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samedi, 05 décembre 2009

Saintélyon 2009, le parcours par Fabien Antolinos

leprog.jpgVainqueur en 2008, Fabien Antolinos sort d'une année difficile. Arrêté cinq mois en raison d'une bursite au genou, le traileur de Meyzieu a dû se rabattre sur le relais à deux qu'il disputera ce soir malgré une grosse bronchite. « J'aurais voulu défendre mon titre mais ce n'était pas raisonnable. Je tiens quand même à être là pour voir le départ et atténuer ma frustration. » Pour Le Progrès, il décrypte le parcours.

> ST-ETIENNE - ST-CHRISTO : « Les premiers kilomètres sont bitumés. Il faut savoir suivre tout en préservant ses forces. C'est en arrivant à Sorbiers qu'on entre dans le vif du sujet. Soudain, on est sur un chemin assez raide. Il fait sombre. Il faut faire attention à ses appuis, bien se relâcher et adopter une foulée plus petite pour économiser les mollets. »

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> ST-CHRISTO - STE-CATHERINE : « Il faut bien gérer le ravitaillement. A la sortie de St Christo, intervient une montée très raide. L'an dernier, j'en ai profité pour manger et m'hydrater en marchant. C'est un conseil que je donnerais. On avance quand même à 6 km/h et on évite de faire monter le cœur et de trop solliciter les muscles. C'est important dans une épreuve comme la SaintéLyon où le but est de retarder le plus possible l'apparition des crampes. Il y a ensuite une longue partie de plat dans des chemins assez larges. »

> STE-CATHERINE - SOUCIEU : « Après le ravito, il y a une côte très raide, très casse-pattes, avec beaucoup de cailloux sur un chemin très étroit. Ensuite, arrive la descente vers le Bois d'Arfeuille. On est à mi-course. C'est ici que j'ai attaqué l'an passé. Ce n'était pas très raisonnable mais je connais cette partie par cœur : je voulais me faire plaisir… Attention, cette année, le parcours a été modifié pour emprunter davantage de sentiers, mais globalement, il s'agit d'une partie descendante. D'ailleurs, sur les 69 km, il y a plus de descentes que de montées. Cela fait très mal aux coureurs qui n'ont pas l'habitude.

> SOUCIEU - LYON : « Après une longue partie en faux plat, on arrive au petit pont sur le ruisseau du Garon. Juste après, il y a un chemin très raide qui peut se transformer en torrent s'il pleut. C'est ici que j'avais ressenti mes premières crampes aux adducteurs. Il n'y a qu'une chose à faire : freiner et réduire l'amplitude. Il s'agit d'une zone où l'on peut faire de grosses différences. Il reste à franchir la côte de Ste Foy après l'aqueduc de Beaunant. Mieux vaut marcher et reprendre des forces. On est dans la gestion physique. Le mental joue beaucoup. Cette année, les organisateurs ont ajouté une nouvelle bosse avant de basculer sur le vieux-Lyon. C'est une grosse difficulté. Je ne sais pas si ça apportera beaucoup à la course hormis pour le côté touristique. Pour résumer, il faut être humble, bien se ravitailler, ne pas hésiter à marcher dans les parties difficiles et se préparer à souffrir. La fin peut être un calvaire. »

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Recueilli par B.Steen

SaintéLyon, pour le plaisir de patauger

leprog.jpgL'anachronisme de la SaintéLyon a de beaux jours devant lui. Créé en 1951 par une poignée de cyclos sevrés de vélo en hiver, le raid nocturne se bonifie avec l'âge. Jamais il n'avait été si couru qu'en cette 56e édition. Quand sonneront les douze coups de minuit devant Parc Expo à Saint-Etienne, ils seront 5 600 courageux, frontales scintillantes sur le crâne, à s'engager sur la route de Lyon pavée d'embûches. Une heure plus tard, ce sera au tour des relais de s'ébrouer (800 à deux relayeurs, 1 200 à trois et 2 200 quatre). Bref, pour la première fois de son histoire, la Classique de décembre va passer ce soir la barre des 10 000 concurrents en clôture des années « 00 ». Il y a neuf ans, ils n'étaient que 3 000 au départ…

La SaintéLyon occupe désormais une place de choix parmi les grands trails qui ont le vent en poupe. C'est dans l'air du temps : plus c'est long, plus c'est éprouvant, plus les candidats affluent. Ils vont être servis ce soir. Le flècheur, qui a reconnu le parcours en fin de semaine, leur promet une nuit « infernale ». Ça ne vaudra pas l'édition 1990 interrompue par une tempête de neige à Sainte-Catherine. A priori, ce ne sera pas non plus aussi glissant qu'en 2003. Mais, avec ce qu'il a tombé ces derniers jours, ce sera un vrai combat de boue. Heureusement, la température ne chutera pas en dessous de zéro mais les prévisions météo évoquent une petite pluie du matin…

Il y aura aussi une course, de plus en plus disputée. Une petite dizaine de coureurs semble en mesure de succéder à Fabien Antolinos qui a dû renoncer. Ses prédécesseurs (Guichard, Trottet, Rémond et Proietto) ne sont pas non plus de la partie mais Vincent Dellebarre et Ludovic Pommeret (2e et 3e en 2008) reviennent avec de l'ambition. Ils devront se méfier du Stéphanois Éric Legat (2e en 2007) qui a préparé son affaire, et d'une poignée de spécialistes (Bonaudo, Verhaeghe, Gault, Malarde, Mermond voire l'ex-cycliste Laurent Brochard). Chez les femmes, en l'absence de la tenante du titre Furtado, la Villeurbannaise Catherine Dubois (photo)(1re en 2007) poursuivra son duel avec la grande traileuse de l'année, Maud Giraud.

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Pour les lève-tôt ou les couche-tard, premiers arrivants vers 5 heures.

Benjamin Steen

vendredi, 04 décembre 2009

La SaintéLyon en LIVE

affiche.jpgChaque participant sera cette année équipé d'un bracelet électronique équipé d'une puce à porter autour de la cheville. Ce dispositif permettra de suivre leur évolution, au grès des sept points de contrôle, en direct sur internet via le site de la SaintéLyon.

Eric Legat en rêve la nuit

leprog.jpgDeuxième en 2007, le Stéphanois ne cache pas qu'il revient cette année pour gagner


La SaintéLyon, Éric Legat est tombé dedans quand il était petit. « Avec ma famille, on habitait au Moreau, juste à côté du point culminant de la course (ndlr : entre Saint-Christo-en-Jarez et Sainte-Catherine aux alentours du km 21), raconte-t-il. Une fois, mes parents m'ont emmené voir passer la course. C'est un grand souvenir ! Ce soir-là, je m'étais dit que j'avais envie de faire ce truc. »

Des années plus tard, l'idée a pas mal évolué.

Aujourd'hui, il se verrait bien « inscrire (son) nom au palmarès ». Après une quatrième place (2002), deux abandons (2003 et 2005), une deuxième place en 2007 derrière Jean-Franck Proietto, et un forfait l'an dernier pour opérer une hernie inguinale, le Stéphanois bouillonne. Débit de mitraillette, pas l'ombre d'un doute dans la voix, il avance à découvert : « Cette fois, j'ai envie que ce soit ma SaintéLyon. Deuxième, c'était un bon résultat, mais j'imagine que gagner, c'est vraiment autre chose. On met tellement de soi dans la préparation que monter sur la première marche, ce serait… »

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En tout cas, Legat a le profil type pour briller dans cette épreuve de 69km qui emprunte plus au marathon qu'aux ultra-trails, avec 50 % de chemins et 50 % de route. Depuis le temps qu'il court, ce professeur d'EPS et entraîneur de demi-fond au Fac Andrezieux doté d'un solide gabarit (1,80 m ; 69 kg) a emmagasiné la panoplie du coureur tout-terrain. Jeune, il fut un très honnête spécialiste du 3 000 m steeple, finaliste des championnats de France et détenteur d'un chrono sous les neuf minutes avant d'augmenter les distances. Il a tout couru du demi-fond au grand fond jusqu'à devenir un pilier de l'équipe de France des 100 km. En juin, il prenait la 9e place des Mondiaux de la spécialité à Torhout en Belgique (6h57'06'')...

« Je ne suis pas un spécialiste du trail, admet-il, mais j'aime quand c'est dur et long, quelque soit le sol, même quand c'est tordu (sic). On oppose souvent les traileurs et les routards, mais le moteur est le même. Tout est question de préparation. »

La sienne a été courte mais dense : six semaines à se « manger » 140 kilomètres parfois sur le parcours de la SaintéLyon qu'il a entièrement reconnu, un test conclu victorieusement au marathon des Causses, et enfin deux semaines en pente douce à l'approche de l'événement.

« Je suis prêt, assure-t-il. Pour la première, j'aborde la course avec beaucoup de sérénité. Sauf défaillance, j'aurai mon mot à dire. Après, c'est sûr que cette année, le plateau est vraiment relevé. Les purs spécialistes du trail, je ne les ai jamais rencontrés mais je les connais de réputation. » A la lecture des concours de pronostics en cours sur Internet, la sienne commence aussi à faire peur.

Benjamin Steen

mercredi, 02 décembre 2009

Garfield Darien, la salle en tête

leprog.jpgL'hiver dernier, Garfield Darien était allé aux championnats d'Europe en salle à Turin en traînant les pieds, contraint et forcé par la fédération. De retour après deux ans de galères, le Lyonnais aurait alors préféré poursuivre son entraînement plutôt que d'étirer la saison en salle de trois semaines supplémentaires. Un an plus tard, le jeune hurdler et son entraîneur de père Daniel Darien n'en démordent pas malgré la 6e place qu'il avait décrochée en finale…

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Mais autre saison, autre contexte, le grand espoir des haies hautes (22 ans) a aujourd'hui la salle dans le viseur. Dans la foulée d'une prometteuse saison estivale, le demi-finaliste des Mondiaux de Berlin, 25e performer mondial de l'année sur 110m haies (13'36''), entend poursuivre son ascension aux Mondiaux de Doha (12-14 mars). « En 2009, il fallait tout remettre en place, justifie Daniel Darien. Maintenant que la technique est stabilisée, Garfield est prêt pour réaliser des performances. Cette fois, on prépare la salle longtemps à l'avance… » Dans le futuriste Aspire Dome, il visera « une place en finale ».

À deux mois de ses premières compétitions, son programme commence à s'affiner. Le 15 janvier, il s'envolera en stage en Floride à Miami avec le groupe d'entraînement de Ladji Doucouré dirigé par le nouveau manager général du sprint-haies français Renaud Longuèvre. Avec l'ancien champion du monde, il pourrait - s'il trouve un couloir - disputer un meeting en salle US, avant de traverser l'Atlantique en sens inverse vraisemblablement pour le meeting de Stuttgart (6 février) avant d'enchaîner avec d'autres réunions européennes et les championnats de France (27-28 février).

B.Steen

Christophe Lemaitre tourne le dos à Doha

leprog.jpgChristophe Lemaitre se contentera d'un programme allégé lors de la prochaine saison en salle. Le champion et recordman d'Europe junior du 100m (10''04; +0.2m/s à Novi Sad) devrait se limiter à quatre apparitions aux championnats de France jeunes (13-14 février à Aubière), aux championnats de France Élites (27-28 février à Bercy), au meeting de Bercy (2 mars) et enfin au meeting de Liévin (5 mars) avant de repartir préparer les championnats d'Europe (26 juillet - 1er août à Barcelone). Autrement dit, le « kid du Bugey » fera l'impasse sur les championnats du monde en salle à Doha (10-12 mars), le staff de l'équipe de France ayant décidé de ne pas contraindre les athlètes à se rendre au Qatar. « Ces Mondiaux arrivent tard, explique son entraîneur Pierre Carraz. Il vaut mieux travailler à l'entraînement. Vu le gabarit de Christophe, qu'est-ce qu'il irait faire face à des types hyper costauds ? Ce n'est pas la peine… »

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Il est vrai qu'avec son mètre quatre-vingt-neuf à déplier, la distance en salle (60 m) est un peu courte pour le jeune Culozien (19 ans) qui avait quand même établi un nouveau record de France junior (6'64'' à Bercy). L'hiver dernier, il avait poussé sa saison en salle jusqu'à l'Euro en salle à Turin (demi-finale), mais il s'agissait alors de découvrir le haut niveau. Après l'année qu'il vient de réaliser, l'heure est davantage au travail. Depuis la rentrée il a débuté la musculation à raison d'une séance par semaine. Pour décrocher une médaille à Barcelone, il lui reste à grappiller quelques centièmes et à fiabiliser son départ à la source de son élimination en quart de finale des Mondiaux de Berlin.

B.Steen

lundi, 30 novembre 2009

Emmie Charayron dans le coup

leprog.jpgEpuisée mentalement et physiquement après une saison de triathlon longue et éreintante ponctuée par un titre de championne du monde junior, Emmie Charayron avait décidé de faire une coupure pendant trois semaines. « J'ai vraiment décompressé, même pas un petit footing. J'en avais vraiment besoin, car j'étais lessivée. » Pourtant, à voir l'allure et la détermination de la jeune athlète de Villeurbanne hier après-midi lors du cross des myriades, rien ne laissait penser à une athlète en phase de reprise. Première régionale devant Marie Alirol et Clémence Tavernier, elle termine ces Myriades à une belle 5e place derrière Fanjanteino Félix, la brunudaises Nizigiyimana, Theuri et Graziani-Koulou. « C'est rassurant après ma sortie ratée la semaine dernière au cross des Mureaux (21e). J'ai fait de bonnes séances d'entraînement cette semaine et je n'étais pas inquiète », explique Emmie, nouvellement licenciée en triathlon au Lagardère Paris Racing et qui s'attend à souffrir ces prochaines semaines. « Mon père m'a prévenue que j'allais avoir de grosses séances prochainement, mais c'est ce que je veux car j'ai vraiment envie de passer un cap cette saison en course à pied pour pouvoir être encore plus performante en triathlon l'été prochain. » En attendant, Charayron va avoir deux semaines pour se préparer avant les championnats d'Europe de Cross à Dublin qu'elle aborde en toute décontraction. « J'adore le cross et la course à pied et c'est vraiment avec un grand plaisir que je fais ces championnats d'Europe. Mais je ne fixe pas trop d'objectif car le niveau est très relevé, je prends plutôt ça comme une belle expérience ».

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Si Charayron a démontré dimanche qu'elle pouvait briller aussi bien en triathlon qu'en cross, Fanjanteino Félix à, quant à elle, démontré que le passage de la piste au cross ne lui posait aucun problème. Vice-championne de France du 1 500 m cet été, l'athlète d'origine malgache avait déjà démontré de belles choses cet automne avec des deuxièmes places au cross de Metz, d'Arnay le Duc et samedi à Volvic. Il aura donc fallu attendre le cross des Myriades pour voir cette jeune maman de deux petits garçons de 3 et 6 ans monter sur la plus haute marche du podium. « Le cross entre dans le cadre de ma préparation pour la saison sur piste en salle. L'objectif est de me qualifier pour les championnats du monde à Doha(12-14 mars). Le cross n'est donc qu'une préparation et si la fédération française souhaitait m'envoyer au championnat d'Europe de Cross, je déclinerais l'invitation car elle me retarderait trop dans ma préparation. », avoue Fanjanteino qui n'a commencé l'athlétisme qu'à 19 ans, quelques mois avant de quitter Madagascar et de venir en métropole.

F.P.

Onesphore, c'est très fort

leprog.jpgLa totale. « Oui, c'est un beau week-end », a souri Onesphore Nkunzimana à sa descente de la plus haute marche du podium du cross des Myriades. Il y a de quoi. Vainqueur à Volvic samedi, le jeune Burundais a signé à Saint-Priest un doublé rare en triomphant de deux cross internationaux en moins de 24 heures. Des douze épreuves du Cross-country tour national, ce ne sont sans doute pas les plus relevés, mais il avait déjà fini deuxième la semaine dernière aux Mureaux... Pas d'erreur, c'est un crack qui succède à Saïd Berioui au palmarès des Myriades.

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Avec un tel agenda, Onesphore s'est fait fort de courir au plus juste. Une seconde lui a suffi pour prendre le meilleur sur Willy Nduwimana à Volvic. Hier, dans les bourrasques de vent qui rafraîchissaient le fond de l'air, il a laissé le Kenyan Cheruiyot se griller les ailes avant de prendre le large dans le dernier tiers de la course pour s'imposer détaché à deux pas de chez lui, avec le maillot de l'AS Rispoli sur le dos. Dans la grande tradition de la filière burundaise à Lyon, Nkunzimana vient en effet d'élire domicile à Villeurbanne chez Joseph Rispoli auprès de la colonie d'athlètes venus du petit état d'Afrique de l'Est.

A 24 ans, il a déjà bien bourlingué. En 2004, il avait opté pour la nationalité qatarienne. C'est sous le nom de Zaman Sultan Khamis qu'il a couru le 5 000 m des JO d'Athènes et de Pékin ou encore les Mondiaux d'Helsinki en 2005 (16e du 10 000 m). Mais depuis quelques semaines, il a quitté l'Emirat pour reprendre son nom et sa nationalité de naissance : « La Fédération n'a pas respecté notre contrat… » Et le voilà qui débarque en France où la razzia ne fait, semble-t-il, que commencer.

« Il est très très fort », rapporte Saïd Berioui, vainqueur lui aussi à Volvic (2007) et Monsieur Myriades depuis quatre ans : victoires en 2005 et 2008, 2e en 2006 et donc en 2009. « Mais si j'avais été à 100 % et en pleine confiance, je crois que j'aurais pu le suivre… »

Pris de vomissements dans la nuit de vendredi à samedi, et seulement 7e dans le Puy de Dôme avant-hier, le Ligérien a quand même refait surface dans son jardin en étant le dernier à s'accrocher aux basques du Burundais. Après son abandon au cross international d'Allonnes le week-end dernier, le voilà relancé : « Samedi soir, j'avais les boules, dit-il. Mais je n'ai pas voulu lâcher l'affaire. Je voulais montrer un autre visage ici sur ce parcours que j'aime beaucoup et devant ce public qui m'encourage tant… Dès l'échauffement, j'ai vu que les jambes tournaient mieux. » Comme il a fait l'impasse sur les cross Sud Ouest et de l'Acier, il est peu probable que le staff de l'équipe de France le repêche pour les championnats d'Europe (13 décembre à Dublin). Mais son téléphone reste ouvert. « Pas de problème, s'ils m'appellent j'irai avec plaisir… »

Autre régional rassuré, Thibaud Nael. Blessé au marathon de Paris, l'athlète du Fac Andrezieux revient après cinq mois de convalescence. 15e à Allonnes pour sa rentrée, il a confirmé hier en deuxième rideau juste derrière les cadors (5e). Il faudra compter avec lui cet hiver. Juste derrière, pointe Sébastien Hours (Entente Sud Lyonnais) qui prend une belle 6e place, une semaine après avoir raté la sélection pour les championnats d'Europe espoirs. Il devance Karim Talaouanou (Lyon Athlé), « dans un jour sans », et son partenaire de club Carlos da Silva, décidément en petite forme à l'approche de l'hiver. Les départementaux de cross en seront d'autant plus indécis à la Tour de Salvagny dans un peu plus d'un mois.

Benjamin Steen

dimanche, 29 novembre 2009

Rendez-vous aux Myriades

leprog.jpgÀ Saint-Priest, Saïd Berioui est en terrain conquis. En retour de sa fidélité envers le cross des Myriades qu'il n'a zappé qu'en 2007, le Ligérien de l'ACO Firminy a toujours été payé d'un podium : vainqueur en 2005 et l'an passé, il avait aussi fini 2e en 2006, battu à la photo-finish par El Hachimi… L'ex-Marocain ne s'est pas fait prier pour remettre l'épreuve à son agenda cette année, au cœur d'un week-end très dense au lendemain du cross de Volvic tandis que les meilleurs croisent aujourd'hui le fer au cross de l'Acier à Leffrinckoucke et celui de Sud-Ouest à Gujan-Mestras. « J'aime bien l'ambiance et le parcours, dit-il. Ça, c'est un vrai cross. »

Mais pas sûr que le bon air sanpriot suffise à redonner des ailes au 6e des JO de Sydney sur 10 000 m qui se présente aujourd'hui en petite forme.

Il y a un an, Saïd Berioui signait sa deuxième victoire dans le cross des Myriades. Diminué et rivé sur la piste, le Ligérien n'arrive pas aussi affûté cette année / Philippe Juste

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Rendez-vous aux Myriades

leprog.jpgÀ Saint-Priest, Saïd Berioui est en terrain conquis. En retour de sa fidélité envers le cross des Myriades qu'il n'a zappé qu'en 2007, le Ligérien de l'ACO Firminy a toujours été payé d'un podium : vainqueur en 2005 et l'an passé, il avait aussi fini 2e en 2006, battu à la photo-finish par El Hachimi… L'ex-Marocain ne s'est pas fait prier pour remettre l'épreuve à son agenda cette année, au cœur d'un week-end très dense au lendemain du cross de Volvic tandis que les meilleurs croisent aujourd'hui le fer au cross de l'Acier à Leffrinckoucke et celui de Sud-Ouest à Gujan-Mestras. « J'aime bien l'ambiance et le parcours, dit-il. Ça, c'est un vrai cross. »

Mais pas sûr que le bon air sanpriot suffise à redonner des ailes au 6e des JO de Sydney sur 10 000 m qui se présente aujourd'hui en petite forme.

Il y a un an, Saïd Berioui signait sa deuxième victoire dans le cross des Myriades. Diminué et rivé sur la piste, le Ligérien n'arrive pas aussi affûté cette année / Philippe Juste

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samedi, 28 novembre 2009

Christine Bardelle se frotte au gratin

leprog.jpgPlutôt que de se rendre au cross de Gujan Mestras dont elle est tenante du titre, la Lyonnaise Christine Bardelle a décidé de s'offrir un vrai test en prenant le départ du cross de L'Acier ce dimanche à Leffrinckoucke. Pour sa 20ème édition, le cross de l'Acier a une fois de plus fait venir des stars de la discipline à l'image de la championne du monde du 5000m à Berlin Viviane Cheruiyot. C'est justement pour se jauger face à des athlètes de ce calibre que Christine Bardelle a choisi de se rendre dans le Nord-Pas-de-Calais. « Au début j'avais choisi d'aller à Gujan Mestras mais comme j'ai bien couru à Allones et que j'ai déjà obtenu ma sélection pour les championnats d'Europe de Cross, je préfère aller au Cross de l'Acier où le niveau est plus relevé.

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À Allones j'ai dû faire une course tactique pour être bien placée à l'arrivée mais là je vais pouvoir prendre des risques et me jauger face aux meilleurs spécialistes de la discipline. Je n'ai finalement pas souvent l'occasion de disputer des courses aussi relevées donc il faut que j'en profite.» explique l'athlète licenciée à Alès qui devrait également retrouver la Portugaise Jessica Augusto, 2ème des championnats d'Europe de Cross l'an dernier à Bruxelles. Après le cross de l'Acier, Christine effectuera encore une grosse semaine d'entraînement avant de souffler pendant quelques jours pour arriver en forme aux championnats d'Europe de Cross à Dublin le 13 décembre prochain. Habituée de la compétition continentale, Christine se refuse à rentrer dans le jeu des pronostics préférant attendre le dernier moment et jauger de son état de forme pour se fixer des objectifs « C'est une compétition très dure et très aléatoire. Les écarts sont souvent très faibles et entre la première et la 20ème place il y a rarement plus d'une minute donc c'est très dur de faire des pronostics. De mon côté je suis vraiment bien en ce moment, je réalise de très bonnes choses à l'entraînement et j'ai fait un très bon cross à Allones même si derrière moi, les autres françaises n'étaient pas loin du tout.

> Programme des cross du week-end : Aujourd'hui : Cross national de Volvic ; Demain : Cross national du sud-est à Gujan Metras, Cross national de l'Acier à Leffrinckoucke. Cross des Myriades à Saint-Priest (Horaires : cross des as féminines à 15h00 ; cross des as masculins à 15h30.

jeudi, 26 novembre 2009

Claire Navez, plus rien avant Dublin

leprog.jpgClaire Navez (Décines Meyzieu A.) qui a obtenu dimanche son billet pour les championnats d'Europe espoirs de cross de Dublin (13 décembre) en prenant la 4e place du cross des Mureaux, n'apparaîtra plus en compétition avant de s'envoler pour l'Irlande. « Dimanche, Claire a obtenu un bon résultat avec la manière en réalisant une course très solide. On pense que ce n'est pas utile de courir à nouveau. On va plutôt repartir sur un cycle d'entraînement d'une dizaine de jours », explique son entraîneur Bastien Perraux. Le coach de demi-fond du pôle espoir de Lyon a par ailleurs fait fort le week-end dernier puisque les juniors Clémence Tavernier (US Oyonnax) et les jumeaux Tanguy et Valentin Pépiot (Doubs Sud A.) ont également décroché leurs sélections en Bleus.

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Emmie Charayron au Lagardère Paris Racing

leprog.jpgLa championne du monde, d'Europe et de France junior de triathlon Emmie Charayron va quitter Brive, où elle était licenciée depuis deux saisons, pour s'engager avec le Lagardère Paris Racing. « C'est, je pense, le club qui saura le mieux m'accompagner dans mon projet », estime la jeune Lyonnaise qui vise les JO de 2012.

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Par ailleurs, la triathlète internationale a été retenue pour le championnat d'Europe junior disputé à Dublin (13 décembre) grâce à sa 21e place au cross des Mureaux. « Après la fin de la saison de triathlon, j'ai fait une bonne coupure dont j'avais besoin. Du coup, la reprise a été un peu difficile. Je suis contente que ce soit passé pour les championnats d'Europe. Ça me donne un objectif à préparer… » Dans cette optique, elle participera dimanche au cross des Myriades.

B.Steen

mardi, 24 novembre 2009

Carlos Da Silva dans le doute avant Les Myriades

leprog.jpgVainqueur du semi-marathon de Lyon fin septembre, Carlos Da Silva (Lyon Athlétisme) n'aborde pas la saison des cross dans les meilleures conditions. Dixième de la Foulée Vénissiane (31'16''), il semble loin de son meilleur niveau : « Je n'avance pas, constate-t-il, j'ignore pour quelles raisons exactement. Normalement, ma préparation avait été faite pour être en forme à Vénissieux et au cross des Myriades dimanche. Mais si j'ai fait un bon stage à la Toussaint à Bourg-en-Bresse, j'ai actuellement un coup de fatigue… »

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B.Steen

lundi, 23 novembre 2009

Foulée Vénissiane, Nduwayo rayonne

leprog.jpgVainqueur en 29'37'', le Burundais de l'AS Rispoli virevolte deux ans après son arrivée en France

Il est le « routier » du week-end, pour ne pas dire le soutier, car s'il était sur les rotules hier midi, Emmanuel Nduwayo avait aussi le sourire du cannibale repu de victoires. Deux victoires en moins de 20 heures, ça cale… Vainqueur samedi après-midi - certes au petit trot - des 12 km du beaujolais nouveau au finish devant son compatriote Willy Nduwimana, le Burundais de l'AS Rispoli-Villeurbanne a remis ça sous la pluie hier au petit matin en enlevant le 10 km de la Foulée Vénissiane dans un contexte autrement plus concurrentiel.

Cette fois, vu les primes en jeu, il fallait en avoir sous le pied pour triompher d'un peloton de tête homogène que Karim Talaouanou (Lyon Athlé) fut le seul non-Africain de l'Est à accrocher après un début de course mené sur le mode du staccato, jusqu'à l'accélération d'Egide Manirakiza (AS Rispoli), qui retrouve la forme après avoir souffert d'une pubalgie ces deux dernières années : « Il me manque maintenant de l'entraînement… » Au 6e kilomètre, ne restait plus que le Kenyan Kamau Kanyi pris en tenaille par quatre représentants de l'armada burundaise qui joue dans la région lyonnaise à domicile.

Nduwimana prenait alors le relais de Manirakiza, suivi par ses deux compatriotes Nduwayo et Eric Niyonsaba, qui court sous casaque non pas Rispoli mais Tri.du.a.. Théoriquement, ce dernier aurait dû être le plus frais, pour avoir fait l'impasse sur le beaujolais samedi, mais Nduwayo trouvait les ressources pour boucler son week-end sur la plus haute marche, nouveau record de l'épreuve en prime (29'37''). « Avec autant d'athlètes de haut niveau, c'est allé très vite, racontait-il. Je suis resté dans une position d'attente parce que je suis plus spécialiste de semi-marathon, même si, à la fin, j'ai profité de ma vitesse que je travaille sur piste… »

A 25 ans, la trajectoire du jeune Burundais, né à Bururi à 2 000 m d'altitude le jour de Noël, commence nettement à se redresser. « Ce serait trop long à raconter », dit-il… Orphelin, il avait fui la guerre civile avant de transiter par le Rwanda, l'Ouganda, la Tanzanie et le Kenya pour s'installer il y a deux ans à Lyon où il connaissait Manirakiza. Demandeur d'asile, il s'était aussitôt mis à « claquer » les principales courses de la région. Même si ses chronos ne traduisent pas toute sa valeur, il gagne de plus en plus, court beaucoup et ne coupe pas aux affres de la suractivité au printemps dernier. « J'ai eu une tendinite au genou. J'ai dû m'arrêter, me faire traiter par un kiné. Et je suis parti m'entraîner à Font-Romeu… »

Depuis qu'il en est redescendu, il pète la forme, au point d'avoir remporté fin septembre le classement scratch du championnat de France de semi-marathon devant les athlètes de la Légion étrangère en 1h02'41''. Une sacrée performance qu'il ne cesse de confirmer. « Quand je suis arrivé, je courais en 1h10'. Maintenant, je suis autour de 1h02' ou 1h03'. Je suis vraiment très content. » Reste à trouver le bon compromis pour exploiter à bon escient ce potentiel.

Il semble en tout cas avoir retenu la leçon de sa blessure. Après un cross qu'il disputera la semaine prochaine à Toulouse, il a prévu en décembre d'observer un repos bien mérité.

Benjamin Steen

dimanche, 22 novembre 2009

Marathon du Beaujolais nouveau

leprog.jpgLa veille de son anniversaire, Frédéric Desplanques s'est offert un beau cadeau. Hier, à quelques heures de souffler ses 39 bougies, ce Ch'ti instructeur-formateur dans la marine nationale près de Toulon, s'est adjugé le marathon du beaujolais nouveau dans un temps canon de 2h28'35''. Si le vainqueur n'a pas battu le record de l'épreuve (2h27'), son chrono lui a permis de reléguer le deuxième, Clément Couzon, à plus de 10 minutes (2h37'26''). Cette victoire sur 42,195 km est une grande première pour Férédéric Desplanques, qui participait, entre Fleurie et Villefranche, à son 5e marathon en cinq ans. « Je me sentais bien, alors je suis parti tout de suite devant », racontait-il sur la ligne d'arrivée. « J'ai confiance en moi et je ne me suis pas préoccupé des autres. »

Derrière, un groupe de trois poursuivants, constitué de Couzon, Badel et du tenant du titre Proietto, s'est formé sans chercher à prendre en chasse l'homme de tête que personne ne connaissait. « On l'a laissé partir et on a géré », rapportait le second du classement, qui avait déjà fini à cette place l'année dernière. À l'instar de Denis Badel (4e), mis à mal par des crampes au mollet, Jean-Franck Proietto n'a pas eu les ressources physiques pour défendre sa couronne. La faute à l'enchaînement de courses, qui lui verront préférer, l'an prochain pour ses 50 ans, la SaintéLyon au marathon du Beaujolais.

Ce qui est sûr, c'est que Stéphanie Ponthus (35 ans), résidente suisse mais originaire de Thonon-les-Bains, reviendra dans la région beaujolaise, après avoir battu son record personnel (3h13'10'') et remporté la course féminine, devant Michelle Leservoisier (3h19'58''), la lauréate en 2008.

Sur les 12 km, les Africains de l'AS Rispoli ont trusté les trois marches du podium aussi bien chez les hommes que chez les femmes. « Pour nous, c'était une course d'entraînement avant les Foulées Vénissiannes (aujourd'hui) », relevait Egide Manirakiza, battu au sprint par ses deux compères burundais, Emmanuel Nduwayo (1er) et Willy Nduwimana (2e). Du côté des filles, les deux Burundaises du club villeurbannais, Francine Nionizigiye et Godelieve Nizigiyimana, ainsi que l'Ougandaise Immaculate Chemutai sont arrivées ensemble. Mais l'ordinateur a désigné cette dernière comme vainqueur d'une cuvée 2009 historique : pour ses conditions météorologiques et sa fréquentation exceptionnelles. Avec plus de 1 700 participants enregistrés sur le marathon, les organisateurs ont battu leur affluence de 2007. Sur la 12 km, ils ont accueilli plus du double d'engagés, avec 2 400 dossards. « On est la première course du Rhône et le cap est tout trouvé pour l'année prochaine : nous viserons 5 000 coureurs, dont 2 000 sur le marathon », avance Alain Bouhy, le président des Beaujolais runners.

Thibaut Alex

samedi, 21 novembre 2009

Foulée Vénissiane, un gros plateau

leprog.jpgC'est une habitude : attirés par des primes substantielles, les cadors régionaux de la course sur route se retrouveront demain matin au départ des Foulées Vénissiannes. Au lendemain des 12 km du beaujolais nouveau où ils « s'échauffent » cet après-midi, les athlètes burundais de l'AS Rispoli seront en nombre au Parc de Parilly pour ce 10 km classant et qualifiant avec le vainqueur du semi-marathon de Bourg Willy Nduwimana, qui a déjà couru sous les 29 minutes, entouré d'Emmanuel Nduwayo et Egide Manirakiza. Les crossmen lyonnais Karim Talaouanou et Carlos Da Silva (Lyon Athlé) tenteront de leur résister le plus longtemps possible, tout comme Moussa Barkaoui (Fac Andrézieux), Quentin Willems (Décines Meyzieu A) ou encore Pierre Magand et Mickaël Fadeau (ESL). Chez les femmes, la victoire est promise également à une athlète des hauts plateaux du team Rispoli avec les Burundaises Francine Niyonizigiye et Godelieve Nizigiyimana ou l'Ougandaise Immacirate Chamutai. Pour cette 30e édition, les organisateurs de l'OMS de Vénissieux et de l'Afa Feyzin-Vénissieux ont remplacé l'habituel 5km par un semi-marathon. 090724-FOULEE-VISUEL.png

> 30e Foulées Vénissiannes demain. 10 km : départ à 9h ; 21km : 9h15. Inscriptions aujourd'hui à l'OMS de Vénissieux de 10h à 19h. Pas d'inscription demain avant le départ. > CROSS

MARATHON DU BEAUJOLAIS

leprog.jpgTandis que jeudi à l'heure du déblocage, on libérait des fûts des litres et des litres de primeur, les organisateurs du marathon et des 12 km du beaujolais nouveau, eux, fermaient les vannes. Stop, ils ne pouvaient absolument plus rien absorber ! Les listes d'engagement du millésime 2009 pleines à ras bord, ils mettaient prématurément un terme à la campagne des inscriptions, non sans avoir porté la jauge de 3500 à 4100 participants. Du coup, ce matin à Fleurie sur la ligne de départ du marathon (10h30), ils seront 1700 à espérer rallier le centre-ville de Villefranche par une température printanière, et 2400 dans l'après-midi à vivre l'expérience en plus petit sur 12 km depuis Arnas. C'est un double record qui fait de l'épreuve « la plus courue du département », se félicite le président des Beaujolais Runners Alain Bouhy. « Au niveau logistique, ce n'était pas possible de prendre plus de monde, regrette-t-il toutefois. L'an prochain, on fera en sorte de pouvoir accueillir 5000 participants. » Depuis 2005 qu'il a fait sa place au cœur des festivités liées à la sortie du vin nouveau le 3e samedi de novembre, le marathon du beaujolais - douze ans d'âge - a trouvé la bonne alchimie dans le plus pur style des épreuves festives sur le modèle du grand frère du marathon du Médoc (8500 inscrits en 2009). On court maintenant de toute l'Europe, et même d'un peu plus loin puisqu'un couple de New-Yorkais et un Tahitien seront au départ, pour se mêler à la foule bigarrée des marathoniens en habits de carnavaleux lâchés sur les flancs couleurs d'automne du vignoble, sans oublier les haltes dégustation dans les caves. Ambiance assurée.

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Il y a aussi une course, une vraie, même si le record du monde ne sera jamais battu à Villefranche. Au fil des vainqueurs, se dessine aujourd'hui une forme de profil. Pour s'imposer à Villefranche, mieux vaut être un cheval de trait, certes affûté, qu'un pur-sang, pour résister à l'enchaînement des difficultés. Trois anciens vainqueurs se repiquent au jeu, le Suisse Jaunin, Mulot et surtout le tenant du titre Jean-Franck Proietto qui à 49 ans compte aussi deux SaintéLyon à son palmarès (1994 et 2007). Le Lyonnais, qui court sous la casaque de l'AS Rispoli, a peu couru cette saison et arrive très motivé : « L'air de la région me fait du bien », rigole-t-il. C'est lui qui détient la clé du triomphe de Joseph Rispoli qui avait déjà raflé le marathon en 97, 98, 99 (Jean-Pierre Brunet) et 2006 (Nyabenda), avant de réaliser un triplé l'an dernier avec les victoires sur le 12 km chez les hommes (Nizigiyimana) et les femmes (Niyonizigiye). Aujourd'hui, le « mécène villeurbannais » se verrait bien refaire main basse sur l'épreuve en déplaçant sur le 12 km son armada d'athlètes burundais emmenée par le vainqueur du semi de Bourg Willy Nduwimana.

Benjamin Steen

mercredi, 11 novembre 2009

Lyon-Athlétisme dans le rouge

leprog.jpgLe club alerte les collectivités sur son déficit qui atteindra plus de 80 000 euros en fin de saison !

«Si on continue comme ça, le club est voué à disparaître. » Trois ans après la création de Lyon Athlé (L.A.) - né du rapprochement des sections athlétisme du Lou et de l'ASPTT -, son président Jean-Pierre Lacroix tire la sonnette d'alarme.

Les résultats de Mélina Robert-Michon (8e des JO et des Mondiaux) et Vincent Favretto ou les deux titres nationaux interclubs (N1C en 2008 et N1B en 2009) cachent de profondes difficultés au sein du club. A moyen terme, il va perdre l'usage des installations de Saint-Priest appartenant à La Poste, tandis qu'un mur coupe depuis quelques semaines la piste de Gerland en raison de travaux. « Techniquement, on aura bientôt plus la possibilité d'entraîner », selon le coach de perche Christian Bourguignon.

Dans l'immédiat, ce sont les comptes dans le rouge qui inquiètent le plus les dirigeants. L.A. a plongé financièrement dès sa création. La saison dernière s'est achevée sur un trou de 30000 euros. Sans l'annulation du marathon de Lyon promis au four économique, l'addition aurait pu être plus salée. La ville de Lyon avait alors maintenu une subvention de 30000 euros. « La mairie ne nous a pas laissés tomber à un moment crucial », reconnaît Lacroix. Le gouffre n'a pas fini de se creuser. Le déficit total s'élèvera à plus de 80000 euros au 31 août 2010. Les entraîneurs ne sont déjà plus indemnisés.

« C'est structurel », assure le président. Confrontés à d'importants frais liés aux déplacements, L.A. n'aurait pas les moyens de fonctionner à budget constant. « On ne va quand même pas demander à nos athlètes d'arrêter de se qualifier pour les championnats de France », ironise-t-il. Pour L.A., l'investissement de la municipalité (35000 euros de subvention en 2010) ne correspondrait aux engagements pris : « Nous avons conscience que c'est dur pour la Ville mais, alors, qu'on nous le dise pour qu'on puisse agir en conséquence. On dit juste qu'il n'y a plus de sou et que s'il n'y a pas de mobilisation, alors on arrêtera les frais. »

Ces difficultés embarrassent la mairie de Lyon. Dans trois ans sortira de terre la Halle d'athlé de La Duchère pour un coût de plus de 23M d'euros. Un équipement coûteux qu'il faudra faire vivre. « On a déjà fait beaucoup. L'athlé est important. J'ai conscience de leur problème d'équipements. Il faut patienter. Une salle et une piste leur tendent les bras », déclare Thierry Braillard, l'adjoint aux Sports, qui s'étonne aussi que le club puisse « dresser un budget déficitaire ». Selon lui, l'aide totale versée à L.A. s'élève à « près de 90000 euros par an », « et nous nous activons pour trouver une solution pour le marathon ». « On peut toujours dire que c'est insuffisant, conclut-il, mais c'est aussi au club de trouver des partenaires et d'autres sources de revenus. »

L.A. en a conscience et a pour projet d'embaucher un commercial « pour démarcher des sponsors et mieux coordonner les organisations ». Une demande de subvention exceptionnelle a été formulée (100000 euros en 2010; 70000 euros en 2011), sans qu'elle ait beaucoup de chance d'aboutir. L'autre plan envisagé consisterait à engager le club dans « une mesure de sauvegarde ou une procédure collective (dépôt de bilan) »… L'assemblée générale du 20 novembre va être animée.

Benjamin Steen

08:06 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 09 novembre 2009

Foulées Majolanes, Hélène Guet l'emporte

leprog.jpgPassée tout près d'une sélection avec l'équipe de France l'an dernier pour les championnats d'Europe, la Décinoise Hélène Guet (photo) repart en campagne cette année avec l'intention d'obtenir son précieux sésame même si la concurrence s'annonce rude. En s'imposant hier devant la Burundaise Niziguyimana, elle a montré que le travail effectué durant le stage de Ligue de Bourg-en-Bresse avait porté ses fruits. « Je ressentais encore un peu de fatigue car la préparation a été lourde mais je suis bien revenue », confiait Hélène qui participera au cross d'Allones dans 15 jours pour le premier cross qualificatif avant de se rendre au cross de l'Acier une semaine plus tard pour éventuellement valider sa sélection. « Hélène fera sa rentrée à Allones mais c'est surtout au cross de l'Acier qu'il faudra qu'elle soit performante. Elle a ses chances, elle est mieux que l'an dernier à la même époque mais va également dépendre de ses concurrentes », explique son entraîneur Bastien Perraux qui suivra également avec attention le parcours de Claire Navez qui tentera de décrocher sa sélection avec les espoirs.

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Après l'annulation de l'épreuve l'an dernier, les dirigeants de Décines Meyzieu Athlétisme ont tenté de relancer hier l'épreuve. Petite déception avec seulement 75 coureurs sur le 7,250 km mais la qualité des podiums vient redonner un peu de baume au cœur à Bastien Perraux, entraîneur et l'un des organisateurs de la course. « On savait qu'il n'y aurait pas beaucoup de monde cette année car la course n'était pas inscrite au calendrier des courses hors stade et surtout la météo n'était vraiment pas de notre côté. Pour l'an prochain on va essayer de mieux se placer au calendrier. La satisfaction en revanche vient de la qualité des coureurs présents ». Sur un parcours détrempé et boueux la victoire s'est jouée entre les deux Burundais Nduwimana et Niziguyimana, partis devant dès le départ bien suivis par Lebouteiller. À 500 m de l'arrivée, William Nduwimana lâchait tout le monde pour aller cueillir une victoire en 23'37. « C'était une course assez tranquille que j'ai prise comme un entraînement. Nduwimana m'avait battu au 10 km de Brest il y a trois semaines donc je prends une belle revanche « explique le vainqueur qui pourra retrouver son compatriote dans 15 jours lors du 10 km de Vénissieux. Chez les féminines la bagarre entre l'athlète du club Hélène Guet et la Burundaise Godelieve Niziguyimana a finalement tourné à l'avantage de la première qui a bien su revenir dans la course après un départ prudent.

 
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