’appétit : « Je vais faire toute la saison de cross, mais l’objectif, c’est de me qualifier pour les championnats de France sur 3 000 m steeple. »

Inséparables

Ce fut sans conteste la plus belle bataille des championnats du Rhône. Incapables de se départager sur 3,2 km à tombeaux ouverts, Julien Masciotra, Naïm Mekraldi (Décines Meyzieu) et Igor Bougnot (Entente Sud Lyonnais) ont terminé le cross court au sprint. Tenant du titre, ce dernier avait quelques mètres de retard avant l’emballage, mais a su faire parler ses qualités de finisseur pour revenir sur les Décinois. Dans un dernier sursaut, Mekraldi parvenait à rester à la hauteur de Bougnot. Les deux hommes coupaient la ligne dans un même élan. En l’absence de photo-finish, les juges ont décidé de les classer ex aequo.

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Toutes les photos sont de Maxime Jegat

B.Steen

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Quelques photos des vétérans

lundi, 15 décembre 2014

CROSS DU MAMELON À DÉCINES. Soukhal et Kosgey Chebii s’imposent

IMG_2662.JPGLa sociètaire de Lyon Athlé et le licencié du club organisateur ont remporté la 44e édition.

Après Oullins (La Bachasse) et Saint Priest (Les Myriades) en novembre, la coupe du Rhône de Cross faisait étape ce dimanche à Décines.

La 44° édition du cross du Mamelon, compétition à label régional et doyenne de ce type d’épreuves dans le département a proposé un beau plateau.

D’abord en quantité puisque le club organisateur du Décines Meyzieu Athlétisme (D.M.A.) en accueillant 820 coureurs a battu un nouveau record mais également au niveau du spectacle proposé.

Sur un circuit qui en janvier dernier avait déjà servi de support aux championnats du Rhône, les spécialistes de la discipline s’en sont donnés à coeur joie par une douce journée et de surcroît sur terrain sec.

Sur la course reine masculine, le kenyan du Décines Meyzieu AthLétisme, Daniel Kosgey Chebii a mené de bout en bout pour s’imposer facilement en moins de 29 minutes et une minute d’avance sur ses poursuivants qui ont lutté au sprint pour les autres places du podium.

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La course féminine a vu la belle victoire de l’espoir algérienne Hadjer Soukhal,licenciée à Lyon Athlé, devant sa camarade de club Anne Le Cunuder et la sociétaire de l’ASVEL et première vétéran, Florence Reignier.

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Sur le cross pour tous, le local Julien Masciotra s’est imposé avec 53 secondes d’avance alors qu’en féminines, c’est la jeune Solène Flurian, non licenciée qui franchissait la première la ligne d’arrivée.

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Les résultats

Espoirs et seniors hommes (8946 mètres): 1. Daniel Kosgey Chebii (Décines Meyzieu Athlétisme) 28’56, 2. Sylvain Chaumelle (CO Champagne) 29’ 56, 3. Ignacio Sanchez Garcia (EA Bourg) 29’ 58.

Equipes: 1. Asvel ,2. Lyon Athlé, 3. Entente Ouest Lyonnais.

Femmes (Espoir,senior et vétéran (4731 mètres): 1. Hadjer Soukhal (Lyon Athlé) 17’25, 2. Anne Le Cunuder (Lyon Athlé) 17’34, 3. Florence Reignier (Asvel) 17’ 50.

Equipes: 1. Asvel, 2. AC Tassin.

Juniors: 1. Thibault Larpin (Lyon Athlé) 18’ 38, 2. Océane Chauvet (AC Villefranche) 19’ 44.

Cross pour tous

Hommes: Julien Masciotra (DMA) 18’ 08

Femmes: 1° Solène Flurian (NL)

Vétérans: Philippe Robin (CA Bellegarde) 31’22.

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Les PHOTOS

samedi, 13 décembre 2014

CROSS DU MAMELON. Un beau plateau est attendu à Décines

IMG_2905.JPGLa saison de cross se poursuit ce dimanche à Décines avec le traditionnel cross du Mamelon qui soufflera cette année sa 44ème bougie.

L’épreuve se déroule sur le terrain du Sablon, le long de la Rocade Est.

Après le cross des Myriades il y a 15 jours, le cross du Mamelon devrait encore réunir un gros plateau d’athlètes de tout âge et de tout niveau sur un terrain sinueux et vallonné, particulièrement apprécié des coureurs.

«Je ne me fais pas trop de soucis quant à la participation car c’est le plus vieux cross du département et les athlètes ont leurs habitudes ici et apprécient vraiment ce parcours » indique Guillaume Schroll, le nouveau président du Décines Meyzieu Athlétisme, qui espère que les coureurs du club comme Hsain, Sugut, Masciotra ou Kosgei seront au rendez-vous pour offrir un spectacle de haut vol.

Infos pratiques :

Accès au cross par la rue du Sablon à Décines.

Début des épreuves à 10h20 avec le cross pour Tous, suivi des épreuves pour les Ecoles d’athlétisme, les poussin(e)s, Benjamin(e)s, Minimes, Cadet(te)s puis les courses Juniors Espoirs, Séniors et Vétéranes à 14h40 et Espoirs Seniors à 15h10.

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Inscriptions le jour de la course.

En savoir plus

lundi, 01 décembre 2014

CROSS DES MYRIADES: Nizigiyimana triple la mise en beauté

IMG_2031.JPGLauréat en 2011 et 2012, Ezechiel Nizigiyimana signe son retour à Saint-Priest en s’offrant une troisième victoire devant l’Ethiopien Kumbi.

Bloqué à Marseille l’an dernier à la Légion Etrangère pour faire ses classes, Ezechiel Nizigiyimana a repris ses bonnes habitudes hier après-midi au complexe sportif Pierre Mendes France de Saint-Priest.

Kumbi, lièvre de luxe

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Favori, le Burundais, diminué par une tendinite ces dernières semaines, a réalisé une course tactique parfaite en laissant ses adversaires mener durant la majeure partie de la course avant de porter son attaque dans le dernier tour.

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« Il faut vraiment féliciter l’Éthiopien Kumbi qui a fait un boulot exceptionnel devant durant les trois quart de la course » confiait d’ailleurs à l’arrivée Pierre Pompili, l’entraîneur d’Ezechiel impressionné par le train imprimé par Kumbi.

Si l’Éthiopien a fait forte impression durant sept kilomètres, Nizigiyimana a pour sa part parfaitement bien mener son affaire en attendant le dernier tour pour porter son estocade et reprendre les commandes de la course avant de lâcher définitivement son dauphin dans les derniers 200m au terme d’une dernière accélération qui en dit long sur son état de forme.

« J’ai vu que l’Ethiopien était un peu moins bien sur la fin et ça m’a donné confiance » explique Ezechiel qui apprécie particulièrement cette victoire après quelques semaines de doute.

« J’étais un peu moins bien ces derniers temps. Je pensais à ma tendinite au talon mais là tout c’est bien passé et cette victoire est très importante pour la confiance et pour la suite de la saison » explique l’athlète de 25 ans qui participera la semaine prochaine à la corrida de Genève avant de s’attaquer aux grands cross internationaux en début d’année 2015.

Derrière les deux hommes, seul le Kenyan Abel Maina Ndemi est parvenu à suivre le rythme endiablé du dernier tour avant de lâcher prise dans l’emballage final et d’accuser 19 secondes de retard à l’arrivée.

Plus loin, le vice-champion de France de semi-marathon James Theuri n’a pu faire mieux qu’une 5e place derrière le Kenyan de Décines Daniel Kosgey (photo).

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Si la course homme a tenu toutes ses promesses, la Russe Kristina Danilenko a éclaboussé la course femme de toute sa classe.

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Après une première partie de course prudente dans le sillage de la Grenobloise Magalie Bernard, Danilenko a pris les choses en main en imprimant un train d’enfer et en laissant Susan Kipsang et Bernard loin derrière se disputer la seconde place.

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« Tout s’est passé comme nous l’avions espérer avec mon coach. Je savais en début de course que j’avais les moyens de gagner et j’ai bien respecté les consignes » indiquait la lauréate qui succède au palmarès à sa compatriote Elena Sedova victorieuse en 2013.

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samedi, 29 novembre 2014

CROSS DES MYRIADES : Nizigiyimana en terrain conquis

IMG_1073.JPGDouble vainqueur du cross de Saint-Priest en 2011 et 2012, le Burundais de l’équipe de la Légion étrangère sera ce dimanche le grand favori, malgré de récents résultats en demi-teinte.

Depuis qu’il a rejoint l’équipe de la Légion étrangère, Ezechiel Nizigiyimana avait disparu de la région. Deux ans après son second succès consécutif au cross des Myriades en 2012, le Burundais va faire son retour à Saint-Priest demain. Sur un tracé qu’il maîtrise à la perfection, l’ancien athlète de l’Asvel Villeurbanne partira avec une immense pancarte de favori dans le dos, même si ses derniers résultats (13e de Marseille-Cassis) n’ont pas le lustre de ce qu’ils furent en 2012 (1er des 20km de Paris).

Il aura à surveiller ses compatriotes Onesphore Nkunzimana (également double vainqueur des Myriades en 2009 et 2010) et Eric Niyonsaba. Mais la menace devrait davantage venir du récent champion de France de semi-marathon James Theuri, du Kenyan Abdel Maina Ndemi ou encore de l’Éthiopien Bechere-Tura Kumbi, deuxième la semaine dernière des 10km de Vénissieux. À suivre aussi le Russe Andrey Minyakov et le Lyonnais Guy Rouania, actuellement en grande forme.

Côté femmes, les Russes Kristina Danylenko et Marina Kovalova sont annoncées, mais les Burundaises Francine Niyionizigiye et Godelieve Nizigiyimana devraient être difficiles à lâcher. Les chances régionales seront défendues par la Grenobloise Magali Bernard, la Décinoise Hélène Guet et la Lyonnaise Anne-Sophie Vittet.

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> Le cross des Myriades, ce dimanche au stade Mendès-France de Saint-Priest.

Début des épreuves à 9h30. Cross des As femmes à 15h00. Cross des As hommes à 15h30.

Le Programme

Les principaux engagés

 

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B.Steen

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lundi, 24 novembre 2014

FOULÉE VÉNISSIANE 10 KILOMÈTRES. Adam comme un grand

Le jeune Haut-Savoyard, étudiant à l’Insa de Lyon (24 ans), a maîtrisé une course très dense pour s’imposer en 30’24’’ au sprint devant l’Éthiopien Kumbi.

Un petit coup d’œil sur sa droite à 100 m de la ligne d’arrivée et Guillaume Adam en a remis un petit coup. Juste ce qu’il fallait pour écarter l’Éthiopien Bechere-Tura Kumbi qui n’est pas le premier venu. « À 500 m, je n’étais pas très bien. Mais j’ai usé de mon profil de coureur de 1 500 m et j’y suis allé à l’orgueil. Finalement, à 100 m de l’arrivée, j’ai compris que je pourrais contrer son retour », souriait à l’arrivée le 5e des championnats de France élites l’été dernier à Reims où il avait failli créer une grosse sensation en jouant crânement sa chance dans le dernier virage.

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Photo Maxime Jegat

« L’objectif final, ce sont les JO »

Guillaume Adam

Ce n’était pas passé ce jour-là, mais depuis, le coureur né à Annemasse voltige. Vainqueur le mois dernier du 10 km de Lausanne en 29’31’’ (record personnel), il a parfaitement assumé son rôle de grand favori ce dimanche lors de la 35e édition de la Foulée Vénissiane. Il a fallu manœuvrer habillement dans un contexte très relevé (ils étaient encore 12 en tête au 7ekilomètre !) et dans les bourrasques de vent. C’est lui, d’ailleurs, qui a relancé le rythme après un sérieux coup de frein entre le 2e et le5e kilomètre : « Je me suis vite rendu compte que seule la victoire était importante. En passant en 15’20’’ au 5e kilomètre, on ne pouvait pas espérer aller plus vite. »

Il lui reste à disputer la course de l’Escalade à Genève dans deux semaines et il en aura fini avec une préparation automnale particulièrement lourde alors qu’il est en stage dans une grande maison horlogère suisse. « Pour être fort sur 1 500 m, il faut beaucoup de foncier. Actuellement, j’en suis à 120 km par semaine », détaille-t-il. « C’est le volume qu’il doit s’infliger pour prétendre atteindre le niveau international, confirme Bastien Perraux qui le coache quand il est à Lyon. Sa chance, c’est qu’il l’assimile bien et que ça le fait progresser très vite. »

Passé du 800 m au 1 500 m il y a deux ans, il tape en effet déjà à la porte de l’équipe de France avec un record sur la distance à 3’38’’41 (à Montbéliard le 6 juin dernier). « Je me dis que j’ai une marge de progression, assure-t-il. Cette saison, je n’ai pas trouvé de bonne course pour faire un gros chrono. Je me dis que je ne suis pas encore à 100 %. Je continue de travailler et il faut y croire. À la fin de l’année, j’aurais fini mes études. J’aimerais trouver un poste à mi-temps ou me donner une année pour ne faire que de l’athlé. »

En attendant, il visera une première sélection pour les championnats d’Europe en salle à Prague (6-8 mars), en regardant plus haut : « L’objectif final, ce sont les JO. »

Benjamin Steen

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Tous les résultats 10km et semi-marathon

Un gros incident a rendu impossible la récupération de quelques 800 photos, désolé :-(

samedi, 22 novembre 2014

FOULÉE VÉNISSIANE DIMANCHE. Excès de vitesse à prévoir

dimanche-23-novembre-2014-09-00-00-Sport-35eme-Foulee-venissiane-2014_article.pngC’est du jamais vu à la Foulée vénissiane. Les inscriptions ont dû être stoppées dès jeudi après que les 1750 dossards prévus par les organisateurs ont tous trouvé preneurs… Du coup, de nombreux élites se sont retrouvés le bec dans l’eau. Dommage pour eux car c’est l’un des 10km (et semi-marathon) les plus rapides de la région. Mais l’épreuve tracée principalement dans les allées du Parc de Parilly (en sens inverse cette année) pourra quand même compter sur un plateau de tout premier choix.

Sur le 10 km, ce sera très dense en présence de l’Éthiopien Bechere Tura Kumbi et de Guillaume Adam (5e des championnats de France élites de 1500m) qui vient de courir en 29’31’’ à Lausanne. À suivre aussi, le Kenyan de Décines Daniel Kosgei et ses partenaires d’entraînement Othmane Hsain, Samir Tatah et Mounir Akbach. À signaler chez les femmes la présence de l’internationale de course en montagne Christel Dewalle et de la Lyonnaise Anne-Sophie Vittet actuellement en grande forme. Sur le semi-marathon, peu de surprise à attendre puisque le Kenyan de Décines Eliud Sugut (2h14’57’’ au marathon de Rennes et vainqueur du semi de Beaune) est au départ.

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Foulée vénissiane, dimanche. 10km à 9h00 et semi-marathon à 9h25.

B.Steen

mercredi, 19 novembre 2014

DÉCÈS D’ALAIN GILLES. Une légende s’en est allée…

title.jpgLe joueur emblématique de l’ASVEL, l’un des meilleurs basketteurs français de l’Histoire, est décédé hier à l’âge de 69 ans.

«Alain Gilles est né avec le basket, pour le basket ». C’est ainsi qu’André Vacheresse l’avait décrit dans sa préface d’un livre (1) intitulé tout simplement : « Alain Gilles, monsieur basket ». L’autre surnom de ce surdoué, c’était « Gillou ». Voilà, les deux facettes de ce type éternellement barbu, qui a traversé la vie en dribblant les conventions et parfois les convenances, sont résumées dans ces deux alias.

Un talent pur comme un diamant

Côté cour, monsieur basket, côté jardin, Gillou. Le sportif a été longtemps, très longtemps, le meilleur joueur de l’histoire du basket français. Il a quand même fallu un Antoine Rigaudeau pour oser la comparaison, et un Tony Parker pour refaire le match. Un précoce lancé chez les grands à quinze ans et huit mois, mais qui a aussi procédé à la vendange tardive d’un titre à 39 ans, en signant une entrée évidemment décisive en finale de la Coupe de la Fédération 1984.

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Un talent pur comme un diamant, qui a écrit des pages de légende en offrant à l’ASVEL le titre de champion de France le plus improbable en ayant gagné à lui seul sept fins de matches dans une seule saison, à une époque où on ne parlait pas de money time.

Parce qu’on parlait peu anglais et argent dans le basket de Monsieur Alain Gilles. On ne parlait pas non plus énormément de diététique ou d’hygiène de vie, pourtant les matches duraient trois mi-temps à cette époque.

« S’il ne fut pas toujours un modèle, pour un sportif de haut niveau s’entend, par sa façon d’appréhender les (bonnes) choses de la vie, il reste un merveilleux souvenir pour ceux qui ont eu le bonheur de le connaître sur un terrain » avait écrit Serge Galichet (2), le journaliste qui connaît le mieux la carrière et la vie d’Alain Gilles pour l’avoir suivi depuis ses débuts.

Gillou a gardé toute sa vie une humeur de gamin espiègle. Pourtant, la vie qui lui a certes offert un don exceptionnel, ne lui a pas toujours fait de cadeau. Mais au crépuscule de sa carrière de joueur, quand survient ce qu’un sportif de haut niveau ressent comme la mort de sa première vie, il a eu ce regard lucide sur sa carrière, encore dans le livre qui lui était consacré (2) :

« Ma réussite a dépendu aussi de rencontres opportunes. Je n’en citerai que deux : André Vacheresse et le président de l’ASVEL, Raphaël de Barros. J’ai sans doute eu tort de croire que tout m’était ouvert, que tout m’était permis, parce que j’avais réussi à maîtriser le basket. Je m’en suis finalement bien tiré. Mais je ne crois pas être un modèle pour les jeunes dans la première partie de ma vie. Jeunes qui rêvez de mener une carrière sportive comme la mienne, n’oubliez surtout pas d’avoir un métier et une place dans la vie, c’est plus important que tout » conseillait-il.

Il ajoutait aussi ceci : « il y a autre chose, difficile à définir : le besoin de liberté, d’indépendance d’un jeune garçon, qui sent et qui voit que l’on s’attache à ses faits et gestes, dans le cas particulier, à ses performances ». Alain Gilles se cachait derrière cela, mais il fallait juste le savoir, et alors, on était invité à rencontrer Gillou, qui fut aussi un champion de l’amitié.

(1) « Alain Gilles, monsieur basket », éditions Alta, par Philippe Vourron, alors chef du service des sports du Progrès.

(2) « La Vie en Vert » chez Horvath.

Philippe Perroud

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Quelques liens:

Site de l'ASVEL

Des photos du Pogrès

Une vidéo


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lundi, 17 novembre 2014

La Course des Irréductibles :.512 « irréductibles » ont couru à Sathonay-Village

Sathonay-Village est une petite commune de 2 200 âmes située au Nord de Lyon. Cette bourgade était samedi, le point de chute de 512 sportifs. Paire de runnings bien lacés au pied et lampe frontale « scotchée » sur la tempe, les coureurs se sont ainsi élancés du parc de la Mairie sur l’un des trois parcours proposés à l’occasion de la 7e édition de la course en semi-nocturne des Irréductibles.

Au menu, un peu de bitume et beaucoup de sentiers de sous-bois rendus boueux par la pluie. « Le concept de partir de jour et d’arriver de nuit plaît de plus en plus », remarque Guillaume Schroll, l’organisateur du club de Décines Meyzieu athlétisme.

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L’homme est aussi président de l’association des Sourires de Niongono, un village du Mali, pour lequel tous les bénéfices sont destinés. Une double casquette qui explique le côté sportif mais aussi caritatif de l’épreuve qui a séduit la marraine de l’année, Estelle Perrossier, championne d’Europe du 4x400m : « J’ai été sensible à l’aspect humanitaire de cette course. Je soutiens moi-même des actions du même genre au Togo. Les côtés convivial et familial de cette épreuve m’ont également touchée ».

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C’est donc dans cette atmosphère, presque champêtre mais non moins professionnelle, que Marc Simon, de l’ASVEL athlétisme, a remporté le 4,5 km en 19’51’’. « Après trois années ponctuées de blessures, j’ai repris en juillet dernier. Moi qui suis coureur de 400 m, j’ai dû me faire violence ! ». Le 13 km a été remporté par Loïc Burlet  (à droite sur la photo)du Décines Meyzieu athlétisme,

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en 52’10’’. Enfin, David Martin, de Sallanches athlétisme, s’est imposé sur le 22 km en 1h31’38’’: «Il fallait être vigilant sur ce parcours piégeant. D’autant que j’étais là pour préparer la SaintéLyon », a-t-il expliqué.

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Les Résultats

Quelques Photos

 

samedi, 15 novembre 2014

500 « irréductibles » ce samedi soir à Sathonay

10734160_842896605741769_5990994575451357725_n.jpgPlus de 500 coureurs sont attendus ce samedi soir (17 h 00) au départ de la 7e édition de la Course des Irréductibles à Sathonay village.

Deux parcours accidentés de 22 km et 13 km (sur des boucles de 4 500 m et 8 800 m) sont proposés aux participants de cette épreuve nocturne disputée au profit de l’association caritative des Sourires de Niongono.

À noter la présence sur le 13 km du recordman de France du décathlon Christian Plaziat et de la championne d’Europe du 4x400m Estelle Perrossier (en photo), marraine de l’épreuve.

Plus d'infos

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lundi, 10 novembre 2014

FOULÉES MAJOLANES. Des foulées toujours plus relevées

Si les foulées majolanes ont toujours du mal à drainer la grande foule, elles attirent en revanche de plus en plus d’athlètes de haut niveau pour offrir des courses relevées.

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Avec près de 350 inscrits sur le 5km et le 10km la 5e édition des foulées majolanes ont certes attiré plus de monde que l’an dernier, mais la participation est encore loin de certaines autres épreuves qui se disputent à l’automne dans le département. En revanche au niveau de la qualité du plateau, peu d’épreuves dans le Rhône peuvent se targuer d’avoir une telle densité d’athlète.

La formule de la course bientôt changée

« Bastien Perraux, nous aide beaucoup pour monter un tel plateau mais c’est vrai que nous aimerions attirer plus de monde. Il y a beaucoup de courses en novembre, donc nous réfléchissons pour changer notre formule et basculer sur une course le samedi soir, en centre-ville, la semaine avant noël » indique Pauline Schroll, du club de Décines Meyzieu Athlétisme et responsable des foulées Majolanes, qui espère ainsi toucher un plus large public.

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Sur le 10km le favori avant la course, le Kenyan Eliud Sugut a fait le travail en bouclant le parcours en 30’34, devant son compatriote et coéquipier de Décines, Daniel Kosgei. Après 5 kilomètres sur un rythme relativement lent, Eliud Sugut haussait le ton et prenait seul les commandes de la course pour signer sa première victoire dans l’épreuve « Je suis plus un coureur de semi et de marathon donc il faut au moins 5 kilomètres pour que mon corps se mette dans le rythme. Je suis venu à Meyzieu surtout pour préparer le semi-marathon de Vénissieux », indique le Kenyan qui s’est classé 8e du marathon de Rennes en 2h14 il y a un 15 jours.

Chez les féminines, les deux amies Godelieve Nizigiyimana et Mercelyne Jeronoh sont restées aux coudes à coudes pendant 8 kilomètres avant que la première nommée ne prenne la poudre d’escampette pour signer une nouvelle victoire après son succès aux 10km de Caluire il y a 3 semaines.

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Sur la course de 5km, tout aussi relevée, le coureur de Montreuil Mounir Akbache l’emporte d’une petite seconde d’avance sur le Stéphanois Othmane Hsain en 15’01.

Chez les féminines, la locale de l’épreuve Claire Perraux n’a évidemment eu aucune difficulté pour s’imposer en 16’32. « Je suis en pleine préparation pour les championnats du monde d’Ekiden, un marathon en relais par équipe, qui se tiendront au Japon le 24 novembre prochain », indique Claire qui va privilégier la piste cette saison au détriment du cross, où elle suivra un programme allégé cet hiver.

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Résultats :

10km : 1. Sugut (DMA) 30’34 ; Kosgey (DMA) 31’01 ; 3. Musagirije (ASR) 31’33 ; 4. Kipsang 31’50 ; 5. Babad (ACVS) 31’55 ; 6.Battani32’46 ; 7. Grard 32’47 (Le Creusot) ; 8. Magnin (EOL) 33’20 ; 9. Hernandez 33’23 ; 10. Gras 33’40 ; 11. Soriano 34’03 ; 12. Martin (coq42) 34’04 ; 13. Exbrayat 34’04 ; 14. Laquet 34’05 ; 15. Balas 34’41

Féminines : 1. Nizigiyimana (ASR) 36’44 ; 2. Jeronoh 36’59 ; 3. Sid 40’15 ; 4. Musset (ESL) 41’16 ; 5. Canaguier (ASVEL) 41’45

5km : 1. Akbache (Montreuil) 15’01 ; 2. Hsain (DMA) 15’02 ; 3. Tatah (DMA) 15’12 ; 4. Masciotra (DMA) 15’13 ; 5. Etes (Monaco) 15’46

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Fem. : 1. Perraux 16’32 ; 2. Rotsaert (AFA) 20’41 ; 3. Carpentier 22’31

Les Résultats

Les PHOTOS

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lundi, 27 octobre 2014

VAL’LYONNAISE À VAUGNERAY. Yoann Stuck a doublé la mise

IMG_9014.JPGDéjà vainqueur en 2012, Yoann Stuck s’est imposé sans coup férir sur les 26 kilomètres de la Val’Lyonnaise. Le coureur de l’Entente Sud Lyonnais s’est servi de cette course pour préparer activement la « Sainté-Lyon ».

La Val’Lyonnaise, 13du nom, s’est disputée hier sous un soleil radieux. 852 coureurs ont pris part aux deux épreuves de cette course d’endurance disputée sur 15 ou 26 kilomètres dans les Vallons du Lyonnais.

L’un d’entre eux est très, très vite sorti du lot sur la plus longue distance. Il s’agit de Yoann Stuck, vainqueur du scratch sans trop forcer. Il s’agissait de la seconde participation du coureur de l’Entente Sud Lyonnais.

Il a devancé… son entraîneur

La première, c’était en 2012. Yoann Stuck, plutôt novice en la matière et encore inconnu dans le milieu, s’était déjà imposé. Deux participations, deux victoires, c’est du 100 % de réussite.

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Hier, au départ et à l’arrivée de Vaugneray, l’Ecullois a bouclé les 26,964 km (647 de dénivelé positif) en 1 h 42 min 45 s. Soit une minute de plus qu’en 2012. Comme un symbole, le dossard 299 est arrivé avec 2 min 27 s d’avance sur le deuxième qui n’est autre que son propre entraîneur, Emmanuel Duranton, le régional de l’étape.

« On a fait les premiers kilomètres ensemble, relate Yoann Stuck. J’ai profité de pouvoir courir avec lui. J’ai rarement l’occasion de le faire. »

Passé « l’échauffement », plus personne n’a revu le garçon, qui a effectué la course seul en tête. « Cette course était pour moi un entraînement très actif. Je prépare la « Sainté-Lyon ». J’ai remporté les 9 Clochers dans le Beaujolais il y a deux semaines, ainsi que le Trail de Roche le mois dernier », explique Yoann Stuck.

D’autres athlètes ont été mis à l’honneur, ce dimanche. C’est le cas de Corinne Hatin, classée première femme sur 26 km, 36du scratch, et qui a terminé en 2 h 10 min 40 s.

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Sur le 15 km, le classement a laissé entrevoir quelques disparités en tête de course. Nicolas Maillet (Caluire-et-Cuire) a effectué la course en 52 min 34 s, soit 3 min 14 de mieux que Mickaël Moissonnier (Villeurbanne) et 4 min 40 de mieux que Jean-Philippe Jouannaiest (Lyon 3e). Le Caluirard est le seul des deux épreuves à avoir dépassé la barre des 17 km/h.

Tous les résultats

Des Photos

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samedi, 25 octobre 2014

Floria Gueï à la rencontre de son mécène

Floria Gueï a officialisé vendredi matin sa signature à la section de Pierre-Bénite de l’Entente Sud Lyonnais. L’athlète nantaise licenciée jusqu’à présent au club de Lille Métropole Athlétisme s’entraînait déjà depuis trois ans à Bron auprès de Djamel Boudebibah. « C’est une suite logique dans la mesure où je côtoyais déjà tous les jours les athlètes de l’ESL et que la convivialité m’importe beaucoup. Me sentir soutenue comme ça me motive énormément », a-t-elle commenté à Ternay dans les locaux de son mécène Pierre Reymond (ici à droite).

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Ce chef d’entreprise spécialisé dans les granulats et les enrobés, qui avait déjà aidé Annette Sergent, a eu un coup de cœur pour la spécialiste du 400m lors de son tour de piste héroïque en finale du relais 4x400m des derniers championnats d’Europe à Zurich. « Elle m’a fait pleurer, dit-il. Quand j’ai su qu’elle pouvait venir, j’ai demandé si c’était bien ‘‘LA’’ Floria Gueï de Zurich. Et je n’ai pas hésité une seconde sans même demander le prix. » Il réglera les 15600 euros de droits de mutation de l’athlète au club de Lille et aidera également personnellement la championne d’Europe jusqu’en 2017.

B.S.

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Estelle Perrossier en 'donneuse de leçon' !

Championne d’Europe avec le relais 4x400 de l’équipe de France, Estelle Perrossier vient de passer une journée à Champagnole, en compagnie de jeunes athlètes de l’EJCA. Accompagnée de Martin Carrere et Romain Nacry, qui font partie de son groupe d’entraînement, elle a donné quelques conseils, mais surtout montrer une disponibilité et une gentillesse étonnante.

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Elle avait fait connaissance avec Champagnole deux semaines avant les championnats d’Europe de Zurich, finalisant sa préparation sur la piste champagnolaise. « L’air du Jura m’avait fait du bien, sourit la jeune athlète. C’est pour cela que j’ai voulu faire une séance avec les jeunes, pour remercier le club. D’ailleurs j’espère revenir » poursuit Estelle, qui nous a confié se consacrer au 800, avec comme objectif de passer sous les deux minutes pour se qualifier pour les championnats du monde qui auront lieu en Chine.

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dimanche, 19 octobre 2014

Floria Guei rejoint l'ESL !

Héroïne des derniers championnats d’Europe d’athlétisme à Zurich, Floria Gueï va quitter le club de Lille Métropole Athlétisme pour signer à l’Entente Sud Lyonnais. 

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La spécialiste du 400m, qui avait fait sensation en réalisant une incroyable remontée de la 4e place à la médaille d’or, s’entraînait déjà depuis 2012 à Bron avec Djamel Boudebibah. La note de son transfert (15 600 euros) sera réglée par un sponsor du club.

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samedi, 18 octobre 2014

Lyon Extra Race, l’extra crasse

Plus de 3 500 participants sont attendus dimanche, sur la piste de 4x4 d’Eurexpo transformée en parcours du combattant ultra-boueux jalonné de 18 obstacles.

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Photo: Richard Mouillaud

C’est un terrain vague coincé entre Eurexpo (Chassieu), l’aéroport de Bron et les carrières d’une société de travaux publics. Il sert de temps en temps à tester des 4x4 en marge de salon automobile. À J-3 avant la première édition de la Lyon Extra Race, difficile d’imaginer que plus de 3 500 personnes s’apprêtent à s’éclater ici en courant, rampant, sautant ou plongeant dans la boue…

« Il ne faut pas s’ennuyer une seconde »

Ce jour-là, tout n’est pas encore en place. Les 9 km du parcours ont été tracés mais les engins de chantier sont encore en mouvement, tandis que les fabricants des 18 obstacles – des spécialistes des parcours-aventure – mettent les derniers coups de clés… Surtout, les organisateurs de l’agence Extra Sports attendent encore la citerne de 60 000 litres d’eau qui va permettre de transformer le site, déjà passablement boueux après les pluies de la semaine, en véritable bourbier !

C’est ce que viennent chercher les concurrents qui vont se succéder par vagues entre 8h30 et 16h30, ce dimanche. « Le but, c’est d’avoir la concentration la plus importante possible d’obstacles artificiels ou naturels, explique le responsable de la course, Pierre-Henri Prost. Il ne faut pas s’ennuyer une seconde. »

En tout cas, sans parler de l’ambiance de carnaval qui accompagne ce type d’épreuves, c’est peu dire que cela n’a rien à voir avec une course à pied classique. « Beaucoup des engagés ne figuraient pas dans nos bases », confirment d’ailleurs les organisateurs qui possèdent aussi la SaintéLyon, le Lyon urban trail ou encore la Lyon free VTT à leur catalogue.

À l’usage, tout dépend de la vitesse à laquelle on exécute ce parcours du combattant version fun.

A la cool entre amis, il y a de quoi se fendre la poire à glisser sur une bâche, ramper dans des tuyaux ou à travers des fils électriques branchés sur le courant (!), à escalader des murs de 2 à 3 mètres de haut, à porter des sacs de sables de 10kg, à plonger dans un container rempli d’eau glacée, ou encore à se perdre dans une pièce noire pleine de stroboscopes… Pour les quelque 300 compétiteurs qui s’affronteront en contre-la-montre, en revanche, grosse élévation du rythme cardiaque garantie sur les obstacles, tandis que le sol n’a rien d’un billard (attention les chevilles dans les ornières et les genoux sur la caillasse).

Apparemment, tous en redemandent. « Avant, on faisait tout pour éviter le service militaire. Aujourd’hui, ça se bouscule pour participer à ce genre d’événements », sourit l’organisateur. Les courses à obstacles ont en effet le vent en poupe. Inventé en 1987 en Angleterre avec la Tough guy, le concept a décollé en 2010 lorsqu’il a traversé l’Atlantique. Développées par des sociétés telles que Spartan Race, Tough Mudder ou Warrior Dash, ces courses totalisent désormais deux fois plus de participants que l’ensemble des marathons aux États-Unis.

En France, le phénomène prend également. Si la Frappadingue existe depuis plusieurs années dans le Nord, les courses à obstacles essaiment désormais sur tout le territoire. La Lyon Extra Race est ainsi la troisième course du genre à poser ses obstacles dans la région cette année après la version lyonnaise de la Frappadingue (2 500 participants au Parc de Miribel Jonage au printemps) et le Mud day (9 000 au lac de Vénérieu début septembre) dont le slogan vaut mieux qu’un long discours : « running is not enough » (courir n’est pas suffisant)…

Benjamin en action

Le site officiel

Benjamin Steen

 
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