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lundi, 01 décembre 2014

CROSS DES MYRIADES: Nizigiyimana triple la mise en beauté

IMG_2031.JPGLauréat en 2011 et 2012, Ezechiel Nizigiyimana signe son retour à Saint-Priest en s’offrant une troisième victoire devant l’Ethiopien Kumbi.

Bloqué à Marseille l’an dernier à la Légion Etrangère pour faire ses classes, Ezechiel Nizigiyimana a repris ses bonnes habitudes hier après-midi au complexe sportif Pierre Mendes France de Saint-Priest.

Kumbi, lièvre de luxe

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Favori, le Burundais, diminué par une tendinite ces dernières semaines, a réalisé une course tactique parfaite en laissant ses adversaires mener durant la majeure partie de la course avant de porter son attaque dans le dernier tour.

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« Il faut vraiment féliciter l’Éthiopien Kumbi qui a fait un boulot exceptionnel devant durant les trois quart de la course » confiait d’ailleurs à l’arrivée Pierre Pompili, l’entraîneur d’Ezechiel impressionné par le train imprimé par Kumbi.

Si l’Éthiopien a fait forte impression durant sept kilomètres, Nizigiyimana a pour sa part parfaitement bien mener son affaire en attendant le dernier tour pour porter son estocade et reprendre les commandes de la course avant de lâcher définitivement son dauphin dans les derniers 200m au terme d’une dernière accélération qui en dit long sur son état de forme.

« J’ai vu que l’Ethiopien était un peu moins bien sur la fin et ça m’a donné confiance » explique Ezechiel qui apprécie particulièrement cette victoire après quelques semaines de doute.

« J’étais un peu moins bien ces derniers temps. Je pensais à ma tendinite au talon mais là tout c’est bien passé et cette victoire est très importante pour la confiance et pour la suite de la saison » explique l’athlète de 25 ans qui participera la semaine prochaine à la corrida de Genève avant de s’attaquer aux grands cross internationaux en début d’année 2015.

Derrière les deux hommes, seul le Kenyan Abel Maina Ndemi est parvenu à suivre le rythme endiablé du dernier tour avant de lâcher prise dans l’emballage final et d’accuser 19 secondes de retard à l’arrivée.

Plus loin, le vice-champion de France de semi-marathon James Theuri n’a pu faire mieux qu’une 5e place derrière le Kenyan de Décines Daniel Kosgey (photo).

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Si la course homme a tenu toutes ses promesses, la Russe Kristina Danilenko a éclaboussé la course femme de toute sa classe.

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Après une première partie de course prudente dans le sillage de la Grenobloise Magalie Bernard, Danilenko a pris les choses en main en imprimant un train d’enfer et en laissant Susan Kipsang et Bernard loin derrière se disputer la seconde place.

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« Tout s’est passé comme nous l’avions espérer avec mon coach. Je savais en début de course que j’avais les moyens de gagner et j’ai bien respecté les consignes » indiquait la lauréate qui succède au palmarès à sa compatriote Elena Sedova victorieuse en 2013.

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samedi, 29 novembre 2014

CROSS DES MYRIADES : Nizigiyimana en terrain conquis

IMG_1073.JPGDouble vainqueur du cross de Saint-Priest en 2011 et 2012, le Burundais de l’équipe de la Légion étrangère sera ce dimanche le grand favori, malgré de récents résultats en demi-teinte.

Depuis qu’il a rejoint l’équipe de la Légion étrangère, Ezechiel Nizigiyimana avait disparu de la région. Deux ans après son second succès consécutif au cross des Myriades en 2012, le Burundais va faire son retour à Saint-Priest demain. Sur un tracé qu’il maîtrise à la perfection, l’ancien athlète de l’Asvel Villeurbanne partira avec une immense pancarte de favori dans le dos, même si ses derniers résultats (13e de Marseille-Cassis) n’ont pas le lustre de ce qu’ils furent en 2012 (1er des 20km de Paris).

Il aura à surveiller ses compatriotes Onesphore Nkunzimana (également double vainqueur des Myriades en 2009 et 2010) et Eric Niyonsaba. Mais la menace devrait davantage venir du récent champion de France de semi-marathon James Theuri, du Kenyan Abdel Maina Ndemi ou encore de l’Éthiopien Bechere-Tura Kumbi, deuxième la semaine dernière des 10km de Vénissieux. À suivre aussi le Russe Andrey Minyakov et le Lyonnais Guy Rouania, actuellement en grande forme.

Côté femmes, les Russes Kristina Danylenko et Marina Kovalova sont annoncées, mais les Burundaises Francine Niyionizigiye et Godelieve Nizigiyimana devraient être difficiles à lâcher. Les chances régionales seront défendues par la Grenobloise Magali Bernard, la Décinoise Hélène Guet et la Lyonnaise Anne-Sophie Vittet.

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> Le cross des Myriades, ce dimanche au stade Mendès-France de Saint-Priest.

Début des épreuves à 9h30. Cross des As femmes à 15h00. Cross des As hommes à 15h30.

Le Programme

Les principaux engagés

 

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B.Steen

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lundi, 24 novembre 2014

FOULÉE VÉNISSIANE 10 KILOMÈTRES. Adam comme un grand

Le jeune Haut-Savoyard, étudiant à l’Insa de Lyon (24 ans), a maîtrisé une course très dense pour s’imposer en 30’24’’ au sprint devant l’Éthiopien Kumbi.

Un petit coup d’œil sur sa droite à 100 m de la ligne d’arrivée et Guillaume Adam en a remis un petit coup. Juste ce qu’il fallait pour écarter l’Éthiopien Bechere-Tura Kumbi qui n’est pas le premier venu. « À 500 m, je n’étais pas très bien. Mais j’ai usé de mon profil de coureur de 1 500 m et j’y suis allé à l’orgueil. Finalement, à 100 m de l’arrivée, j’ai compris que je pourrais contrer son retour », souriait à l’arrivée le 5e des championnats de France élites l’été dernier à Reims où il avait failli créer une grosse sensation en jouant crânement sa chance dans le dernier virage.

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Photo Maxime Jegat

« L’objectif final, ce sont les JO »

Guillaume Adam

Ce n’était pas passé ce jour-là, mais depuis, le coureur né à Annemasse voltige. Vainqueur le mois dernier du 10 km de Lausanne en 29’31’’ (record personnel), il a parfaitement assumé son rôle de grand favori ce dimanche lors de la 35e édition de la Foulée Vénissiane. Il a fallu manœuvrer habillement dans un contexte très relevé (ils étaient encore 12 en tête au 7ekilomètre !) et dans les bourrasques de vent. C’est lui, d’ailleurs, qui a relancé le rythme après un sérieux coup de frein entre le 2e et le5e kilomètre : « Je me suis vite rendu compte que seule la victoire était importante. En passant en 15’20’’ au 5e kilomètre, on ne pouvait pas espérer aller plus vite. »

Il lui reste à disputer la course de l’Escalade à Genève dans deux semaines et il en aura fini avec une préparation automnale particulièrement lourde alors qu’il est en stage dans une grande maison horlogère suisse. « Pour être fort sur 1 500 m, il faut beaucoup de foncier. Actuellement, j’en suis à 120 km par semaine », détaille-t-il. « C’est le volume qu’il doit s’infliger pour prétendre atteindre le niveau international, confirme Bastien Perraux qui le coache quand il est à Lyon. Sa chance, c’est qu’il l’assimile bien et que ça le fait progresser très vite. »

Passé du 800 m au 1 500 m il y a deux ans, il tape en effet déjà à la porte de l’équipe de France avec un record sur la distance à 3’38’’41 (à Montbéliard le 6 juin dernier). « Je me dis que j’ai une marge de progression, assure-t-il. Cette saison, je n’ai pas trouvé de bonne course pour faire un gros chrono. Je me dis que je ne suis pas encore à 100 %. Je continue de travailler et il faut y croire. À la fin de l’année, j’aurais fini mes études. J’aimerais trouver un poste à mi-temps ou me donner une année pour ne faire que de l’athlé. »

En attendant, il visera une première sélection pour les championnats d’Europe en salle à Prague (6-8 mars), en regardant plus haut : « L’objectif final, ce sont les JO. »

Benjamin Steen

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Tous les résultats 10km et semi-marathon

Un gros incident a rendu impossible la récupération de quelques 800 photos, désolé :-(

samedi, 22 novembre 2014

FOULÉE VÉNISSIANE DIMANCHE. Excès de vitesse à prévoir

dimanche-23-novembre-2014-09-00-00-Sport-35eme-Foulee-venissiane-2014_article.pngC’est du jamais vu à la Foulée vénissiane. Les inscriptions ont dû être stoppées dès jeudi après que les 1750 dossards prévus par les organisateurs ont tous trouvé preneurs… Du coup, de nombreux élites se sont retrouvés le bec dans l’eau. Dommage pour eux car c’est l’un des 10km (et semi-marathon) les plus rapides de la région. Mais l’épreuve tracée principalement dans les allées du Parc de Parilly (en sens inverse cette année) pourra quand même compter sur un plateau de tout premier choix.

Sur le 10 km, ce sera très dense en présence de l’Éthiopien Bechere Tura Kumbi et de Guillaume Adam (5e des championnats de France élites de 1500m) qui vient de courir en 29’31’’ à Lausanne. À suivre aussi, le Kenyan de Décines Daniel Kosgei et ses partenaires d’entraînement Othmane Hsain, Samir Tatah et Mounir Akbach. À signaler chez les femmes la présence de l’internationale de course en montagne Christel Dewalle et de la Lyonnaise Anne-Sophie Vittet actuellement en grande forme. Sur le semi-marathon, peu de surprise à attendre puisque le Kenyan de Décines Eliud Sugut (2h14’57’’ au marathon de Rennes et vainqueur du semi de Beaune) est au départ.

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Foulée vénissiane, dimanche. 10km à 9h00 et semi-marathon à 9h25.

B.Steen

mercredi, 19 novembre 2014

DÉCÈS D’ALAIN GILLES. Une légende s’en est allée…

title.jpgLe joueur emblématique de l’ASVEL, l’un des meilleurs basketteurs français de l’Histoire, est décédé hier à l’âge de 69 ans.

«Alain Gilles est né avec le basket, pour le basket ». C’est ainsi qu’André Vacheresse l’avait décrit dans sa préface d’un livre (1) intitulé tout simplement : « Alain Gilles, monsieur basket ». L’autre surnom de ce surdoué, c’était « Gillou ». Voilà, les deux facettes de ce type éternellement barbu, qui a traversé la vie en dribblant les conventions et parfois les convenances, sont résumées dans ces deux alias.

Un talent pur comme un diamant

Côté cour, monsieur basket, côté jardin, Gillou. Le sportif a été longtemps, très longtemps, le meilleur joueur de l’histoire du basket français. Il a quand même fallu un Antoine Rigaudeau pour oser la comparaison, et un Tony Parker pour refaire le match. Un précoce lancé chez les grands à quinze ans et huit mois, mais qui a aussi procédé à la vendange tardive d’un titre à 39 ans, en signant une entrée évidemment décisive en finale de la Coupe de la Fédération 1984.

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Un talent pur comme un diamant, qui a écrit des pages de légende en offrant à l’ASVEL le titre de champion de France le plus improbable en ayant gagné à lui seul sept fins de matches dans une seule saison, à une époque où on ne parlait pas de money time.

Parce qu’on parlait peu anglais et argent dans le basket de Monsieur Alain Gilles. On ne parlait pas non plus énormément de diététique ou d’hygiène de vie, pourtant les matches duraient trois mi-temps à cette époque.

« S’il ne fut pas toujours un modèle, pour un sportif de haut niveau s’entend, par sa façon d’appréhender les (bonnes) choses de la vie, il reste un merveilleux souvenir pour ceux qui ont eu le bonheur de le connaître sur un terrain » avait écrit Serge Galichet (2), le journaliste qui connaît le mieux la carrière et la vie d’Alain Gilles pour l’avoir suivi depuis ses débuts.

Gillou a gardé toute sa vie une humeur de gamin espiègle. Pourtant, la vie qui lui a certes offert un don exceptionnel, ne lui a pas toujours fait de cadeau. Mais au crépuscule de sa carrière de joueur, quand survient ce qu’un sportif de haut niveau ressent comme la mort de sa première vie, il a eu ce regard lucide sur sa carrière, encore dans le livre qui lui était consacré (2) :

« Ma réussite a dépendu aussi de rencontres opportunes. Je n’en citerai que deux : André Vacheresse et le président de l’ASVEL, Raphaël de Barros. J’ai sans doute eu tort de croire que tout m’était ouvert, que tout m’était permis, parce que j’avais réussi à maîtriser le basket. Je m’en suis finalement bien tiré. Mais je ne crois pas être un modèle pour les jeunes dans la première partie de ma vie. Jeunes qui rêvez de mener une carrière sportive comme la mienne, n’oubliez surtout pas d’avoir un métier et une place dans la vie, c’est plus important que tout » conseillait-il.

Il ajoutait aussi ceci : « il y a autre chose, difficile à définir : le besoin de liberté, d’indépendance d’un jeune garçon, qui sent et qui voit que l’on s’attache à ses faits et gestes, dans le cas particulier, à ses performances ». Alain Gilles se cachait derrière cela, mais il fallait juste le savoir, et alors, on était invité à rencontrer Gillou, qui fut aussi un champion de l’amitié.

(1) « Alain Gilles, monsieur basket », éditions Alta, par Philippe Vourron, alors chef du service des sports du Progrès.

(2) « La Vie en Vert » chez Horvath.

Philippe Perroud

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Quelques liens:

Site de l'ASVEL

Des photos du Pogrès

Une vidéo


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lundi, 17 novembre 2014

La Course des Irréductibles :.512 « irréductibles » ont couru à Sathonay-Village

Sathonay-Village est une petite commune de 2 200 âmes située au Nord de Lyon. Cette bourgade était samedi, le point de chute de 512 sportifs. Paire de runnings bien lacés au pied et lampe frontale « scotchée » sur la tempe, les coureurs se sont ainsi élancés du parc de la Mairie sur l’un des trois parcours proposés à l’occasion de la 7e édition de la course en semi-nocturne des Irréductibles.

Au menu, un peu de bitume et beaucoup de sentiers de sous-bois rendus boueux par la pluie. « Le concept de partir de jour et d’arriver de nuit plaît de plus en plus », remarque Guillaume Schroll, l’organisateur du club de Décines Meyzieu athlétisme.

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L’homme est aussi président de l’association des Sourires de Niongono, un village du Mali, pour lequel tous les bénéfices sont destinés. Une double casquette qui explique le côté sportif mais aussi caritatif de l’épreuve qui a séduit la marraine de l’année, Estelle Perrossier, championne d’Europe du 4x400m : « J’ai été sensible à l’aspect humanitaire de cette course. Je soutiens moi-même des actions du même genre au Togo. Les côtés convivial et familial de cette épreuve m’ont également touchée ».

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C’est donc dans cette atmosphère, presque champêtre mais non moins professionnelle, que Marc Simon, de l’ASVEL athlétisme, a remporté le 4,5 km en 19’51’’. « Après trois années ponctuées de blessures, j’ai repris en juillet dernier. Moi qui suis coureur de 400 m, j’ai dû me faire violence ! ». Le 13 km a été remporté par Loïc Burlet  (à droite sur la photo)du Décines Meyzieu athlétisme,

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en 52’10’’. Enfin, David Martin, de Sallanches athlétisme, s’est imposé sur le 22 km en 1h31’38’’: «Il fallait être vigilant sur ce parcours piégeant. D’autant que j’étais là pour préparer la SaintéLyon », a-t-il expliqué.

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Les Résultats

Quelques Photos

 

samedi, 15 novembre 2014

500 « irréductibles » ce samedi soir à Sathonay

10734160_842896605741769_5990994575451357725_n.jpgPlus de 500 coureurs sont attendus ce samedi soir (17 h 00) au départ de la 7e édition de la Course des Irréductibles à Sathonay village.

Deux parcours accidentés de 22 km et 13 km (sur des boucles de 4 500 m et 8 800 m) sont proposés aux participants de cette épreuve nocturne disputée au profit de l’association caritative des Sourires de Niongono.

À noter la présence sur le 13 km du recordman de France du décathlon Christian Plaziat et de la championne d’Europe du 4x400m Estelle Perrossier (en photo), marraine de l’épreuve.

Plus d'infos

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lundi, 10 novembre 2014

FOULÉES MAJOLANES. Des foulées toujours plus relevées

Si les foulées majolanes ont toujours du mal à drainer la grande foule, elles attirent en revanche de plus en plus d’athlètes de haut niveau pour offrir des courses relevées.

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Avec près de 350 inscrits sur le 5km et le 10km la 5e édition des foulées majolanes ont certes attiré plus de monde que l’an dernier, mais la participation est encore loin de certaines autres épreuves qui se disputent à l’automne dans le département. En revanche au niveau de la qualité du plateau, peu d’épreuves dans le Rhône peuvent se targuer d’avoir une telle densité d’athlète.

La formule de la course bientôt changée

« Bastien Perraux, nous aide beaucoup pour monter un tel plateau mais c’est vrai que nous aimerions attirer plus de monde. Il y a beaucoup de courses en novembre, donc nous réfléchissons pour changer notre formule et basculer sur une course le samedi soir, en centre-ville, la semaine avant noël » indique Pauline Schroll, du club de Décines Meyzieu Athlétisme et responsable des foulées Majolanes, qui espère ainsi toucher un plus large public.

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Sur le 10km le favori avant la course, le Kenyan Eliud Sugut a fait le travail en bouclant le parcours en 30’34, devant son compatriote et coéquipier de Décines, Daniel Kosgei. Après 5 kilomètres sur un rythme relativement lent, Eliud Sugut haussait le ton et prenait seul les commandes de la course pour signer sa première victoire dans l’épreuve « Je suis plus un coureur de semi et de marathon donc il faut au moins 5 kilomètres pour que mon corps se mette dans le rythme. Je suis venu à Meyzieu surtout pour préparer le semi-marathon de Vénissieux », indique le Kenyan qui s’est classé 8e du marathon de Rennes en 2h14 il y a un 15 jours.

Chez les féminines, les deux amies Godelieve Nizigiyimana et Mercelyne Jeronoh sont restées aux coudes à coudes pendant 8 kilomètres avant que la première nommée ne prenne la poudre d’escampette pour signer une nouvelle victoire après son succès aux 10km de Caluire il y a 3 semaines.

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Sur la course de 5km, tout aussi relevée, le coureur de Montreuil Mounir Akbache l’emporte d’une petite seconde d’avance sur le Stéphanois Othmane Hsain en 15’01.

Chez les féminines, la locale de l’épreuve Claire Perraux n’a évidemment eu aucune difficulté pour s’imposer en 16’32. « Je suis en pleine préparation pour les championnats du monde d’Ekiden, un marathon en relais par équipe, qui se tiendront au Japon le 24 novembre prochain », indique Claire qui va privilégier la piste cette saison au détriment du cross, où elle suivra un programme allégé cet hiver.

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Résultats :

10km : 1. Sugut (DMA) 30’34 ; Kosgey (DMA) 31’01 ; 3. Musagirije (ASR) 31’33 ; 4. Kipsang 31’50 ; 5. Babad (ACVS) 31’55 ; 6.Battani32’46 ; 7. Grard 32’47 (Le Creusot) ; 8. Magnin (EOL) 33’20 ; 9. Hernandez 33’23 ; 10. Gras 33’40 ; 11. Soriano 34’03 ; 12. Martin (coq42) 34’04 ; 13. Exbrayat 34’04 ; 14. Laquet 34’05 ; 15. Balas 34’41

Féminines : 1. Nizigiyimana (ASR) 36’44 ; 2. Jeronoh 36’59 ; 3. Sid 40’15 ; 4. Musset (ESL) 41’16 ; 5. Canaguier (ASVEL) 41’45

5km : 1. Akbache (Montreuil) 15’01 ; 2. Hsain (DMA) 15’02 ; 3. Tatah (DMA) 15’12 ; 4. Masciotra (DMA) 15’13 ; 5. Etes (Monaco) 15’46

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Fem. : 1. Perraux 16’32 ; 2. Rotsaert (AFA) 20’41 ; 3. Carpentier 22’31

Les Résultats

Les PHOTOS

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lundi, 27 octobre 2014

VAL’LYONNAISE À VAUGNERAY. Yoann Stuck a doublé la mise

IMG_9014.JPGDéjà vainqueur en 2012, Yoann Stuck s’est imposé sans coup férir sur les 26 kilomètres de la Val’Lyonnaise. Le coureur de l’Entente Sud Lyonnais s’est servi de cette course pour préparer activement la « Sainté-Lyon ».

La Val’Lyonnaise, 13du nom, s’est disputée hier sous un soleil radieux. 852 coureurs ont pris part aux deux épreuves de cette course d’endurance disputée sur 15 ou 26 kilomètres dans les Vallons du Lyonnais.

L’un d’entre eux est très, très vite sorti du lot sur la plus longue distance. Il s’agit de Yoann Stuck, vainqueur du scratch sans trop forcer. Il s’agissait de la seconde participation du coureur de l’Entente Sud Lyonnais.

Il a devancé… son entraîneur

La première, c’était en 2012. Yoann Stuck, plutôt novice en la matière et encore inconnu dans le milieu, s’était déjà imposé. Deux participations, deux victoires, c’est du 100 % de réussite.

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Hier, au départ et à l’arrivée de Vaugneray, l’Ecullois a bouclé les 26,964 km (647 de dénivelé positif) en 1 h 42 min 45 s. Soit une minute de plus qu’en 2012. Comme un symbole, le dossard 299 est arrivé avec 2 min 27 s d’avance sur le deuxième qui n’est autre que son propre entraîneur, Emmanuel Duranton, le régional de l’étape.

« On a fait les premiers kilomètres ensemble, relate Yoann Stuck. J’ai profité de pouvoir courir avec lui. J’ai rarement l’occasion de le faire. »

Passé « l’échauffement », plus personne n’a revu le garçon, qui a effectué la course seul en tête. « Cette course était pour moi un entraînement très actif. Je prépare la « Sainté-Lyon ». J’ai remporté les 9 Clochers dans le Beaujolais il y a deux semaines, ainsi que le Trail de Roche le mois dernier », explique Yoann Stuck.

D’autres athlètes ont été mis à l’honneur, ce dimanche. C’est le cas de Corinne Hatin, classée première femme sur 26 km, 36du scratch, et qui a terminé en 2 h 10 min 40 s.

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Sur le 15 km, le classement a laissé entrevoir quelques disparités en tête de course. Nicolas Maillet (Caluire-et-Cuire) a effectué la course en 52 min 34 s, soit 3 min 14 de mieux que Mickaël Moissonnier (Villeurbanne) et 4 min 40 de mieux que Jean-Philippe Jouannaiest (Lyon 3e). Le Caluirard est le seul des deux épreuves à avoir dépassé la barre des 17 km/h.

Tous les résultats

Des Photos

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samedi, 25 octobre 2014

Floria Gueï à la rencontre de son mécène

Floria Gueï a officialisé vendredi matin sa signature à la section de Pierre-Bénite de l’Entente Sud Lyonnais. L’athlète nantaise licenciée jusqu’à présent au club de Lille Métropole Athlétisme s’entraînait déjà depuis trois ans à Bron auprès de Djamel Boudebibah. « C’est une suite logique dans la mesure où je côtoyais déjà tous les jours les athlètes de l’ESL et que la convivialité m’importe beaucoup. Me sentir soutenue comme ça me motive énormément », a-t-elle commenté à Ternay dans les locaux de son mécène Pierre Reymond (ici à droite).

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Ce chef d’entreprise spécialisé dans les granulats et les enrobés, qui avait déjà aidé Annette Sergent, a eu un coup de cœur pour la spécialiste du 400m lors de son tour de piste héroïque en finale du relais 4x400m des derniers championnats d’Europe à Zurich. « Elle m’a fait pleurer, dit-il. Quand j’ai su qu’elle pouvait venir, j’ai demandé si c’était bien ‘‘LA’’ Floria Gueï de Zurich. Et je n’ai pas hésité une seconde sans même demander le prix. » Il réglera les 15600 euros de droits de mutation de l’athlète au club de Lille et aidera également personnellement la championne d’Europe jusqu’en 2017.

B.S.

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Estelle Perrossier en 'donneuse de leçon' !

Championne d’Europe avec le relais 4x400 de l’équipe de France, Estelle Perrossier vient de passer une journée à Champagnole, en compagnie de jeunes athlètes de l’EJCA. Accompagnée de Martin Carrere et Romain Nacry, qui font partie de son groupe d’entraînement, elle a donné quelques conseils, mais surtout montrer une disponibilité et une gentillesse étonnante.

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Elle avait fait connaissance avec Champagnole deux semaines avant les championnats d’Europe de Zurich, finalisant sa préparation sur la piste champagnolaise. « L’air du Jura m’avait fait du bien, sourit la jeune athlète. C’est pour cela que j’ai voulu faire une séance avec les jeunes, pour remercier le club. D’ailleurs j’espère revenir » poursuit Estelle, qui nous a confié se consacrer au 800, avec comme objectif de passer sous les deux minutes pour se qualifier pour les championnats du monde qui auront lieu en Chine.

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dimanche, 19 octobre 2014

Floria Guei rejoint l'ESL !

Héroïne des derniers championnats d’Europe d’athlétisme à Zurich, Floria Gueï va quitter le club de Lille Métropole Athlétisme pour signer à l’Entente Sud Lyonnais. 

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La spécialiste du 400m, qui avait fait sensation en réalisant une incroyable remontée de la 4e place à la médaille d’or, s’entraînait déjà depuis 2012 à Bron avec Djamel Boudebibah. La note de son transfert (15 600 euros) sera réglée par un sponsor du club.

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samedi, 18 octobre 2014

Lyon Extra Race, l’extra crasse

Plus de 3 500 participants sont attendus dimanche, sur la piste de 4x4 d’Eurexpo transformée en parcours du combattant ultra-boueux jalonné de 18 obstacles.

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Photo: Richard Mouillaud

C’est un terrain vague coincé entre Eurexpo (Chassieu), l’aéroport de Bron et les carrières d’une société de travaux publics. Il sert de temps en temps à tester des 4x4 en marge de salon automobile. À J-3 avant la première édition de la Lyon Extra Race, difficile d’imaginer que plus de 3 500 personnes s’apprêtent à s’éclater ici en courant, rampant, sautant ou plongeant dans la boue…

« Il ne faut pas s’ennuyer une seconde »

Ce jour-là, tout n’est pas encore en place. Les 9 km du parcours ont été tracés mais les engins de chantier sont encore en mouvement, tandis que les fabricants des 18 obstacles – des spécialistes des parcours-aventure – mettent les derniers coups de clés… Surtout, les organisateurs de l’agence Extra Sports attendent encore la citerne de 60 000 litres d’eau qui va permettre de transformer le site, déjà passablement boueux après les pluies de la semaine, en véritable bourbier !

C’est ce que viennent chercher les concurrents qui vont se succéder par vagues entre 8h30 et 16h30, ce dimanche. « Le but, c’est d’avoir la concentration la plus importante possible d’obstacles artificiels ou naturels, explique le responsable de la course, Pierre-Henri Prost. Il ne faut pas s’ennuyer une seconde. »

En tout cas, sans parler de l’ambiance de carnaval qui accompagne ce type d’épreuves, c’est peu dire que cela n’a rien à voir avec une course à pied classique. « Beaucoup des engagés ne figuraient pas dans nos bases », confirment d’ailleurs les organisateurs qui possèdent aussi la SaintéLyon, le Lyon urban trail ou encore la Lyon free VTT à leur catalogue.

À l’usage, tout dépend de la vitesse à laquelle on exécute ce parcours du combattant version fun.

A la cool entre amis, il y a de quoi se fendre la poire à glisser sur une bâche, ramper dans des tuyaux ou à travers des fils électriques branchés sur le courant (!), à escalader des murs de 2 à 3 mètres de haut, à porter des sacs de sables de 10kg, à plonger dans un container rempli d’eau glacée, ou encore à se perdre dans une pièce noire pleine de stroboscopes… Pour les quelque 300 compétiteurs qui s’affronteront en contre-la-montre, en revanche, grosse élévation du rythme cardiaque garantie sur les obstacles, tandis que le sol n’a rien d’un billard (attention les chevilles dans les ornières et les genoux sur la caillasse).

Apparemment, tous en redemandent. « Avant, on faisait tout pour éviter le service militaire. Aujourd’hui, ça se bouscule pour participer à ce genre d’événements », sourit l’organisateur. Les courses à obstacles ont en effet le vent en poupe. Inventé en 1987 en Angleterre avec la Tough guy, le concept a décollé en 2010 lorsqu’il a traversé l’Atlantique. Développées par des sociétés telles que Spartan Race, Tough Mudder ou Warrior Dash, ces courses totalisent désormais deux fois plus de participants que l’ensemble des marathons aux États-Unis.

En France, le phénomène prend également. Si la Frappadingue existe depuis plusieurs années dans le Nord, les courses à obstacles essaiment désormais sur tout le territoire. La Lyon Extra Race est ainsi la troisième course du genre à poser ses obstacles dans la région cette année après la version lyonnaise de la Frappadingue (2 500 participants au Parc de Miribel Jonage au printemps) et le Mud day (9 000 au lac de Vénérieu début septembre) dont le slogan vaut mieux qu’un long discours : « running is not enough » (courir n’est pas suffisant)…

Benjamin en action

Le site officiel

Benjamin Steen

Biron rejoint Vicaut

Le Lyonnais s’entraînera à présent avec le coach du sprinteur parisien, Guy Ontanon. 

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Blessé toute la saison à la jonction du tendon d’Achille et du mollet, Emmanuel Biron a eu du temps pour penser à sa nouvelle orientation de carrière. Après quatre saisons avec Daniel Darien, qui a fini de transformer cet ancien sauteur en longueur en pur sprinteur (10’’22 sur 100m ; 6’’60 sur 60m), le Lyonnais (24 ans) a décidé de partir s’entraîner aux côtés du meilleur perfomer français de la saison Jimmy Vicaut (9’’95 sur 100m) et de son coach Guy Ontanon. « L’idée, c’est de rejoindre un sprinteur de très haut niveau avec qui je m’entends très bien, explique-t-il. Depuis 2011, on a vécu plein de choses en commun. L’autre objectif, c’est de rendre homogène ma préparation. Je n’ai à rien à redire à ce que je faisais avec Daniel (Darien). En collaborant avec Guy (Ontanon), qui a amené deux sprinteurs sous les dix secondes (Vicaut et Pognon), j’aurai une préparation physique vraiment spécifique pour le sprint. »

Avec Boudebibah à Lyon

Dans le détail, Emmanuel Biron ne peut cependant pas s’installer à temps plein à l’INSEP pour raison financière. « J’y ferai des stages de trois semaines ou un mois aux moments clé de la saison lorsqu’on travaille spécifiquement le sprint », explique-t-il. Le reste du temps, il s’entraînera à Bron sous l’œil du manager national des relais Djamel Boudebibah. Il devrait en même temps quitter la section de Pierre-Bénite de l’Entente Sud Lyonnais pour une destination encore inconnue.

Remis de sa blessure, Biron va prochainement pouvoir reprendre l’entraînement sur piste. Son premier stage parisien devrait intervenir en décembre de manière à préparer la saison en salle où son départ explosif fait des merveilles sur 60m (6e des Mondiaux 2012). Objectif, les championnats d’Europe à Prague.

B.Steen

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10:54 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 13 octobre 2014

Coupe de France:Les clubs Rhodaniens cartonnent !

vineuil2014.jpgSi on ne peut pas parler de razzia, on peut tout de même évoquer une moisson remarquable pour les clubs rhodaniens engagés ce week-end en coupe de France des Spécialités à Vineuil (Loir et Cher). Carton plein pour l’ESL dans la Coupe de France des sauts (cumul de points sur les épreuves de longueur, triple, hauteur et perche) avec des victoires chez les hommes et chez les femmes. Lyon Athlé n’est pas en reste avec le titre en lancers (poids, javelot, disque, marteau) chez les hommes et une deuxième place chez les filles avec notamment un lancer à 59,05m pour la vice-championne du monde Mélina Robert Michon.

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Enfin mention spéciale pour les relayeuses de Décines Meyzieu Athlétisme (Boussard, Vagao, Diarra et Galais) lauréate des relais 4x100m (47’’16) et 4x200m (1’41’’10).

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lundi, 06 octobre 2014

Une belle pour Bougnot

IMG_8400.JPGL’étudiant à l’Insa et en architecture a su doser son effort pour s’imposer à domicile.

Pour l’anecdote, Igor Bougnot restera le premier coureur à avoir franchi la ligne d’arrivée devant les 21 411 autres ! Engagé dans le 10km de Run in Lyon pour la troisième année consécutive, l’athlète de l’Entente Sud Lyonnais a su manœuvrer au mieux pour s’imposer pour la première fois dans le temps relativement modeste de 31’51’’.

« Ça me permet d’évacuer… »

« Je ne savais pas du tout qui serait au départ, expliquait-il. Je ne jouais pas du tout la victoire, mais je me suis mis peu à peu à y croire en revenant sur la tête. Finalement, je suis passé devant au 8e kilomètre. Cela fait vraiment plaisir de gagner dans ma ville. »

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Originaire du Nord, Bougnot est en réalité un Lyonnais d’adoption. Arrivé pour ses études, à l’Insa de Lyon, il s’est résolu l’an dernier à poser ses valises en prenant sa licence à l’ESL où il est coaché par Philippe Rémy. Champion du Rhône de cross court l’hiver dernier, il sort d’une année prolifique, marquée par un titre de champion de France espoir du 1500m en salle à Nantes. Cet été, il a aussi porté son record sur la distance à 3’46’’98.

Le tout en suivant un double cursus en génie civil et en architecture. Soit 40 heures de cours par semaine. « J’arrive quand même à caser 7 ou 8 séances d’entraînement par semaine. Ça me permet d’évacuer… Quand j’ai commencé mon double cursus, on m’avait dit que j’allais devoir faire une croix sur le sport. Je ne pensais pas que mes performances resteraient les mêmes, même si cela a été un peu compliqué l’été dernier. »

La saison hivernale, elle, s’annonce bien. Objectif les championnats d’Europe de cross pour sa dernière année espoir. Il tentera de décrocher sa place en Bleu lors du cross de sélection à Gujan Mestras.

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Martin Kosgei dans le raz de marée de Run in Lyon

Vainqueur du marathon en 2h11’55’’ malgré une violente averse, Martin Kosgei a échoué de peu face au record de l’épreuve de son compatriote Kiplagat (2h10’43’’). Ce beau chrono surligne l’énorme succès de cette 5e édition qui a établi un nouveau record de participation avec 21412 finishers sur 25 000 engagés.

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La courbe n’en finit plus de grimper, grimper, grimper… Lancé avec 9 000 « pionniers » en 2010, qui avaient expérimenté le concept des trois courses en une (10 km, semi-marathon et marathon), Run in Lyon s’installe déjà, après cinq éditions, parmi les plus grandes épreuves de masse françaises. Il fallait voir dimanche matin cette immense foule sortir des bouches de métro en lycra de toutes les couleurs pour s’installer derrière la ligne de départ, et même très loin derrière pour les tout derniers. Ce n’est pas uniquement parce que le soleil se lève pile dans l’axe du Pont de la Guillotière qu’on ne pouvait pas en apercevoir le bout…

Virages glissants et muscles agressés par la pluie

25 000 engagés, plus de 23 000 dossards retirés et finalement 21 412 partants très exactement (10 308 sur 10 km, 9 388 sur semi et 1 716 sur marathon). Record battu ! Et pas qu’un peu puisqu’ils avaient été flashés à 18 057 en 2013. Run in Lyon est un incontestable succès populaire en pleine expansion. « J’en suis fier », se félicitait au départ le Secrétaire d’État aux Sports Thierry Braillard qui avait contribué à la création du concept lorsqu’il était adjoint au maire de Lyon : « Beaucoup n’y croyaient pas, mais aujourd’hui on assiste au plus gros événement sportif de l’histoire de Lyon en terme de participation. »

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Évidemment, ce « Festival du running » transpire avant tout l’événement de masse puisqu’on y vient surtout pour se faire transporter par la houle mais Run in Lyon est aussi en passe de gagner ses galons sportifs. Pour avoir droit à une dépêche, c’est qu’il ne suffit pas de battre des records d’affluence. Il faut aussi que le chrono donne du relief à l’ensemble. Un premier pas avait été fait l’an passé avec la victoire du Kenyan Eliud Kiplagat en 2h10’45’’. Treize ans qu’un marathon n’avait pas été couru aussi vite à Lyon, depuis le record tous temps de Korir (2h09’43’’ en 1999). Martin Kosgei, vainqueur cette fois en 2h11’55’’, n’a fait que confirmer la détermination des organisateurs (Amaury Sport Organisation) de faire de Run in Lyon le deuxième événement running du pays derrière le marathon de Paris… Certes, ce n’est que la 183performance mondiale de la saison, mais on se rapproche des standards internationaux.

Un Éthiopien disparaît à l’aéroport

Le petit Kenyan à la bouille de gamin (25 ans), lauréat en 2013 du marathon de Marseille, n’a pas eu la partie facile pour s’approcher à 18 secondes de son record personnel (2h11’37’’). Il a fallu se débrouiller avec les moyens du bord. Déjà que le plateau élite n’était pas très large (six athlètes et un lièvre), un des deux Éthiopiens s’est tout simplement évaporé à son arrivée à l’aéroport Saint-Exupéry vendredi. Plus que six. L’autre Éthiopien devait quant à lui rapidement laisser les Kenyans entre eux, alors qu’ils partaient sur les bases de 2h10’ (64’51’’ au semi).

Et c’est là qu’une violente averse est venue rafraîchir la température et les ardeurs : « Dans les virages, il fallait faire très attention. Et les muscles ont commencé à souffrir. Comme je me suis retrouvé seul dès le 28e kilomètre, j’ai trouvé le temps long », racontait le vainqueur, installé à Kapsabet au Kenya où il s’entraîne avec Peter Some (vainqueur du marathon de Paris 2013) et Abraham Kiprotich récemment contrôlé positif à l’EPO. « Après ma 8e place à Séville et ma 4e place à Hanovre cette année, c’est une très belle victoire pour moi, ajoutait-il. D’autant qu’il y a deux semaines, j’ai eu la fièvre typhoïde. » Désormais, il visera « un gros chrono dans un marathon rapide ».

Les organisateurs lyonnais aussi. D’ores et déjà, ils ont annoncé qu’ils lorgneront en 2015 les 2h08’. « C’est un autre palier, explique le chef du plateau René Auguin qui devait faire cette année encore avec un prize money limité à 19800 euros. C’est une autre catégorie d’athlètes. Et il faudra se pencher sur le parcours. Là, on est sans doute au maximum dans cette configuration. » C’est le prix à payer pour continuer à grimper encore…

Benjamin Steen

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lundi, 29 septembre 2014

CHALLENGE D’AUTOMNE. Un dernier effort avant l’hiver !

IMG_7701.JPGÀ deux semaines de la Coupe de France des Spécialités, les clubs Rhodaniens ont profité du challenge d’automne pour effectuer les derniers réglages.

Certes, le Challenge d’automne est moins attractif que les meetings printaniers ou les interclubs, mais cette dernière compétition sur piste dans le Rhône n’en reste pas moins un passage souvent nécessaire pour pouvoir briller à la Coupe de France des Spécialités qui se déroulera dans 15 jours à Vineuil, dans le Loir-et-Cher.

Les lanceurs de Lyon Athlé, tenants du titre de la Coupe de France des lancers, effectuaient samedi une dernière revue d’effectif sous l’œil attentif de Mélina Robert-Michon, venue encourager ses partenaires d’entraînement. « Mélina fera sa rentrée dans 15 jours pour la Coupe de France des lancers. Nous avons un titre à défendre chez les femmes, et depuis que je suis athlète, et maintenant entraîneur, j’ai toujours joué le jeu à fond dans cette compétition qui permet de travailler la cohésion de groupe », indique Serge Debie, l’entraîneur de la vice-championne du monde et d’Europe.

Après Mélina Robert Michon, c’est Floria Gueï (photo), hier, qui a fait une apparition dans les tribunes du stade de Parilly pour soutenir ses partenaires d’entraînement aux côtés du responsable national des relais Djamel Boudebibah (photo).

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Si aucune performance individuelle notable n’est à relever, notons tout de même l’excellente performance des relayeuses de Décines qui, avec un chrono de 1’41’’29 sur le relais 4x200m, signent la meilleure performance française de la saison, et viseront évidemment le titre dans 2 semaines lors de la Coupe de France à Vineuil.

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Jeanne Boussard la toute nouvelle recrue du DMA au départ du relais 4 x 200.

Résultats

Féminines :100m : 1. Seiller (ACT) 13’’09; 200m : 1. Vidal (ACVS) 27’’38 ; 400m : 1. Bissay (EOL) 62’’04 ; 800m : 1. Seiller (ACT) 2’18’’72 ; 80m Haies : 1. Jean (minimes) 12’’63; 4X200m: 1. Décines (Boussard, Vagao, Diarra, Galais) 1’41’’29.

Masculins :

100m : Pagliari (LA) 11’’31; 200m Nkeba (Correze) 11’’47; 100m Haies : 1. Gaultier (cadet) Décines) 13’’83 ; 2. Thevenet (ESL) 14’’53 ; 110m Haies : 1. Dissi Tchawo (ESL) 15’’17 ; 2. Nallet (LA) 15’’92 ; Longueur : 1. Gaiddon (cadet) 6,55m, 4X200m : 1. ESL (BOury, Sar, Achouri, Chaix) 1’32’’77

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Quelques PHOTOS

lundi, 15 septembre 2014

10 KM DE L’HORLOGE (TASSIN-LA-DEMI-LUNE). Sugut inaugure l’Horloge en 30’34’’ chrono

IMG_6342.JPGLe Kenyan installé à Décines est sorti vainqueur d’une belle bagarre pour la première édition de l’épreuve tassilunoise.

«À l’entraînement, ils sont potes. Mais en course, c’est la guerre ! » Le coach Bastien Perraux, qui conseille de nombreux athlètes des hauts plateaux installés à Lyon, le certifie : le groupe de tête, qui a animé dimanche matin la première édition des 10 km de l’Horloge à Tassin-la-Demi-Lune, s’est mis une vraie peignée. Avec cinq types tous déjà flashés en moins de 30 minutes sur dix bornes, cela promettait des étincelles chronométriques.

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Sauf qu’à se regarder en chiens de faïence en début de course, ils ont finalement concentré la grande explication en cinq kilomètres. Et ça a été violent. Ruben Indongo, qui vient de prendre la 30e place du marathon des championnats d’Europe à Zurich (2h20’39’’), a été le premier à hausser le ton. Mais le parrain de l’épreuve allait se faire contrer au 7e kilomètre par Eliud Sugut qui passait la ligne en vainqueur en 30’34’’ avec onze secondes d’avance sur l’Ougandais Emmanuel Sasia.

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« Objectif 2h14 au marathon de Lyon »

« J’ai gagné avec mon cerveau », a expliqué le Kenyan qui commence à se faire un nom après avoir rejoint Lyon l’an dernier comme sparring-partner de son compatriote Benjamin Cheruiyot. Vainqueur des championnats du Rhône de cross 2014, puis des 10km de Bron, il sort d’une grosse semaine avec une 2e place au semi de Dijon et une victoire au 10km de Grenoble. « Je cours beaucoup, dit-il, mais c’est pour préparer le marathon de Lyon (5 octobre). Aujourd’hui (hier), c’était sans doute mon dernier test. » Pour sa première expérience sur la distance au printemps, il avait pris la 2e place à Annecy en 2h16’53’’: « L’objectif à Lyon sera d’améliorer mon record en courant en 2h14. »

Même si cela aurait pu aller plus vite, le 10 km de l’Horloge démarre sur des bases élevées. L’épreuve ne devrait pas tarder à s’installer au calendrier des dix bornes qui comptent dans le département. Au pied levé, 600 participants ont testé un parcours a priori taillé pour le chrono. Les organisateurs en attendent 1500 en 2015.

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Isabelle Serra, la première femme, a également pris ses distances avec Christine Bourlat et Gwenaelle Traub

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B.Steen

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lundi, 01 septembre 2014

François D’Haene, le vigneron du Beaujolais, remporte l’Ultra-Trail du Mont-Blanc

François D’Haene, sportif de haut niveau et producteur de beaujolais-village à Saint-Julien a remporté samedi à Chamonix l’édition 2014 de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), l’une des courses en montagne les plus difficiles au monde, longue de 168 km avec 9.600 mètres de dénivelé positif.

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Photo: Denis Augris

Déjà vainqueur en 2012 et considéré comme l’un des favoris de l’épreuve, D’Haene a remporté l’UTMB en 20 h 11 min 44 sec, pulvérisant le record établi l’année dernière par son compatriote Xavier Thévenard (20h34:57.).

Considéré comme l’un des tout meilleurs traileurs au monde, François D’Haene, 28 ans, est masseur kinésithérapeute et exploitant viticole.
Si D’Haene et ses dauphins espagnols ont terminé la course en 20 heures environ, les derniers ont jusqu’à dimanche 14h30 pour boucler le tour du Toit de l’Europe occidentale.

Venus de 77 pays, les 2 300 compétiteurs de l’UTMB doivent traverser 19 communes dans trois pays (France, Suisse, Italie) et franchir huit cols à plus de 2.000 mètres, dont le plus élevé, le Grand Col Ferret, marque la frontière italo-suisse à 2.537 mètres d’altitude. 
Ils s’étaient élancés vendredi à 17H30 de la place de l’église de Chamonix. 

Créé en 2003, l’UTMB est devenu en dix ans l’épreuve mythique de la course en pleine nature. Alors que 660 coureurs avaient pris le départ de la première édition, ils sont désormais 7.500 à participer à l’UTMB ou à l’une des quatre autres courses créées pour faire face aux nombreuses demandes d’inscription.

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