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dimanche, 07 juin 2015

RÉGIONAUX DE DEMI-FOND À TASSIN. Coup de chaud à Tassin

Sous une chaleur caniculaire, le junior Thibault Larpin repart avec le titre de champion de Rhône sur 800m.

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Avec un thermomètre affichant 35°C à l’ombre samedi après-midi au Stade Dubot, les organismes ont souffert durant cette grosse journée de demi-fond. Avec au programme la suite des championnats départementaux débutés la semaine dernière et les championnats régionaux des 3000m., 5000m. et 3000m Steeple les courses se sont enchaînées durant près de 6 heures avec une participation massive sur 800m avec 9 série chez les hommes !

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Sur 800m homme justement, la course la plus disputée de la journée, c’est un représentant de la Loire qui a pris le meilleur avec la victoire de Sofiane Boulekouane juste devant le junior Thibault Larpin qui repart avec le titre de champion de Rhône et un moral gonflé à bloc.

Chez les filles, Anne-Sophie Vittet a parfaitement réussi sa transition après son record de la semaine dernière sur 3000m steeple, en s’imposant en 2’16’’67, établissant au passage un nouveau record sur la distance « J’ai fait une bonne course au train en tournant en 34’sur chaque 200 mètres de ma course » indique Anne Sophie qui participera la semaine prochaine au 1500m des championnats régionaux.

Enfin sur triple saut, le jeune espoir de Feyzin Valentin Vidermann s’est offert un nouveau record personnel malgré une course d’élan réduite avec un bond à 15,15m.

Suite des championnats départementaux ce dimanche avec les épreuves de lancers au stade de Parilly à Venissieux.

> Résultats :

- Masculins :

200m. : 1. Gallet (Chapost) 22’’08 ; 2. Bourgeois (EOL) 22’16 ; 3. Bourgin (Coq42) 22’’25 ; 4. Martin (Chaponost) 22’’37 ; 5. Petit (DMA) 22’’56

800m. : 1. Boulekouane (ACOF) 1’51’’92 ; 2. Larpin (LA) (Champion du Rhône) 1’52’’56 ; 3. Mekraldi (DMA) 1’52’’68 ; 4. Messah (DMA) 1’53’’27 ; 5. Paillon (EOL) 1’53’’41.

3000m. : 1. Sauve (Voiron) 9’41’’88.

5000m. : 1. Kemboi (Athle St Junien) 15’42’’79.

2000m. steeple : 1. Lhopital (AS Caluire) 6’31’’32.

3000m steeple : 1. Perillat (Grenoble) 9’15’’23.

Triple : 1. Videmann (AFA) 15,15m. ; 2. Mbatang (LA) 14,35m. ; 3. Moreau (ESL) 13,97m.

> Féminines :

200m. : 1. Beal (Coq42) 25’’22 ; 2. Jean (Championne du Rhône) (ESL) 25’’47 ; 3. Touam (ASVEL) 25’’63 4. Clastres (ACVS) 26’’02 ; 5. Gabut (ESL) 26’’12 ; 6. Petit (AFA) 26’’17.

800m. : 1. Vittet (ESL) 2’16’’67 ; 2. Fabre (ESL) 2’19’’11 ; 3. Riviere (AC Tassin) 2’19’’61.

3000m. : Piolot docot (Annecy) 10’22’’81.

2000m steeple : 1. Tourtet (Gap) 7’16’’52.

3000m steeple : 1. Morrissey (Alès) 11’05’’08.

Triple saut : 1. Touam (ASVEL) 12,72m. ; 2. Toure (ASVEL) 11,54m.

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Quelques Photos

mercredi, 03 juin 2015

400 MÈTRES. Les boys de Floria Gueï

Sans rivale chez les filles, la championne d’Europe du 4x400m bénéficie à l’entraînement du soutien de deux « sparring partners » hommes au niveau presque identique.

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Photo Maxime Jegat

Quand elle a débarqué à Bron il y a trois ans en provenance de l’Insep, Floria Gueï savait ce qu’elle laissait derrière elle : le cadre du Bois de Vincennes dont elle ne voulait plus. Mais aussi des partenaires d’entraînement comme Muriel Hurtis et Phara Anacharsis. A Lyon, ce n’est pourtant pas les spécialistes du 400m qui manquent, mais Eléa Mariama Diarra ou Estelle Perrossier n’appointent pas dans le groupe de Djamel Boudebibah…

Le même record au centième près (51’’30) !

Pas grave, le coach brondillant a aussitôt mis Julien Balsen et Silvère Fino dans les pattes de la meilleure Française sur le tour de piste. Le premier possède exactement le même record que l’internationale sur 400m (51’’30). Le second est plus à l’aise sur 200m. A eux deux, ils forment un duo de «sparring partners» idéal, fans absolus d’athlétisme, statisticiens compulsifs, ne ratant jamais une séance (cinq par semaine, soit autant que Gueï). « J’ai beaucoup de chance, dit-elle. Parfois, ils sont devant, parfois c’est moi. On se stimule mutuellement dans une super-ambiance. »

D’ailleurs, depuis que Gueï a élu domicile à Bron, les records des deux hommes ont aussi progressé. « On n’a pas l’impression d’être à sa disposition sauf peut-être quand elle fait ses séances spécifiques avant les grands championnats. Mais ce n’est jamais contraignant. On est ravi de l’aider », assurent-ils.

Quand elle a réalisé l’exploit de l’année en finale du 4x400m des championnats d’Europe à Zurich l’été dernier, c’était un peu comme s’ils y avaient participé : « On était content pour elle, très fiers de ce qu’elle avait fait. » Pour le coup, ils avaient fait le voyage en Suisse. Quelques jours plus tôt, ils avaient été là pour la réconforter après son élimination en demie en individuelle. Depuis, ils sont aussi allés la voir à Prague décrocher la médaille d’or avec le relais 4x400m à l’Euro en salle l’hiver dernier. Cet été, en revanche, ils regarderont les Mondiaux de Pékin à la télé.

En attendant, il y a du boulot. Alors que Floria Gueï a signé une rentrée fracassante aux Interclubs (51’’66), Julien s’est un peu raté aux championnats du Rhône le week-end dernier (4e en 52’’32). Et le fossé risque de se creuser, car Floria Gueï enchaîne cette semaine les meetings de Rome (jeudi soir), Marseille (samedi) et New York (13 juin). Objectif : moins de 51 secondes.

Benjamin Steen

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lundi, 01 juin 2015

10KM DE BRON. Première victoire pour Faudot

IMG_8152.JPGLe Lyonnais Barthelemy Faudot a profité du 10km de Bron ce dimanche matin pour inscrire une première ligne à son palmarès.

Près de 500 athlètes s’étaient massées dimanche matin devant le stade Pierre Duboeuf de Bron pour la 6e édition du 10km de Bron organisée dans le cadre de la Journée de Dam’s, une manifestation sportive et festive dont l’objectif est de rapporter des fonds pour la lutte contre les cancers de type Sarcome dont l’ancien athlète Brondillant Damien Grosso avait été victime il y a 6 ans. « Petit à petit nous arrivons à faire venir plus de monde. Les proches de Damien sont toujours très présents mais notre course est désormais classante et qualifiante pour les championnats de France de 10km donc certains athlètes viennent aussi ici pour réaliser un bon temps car notre parcours est rapide malgré pas mal de relance » indique l’organisatrice de ce 10km Djoura Brahmi qui souhaite remercier tous les bénévoles et particulièrement ceux de l’association les Brons Z’Amis qui ont rendu cette manifestation possible.

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Sur un 10km très animé avec de nombreux changement de leader au fil des kilomètres, la victoire est finalement revenue à celui que l’on attendait le moins, le jeune Barthelemy Faudot. Parti prudemment dans un groupe de 5 coureurs, l’athlète qui fait actuellement ses études à Clermont Ferrand pointait encore en 4e position à mi-course. « J’avais regardé les résultats de l’an dernier et j’avais décidé de rester prudent pendant la première partie de course. Les premiers n’étaient jamais très loin devant et vers le 8e kilomètre je suis revenu avec le premier et j’ai attaqué juste avant la fin. Je ne pensais pas gagner en venant ici, c’est ma première victoire sur une course sur route. D’habitude je suis placé mais jamais gagnant, ça fait plaisir et c’est assez marrant comme sensation. J’ai un record de 34’54 sur 10km donc je ne suis qu’à 4 secondes. Ce qui est pas mal car il y a pas mal de virage à 90°» admet le jeune Lyonnais qui effectuera un petit trail de 11km début juillet avant de partir en vacances et de revenir pour les premières courses sur route de septembre.

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Derrière ce nouveau visage l’expérimenté Jean-François Abate prend la seconde place en 35’09 reconnaissant avoir été un peu surpris par la chaleur.

Résultats : Masculins : 1. Faudot 34’58 ; 2. Abate 35’09 ; 3. Cappy 35’23 ; 4. Terrasson 35’38 ; 5. Picout 35’39 ; 6. Lopes 35’45 ; 7. De Salins 35’49 ; 8. Ah-Fah 35’56 ; 9. Boustie 36’16 ; 10. Dubois 36’32.

Féminines : 1. Miccalef 44’30

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; 2. Demars 45’06 ; 3. Makaddem 45’32 ; 4. De La Messuziere 46’07 ; 5. Pouderoux 46’59.

Les Photos

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dimanche, 31 mai 2015

MEETING DE DÉCINES. Vittet remet les pendules à l’heure

IMG_7644.JPGDébut de saison idéal pour la lyonnaise Anne-Sophie Vittet qui, après ses records du 1500m, 3000m ces dernières semaines, s’est offert un nouveau chrono de référence sur 3000 steeple

Parmi la pléiade d’athlètes venus de tous horizons à l’occasion de la 5ème édition du Meeting National de l’Est Lyonnais, l’athlète de l’ESL Anne-Sophie Vittet a parfaitement su tirer son épingle du jeu sur 3000m steeple. Si la victoire est logiquement revenue à la Malgache du Stade Sottevillais Marie Saholinirina en 10’03, la jeune enseignante lyonnaise arborait un grand sourire à l’arrivée, heureuse d’avoir raboté 13 secondes à son record sur la distance.

«Avec un record à 10’38 j’espérais faire entre 10’35 et 10’30 mais franchement je ne pensais pas descendre à 10’25» indique l’athlète qui s’entraîne depuis un an avec Philippe Remy et qui ne peut que constater les progrès réalisés après avoir amélioré à l’occasion des Interclubs ses records sur 1500m (4’37 contre 4’43) et du 3000m (9’59 contre 10’23). «A deux secondes près, je courrais mon 3000m steeple à la même vitesse que mon ancien record du 3000m plat» s’amuse même Anne-Sophie qui reconnait que sa collaboration avec son nouveau coach l’a totalement relancée.

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«Je m’entraîne avec beaucoup plus de sérieux et de régularité qu’avant. J’écoute et j’applique ce qu’il me dit et comme je vois que ça fonctionne je veux bien continuer à suivre ses consignes encore un peu» indique l’athlète lyonnaise qui devra maintenant attendre les championnats de France Elite pour recourir sur la distance.

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«L'an dernier la médaille de bronze s’était jouée à 10’18 donc ça semble un peu dur cette année mais Anne-Sophie peut viser une place dans les huit premières» pronostique son entraîneur Philippe Remy qui a prévu un gros travail sur 800m et 1500m d’ici les Championnats de France prévu du 10 au 12 juillet à Villeneuve d’Asq.

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Dans les autres épreuves de ce meeting national, notons la très grosse performance sur 800m de l’Ethiopien Jena Umar vainqueur en 1’47’’11 d’une course d’un niveau très relevé

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Féminines :

1500m. : 1. Lewetegn 4’17’’92 ; 2. Bekele Tola 4’21’’75 ; 3. Le FLoch 4’23’’63 ; 4. Mathien (Angers) 4’23’’65 ; 5. Felix (Sotteville) 4’24’’50

3000m. Steeple : 1. Saholinirina (Sotteville) 10’03’’28 ; 2. Vittet (ESL) 10’25’’19 ; 3. Genoux (Montpellier) 10’30’’61 ; 4. Chachignon (Nemours) 10’36’’75 ; 5. Akroune C. (Pierrefitte) 10’39’’75

Hommes :

800m. : 1. Umar 1’47’’11 ; 2. Leroy (Martigues) 1’47’’49 ; 3. Bowness 1’47’’86 ; 4. Oualich 1’48’’28 ; 5. Khatir (Montpellier) 1’48’’30

1500m. : Jafaar 3’44’’32 ; 2. Adam (St Julien 74) 3’44’’62 ; 3. Zerrifi (Montpellier) 3’45’’01 ; 4. Hamdane 3’45’’57; 5. Benalou 3’46’’81;

5000m. : 1. Lyon 14’16’’94; 2. Rybicki (La Garde) 14’19’’24; 3. Kosgei 14’25’’75 ; 4. Bommier (Clermont) 14’28’00 ; 5. Palcau (Dijon) 14’31’’80

Tous les résultats

Un millier de photos à venir...

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samedi, 30 mai 2015

MNEL: Décines accélère !

 

IMG_1973.JPGLe meeting de l’Est Lyonnais réunit ce samedi un beau plateau national et international.

Le Meeting national de l’Est Lyonnais, organisé sur le Stade Troussier, hausse le ton. « Je suis un peu embêté : j’ai dû refuser l’accès en série 1 à des finalistes aux championnats de France Élites », fait semblant de regretter Bastien Perraux, le directeur sportif de la réunion 100 % demi-fond. Cette année, il présente en effet un plateau remarquable avec une grosse densité à haut niveau. À signaler par exemple, sur 800m hommes, la présence de l’ex-champion de France Hamid Oualich et de Brice Leroy, face au très jeune Ethiopien Bacha Morka (2e des Jeux olympiques de la jeunesse 2014), ou encore le beau 1500m en présence Guillaume Adam, Abdelkader Bakhtache et de l’Algérien Touil. Chez les femmes, Fanjateino Félix sera à suivre sur 1500m. Pour l’occasion, les organisateurs du club de Décines Meyzieu athlétisme ont cassé leur tirelire pour produire un direct TV de leur événement qui sera retransmis sur leur site internet.

Si vous ne pouvez pas venir sur place le Direct TV c'est ICI

> Meeting de l’Est Lyonnais, ce samedi à partir de 17h00. Début des épreuves nationales à 20h00.

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mardi, 26 mai 2015

Elles ont couru contre le cancer

Solidarité. Elles étaient 9 000 hier au Parc Lacroix-Laval pour Courir pour elles.

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Dès les premiers mètres, la même question fuse de tous côtés : « Où est Alexendra ? Où est Karine ? Où est la grande blonde ? Où sont tes copines ? » Dans la cohue du départ, Marianne et sa fille Manon, 8 ans, ont ainsi tout de suite perdu Anne-Laure et ses filles, Auriane et Ilana, 9 ans. C’est Marianne la sportive qui a convaincu Anne-Laure de participer, « le soir du 1er de l’An après l’apéro ». Peu sportive, cette dernière est décidée à se « déchirer » pour ne pas lâcher devant ses filles qui sont « aux taquets ». Et connaissent déjà le mot cancer car la grand-mère de la meilleure amie d’Auriane est malade.

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100 000 € récoltés

Si Courir pour elles est souvent une affaire de copines, c’est aussi devenu à la 6e édition, une envie de transmission des mères à leurs filles même si certaines adolescentes trouvent ça « un peu dur ! ». L’an prochain, Léane, 5 ans, qui n’a connu jusqu’à présent que la garderie du parc Lacroix-Laval accompagnera peut-être à son tour Marianne. D’autres, ont commencé encore plus tôt… et clandestinement. C’est en effet un petit garçon qui se cache dans la poussette derrière laquelle court Diane, 32 ans, infirmière à la clinique Protestante, privée de course en mai 2014 pour cause d’accouchement…

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Mitraillées par les portables et les caméras des maris et papas, certaines ont le sentiment d’être « la reine d’Angleterre » tandis que d’autres se sentent déjà « fatiguées ». Au bord du chemin, les bénévoles ne ménagent pas les encouragements : « Bravo les filles. Merci d’être là ! Dans 200 mètres, c’est la descente : va falloir mettre le frein ! » « Fais gaffe : ça se resserre à la descente », lance Alicia à sa copine. On y joue en effet un peu trop des coudes. Certaines tentent le fossé. Passé l’embouteillage du premier ravitaillement, ça commence à rire jaune dans les rangs quand surgit le 3e : « Vous êtes à la moitié ! ». « J’en peux plus », lâche une jeune fille. « Allez ! Souffle, ne parle pas. C’est tout du mental : pense à maman ! », l’encourage sa sœur. Elles sont nombreuses à être venues en hommage ou en soutien à une femme touchée par le cancer. « Pensez à toutes celles qui ne sont pas là et celles qui se battent », a demandé Sophie Moreau, la présidente de l’association avant le départ. Avec 9 000 participantes, Courir pour elles a récolté cette année 100 000 € pour financer des soins de support.

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Alors que les copines de Fafou ont sa photo sur leur tee-shirt, Julie et ses cinq collègues arborent un cœur : « Je cours pour Katja », 30 ans, décédée d’un cancer du sein en janvier. « Je ne suis pas très sportive mais avec l’effet de groupe, on se surpasse », sourit Julie. Patricia Amoros, 52 ans, est aussi venue pour se surpasser et remercier l’équipe PAM qui l’a soutenue tout au long de son cancer de la moelle osseuse. Autogreffée il y a un an, elle a écrit un livre – et cherche un éditeur – pour raconter « qu’on n’est jamais seul même en chambre stérile » et qu’on se « galvanise grâce à toutes les énergies positives qui circulent comme dans cette course ». Après avoir repris des forces, c’est « en courant » qu’elle entend finir. Géraldine, Isabelle et Ségolène, elles ne se sont pas quittées et c’est main dans la main qu’elles décident spontanément de passer la ligne d’arrivée. Rendez-vous en 2016 au parc de Parilly à Bron pour de nouveaux défis.

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Résultats du 10km

Les PHOTOS

Un album bonus prochainement

Sylvie Montaron

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samedi, 23 mai 2015

Courir Pour Elles: Pour diminuer les risques de cancer, il faut bouger au quotidien

Santé. La 6e édition de « Courir pour elles » rassemblera 9 000 participantes demain à Marcy-L’Etoile pour promouvoir l’activité physique contre le cancer.

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« Les derniers résultats bientôt publiés en France confirment les études précédentes : l’activité physique réduit les risques de cancer du colon, du cancer du sein après ménopause et de l’endomètre avec un niveau de preuve élevé. Ce qui est nouveau c’est qu’elle réduirait également le cancer du sein avant ménopause et il y aurait aussi une baisse pour le cancer du poumon », explique le Dr Marina Touillaud, épidémiologiste à l’unité Cancer et environnement du centre Léon-Bérard (CLB). C’est pour le cancer du colon que le niveau de preuve est le plus élevé alors que pour le cancer du rectum la protection n’est pas avérée. L’exercice physique contribue aussi à limiter la prise de poids, autre facteur de risque de cancers.

Que veut dire bouger » ?

« Bouger, c’est mettre en mouvement les muscles de son corps », explique l’Institut national du cancer. « On sait que l’activité doit être d’une intensité modérée à élevée mais qu’une intensité très élevée n’apporte pas de bénéfice », précise Marina Touillaud. Il est recommandé de pratiquer 30 minutes d’activité physique par jour quelle qu’elle soit : faire le ménage, prendre les transports en commun, monter les escaliers, marcher, pratiquer un sport. En trois fois dix minutes, si cela n’est pas possible en une fois. Les bénéfices existent aussi si on pratique une heure tous les deux jours. « L’effet vient de la stimulation régulière. Le corps va s’adapter à l’exercice. Une pratique une fois par semaine ou une grande randonnée par mois ce n’est pas suffisant car le corps s’adapte de la même manière à cet instant T », précise Cédric Baudinet, entraîneur en APA (activité physique adaptée).

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Lancé en 2010 au CLB, le programme APA a fait l’objet d’une étude pendant deux ans qui a montré que, déjà, entre le diagnostic et le début de la chimiothérapie d’après chirurgie, une détérioration du niveau physique était constatée.

Bénéfices pour les malades

L’activité diminue et la sédentarité augmente. Mais l’étude a également montré que, alors que la majorité des patientes prennent du poids pendant les traitements, les participantes à l’APA avaient stabilisé leur poids et leur tour de taille sur six mois à un an et, à poids égal, elles avaient perdu de la graisse et pris du muscle. De plus, une baisse de la glycémie à jeun a été constatée (baisse des risques de diabète) ainsi qu’une baisse du cholestérol sanguin. D’autres études montrent, au niveau international, une diminution des risques de récidive du cancer quand on pratique une activité physique.

Aujourd’hui, les programmes APA pour les patients malades du cancer se sont développés, comme par exemple à l’hôpital de la Croix-Rousse, Henry-Gabrielle ou Saint-Joseph Saint-Luc. Ils sont souvent financés par les associations. Ainsi, « Courir pour elles » finance depuis janvier un coach à l’hôpital de Villefranche-sur-Saône. Les participantes expriment généralement un fort taux de satisfaction (voir ci-dessous). Le problème désormais est l’après : comment maintenir cet élan ? L’unité Cancer et environnement du CLB essaie actuellement de recenser les quelques structures existantes qui peuvent prendre en charge les anciennes patientes. En attendant, elles seront nombreuses ce dimanche matin au parc Lacroix-Laval.

Sylvie Montaron

INTERCLUBS FINALE DE NATIONALE 1A (DIMANCHE À PARILLY). De la place pour tous les trois

IMG_5425.JPGA domicile au stade de Parilly, l’Entente Sud Lyonnais, Lyon Athlétisme et le Coquelicot 42 ont les moyens de viser l’une des trois premières places synonymes de montée en Élite la saison prochaine.

Il y a un an, chacun avait vécu de son côté un deuxième tour d’Interclubs à oublier. L’Entente sud lyonnais (ESL), alors en Élite, avait sombré à Evry. A Lens, Lyon Athlé avait manqué de 14 petits points la montée. Quant au Coquelicot 42, il avait juste eu son maintien en N1A à assurer… Voilà pourquoi cette année, tout le monde se retrouve au deuxième échelon national.

L’occasion pour les trois clubs de faire cause commune il y a deux semaines pour l’organisation du 1er tour à Vénissieux. Comme ce jour-là tout s’est passé à merveille, le trio s’est précipité pour poser sa candidature pour accueillir la finale de N1A dimanche à nouveau au stade de Parilly. Classés respectivement, 1er , 2e et 4e , l’ESL, le Coq 42 et Lyon Athlé sont donc en position de force pour viser l’une des trois premières places (sur huit) synonymes de montée en Élite

L’ESL a de la marge

Sauf accident majeur, l’ESL, devrait monter sur le podium. À l’issue du 1er tour, les banlieusards, leaders de la N1A, ont compté plus de mille points de plus que leurs dauphins stéphanois. Autant dire un gouffre ! En finale, le classement ne s’effectue plus à la table hongroise mais à la place, mais cela ne devrait rien changer : « A priori, le classement à la place nous avantage », a calculé le directeur sportif du club Daniel Aligne. L’ESL pourra compter sur presque toutes ses têtes d’affiche : Emmanuel Biron sur 100m, Vincent Favretto à la perche, Floria Gueï et Estelle Perrossier sur 400m, Térésa Nzola et Darlène Mazeau à la longueur. Seul manque Floria Labourel (hauteur) qui s’est blessé aux ischios lors du 1er tour.

Lyon Athlé vise la 3e place

Lyon Athlétisme a fait le plus dur il y a deux semaines en assurant son maintien en N1A. Une fois en finale de montée avec le 4e total national, le club se sent pousser des ailes : « Si on a la possibilité de monter, on ne va pas s’en priver, clame le manager général Eric Nallet. Par rapport au 1er tour, on enregistre des retours de blessure. Tous les voyants sont au vert pour qu’on puisse espérer terminer 3e. » L’ESL étant sans doute hors de portée, les partenaires de Mélina Robert-Michon seront à la bagarre avec le Coq 42, Metz, Bordeaux et Reims… Bref, ils sont cinq pour deux places.

De beaux matches

Bien-sûr, le plateau n’est pas aussi clinquant qu’au 1er tour quand Christophe Lemaitre, Renaud Lavillenie ou encore Garfield Darien s’étaient produits à Parilly. Mais il y aura quand même du beau monde et de beaux matches ce dimanche sur la piste de Parilly

Chez les hommes, un beau match est à prévoir sur 100m entre Emmanuel Biron (ESL)

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, qui monte en régime (10’’50; -0,4m/s il y a deux semaines) et les Rémois Teddy Tinmar etBéranger Bosse … A suivre aussi, un beau 400m haies entre l’ex-champion de France Fadil Bellaabouss (Montbéliard) et Martin Carrere(ESL). A noter également la présence de Paul Renaudie (Bordeaux) sur 800m et de Yohann Diniz (Reims) sur 5000m marche.

Chez les femmes, tous les regards se tournent vers le 400m avec une opposition possible entre les deux meilleures françaises Floria Gueï (ESL), qui fait sa rentrée individuelle, et Marie Gayot(Reims), alors qu’ Estelle Perrossier (ESL) courra dans l’autre série… Enfin, Mélina Robert-Michon (Lyon Athlé) lancera à domicile après avoir voyagé à Doha (62,45m) et Montgeron (59,53m).

« A Doha, ce n’était pas terrible techniquement, dit-elle. A Montgeron, cela allait mieux, mais il y avait un vent de gauche pas terrible.

Ce week-end, j’en profite pour travailler sous le regard de Serge (Debié, son coach). Après, j’espère que je commencerai à oublier peu à peu la technique pour me concentrer sur les perfs… »

Benjamin Steen

Le Programme

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vendredi, 15 mai 2015

MEETING DE DOHA . Robert-Michon jalousée par l’Allemagne

Depuis deux ans, la vice-championne du monde et d’Europe du disque domine les Allemandes malgré des moyens et un physique limités. Son secret ? Une technique optimisée. À Doha, elle teste lors de sa rentrée internationale les dernières modifications apportées à son geste.

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 Jürgen Schult ne s’est pas fait prier. Invité à participer le mois dernier à Lyon à un colloque sur le lancer du disque, l’entraîneur allemand – toujours détenteur du record du monde (74,08 m en 1986) – a même sauté sur l’occasion. Warum ? « Je viens vous expliquer le disque, a-t-il expliqué en arrivant. Et surtout, je viens voir Mélina Robert-Michon et son coach (Serge Debié) pour comprendre comment elle fait pour nous battre. » De quoi piquer un fard : « Quand on entend ça, on se dit qu’on est dans le vrai », a-t-elle apprécié.

« Je suis la plus petite du circuit mondial »

Melina Robert-Michon

Outre-Rhin, MRM interpelle forcément. N° 2 mondiale derrière l’invincible Croate Sandra Perkovic (championne olympique, du monde et d’Europe), elle vient de se payer par deux fois les Allemandes. D’abord aux Mondiaux de Moscou en 2013 (2e devant Müller 4e ) puis au championnat d’Europe à Zurich l’an passé (2e à nouveau, devant Craft, Rüh et Fischer). « Ce n’est jamais arrivé depuis Micheline Ostermeyer (en or aux JO de Londres en 1948) », sourit Serge Debié.

Dans ce grand pays de lancers, la pilule passe mal. Les moyens y sont colossaux par rapport à ceux des Français. Et surtout, Mélina Robert-Michon, 1,80 m, ne devrait pas faire le poids face aux gabarits de Müller (1,92 m), Fischer (1,92 m) ou Rüh (1,86 m) et à leur amplitude démesurée. « Perkovic n’est pas très grande non plus (1,83 m), mais je suis la plus petite du circuit. Du coup, j’ai moins de marge. Je dois jouer sur la vitesse et le relâchement plutôt que la force. Si je suis moins bien techniquement, je le paye tout de suite », explique-t-elle.

Elle le savait depuis très longtemps. Après avoir couru en vain après son record de France précoce (65,78m en 2002), elle en a eu le cœur net à son retour de grossesse en 2011. Après un an d’absence, elle a tout remis à plat sur la base d’une étude biomécanique réalisée lors des Mondiaux de Berlin en 2009 (8e ). Elle s’était alors rendu compte qu’elle ne donnait pas assez d’angle à ses jets : « Mélina lançait à 30° alors que les meilleures étaient à 37°. À ce niveau, c’était une différence énorme », précise Debié.

Depuis, tandis qu’elle peaufine son physique sous la férule de son préparateur Jérôme Simian, elle affine peu à peu son geste. Depuis cet hiver, elle tente de « partir avec des appuis plus bas » histoire de gagner en puissance au moment de la libération de son engin. « Il y a une petite prise de risque, admet-elle. Mais c’est indispensable pour progresser. En attendant, il faut que je me réapproprie ma technique. »

Elle n’a pas trop de souci à se faire. Testé lors de la Coupe d’Europe en mars à Leiria (Portugal), cet ajustement a déjà fonctionné (2e ; 64,75 m) : « J’étais vraiment frustrée ce jour-là parce que j’étais sûre de battre mon record (66,28 m à Moscou en 2013), dit-elle. Mais je me suis enflammée comme une cadette… »

C’est que selon son coach, rien n’a été révolutionné : « Pour elle, c’est un changement, mais en fait, on revient à ce qu’elle faisait en 2013. L’an dernier, sa technique s’était dégradée en raison de la pression qu’elle s’était mise après sa médaille aux Mondiaux 2013. Elle en avait oublié les fondamentaux. » Rassurée par sa médaille d’argent à Zurich, elle aborde cette saison de championnats du monde (22-30 août à Pékin) plus sereine. Les 68 m à l’horizon : « Elle les avait déjà dans les bras l’an passé », assure Debié.

Première étape ce soir à Doha en ouverture de la Ligue de Diamant où elle fait sa rentrée internationale, une semaine après les Interclubs (60,32 m), avec l’ambition de hausser son niveau de jeu moyen : « C’est en étant toujours à 63 ou 64 m que je réussirai à aller très loin le jour J. »

Benjamin Steen

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lundi, 11 mai 2015

Les Régionaux en route vers l’Elite

L’Entente Sud Lyonnais (1re avec 59973 points), le Coquelicot 42 (2e avec 58550 points) et Lyon Athlétisme (4e avec 57511 points) ont dominé le 1er tour en Nationale 1A. Ils joueront les trois premières places et donc la montée vers l’Elite dans deux semaines.

Record pour l’ESL

Le purgatoire ne devrait pas durer. Reléguée d’Elite en Nationale 1A l’an dernier, l’Entente Sud Lyonnais s’est ressaisie. Avec un total de 59573 points, les banlieusards ont non seulement explosé leur record lors d’un premier tour d’Interclubs, mais ils ont surtout largement dominé la journée au deuxième échelon national, avec plus de 1000 points d’avance sur le Coquelicot 42. L’ESL s’est appuyée sur ses valeurs sûres comme Emmanuel Biron (10’’50 ; -0,4m/s sur 100m)

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, Floria Gueï sur 200m (23’’68

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; -0,7m/s) ou Estelle Perrossier (53’’22 sur 400m)

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. « Mais la différence, ce sont les jeunes qui arrivent, estime le directeur sportif Daniel Aligne. Cela fait longtemps qu’on n’en avait pas eus d’aussi prometteurs. » La cadette Marine Mignon (11’’76 sur 100m) incarne cette jeunesse. Dans deux semaines, l’ESL « jouera le titre », promet Aligne

Lyon Athlétisme au-delà des espérances

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Avec 57 511 points au final, les athlètes de Lyon Athlé ont largement rempli les objectifs du club qui espérait au mieux dépasser les 57000 points. Pour le directeur sportif Eric Nallet, le principal était de se qualifier pour la finale de montée : « Notre score est d’autant plus remarquable que nous avons eu un zéro sur 100m et qu’il nous manquait certains athlètes. En finale, l’objectif sera déjà rempli. Donc, il sera surtout question de se faire plaisir. »

Le Coquelicot 42 dans l’histoire

Avec un total de 58 550 points, les athlètes du Coquelicots 42 sont rentrés dans l’histoire du club en réalisant la deuxième meilleure performance réalisée par le club stéphanois : « Il faut remonter aux années 80 et à notre place de vice-champion de France pour retrouver un tel total. Avec ce score nous serons en poule de montée. Nous allons nous prendre au jeu et tenter de jouer la montée en Elite », explique le directeur technique du Coq 42 Damien Oliveras qui tenait à souligner la réussite de la politique du club mis en place depuis plusieurs années : « Le club mise avant tout sur la formation des jeunes athlètes et le travail commence à payer. Malgré l’absence de Joris Chapon (saut en hauteur) qui s’est blessé jeudi, nous réalisons un score historique car tous les athlètes ont répondu présents. »

La finale de N1A à Lyon ?

Compte tenu de la qualification en finale de montée en Elite de l’Entente Sud Lyonnais, de Lyon Athlétisme et du Coquelicot 42, les trois clubs devraient se porter candidats pour organiser l’événement au Stade de Parilly. La fédération (FFA) publiera les sites des finales dans la semaine.

F.P. et B.S

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Les résultats

Les Photos de Maxime Jegat


samedi, 02 mai 2015

CHALLENGE MONDIAL DES RELAIS (2-3 MAI À NASSAU). C’est déjà Rio !

Principal enjeu du Challenge mondial de relais ce week-end à Nassau : la qualification directe pour les JO de Rio 2016 sur 4x100m et 4x400m.

Un Challenge prisé

C’est pour étirer la saison sur piste que la Fédération internationale (IAAF) a imaginé le Challenge mondial des relais dont c’est ce week-end la 2e édition. Au programme, cinq courses : 4x100m, 4x200 : 4x400m, 4x800m et depuis cette année les « distances medley » (1200m, 400m, 800m et 1600m). Pour garantir le succès, l’IAAF a su y faire. D’abord en implantant la compétition pour 3 ans (2014, 2015 et 2017) aux Bahamas. Rien que l’hôtel des athlètes, le Reef Atlantis, a de quoi séduire… Les primes sont aussi rondelettes avec 1,4 millions de dollars en jeu (50000 la victoire). Et pour ne rien gâcher, les huit finalistes des 4x100m et 4x400m sont qualifiés pour les JO 2016. Résultat, les meilleurs dont Usain Bolt (mais aussi Justin Gatlin, Tyson Gay, Allyson Felix, Shelly-Ann Fraser-Price, etc) sont au rendez-vous…

Les Bleus concentrés sur les séries

Une journée entière de voyage via Paris et Atlanta lundi. Et tout ça pour ne courir que les séries du 4x100m et le 4x200m ! C’est ce qui pourrait arriver à Christophe Lemaitre après une petite alerte au mollet en fin de stage aux Baléares. « Normalement, c’est ce qui est prévu mais on verra… », marmonne le « kid du Bugey » qui regarde rarement à la dépense. « C’est le début de saison. Et elle sera chargée. Mais les Jeux en valent la chandelle » dit le manager des relais Djamel Boudebibah, qui doit se passer de Jimmy Vicaut (en reprise après une déchirure à la cuisse). La qualification pour les JO lui suffirait alors qu’en 2014, le 4x200m avait récolté le bronze. Le 4x100m et le 4x400m féminins visent aussi les finales. Ce sera en revanche plus compliqué pour le 4x400m hommes.

Des Régionaux en force

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Le relais 4x100m hommes sera au trois-quarts rhônalpin. Christophe Lemaitre est accompagné de son pote de l’AS Aix-les-Bains Pierre-Alexis Pessonneaux et du Lyonnais Emmanuel Biron (ESL). Le jeune Guyanais Marvin René (10’’26 cette saison) les accompagnera. Le 4x400m féminin champion d’Europe en plein air et en salle sera également très régional avec Floria Gueï (ESL), Eléa Mariama Diarra (Décines) et Déborah Sananès (Bourg-en-Bresse). Jennifer Galais (Décines) sera alignée sur 4x100m et 4x200m et la Décinoise licenciée à Marseille Claire Perraux disputera le Medley.

Benjamin Steen

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lundi, 27 avril 2015

10 KM CHASSIEU. Ribeiro 20 ans après !

DSC00835.JPGVingt ans après sa 2e place au semi-marathon de Chassieu, le Bressan Michel Ribeiro a réussi son retour en remportant le 10km de Chassieu.

Au lieu de la pluie annoncée par Météo France depuis une semaine, c’est finalement un beau soleil qui a accompagné les 552 participants au 10km de Chassieu dimanche matin pour le plus grand plaisir de l’organisatrice du club de Chassieu Athlétisme Christelle Ganne.

«Franchement c’est une belle surprise, c’est un peu dommage que les prévisions météorologiques se soient trompées car nous aurions eu plus de monde mais finalement avec plus de 500 athlètes nous sommes contents. Cette année nous n’avons pas mis de prime à la victoire, ce qui nous prive de certains cadors mais nous souhaitions revenir à une course plus conviviale qui fasse la part belle aux licenciés des clubs du Rhône.»

Si effectivement sur la ligne de départ, les habituels burundais manquaient à l’appel, la présence de l’ancien vainqueur du marathon de Lyon, Kais Bouziane, laissait augurer une belle course.

D’ailleurs dès les premiers kilomètres, Bouziane se portait à l’avant de la course suivi comme son ombre par le vétéran Bressan Michel Ribeiro. Parti trop vite, Bouziane payait sa débauche d’énergie dans la deuxième partie de course et Ribeiro ne se faisait pas prier pour aller chercher la victoire alors que Bouziane rétrogradait même au troisième rang après le joli finish de Jacquet.

« Franchement, Kais avait les jambes pour gagner mais il s’est mis dans le rouge en début de course. J’ai pris mes relais car j’ai vu qu’il avait beaucoup donné mais ensuite il a coincé donc j’en ai profité. J’étais déjà venu à Chassieu au temps où il y avait un semi-marathon et j’avais terminé 2e en 1994 ou 1995, je en me souviens plus trop» indiquait après coup Michel Ribeiro, troisième par équipe des championnats de France de 10km la semaine dernière avec son club de Bourg-en-Bresse.

Chez les filles, l’infirmière militaire Maud Fabre n’a pas fait dans le détail en s’imposant avec plus de trois minutes d’avance sur sa dauphine Pascal Rotsaert et affichait un grand sourire juste après la ligne d’arrivée.

« C’est très agréable de gagner car ça ne m’arrive pas tous les jours. J’avais fait 8e au foulées de Villeurbanne au mois de mars en 36’26 donc je suis un peu déçu du chrono mais la victoire suffit à mon bonheur »

Classement messieurs : 1. Ribeiro m. (EA Bourg) 32’20 ; 2. Jacquet (Team Running Pilat) 32’43; 3. Bouziane 33’12; 4. Bretin (AS Caluire) 33’32; 5. Magnin 33’36; 6. Viricel (FAC Andrezieux) 34’09; 7. Ripamonti (FAC Andrezieux) 34’38; 8. Lang 35’09 (Lyon Athletisme) ; 9. Abate 35’17 ; 10. Curtil (Team Running Pilat) 35’21 ; 11. Garel 35’24 ; 12. Boujday (ASCUL) 35’30 ; 13. Ferel 35’32 ; 14. Ah-Fah 35’39; 15. Philippe 35’55

Féminines : 1. Fabre (ESL) 38’05 ; 2. Rotsaert (AFA Feyzin) 41’14 ; 3. Bel (ESL) 41’22 ; 4. Sannier (ESL) 41’54; 5. Dalicieux 41’57

Tous les résultats

Vidéo du départ par FP Sport Event

Le passage au 5ième km

 

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samedi, 25 avril 2015

CHASSIEU. Course sur route : le 10 km a lieu ce dimanche matin

2013_0428Image0037.JPGCe dimanche 26 avril, à 9 heures sera donné le départ de la 7e édition du 10 km de Chassieu, organisé par Chassieu-Athlé.

600 concurrents sont attendus

L’an dernier, 620 concurrents étaient inscrits pour cette épreuve devenue un rendez-vous incontournable de ce début de saison.

Christelle Ganne, la présidente du club local a une fois de plus mis à contribution une centaine de bénévoles pour la réussite de cette édition, qui comporte également dans son programme des courses pour les enfants, dans l’enceinte du complexe sportif Romain-Tisserand.

Départ du 10 km, à 9 heures, chemin du Trêve. A 10 h 45, début des courses pour les enfants.

Pour tout savoir sur la course aller sur le site internet : chassieu-athle.fr

Run in Lyon passe à la taille au-dessus

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Pour la 6e édition, le 4 octobre, les parcours seront modifiés pour accueillir 30 000 coureurs.

Avec 25 000 engagés sur marathon, semi-marathon et 10 km, tous derrière la même ligne de départ, Run in Lyon avait les coutures qui commençaient à craquer l’an passé. La confusion était telle à l’arrivée que les résultats du semi avaient notamment été invalidés par les juges de la Fédération française d’athlétisme. Un an après, les organisateurs d’ASO ont donc ajusté l’événement à son succès grandissant. Pour la première fois, le 4 octobre prochain, le grand départ Place Bellecour sera abandonné au profit du quai Tilsitt situé juste à côté. Si le tracé du 10 km ne subit quasiment aucun changement, ceux du semi et du marathon sont totalement repensés. Direction le nord de Lyon à Caluire, Collonges (avec un ravito chez Paul Bocuse ?) et St Cyr avant de faire demi-tour. Le semi zappera le Parc de la Tête d’or, au contraire du marathon qui filera ensuite à Gerland et à La Confluence avant l’arrivée. « Le 10 km garde un caractère très urbain, alors que le semi et le marathon s’ouvrent au Grand Lyon », précise-t-on chez ASO. La capacité d’accueil maximum sera quant à elle portée à 30 000 : « Cela ne veut pas dire qu’on l’atteindra, mais c’est l’objectif d’ici trois ans », ajoute l’organisateur.

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lundi, 20 avril 2015

Le beau geste de Hours

Drôle de scène à l’arrivée du 23km. Sébastien Hours coupe la ligne apparemment en première position. «Ah bon», s’étonne-t-il aussitôt. « Pour moi, je fais deuxième, assure alors le coureur de l’Entente Sud Lyonnais. Un gars était devant. C’était un étranger qui nous parlait en anglais… Il était vraiment fort. J’ai essayé de m’accrocher. Mais je me suis mis dans le rouge et j’ai dû le laisser partir. »sebastien-hours-arrive-premier-mais-2e-du-23km-photo-maxime-jegat.jpg

L’inconnu en question s’appelle Samuel Helio. Âgé de 30 ans, il est Mozambicains et vit Portugal où il a gagné un voyage au Lyon urban trail en gagnant un challenge organisé sur cinq courses. Coureur sur route de bon niveau, il affiche des records hauts perchés (29’50’’ sur 10km; 1h06 sur semi-marathon). Quand il arrive enfin sur la ligne, il est hors de lui: «Un signaleur m’a indiqué le mauvais chemin», râle-t-il. Au moment de l’incident, il possèdeait plus de quatre minutes d’avance à deux kilomètres de l’arrivée.

Etant donné les circonstances, les organisateurs se retournent donc vers Sébastien Hours qui accepte volontiers de laisser la première place du podium. «C’est un très beau geste, super fair play, super attitude», a apprécié le Mozembicain.

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vendredi, 10 avril 2015

Darien revient enfin !

3474348091.2.JPGAprès deux saisons estivales blanches en raison d’une mononucléose en 2013, puis du virus du chikungunya en 2014, Garfield Darien fait sa rentrée sur 110 mètres haies ce vendredi dans une compétition universitaire à Jacksonville en Floride, où il est actuellement en stage pour un mois.

Médaillé de bronze en 2014 aux Mondiaux en salle à Sopot, le vice-champion d’Europe en plein-air 2010 et 2012 avait fait, cette année, l’impasse sur la saison indoor pour mieux se concentrer sur sa préparation pour les Mondiaux de Pékin (22-30 août). Sorti sans séquelles de ses ennuis de santé, le Lyonnais (27 ans) aborde la saison avec des objectifs très élevés. Alors que son record se situe à 13’’15 (2012), il entend casser la barre symbolique des 13 secondes. Ses progrès physiques depuis deux ans l’autorisent à y croire. Reste à retrouver le rythme de la compétition, ce qui explique cette rentrée inhabituellement précoce pour lui. « Sa force, c’est qu’il est sûr de lui et de sa technique », assure Daniel Darien, son père et coach, avant sa rentrée. Il courra une seconde fois aux États-Unis le 24 avril à Gainesville où le niveau devrait être plus relevé.

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18:43 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Loic Géraud, une médaille méritée !

Ce jeudi, la FFMJSEA Comité du Rhône et Métropole de Lyon a récompensé « ceux qui œuvrent dans l’ombre » et qui sont indispensables à la vie d’une association. Ainsi, onze femmes et 14 hommes dont 4 jeunes sapeurs pompiers se sont vus remettre, outre leur médaille, un plateau d’argent pour leur engagement.

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18:03 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 06 avril 2015

L’élite régionale fait groupe

Quinze des 19 meilleurs athlètes de la région ont été réunis ce week-end à Lyon. Une dizaine visent les Mondiaux de Pékin 2015 et les JO de Rio 2016.

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Les athlètes du groupe Rhône-Alpes Elites (dont Christophe Lemaitre, Pierre-Alexis Pessonneaux, Eléa Mariama Diarra, Térésa Nzola Meso, Florian Labourel, Jennifer Galais, Bastien Auzeil, Anaïs Seiller, Emmanuel Biron, Mélina Robert-Michon, Hassan Chahdi et Floria Gueï) avec leurs coaches respectifs hier à la Halle Diagana.

Photo Philippe Juste

Créé en 2011 par la Ligue régionale d’Athlétisme, le groupe Rhône-Alpes Elite ne s’était depuis jamais réuni au grand complet. C’est chose faite ce week-end à Lyon où 15 des 19 membres (sauf Estelle Perrossier, Alexandra Tavernier, Kevin Mayer et Kevin Campion) se sont regroupés pour une séance d’entraînement à la Halle Diagana de La Duchère et des temps d’échanges entre les athlètes, leurs coaches et les partenaires du groupe. Mélina Robert-Michon (disque), Floria Guei (400m) ou encore Christophe Lemaitre (sprint) comptaient parmi les athlètes présents. Avec 21 médailles en compétitions nationales et internationales cet hiver, la Ligue Rhône-Alpes pointe au deuxième rang français en terme de résultats. « Nous avons une génération exceptionnelle, se félicite le CTS Pierre-Alexandre Vial. Une dizaine d’entre eux peut prétendre aller aux Mondiaux de Pékin 2015 et aux JO de Rio 2016 et au moins quatre pour y décrocher des médailles... »


vendredi, 20 mars 2015

VERTICALE DE LA TOUR EIFFEL (20H00, EN DIRECT SUR EUROSPORT). Fleureton monte à la Tour Eiffel

VERTICALE_Cadrages_02-1.jpgLe vice-champion d’Europe de triathlon 2005 et 2006, reconverti dans le trail, fait partie des 60 coureurs sélectionnés pour disputer ce vendredi soir (20h00) la première montée chronométrée de la Tour Eiffel (1665 marches et 279 mètres d’altitude).

Il fait partie des 60 privilégiés triés sur le volet pour participer ce soir (20h00) à la première édition de la Verticale de la Tour Eiffel. Cédric Fleureton a été retenu pour gravir en contre-la-montre les 1665 marches du monument le plus visité du monde entre son pilier sud et le 3eétage, 279 mètres plus haut. Une expérience hors du commun en nocturne dans une cage d’escaliers minuscule aux marches ajourées interdite au public dans sa partie la plus haute. « La sensation de courir dans le vide est incroyable. Ce sera un moment magique », assure Jean-Charles Perrin qui organise cette épreuve en marge de l’Eco Trail de Paris (samedi). « Ce sera surtout un effort super-violent sur environ 9 minutes (1) », ajoute Cédric Fleureton qui n’a jamais mis les pieds dans une course d’escaliers (il n’y en a qu’une seule autre en France à la Tour First de La Défense). « Mais j’y vais avant tout pour vivre l’événement, dit-il. Ce sera un gros truc. »

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« Je ne serai pas au top »

Vice-champion d’Europe de triathlon distance olympique en 2005 et 2006, ce poids léger (1,70 m ; 58 kg) installé à Albigny-sur-Saône compte aujourd’hui parmi les meilleurs spécialistes français de la « grimpette ». Officiellement retiré du sport de haut niveau depuis une grave blessure à la cheville en 2010 et désormais employé à la SNCF, il a remis les doigts dans la prise en trail depuis deux ans. Vainqueur du cross du Mont-Blanc, 22e des Mondiaux de course de montagne et en or au championnat de France de trail court en 2014, il a encore envie malgré ses 41 ans : « J’ai toujours eu une éthique dans le sens où je me suis toujours écouté. J’en tire aujourd’hui les bénéfices. »

Ralenti cet hiver par une métatarsalgie (pied) et une tendinite au tendon d’Achille, il va déjà très vite au regard de sa victoire au trail des Cabornis (25 km). Mais ce sera sans doute insuffisant à la Tour Eiffel face à des spécialistes du « Towerrunning » comme le Polonais Lobodzinski (n°1 mondial) ou l’Allemand Riedl (vainqueur de l’Empire state building run up 2015) : « Je ne serai pas au top, prévient Fleureton. Mais j’ai essayé de caser quelques petites séances explosives. Quant à l’aspect technique, je ne me fais pas de souci… »

(1) En 1992, le triathlète Yves lossouarn avait mis 8’36’’ sur un parcours différent.

A suivre ICI

Benjamin Steen

 

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17:33 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 16 mars 2015

FOULÉES DE VILLEURBANNE 10 KM. Le one man show de Boulekouane

En l’absence des cadors annoncés, le coureur de Firminy a fait un cavalier seul de 10 kilomètres en 30’23’’. Mais il aurait aimé aller plus vite.

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Photo Maxime Jegat

Après un kilomètre de course, Sofiane Bouklekouane a regardé sa montre pour constater qu’il venait de courir en 2’55’’. A ce rythme-là, pas besoin de se retourner. L’international de cross (chez les jeunes) de l’AC Ondaine Firminy (23 ans) se savait déjà hors de portée. C’est qu’il avait bien noté au départ l’absence des Burundais de l’AS Rispoli pourtant engagés et grands favoris de cette 24e édition des Foulées de Villeurbanne… « Avec un coureur comme Onesphore Nkunzimana, c’est sûr que cela aurait été autre chose », râlait à moitié le Ligérien après avoir survolé l’épreuve en 30’23’’ sans voir personne.

Un nouveau parcours rapide

Deux semaines après la déception des championnats de France de cross (14e du cross court aux Mureaux), Boulekouane était venu à Villeurbanne pour ferrailler : « Depuis quelque temps, je fais très attention à mon hygiène de vie, expliquait-il. Fini les tacos, je mange bien et je vois la différence. Je voulais matérialiser ça par un chrono, peut-être pas au niveau de mon record (29’24’’ à Nice en 2013) mais vers 29’45’’. Finalement, ce n’était pas facile. Mais au moins, les sensations étaient bonnes. » Dommage, car le nouveau parcours, tracé autour de la mairie, est semble-t-il taillé pour la vitesse.

Renaud Jaillardon ne va pas dire le contraire. Durement touché à l’épaule l’automne dernier (luxation), le Caladois faisait son retour à la compétition à Villeurbanne. Deuxième en 30’58’’, l’international de course de montagne se rassure : « Je n’ai fait qu’une seule séance de travail spécifique, souriait-il. Je suis vraiment étonné d’avoir d’aussi bonnes jambes. »

C’est aussi allé vite chez les femmes avec la victoire de Godelieve Nizigiyimana (34’41’’) qui sauve l’honneur de l’AS Rispoli.

B.Steen

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