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mercredi, 28 janvier 2009

Emmanuel Biron prêt à exploser

leprog.jpgÉpanoui et épargné par les blessures, le jeune Lyonnais entend briller à la longueur et en sprint.

Souvent, Emmanuel Biron a eu à subir les événements quand les blessures se mettaient sur sa route. Parfois aussi, le Lyonnais (21 ans) a lui-même perdu son chemin. Mais son talent, lui, ne s’est jamais évaporé. Désormais maîtrisé, le voilà 3e performer français de la saison sur 60 m (6’’83 aux Régionaux indoor à Aubière malgré un départ raté) avant sa rentrée ce soir au saut en longueur au meeting de Metz.

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Malgré les contretemps, le filiforme athlète de l’ESL (1,78 m; 65 kg) n’a pas manqué un seul championnat international jeune depuis les championnats du monde cadets 2005 à Marrakech remportant même la médaille de bronze avec le 4x400m aux Mondiaux juniors 2006 de Pékin. « Il a d’énormes qualités… », reconnaît Daniel Aligne, son premier entraîneur. Après une expérience ratée sur les haies auprès de l’entraîneur Daniel Darien, c’est avec Zoran Denoix, le coach de la triple sauteuse Térésa Nzola Meso, qu’il se (re)construit depuis un an et demi. « Quand on a commencé à travailler ensemble, je traînais une déchirure à l’insertion des ischios, raconte-t-il. 2008 a été une année de transition durant laquelle on a repris de zéro et effectué un travail de renforcement. » Malgré l’appréhension (« J’avais peur de me refaire mal »), il parvient à sauver sa saison en devenant vice-champion de France espoir de la longueur, record personnel en sus (7,79 m; +0,6). « Pas mal mais ce n’est qu’un début », commenta en substance Denoix.

 

 

 

 

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19:02 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 27 janvier 2009

Athlé Express

leprog.jpgNzola Meso Ba rentre finalement à Metz
Le meeting en salle de Bordeaux, qui devait avoir lieu dimanche, ayant été annulé en raison des dégâts occasionnés par la tempête sur le toit du vélodrome de Bordeaux-Lac, Teresa Nzola Meso Ba a fait le voyage en Gironde pour rien. Du coup l’athlète de l’Entente Sud Lyonnais fera sa rentrée au triple saut demain soir au meeting de Metz où elle sera principalement opposée à la Française Amy Zongo et à la Russe Svetlana Semenova. La triple sauteuse lyonnaise enchaînera ensuite avec les meetings de Reims (3 février), Liévin (10 février) et Düsseldorf (13 février), les championnats de France en salle à Liévin (20-21 février), le meeting d’Athènes (25 février), où elle avait établi l’an passé un nouveau record de France en salle (14,53 m), avant d’achever sa saison indoor aux championnats d’Europe en salle à Turin (6-8 mars). Demain à Metz, Nzola Meso Ba sera accompagnée de son partenaire d’entraînement Emmanuel Biron qui aurait dû également disputer le meeting de Bordeaux sur 60 m. Le vice-champion de France espoir de la longueur s’alignera en Lorraine sur sa discipline de prédilection.

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jeudi, 15 janvier 2009

La rentrée de Lemaître

leprog.jpgLe Bugiste dispute les championnats Rhône-Alpes

Le champion du monde junior du 200 m (20’’83) et vice-champion de France Élite du 100 m (10’’26), âgé de 18 ans et toujours junior, devrait se montrer comptable de ses apparitions en indoor, se contentant de disputer également les Pré-France (31 janvier) ainsi que les championnats de France jeunes (14-15 février) et Élites (20-21 février) avant une probable sélection pour les championnats d’Europe de Turin (6-8 mars). « L’hiver, c’est fait pour travailler, estime son entraîneur Pierre Carraz. Faire trois ou quatre compétitions au milieu, ça permet de respirer un peu. Mais Christophe doit davantage penser à effectuer un travail de fond, notamment en aérobie et en souplesse. Et il ne faut pas oublier qu’il est encore jeune et fragile. Sa blessure à l’aine qui l’avait contraint de renoncer aux JO, lui provoque encore quelques douleurs. »
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lundi, 12 janvier 2009

Départemental de Cross dans la presse

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Championnats du Rhone et de l'Ain : ça repart pour Talaouanou

Le néo-Lyonnais, à l’envie retrouvée, a succédé à son partenaire de club Carlos da Silva en dominant Willems et Hours. Fatima Abaach empoche à 43 ans son premier titre départemental.

Pour un peu, ils auraient pu couper à travers le lac des Sablons figé dans la glace… Mais contre toute attente, l’hiver rugueux des dernières semaines n’a fait que « tapisserie » hier en bordure du plan d’eau de Belleville-sur-Saône où un fragile rayon soleil a suffi pour redonner un semblant d’élasticité au parcours (quelques entorses ont quand même été dénombrées le matin) et surtout beaucoup de baume au cœur des 1400 concurrents des championnats du Rhône et de l’Ain de cross-country associés dans une seule et même épreuve pour la première fois de l’histoire.

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Au regard de la réussite de la journée organisée par l’Athlé Calade Val de Saône de Philippe Lavieille, l’expérience a toutes les chances d’être reconduite à l’avenir. « J’y suis très favorable », déclarait hier Marie-Claude Leonard, la présidente du comité de l’Ain qui avait fait à ses homologues du Rhône la demande en mariage des championnats afin d’«offrir » un surcroît de niveau à ses administrés. À chaque département ses podiums, mais côté l’opposition, les athlètes de l’Ain ont été servis…

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19:40 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 01 décembre 2008

Les Myriades dans la presse

2008_1130Image0903.JPG Berioui en met plein les mirettes

Au lendemain de sa deuxième place à Volvic, le crossman de l’ACO Firminy a remporté à Saint-Priest une victoire qui en dit long sur sa forme. Marie Alirol s’impose chez les femmes

Dans l’hypothèse où il se faisait du mauvais sang, le voilà rassuré. Huit jours après sa rentrée en demi-teinte aux Mureaux (5e) à sa descente de l’avion qui le ramenait d’un long stage à Ifrane, Saïd Berioui s’est singulièrement replacé dans la hiérarchie nationale. Premier acte, samedi, il prenait la deuxième place du cross de Volvic, battu par le Kenyan Kamakya mais devant James Theuri et Simon Munyutu… La preuve, déjà, qu’avec une semaine de repos, le Stéphanois n’était pas si loin du Berioui dominateur du début de saison 2007-2008 (doublé aux cross d’Allonnes et Volvic).

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vendredi, 28 novembre 2008

400m haies: "Benji" Chevrol au bout du tunnel

leprog.jpgGravement blessé au genou en juillet 2007, l’élève de l’Insa de Lyon reprend l’entraînement

« Vous avez vu ce 300 mètres? » L’autre soir au stade Dubœuf de Bron où il s’entraîne sous la férule de Djamel Boudebibah, Benjamin Chevrol en finit avec une petite séance de vitesse, l’air halluciné.

Un large sourire lui barre le visage. « Cette douleur des muscles qui brûlent me manquait, dit-il. Oui, j’aime vraiment ça! » Depuis le début du mois, le jeune spécialiste du 400 m haies (22 ans) a le feu vert pour reprendre progressivement l’entraînement avec son groupe (Panel, Kechi, etc).

Plus d’une année s’est écoulée depuis sa grave fracture du plateau tibial, juste sous le genou gauche.

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16:33 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 25 novembre 2008

Le Retour de Hélène Guet

leprog.jpgAprès deux années de blessure, la néo-Décinoise à réussi son retour à Allones

Le cross de la Bachasse disputé il y a deux semaines à Sainte-Foy-lés-Lyon a permis de découvrir un nouveau visage sous le maillot de Décines Meyzieu Athlétisme. En effet, après deux ans passés dans la région lyonnaise en conservant sa licence à Viry Chatillon, Hélène Guet à décidé cette saison de prendre sa licence dans le club de Décines Meyzieu Athlétisme où elle s’entraîne sous la houlette de Bastien Perraux en compagnie de Claire Navez.

Ancienne championne de France Espoirs de cross et de 1500 m, Hélène n’a pas mis longtemps à se faire remarquer en s’imposant aisément à la Bachasse et surtout en prenant la 12e place ce dimanche du très relevé cross d’Allones.

« Je suis un peu étonnée de ce résultat car je sors de deux saisons galère et je n’ai repris l’entraînement que début août. J’ai attaqué la préparation spécifique pour les cross il y a à peine deux mois et c’est bien de voir que je suis déjà à la lutte avec les meilleures Françaises. »

 

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Dimanche prochain, Hélène participera au cross de Gujan Mestras, deuxième épreuve qualificative pour les championnats d’Europe, avec une petite idée derrière la tête. « J’ai pris de la confiance à Allones donc je vais changer de tactique à Gujan Mestras en essayant de partir avec les meilleures et de m’accrocher le plus longtemps possible. Il y aura de très bonnes athlètes en Gironde et ce sera l’occasion de briller. Je vais essayer de faire encore mieux qu’à Allones où j’ai terminé 7e Française car pour les championnats d’Europe, la fédération Française emmène les six meilleures sur l’ensemble des deux courses », explique Hélène dont le premier objectif est de réaliser une saison complète sans blessure.

Par la suite, la Décinoise poursuivra la saison de cross jusqu’aux championnats de France avant de se préparer pour la piste où, après avoir brillé sur 1500 m, elle a décidé cette année de se consacrer au 5000 m.

Hélène Guet en bref

Championne de France du 1500 m junior en 2004 et espoirs en 2005 et 2006; Championne de France espoirs de cross en 2006 Record : 4’16’’49 sur 1500 réalisé en 2005

 

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samedi, 22 novembre 2008

La Foulée Vénissiane,le plateau

leprog.jpgBien dotées, les Foulées vénissianes, dont c’est cette année la 29e édition, réunissent habituellement un beau plateau. Ce sera à nouveau le cas demain matin en particulier sur le 10 km, même si le Kenyan Daniel Wambugu, vainqueur l’an passé, est finalement revenu sur son inscription pour courir à Grasse.

Au lendemain des 12 km du Beaujolais qu’il a l’intention de courir sans se livrer outre mesure, son dauphin burundais de l’an passé, Eric Niyonsaba, sera en revanche au départ d’une course dont il ne partira pas obligatoirement favori. Son compatriote Ezekiel Nizigiyimana, récent vainqueur du cross d’Arnay-le-Duc, semble actuellement légèrement au-dessus. A surveiller également Egide Manirakiza, bien que toujours handicapé par une pubalgie, le néo-Lyonnais Karim Talaouanou, qui vient de terminer 12e des 10 km de la Provence à Marseille (en 30’40’’), Patrick Tambwe ou encore Hocine Boutria et Sébastien Hours (Entente Sud Lyonnais). Chez les femmes, à noter le retour à Vénissieux de l’Américaine Erin Sims victorieuse en 2005 (en 35’23’’), qui aura fort à faire face aux deux jeunes Burundaises installées à Lyon (19 ans toutes les deux), Francine Niyonizigiye et Godelieve Nizigiyimana.

Benjamin Steen du progrès

 

mardi, 07 octobre 2008

Djamel Boudebibah dans la course

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L’entraîneur brondillant de Brice Panel pourrait être nommé responsable des 4x400m bleus.
 Un entraîneur non-cadre technique installé à deux heures de TGV de l’Insep choisi comme responsable des 4x400m français? L’incongruité de cette hypothèse pourrait prêter à sourire. Pourtant, un peu plus d’un mois après le fiasco de Pékin où aucun des quatre relais bleus ne fut en mesure d’accéder à la finale, le poste pourrait revenir à Djamel Boudebibah.

Adjoint aux sports à Bron et cadre socio-éducatif au centre hospitalier du Vinatier, cet entraîneur de sprint-haies du pôle espoir « coache » entre autres les deux vice-champions de France Brice Panel (400 m) et Heni Kechi (400 m haies).

Deux jours avant les séries du 4x400m aux JO de Pékin, l’ex-responsable François Pépin avait démissionné en raison d’un désaccord avec le coresponsable du 4x100m Guy Ontanon. La blessure de Leslie Djhone eut sans doute davantage d’influence, mais cet épisode contribua à plomber l’ambiance. « Entre les athlètes, il n’y avait aucun problème, mais cette histoire nous est tombée de dessus, raconte Panel. Une fois sur la piste, on donne le maximum et on n’y pense plus, mais ça gâche un peu le plaisir. On nous demande d’être responsables, et à côté les dirigeants font l’inverse… »

Depuis, la Fédération tente de remettre de l’ordre. Il y a une quinzaine de jours, Djamel Boudebibah a été prévenu de son intégration à la short-list d’où émergera l’« heureux élu » avant la fin du mois. Il s’agirait d’une mission incluant l’encadrement des juniors, espoirs et seniors hommes et femmes, dans un premier temps pour une saison (et non une olympiade), le DTN Franck Chevallier ayant annoncé qu’il quitterait ses fonctions au printemps.

Le Brondillant est loin d’être un inconnu dans le milieu et pas seulement à travers les résultats de ses athlètes. Proche de François Pépin, il avait participé au stage de préparation olympique début août à Boulouris où l’on aurait apprécié ses méthodes.

« C’est à la fois une surprise et une fierté qu’on pense à moi pour ce poste, réagit-il. Ce serait un beau challenge. Je connais tous les athlètes. Je ne débarquerais pas dans quelque chose de nouveau. Maintenant, je n’ai eu aucune confirmation officielle. »

Il a son idée sur la fonction : « Le 4x400m ne nécessite pas autant de réglages techniques que le 4x100m. Pour moi, il s’agirait avant tout de créer une dynamique et de travailler sur la convivialité. » Doublement concerné, Panel serait favorable à cette nomination : « Je ne m’attendais pas du tout à ça. On avait évoqué la possibilité de mettre un entraîneur qui ne soit pas coach personnel, mais c’est très difficile à trouver. Djamel saurait faire la part des choses (entre son cas personnel et celui du collectif relais). Organiser les stages, motiver les gens, appliquer les programmes, il le ferait très bien. Ce n’est pas grand-chose, mais si c’est mal fait, ça peut avoir des conséquences. »

 

Benjamin Steen du progrès

Foulée de l'Inverse: Badel détrône Guelfo

Après deux victoires consécutives dans l’épreuve, Patrick Guelfo a dû s’incliner face au Bressan Denis Badel.

Pour la huitième édition des foulées de l’inverse et la 3e du 22 km, Thierry Gal et la soixantaine de bénévoles qui s’activent depuis plusieurs jours pouvaient se réjouir de constater que la participation avait augmenté avec près de 300 inscrits sur le 22km et le 9km soit une trentaine de plus que l’an dernier. « Nous avons déplacé le départ et l’arrivée en nous installant dans le domaine des Pachottes à Simandres. Les coureurs ont beaucoup apprécié la beauté du parcours et des paysages. Le tracé est assez sélectif avec 570m de dénivelé positif. L’an prochain nous rajouterons une course au programme en proposant un trail de 35km», expliquait Thierry Gat, président de l’association « Les foulées de l’inverse»? Celui-ci  tenait également à rappeler que les bénéfices de la course seront reversés en faveur de la recherche sur la lutte contre la sclérodermie, une maladie orpheline.

Sur le 22km, Patrick Guelfo faisait figure de grand favori avec deux victoires dans les deux premières éditions, mais le coureur de Simandres a du céder face à Denis Badel. «Badel et Mercier sont partis très vite en compagnie de Jean-Paul Puillet. Je les ai gardé en ligne de mire toute la course mais à trois kilomètres de l’arrivée, Badel a placé une accélération qui nous a laissé sur place », explique Guelfo qui est bien revenu sur Mercier à la fin du parcours mais échoue  finalement à 14 secondes de la deuxième place. Denis Badet boucle finalement les 22,8km de course en 1h32’35 avec 49 secondes d’avance sur Mercier.

Chez les féminines, la victoire revient à Véronique Calaudi, en 1h59’51 avec près de trois minutes d’avance sur Huguette Robert tandis que Christine Fontaine complète le podium.

Sur 9 km, victoire de Christian Cazorla avec 14 secondes d’avance sur Jean-François Abatte et 1’25 sur Anthony Gomes. Josette Colomb s’impose chez les féminines devant Lydia Petit et Nathalie Puvilland.

22km : 1. Badel 1h32’35 ; 2. Mercier (spode) 1h33’24 ; 3. Guelfo (Spode) 1h33’40 ; 4. Verchere 1h34’31; 5. Magand (AFA) 1h39’04; 6. Puillet (spode) 1h39’46; 7. Hairy (Ozon) 1h40’26 ; 8. Foucaut (St Priest Tri) 1h41’43; 9. Launay 1h42’04; 10. Briand 1h42’20

féminines : 1. Calaudi (ESL) 1h59’51 ; 2. Robert (Ozon) 2h02’48 ; 3. Fontaine (ESL) 2h07’45

9km : 1. Cazorla (Spode) 30’35 ; 2. Abate (Spode) 30’47 ; 3. Gomes 32’00 ; 4. Colomina (Spode) 32’44 ; 5. Toulouse 34’09

Féminines : 1. Colomb (Spode) 36’54 ; 2. Petit 38’09 ; 3. Puvilland 40’13

source le progrès

lundi, 15 septembre 2008

Semi Marathon de Lyon, dans 5 jours

0609240003.JPGElite et masse réunies sur fond de championnat de France
Choisi par la fédération (FFA) comme support du championnat de France, le semi-marathon de Lyon va résoudre l’équation de la masse et de l’élite. En 2007 déjà, les organisateurs de l’association Oxygène avaient lancé dans les rues un peloton gros de 4500 coureurs, tout en présentant un plateau de haut niveau grâce à un partenariat avec l’armée de terre qui compte dans ses rangs de nombreux athlètes de renom (victoire du Rwandais Disi en 1h01’54’’ devant Theuri et Kyui). Avec le renfort du petit millier de coureurs qualifiés pour ces « France » sélectifs pour les Mondiaux de course sur route de Rio (12 octobre), la barre des 5000 participants devrait être atteinte sans peine, tandis que le record de France de Zeroual (1h00’58’’) ne tient qu’à un fil. « On devrait assister au championnat de France le plus rapide et le plus dense de l’histoire », promet Pascal Jannot, le directeur technique de l’équipe de la Légion étrangère qui déplace la grosse artillerie avec le Kenyan Kyui, le Marocain Ben Lkhainouch et surtout le néo-Français Abdellatif Meftah (vainqueur des derniers championnats de France de cross et de 10000 m). Le champion de France 2006 de semi, Theuri, est aussi annoncé, tout comme Disi, Joncheray et l’énigmatique Benoît Zwierzchiewski. « On va passer sous l’heure de course », prophétisait hier en conférence de presse l’organisateur Michel Pakloglou. Mezaghrane et la Lyonnaise Bardelle font figure de favorites chez les femmes. Le tracé subit pour l’occasion des ajustements afin de le rendre un soupçon plus « roulant » sans dénaturer l’épreuve qui visite les belles pierres selon une boucle nouée au Parc de la Tête d’Or.

Benjamin Steen du Progrès

vendredi, 12 septembre 2008

Mélina Robert-Michon : «Berlin en tête»

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L’heure des vacances a sonné. De retour de Zagreb (Croatie) où elle a pris mardi la 10e place (57,90m) d’un meeting « très serré en présence des dix premières des jeux », Mélina Robert-Michon a remisé ses disques pour quelques semaines.

 

La discobole de Lyon Athlétisme va pouvoir prendre le temps de savourer à sa juste valeur sa performance des JO de Pékin où elle a obtenu une place de finaliste (8e) pour la première fois en trois olympiades et trois Mondiaux. Un résultat qui lui ouvre, dit-elle, des perspectives.

>> Avec du recul, quel regard portez-vous sur votre 8e place à Pékin ?

Sur le coup, j’ai été un peu déçue parce que le concours s’est joué à peu de chose. Mais finalement, je suis très satisfaite. J’ai réalisé mon meilleur concours de l’année le jour J en lançant à trois reprises à plus de 60m pour obtenir le meilleur résultat de ma carrière.

>> Plus généralement, quel bilan faites-vous de votre saison ?

Il est forcément très positif. J’avais dit que les JO étaient mon unique objectif et que tout serait fait en fonction de cette échéance. Avec mes entraîneurs (ndlr : Serge Debié et Jérôme Simian), nous ne nous sommes pas trompés. J’aurais certainement pu faire mieux lors des concours qui ont précédé les JO, mais je crois que ma tête ne pensait qu’à ça.

>> De façon inconsciente ?

Oui et non. J’avais prévu d’avoir mon pic de forme à Pékin. Dès que j’ai été présélectionnée (ndlr : en octobre 2007), j’ai su que je serais là aux Jeux. Mais c’est vrai que de ne pas avoir la pression des minima ne m’a pas aidé à faire une grosse perf’ avant. Quand tout le monde a commencé à se poser des questions sur mon compte, mes entraîneurs ont joué un grand rôle.

>> Les doutes sur votre niveau et votre capacité à bien figurer aux JO, notamment après les championnats de France (58,10m), vous sont-ils revenus ?

Oui, mais en même temps, Franck Chevallier (le DTN) m’a rassuré en me disant : « Prépare-toi, je te fais confiance, les résultats viendront ». Et j’étais quand même régulière à un bon niveau... Finalement, ça m’a permis d’aborder les Jeux en étant dans l’ombre. Cela va peut-être me donner des idées pour les années à venir.

>> Vous laissiez jusque-là planer un doute sur vos intentions en 2009. Avez-vous la volonté, à 29 ans, de poursuivre le sport de haut niveau ?

Oui, j’ai déjà les Mondiaux de Berlin (15-23 août 2009) en tête. Faire dans les huit à Pékin donne forcément des idées. Ensuite, 2012 me paraît loin... Mais participer à mes quatrièmes Jeux ne me déplairait pas.

>> Votre contrat avec l’armée de terre arrive à terme. Votre situation professionnelle peut-elle influencer la suite de votre carrière ?

Pour l’instant, je cherche du boulot. Je vais intégrer la Ligue pro d’athlétisme en janvier (ndlr : les athlètes qui en font partie touchent un salaire mensuel de 1500 euros). Ensuite, j’aimerais trouver un emploi qui me laisse un peu plus de temps pour l’entraînement et surtout la récupération.

Recueilli par Benjamin Steen

Mélina Robert-Michon nous livre dans une interview vidéo ses souvenirs de Pékin 2008.

18:59 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

jeudi, 21 août 2008

Damien Godet dans la presse

2000753257.2.jpgLe Lyonnais tentait de se qualifer pour la finale. Sa famille, elle, tentait de trouver des billets d’entrée .
Toute la famille Godet aura en somme eu la même activité : la chasse aux tickets. Les tickets d’entrée pour les uns, pour l’autre le ticket pour la demi-finale puis, cette nuit, pour la finale. Missions menées à bien dans la difficulté.

Damien avait en effet su se faufiler en demi-finale, mais plus la matinée avait avancé et moins il avait ménagé les nerfs de ses supporteurs. À savoir papa et maman, Jean-Jacques et Claudine, ses frères Sébastien et Julien, son entraîneur à Lyon-Dardilly Carmine Falco venue avec son amie Aurélie. « Elle est la pom-pom girl personnelle de Damien » rigole le groupe arrivé à Pékin le 15 août et qui ne s’est pas amusé tous les jours. « On n’a pas eu le temps de faire des visites, on l’a passé à courir après les billets d’entrée. Quand on était encore sur Lyon, on n’en trouvait nulle part, depuis qu’on est ici non plus ».

La méthode débrouille a pourtant marché à fond. « On a fait des pancartes « I need tickets », qu’on a aussi fait traduire en chinois à l’hôtel. Mais rien à faire ». Finalement pour la première journée d’hier, ils ont trouvé quatre billets auprès de la DTN de cyclisme et deux autres grâce à l’équipe du Venezuela.

« Merci à eux. Ils étaient venus s’entraîner à Dardilly durant la dernière semaine d’août, et je ne sais pas si ça leur a été utile, mais nous oui, car sinon, il y en avait deux qui restaient à la porte de la piste ». Le risque était le même pour la deuxième journée : il leur manquait encore deux tickets. Sébastien ressort deux billets du matin dont la souche n’a pas été déchirée : « au pire, on tente le coup avec ceux-là ».

En tout cas, le fan-club de Dam’s ne voulait pas manquer la suite (NDLR : cette nuit à partir de 3 heures). « On est vidé, il nous a fait des frayeurs ». Damien avait pourtant débuté en fanfare en signant le troisième chrono des préliminaires, ce qui en faisait une tête de série et lui donnait la place à la corde pour débuter son quart de finale.

« Mais j’ai fait des erreurs dans la ligne droite sur les deux premières manches » reconnaissait le Lyonnais. « J’ai la course pour moi et je passe mal la bosse ». Quand son père nous dit « ne l’avoir jamais vu comme ça, alors qu’il est plutôt fort sur le double », il avait ajouté : « mais ne l’écrivez pas, il ne va pas aimer ». Sauf que Damien disait exactement la même chose. « Je me qualifie, c’est bien, mais je suis éprouvé et pas spécialement fier de mes courses ».

Carmine Falco, qui venait de lui envoyer un texto, misait sur ses capacités d’adaptation : « il faut qu’il évacue tout ça, mais il sait faire. Je l’ai senti stressé, raide sur son vélo, il n’était pas dans son pilotage habituel. Il faut qu’il se libère. Je pense aussi qu’on leur a fait mettre le braquet idéal pour faire un tour parfait », notait-il.

Au fait, il y avait quoi dans ce texto : « justement d’enlever une dent. Il a eu du mal à revenir et il s’exprime mal au départ parce qu’il avait mis trop gros ».

Pendant que Damien était reparti récupérer, les siens s’étaient remis en chasse de tickets d’entrée. Chacun ses jeux.

Philippe Perroud pour le progrès

16:30 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mercredi, 20 août 2008

Yann Cucherat dans la presse

1198343077.jpgLe Lyonnais chute pour sa troisième finale olympique individuelle et ne va pas au bout de son rêve.
Il marque un temps d’arrêt en voyant la douzaine de journalistes venus l’accueillir en zone mixte. À Athènes, ils n’étaient qu’une poignée, et ils n’avaient pas eu le cœur de le torturer en l’ayant vu fondre en larmes. Le scénario, il y a quatre ans, parlait de lui-même : un juge avait privé Yann Cucherat d’une médaille d’argent aux parallèles.

Mais à Pékin, les larmes du Lyonnais ne pouvaient pas tout dire. Elles illustraient sa désillusion, mais après de longues secondes pour se reprendre, Yann a réussi à laisser les mots remonter à la surface. « Cela a été de beaux jeux pour la France. Les copains ont bien travaillé. C’est ce qu’on va retenir. Personnellement, c’est un peu plus dur, il y a eu beaucoup d’investissement, j’ai travaillé avec ce rêve pendant plusieurs mois, plusieurs années, et pour quelques centimètres, tout s’écroule. Voilà : ça fait mal ».

Quelques centimètres, quand la main n’a pu rattraper la barre sur un enchaînement difficile, ce kovacs qui avait fait polémique dans la semaine, après son passage sur la même barre fixe en finale par équipes. « Certaines remarques ont fait mal pendant quelques jours, mais j’avais tourné la page. De toute façon, il le fallait ».

Il avait décidé de retourner faire un passage en salle d’échauffement pendant le début de la finale où il ne devait passer qu’en septième et avant-dernière position. « Je savais que ce serait long, ça m’a permis de gérer la pression et de ne pas trop regarder les autres. J’étais concentré, pour être dans la réalité et non plus dans le rêve. Seulement la réalité, là, j’y suis vraiment… »

Pour sa quatrième finale olympique, la troisième individuelle, le coup semble plus difficile à encaisser qu’à Sydney, où il découvrait les jeux, et même qu’à Athènes. Yann ne s’en cache d’ailleurs pas : « c’est plus dur parce qu’à chaque fois, on se dit qu’on n’aura peut-être pas une autre chance. Surtout la troisième fois. C’est sûr qu’il y a trois heureux sur le podium ». Il ne finit pas sa phrase mais on traduit facilement que cela laisse cinq malheureux.

« Mais la vie continue. Ma carrière ne se joue pas sur une olympiade, je l’ai toujours dit, même si le plus beau moment de cette carrière, ça ne peut être que les jeux… On va essayer de passer à autre chose, à des projets personnels et d’autres projets sportifs. Aujourd’hui c’est une grosse frustration, c’est un échec personnel, que je ne vais pas relativiser mais que je vais digérer ».

C’est ce qu’il avait déjà dû faire après avoir été écarté de la finale des parallèles, son agrès fétiche, qui lui a peut-être laissé d’autres regrets, au vu de son déroulement. « Il y a eu de la gamelle, mais les trois qui réussissent font un très bon passage. Le 16,200 de Fokin qui lui donne la troisième place, il faut aller le chercher. C’était à ma portée, mais aussi à celle des cinq autres finalistes qui ont échoué. Donc je n’ai aucun regret par rapport à ça, je n’avais qu’à faire mon taf le jour des qualifications ».

Yann Cucherat termine une saison pleine par des JO un peu creux. « C’est ce qui fait la beauté des jeux : rien n’est jamais acquis »

Philippe Perroud pour le Progrès

11:22 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 12 août 2008

Corinne Maîtrejean frustrée

1872677380.jpgLa Lyonnaise n’a pas réussi à se libérer. Les Jeux ont tourné court...
Elle triturait son arme, la vérifiait, s’attachait à des détails qui n’avaient pas vraiment d’importance. C’était le signe que Corinne Maîtrejean ne parvenait pas à se libérer pour de bon.

Deux fois menée au score, elle avait rétabli la situation. Mais voilà qu’elle tergiversait à nouveau. Katja Waechter n’attendait que ça.

L’allonge de l’Allemande ? «Non, ce n’était pas le problème. Le problème, c’était moi» dit la Lyonnaise. «J’ai fait trop d’erreurs. À chaque fois, elle prend de l’avance, je reviens deux fois, je me bats, mais une fois revenue, j’arrête».

Pourquoi ? «Si on savait. Mais c’est Corinne, ça» remarque l’entraîneur national, Yann Detienne. «Sur son premier match contre l’Américaine Smart, elle débute pareillement en retard, mais on pouvait penser qu’elle avait fait le plus dur en se lâchant. En fait, non. Elle est restée petit bras. Elle revient quand même deux fois contre Waechter»...

Mais pas trois. L’Allemande a bien contrôlé tactiquement et a eu la patience d’attendre les impatiences de Maîtrejean. «C’était un match largement à sa portée. On savait qu’il y aurait un quart de finale difficile ensuite (NDLR: contre l’Italienne Trillini), mais c’était justement intéressant d’en arriver là». Une position de challenger qui aurait peut-être permis à Corinne de se lâcher pour de bon ?

L’affaire a tourné «en eau de boudin» comme dit Detienne. Et Corinne avait du mal à retenir ses larmes de frustration. «Voilà, c’est fini les Jeux. Les autres ont une compétition par équipes derrière, là il n’y a plus rien».

Cette équipe de France, bronzée à l’Euro de KIev il y a quelques semaines mais absente à Pékin, et à laquelle la Lyonnaise est si attachée, elle va en devenir la locomotive désormais, après la retraite de Adeline Wuillème.

L’arme est peut-être en train de vivre un tournant, et a besoin d’un projet à long terme.

Il va falloir que Maîtrejean prenne le temps de digérer la soupe trop claire de ces JO pour se glisser dans la peau d’une leader dont la France a besoin.

Philippe Perroud pour le Progrès

11:01 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) | Tags : maitrejean |  Facebook |  Imprimer | |

Cylia Vabre s’interroge

1952179175.2.jpgElle avait tant voulu ces Jeux. Mais ils ont duré trop longtemps ou pas assez, c’est selon.
Parce qu’elle a nagé trop lentement sa série du 200 4 nages (2’14’’34, 21e temps, 1’’15 au-dessus de son meilleur personnel), la Lyonnaise n’aura vécu qu’une seule journée de compétition.

Elle ne sait pas comment analyser la course. «Je suis peut-être partie trop vite? En tout cas je n’ai pas pu m’exprimer en brasse et en crawl». Avec un temps de passage de 28’’65 en papillon, elle avait viré en tête de sa série. Mais en fait, son temps de passage référence en championnat de France était de 28’’2

«Donc ce n’est pas le fait d’être partie trop vite. Je n’ai pas non plus eu l’impression d’avoir du stress, j’ai essayé de rester dans ma bulle, de ne pas trop regarder autour».

Elle en aura le loisir désormais sans savoir si elle retrouvera un jour les bassins pour une compétition ou si Pékin était sa dernière sortie (voir nos éditions d’hier).

L’émotion était trop forte hier pour qu’elle la retienne. Mais Cylia Vabre aura l’occasion de retrouver son sourire en venant supporter ses copines du pole de Font-Romeu, et en profitant un peu des JO.

Elle suivra aussi la fin du 200 4 nages où Camille Muffat, septième temps des séries hier ( (2’12»»16) tentait cette nuit de rallier la finale.

Et puis elle reviendra sur Lyon, et là il sera temps de savoir si l’envie de continuer est plus forte que la promesse d’arrêter après Pékin.

Ce n’était pas hier qu’elle était en état de répondre à cette question.

Philippe Perroud pour le Progrès

10:57 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) | Tags : vabre |  Facebook |  Imprimer | |

Cassy Véricel: «La gym, c’est fini»

Triste fin de carrière pour la sociétaire de Chassieu Gym, blessée à la cheville, qui se retire de la compétition.

Cassy Véricel a quitté hier le village olympique, bouclant sa valise pour faire place nette à sa remplaçante, Rose-Marie Bellemare.

Elle a bouclé en même temps, à dix-sept ans, une carrière qui aura connu son sommet l’an dernier aux Mondiaux de Stuttgart où elle avait été médaillée de bronze (sol). C’est encore à Stuttgart que le 12 juillet dernier, elle s’était blessée à la cheville, à quelques semaines des JO, sans savoir qu’elle ne s’en remettrait pas.

Jeudi, à la réception d’un saut, la cheville a lâché de nouveau. «Je n’avais pas repris le sol depuis Stuttgart, je l’ai seulement fait ici à Pékin. Mais je ne pensais pas me refaire mal».

La sociétaire de Chassieu Gym a tout de suite compris et le verdict du staff médical ne l’a pas accablée: elle se doutait que «neuf ans d’efforts venaient d’être anéantis» à quelques heures du début des Jeux.

«C’est le pire qui pouvait m’arriver : voir les JO, y être, mais devoir les quitter avant que ça commence».

Au moment où l’on a pu lui parler, elle était justement «en train de faire ses affaires» pour laisser la place à sa remplaçante et prendre la sienne dans son hôtel.

«Au Club France je crois», qui loge en ville pas loin de la place Tiananmen. Cela permettra peut-être à Cassy d’aller se promener, car elle veut au moins profiter des Jeux. «Je vais d’abord soutenir mes copines à la compétition (NDLR: les qualifications, aujourd’hui à 20 h, soit 14 h en France), et puis je verrais. Je suis trop déçue»...

Elle quittera Pékin la semaine prochaine. C’est tout ce qu’elle sait pour l’instant, elle qui n’avait encore pu contacter sa famille hier en début d’après-midi, ne trouvant du réconfort qu’auprès du groupe France et ses copines de l’équipe, notamment Laetitia Dugain qu’elle côtoie tous les jours au pole France de Saint-Etienne. «Elles m’ont bien entourée, elles sont toutes déçues».

C’est que la France perd avec la Chasselane une équipière importante pour la compétition par équipes, et une chance de médaille sur un agrès.

«C’est dommage pour elles aussi» tente de sourire Cassy, qui a vécu sa dernière soirée au village olympique le jour de la cérémonie d’ouverture, en sachant que c’était pour elle la clôture de sa carrière sportive.

«Je l’avais dit avant les JO, de toute façon, j’arrêtais après. Mais si je ne pensais pas terminer comme ça, ce n’est pas ça qui me fera changer d’avis». Aujourd’hui, Cassy a mal au corps et au cœur, et sa décision semble irrévocable.

«On a toujours mal quelque part, on est toujours à la limite». Mais au pole France de Saint-Etienne, Nathalie Aulanier espère qu’elle changera d’avis. «C’est une décision qui lui appartient, mais Marine Debauve est aujourd’hui à Pékin alors qu’elle avait arrêté, Isabelle Severino aussi était revenue après un arrêt.

Peut-être Cassy fera-t-elle de même? Elle a en tout cas un vrai talent et elle aurait la capacité de rebondir. En tout cas, il faut surtout qu’elle ne considère pas ça comme un échec, mais qu’elle pense à tout ce qu’elle a réussi en gym, sans que ce drame lui soit un poids dans la vie».

Du haut son 1,50m, Cassy encore au bord des larmes, disait pourtant qu’elle avait décidé d’accepter la fatalité. «C’est la vie. Je peux faire quoi d’autre?»

Philippe Perroud pour le Progrès

10:52 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 27 juillet 2008

Dora Jemaa, Héni Kéchi, Argent Amer

Ils sont montés sur la «caisse» comme on dit dans l’athlétisme, mais ils ont eu du mal à encaisser. Les deux spécialistes lyonnais du 400m haies, Dora Jemaa (ESL) et Heni Kechi (Asu Bron) ne pouvaient se réjouir de leurs médailles d’argent respectives, car tous les deux attendaient surtout des championnats de France un beau billet pour les Jeux Olympiques. L’un comme l’autre ont buté hier face au vent tourbillonnant dans le stade d’Albi et finalement contre les minima (55’’21 pour les femmes; 49’’11 pour les hommes). Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls puisque la France ne comptera aucun représentant sur les haies basses à Pékin. Des deux, Heni Kechi est certainement le plus amer. Les minima semblaient accessibles en cas de course parfaite. Au lieu de ça, le Brondillant signe en finale en chrono bien modeste (50’’40), à presque une seconde du vainqueur Salah-eddine Ghaidi (49’’44). «Je n’avais pas de jambes, aucun influx, a-t-il expliqué.

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Héni au Quatrache

 Je ne vois personne de la course et lorsque je sors du virage, je prends le vent. J’ai vraiment du mal à savourer ce podium. Ce sera difficile à digérer. Je pars en vacances.» Même discours à peu de chose près chez Jemaa qui préfère sourire de dépit à la vue de son temps (57’’57) et par ricochet de celui de la championne de France Aurore Kassambara (57’’11) qui rate aussi le coche : « Je n’ai rien compris, j’ai eu l’impression qu’on a eu le vent de face tout au long de la course... Je ne comprends pas comment on a pu aller si lentement. J’étais pourtant surmotivée. La saison se termine mal. Je dirais qu’elle a été catastrophique. »

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Dora au Quatrache
La plume de Benjamin Steen du Progrès

15:02 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Joseph Babakar Ba, « C’est magnifique ! »

Joseph Babakar Ba a pris la 8e place de la finale du 110m haies. Bien que dernier, le Sénégalais de l’ESL rayonne. Même si le vent ne permet pas l’homologation de son chrono, il se réjouit d’être passé pour la première fois sous les 14 secondes (13’’97): «Je bats trois fois mon record en trois courses, c’est magnifique! Et pourtant j’ai fait beaucoup de fautes. Mais j’arrive toujours à me surpasser en championnat.» Il rêve maintenant des JO de Pékin: «J’espère que le sélectionneur verra que je suis en forme.»

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13:14 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Garfield Darien, un rêve s’envole

Le Lyonnais auteur des minima en finale (3e, 13’’43) n’ira pas aux JO à cause du vent (+2,6)
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Garfield ici au france des jeunes
Quelques minutes après l’arrivée de la finale du 110m haies qu’il a coupée en troisième position derrière Ladji Doucouré et Dimitri Bascou, Garfield Darien voulait encore «croiser les doigts». Le jeune Lyonnais voulait toujours croire à sa qualification pour les JO de Pékin. Il ne manquait d’ailleurs pas d’arguments en sa faveur.

L’affaire est complexe. Hier il a réalisé pile-poil les minima français (13’’43). Sauf qu’il y a un hic du côté de l’anémomètre qui a mesuré le vent à +2,6m/s, au-delà de la limite (+2m/s). En série, le champion de France espoir a couru en 13’’50 (vent régulier: +0,5) soit les minima internationaux. Etant donné sa jeunesse, il pouvait espérer un repêchage. Mais demain matin, lorsque la liste des Bleus sera publiée, Garfield n’y trouvera pas Darien: « Nous n’allons pas proposé son nom à la Commission nationale du sport de haut niveau, a-t-on tranché du côté de la DTN. C’est vrai qu’il a réalisé les minima A, mais il y en a d’autres dans son cas. Il n’y aura pas d’exception. » Pour un championnat du monde, sa qualification n’aurait certainement pas posé de problème. Les JO, c’est un autre degré d’exigence.

Sur sa course d’hier, il n’a pas de regret à avoir. D’abord parce que « la vitesse du vent, on n’y peut rien... » Ensuite parce qu’il a probablement réalisé sa course la plus aboutie de l’année dans le couloir voisin de celui de Ladji Doucouré: « Au départ, je vois deux gars s’envoler, raconte-t-il. Comme je suis probablement le seul hurdler du plateau à ne pas faire de musculation, je manque d’explosivité au départ. Je ne me suis pas affolé. Le point positif, c’est que j’ai réussi à revenir sans faire de faute. Je pense avoir montré qu’on peut compter sur moi. Pour une année de retour, c’est déjà pas mal... » Blessé deux saisons après son titre de champion d’Europe junior en 2005, l’élève de François Pépin se remet aussi d’un décollement de l’aponévrose dont il a été victime mi-juin et qu’il a traîné un bon mois. « Sans cette blessure j’aurais fait les minima avant. Aujourd’hui (hier), je n’étais pas à 100% de mes facultés. Je fais comme je peux pour prendre ce qu’il y a à prendre. »

Pour l’instant, cela se «limite» à une médaille de bronze.

La plume de Benjamin Steen du Progrès

13:04 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (3) |  Facebook |  Imprimer | |

 
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