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lundi, 26 septembre 2016

Simian, mécano à médailles

Quels points communs entre Mélina Robert-Michon et Kevin Mayer ? Leurs médailles d’argent aux JO de Rio et leur préparateur physique : Jérôme Simian. Un « iconoclaste », comme il dit, qui ne laisse pas indifférent.

« Il n’y a pas de mot… », dit-il. Il n’a plus de voix non plus, Jérôme Simian, ce 18 août dans les tribunes du stade olympique de Rio après le concours du javelot du décathlon. Il reste le 1 500 mètres à courir, mais c’est sûr : Kevin Mayer fonce vers la médaille d’argent des Jeux Olympiques. A-t-il trop tiré sur ses cordes vocales ? « C’est plutôt à cause du cigare que Serge (Débié, le coach de Mélina Robert-Michon) m’a fait fumer l’autre jour… », répond-il.

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Photo Eric Nallet: Réception à l'Hôtel de Ville

 

La semaine carioca a été épuisante pour le préparateur physique lyonnais : « J’ai perdu cinq kilos, raconte ce costaud au physique de deuxième ligne de rugby. Mais ça valait le coup. » Par l’entremise de la discobole et du décathlonien, deux médailles olympiques se sont ajoutées à “son palmarès” (voir par ailleurs). Un tiers des breloques des athlètes français à Rio !

Une réussite totale pour cet autodidacte hors système. Aux diplômes, « je préfère prouver par les médailles », savoure-t-il. Une revanche écrirait-on s’il ne s’amusait pas lui-même de son image d’« iconoclaste », exerçant en « ermite ».

Son repaire se cache au rez-de-chaussée d’un petit immeuble du 8e arrondissement de Lyon où il reçoit une trentaine de sportifs sans exclusive, des athlètes aux golfeurs, des patineurs aux grimpeurs. Aucun panneau dehors. Juste une boîte aux lettres. La porte d’entrée s’ouvre sur une mini-salle d’attente entre un sombre bureau encombré par une table de massage et une salle de musculation de 35m2 et une dizaine d’appareils, pas plus… Aux murs, deux tableaux blancs noircis de hiéroglyphes détaillants les plans d’entraînement et un poster de Mélina Robert-Michon.

La trajectoire de Simian trace une parallèle avec celle de la vice-championne olympique. Leur collaboration remonte à 1998. Alors vice-championne du monde junior, MRM venait de se blesser à la cheville en… sautant à la perche. Simian n’a pas encore sa maîtrise STAPS. Il sort de l’Université de Montréal où il a joué au football américain et étudié les systèmes d’économie et de gestion et le commerce international tout en se formant sur le tas à la prépa physique.

« Il m’a apporté des solutions en étant au bon endroit au bon moment », se souvient Serge Debié. Près de deux décennies plus tard, le trio ne fait plus qu’un. « Jérôme s’est imprégné des lancers pour adapter la préparation, salue MRM. Parfois, c’est lui qui va permettre de faire passer un détail technique en me permettant de tenir physiquement une position. Pour lui, la muscu est au service du lancer. »

D’autres ont adhéré comme le décathlonien Romain Barras, remis sur pied après quatre ans de galères. Ce dernier a conseillé son copain d’entraînement Kevin Mayer de s’adjoindre ses services en 2014 malgré la distance (il s’entraîne à Montpellier) : « J’ai accroché sur le personnage, raconte le vice-champion olympique. Il est sur la rééquilibration du corps plus que dans l’augmentation de la puissance. »

C’est le credo de Jérôme Simian qui préfère indiquer « Performance sportive » sur sa carte de visite plutôt que « Préparateur physique » : « Le beau mouvement, c’est une séquence de contractions et de relaxations exécutée dans le bon ordre, le bon rythme, à vitesse optimale et à puissance élevée, explique-t-il. Plein de freins s’y opposent. Je travaille sur les moyens non spécifiques pour améliorer la performance. » Quitte à suivre un l’itinéraire bis.

Le coup de projecteur des JO a suscité la curiosité de ses homologues. « C’est vrai qu’il y avait beaucoup d’interrogations. On a tendance à me classer sans rien me demander. J’entends plein de choses dans lesquelles je ne me reconnais pas », avoue-t-il.

« Trucs farfelus »

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas l’unanimité. On dit qu’il serait allergique aux haltères… « Avec Jérôme, j’ai senti un décalage quand autour de moi, des filles soulevaient 70 kilos à l’arraché alors que je faisais des rebonds », confie ainsi la lanceuse de marteau Alexandra Tavernier (3e des Mondiaux de Pékin) qui ne travaille plus avec lui depuis juillet.

À l’évocation de son nom, beaucoup se crispent, comme ce coach d’athlétisme qui préfère rester anonyme : « J’aime bien comprendre. Alors, j’observe, je discute. Je n’ai trouvé aucune explication d’une méthode quelconque. Quand je vois des trucs farfelus, je ne cautionne pas et je préfère prendre mes distances. »

Debié le défend : « Jérôme n’est pas que sur le muscle. Il a une démarche globale sur la mécanique de l’athlète. Il amène des choses qui sortent de l’ordinaire, ce qui génère des doutes. Certains ont peut-être l’impression d’être dépossédés de leur boulot. »

Et Simian, conscient d’un « intéressant contraste d’opinions » à son égard, de conclure lui-même par un SMS : « Une de mes histoires préférées, écrit-il. Le père convoque son fils et lui dit : “tu as commencé ta carrière il y a 10 ans. J’ai enquêté à ton sujet. Je dois dire que je suis extrêmement déçu. Je n’ai pas pu trouver quiconque pour me dire du mal de toi. Cela prouve que tu n’as rien accompli qui soit digne d’envie”. »

6 Le nombre de médailles internationales remportées depuis trois ans par les athlètes suivis par Jérôme Simian : Mélina Robert-Michon au disque (2e aux Mondiaux 2013, 2ede l’Euro 2014 et 2e des JO 2016), Kevin Mayer au décathlon (2e de l’Euro 2014 et des JO 2016) et Alexandra Tavernier au marteau (3e des Mondiaux 2015).

Benjamin Steen

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lundi, 12 septembre 2016

10 km de l'Horloge: Hrioued à l’heure !

Alaa Hrioued a fait coup double à tassin en s’octoyant la victoire et le record de l’épreuve.

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Avec 950 participants sur le 10 km et le 5 km, contre un peu moins de 750 l’an dernier, les 10 km de l’horloge ont incontestablement le vent en poupe après seulement trois éditions. Parfaitement positionnée en début de saison et à quelques semaines du Run In Lyon, la course n’a, a priori, pas fini de grandir. « On pourrait penser que c’est un peu tôt dans la saison mais quand on regarde les chronos réalisés c’est tout le contraire. Les athlètes sont en préparation pour le Run in Lyon ou d’autres courses longues de l’automne et ce 10 km est parfaitement positionné », indique l’organisateur Arnaud Boron.

«Je voulais vraiment briller et réaliser le record»

Sur un parcours rapide mais balayé par un vent léger, le Franco-Marocain Alaa Hrioued, deuxième l’an passé, a parfaitement mené son affaire en coupant le premier la ligne d’arrivée en 30’33’’, une seconde de mieux que le record établit il y a deux ans par Eliud Sugut.

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« C’était mon objectif ici. C’est la course de mon sponsor donc je voulais vraiment briller et réaliser le record », explique le Stéphanois qui a dû attendre jusqu’au 9e kilomètre pour décrocher une meute de concurrents accrocheurs. « Au 4e kilomètre j’ai placé une attaque mais 5 coureurs se sont accrochés.

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Au 8e j’ai encore accéléré mais les deux Éthiopiens sont restés au contact et c’est seulement au 9e que j’ai réussi à partir », explique Alaa Hrioued qui prépare actuellement un marathon pour octobre. « Sur marathon j’ai gagné à Montpellier l’an dernier en 2h19 et cette année j’aimerais descendre en 2h13 ou 2h14 », indique l’athlète qui ne sera donc pas au départ du Run in Lyon mais que l’on retrouvera aux Foulées Vénissianes au mois de novembre.

A noter chez les féminines la victoire logique de l’athlète d’Annecy Mercyline Jeronoh devant la Villeurbannaise Nelly Jepkoech Mutai

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Enfin sur le 5 km féminin, victoire de Melanie Sastre en 18’36.

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Résultats 10 KM : 1. Hrioued (TDR) 30’33 ; 2. Shumbi 30’37 ; 3. Serghini 30’50 ; 4. Jarri (Martigues) 30’52 ; 5. Tanui 31’15 ; 6. Sugut 31’59 ; 7. Court (ESL) 32’23 ; 8. Papillie (ESL) 33’20 ; 9. Ossedat 33’28 ; 10. Gaillar 33’34.

Féminines : 1. Jeronoh (Annecy) 36’00 ; 2. Jepkoech Mutai (ASVEL) 36’27 ; 3. Reignier (TDR) 37’58 ; 4. Gours (ACT) 38’27 ; 5. Varaine (ACT) 39’54.

5KM féminin : 1. Sastre (ACT) 18’36 ; 2. Lebrun (ACT) 18’41 ; 3. Deharo 18’50

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Les Résultats 

Quelques photos

jeudi, 18 août 2016

Robert-Michon : «Tellement d’émotions»

La Lyonnaise savoure d’autant plus sa médaille d’argent au disque que le chemin parcouru pour y parvenir a été difficile.

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Avez-vous le sentiment d’avoir réalisé le concours parfait avec quatre jets à plus de 64,80 et le record de France (66,73m) ?

« C’est le concours que je voulais faire. Quand j’ai vu les start-lists et que j’étais la première à lancer, j’y ai vu un signe. Il fallait que je prenne mon destin en main pour mener une guerre psychologique. Avec 65,52m au premier jet, je savais que c’était bien parti mais je suis restée concentrée. Je ne voulais surtout pas terminer au pied du podium. »

Avez-vous pensé à l’or ?

« A la fin, je lance pour gagner. Mais c’était trop. Je suis incapable de me souvenir ce que j’ai fait. Je pourrais dire que j’avais de la marge. Mais je ne vais pas chipoter… »

Vous refaites le même coup qu’en 2013 quand vous terminez 2e (derrière Perkovic déjà) en battant le record de France…

« Mais les circonstances sont différentes. En 2013, j’étais la seule à y croire. Cette fois, tout le monde m’attendait. J’avais dit que je voulais une médaille. La saison 2015 a été très dure (10e aux Mondiaux et blessure au dos) mais elle m’a permis de me remettre question. J’avais été rongée par le stress. Je ne voulais pas revivre cette situation. J’ai souvent besoin d’être au pied du mur pour réussir. »

Qu’avez-vous ressenti quand la médaille a été acquise ?

« Ce sont tellement d’émotions. Ç’a été tellement dur pour y arriver que tout remonte. Je pense à mon compagnon Loïc, ma fille Elyssa, mes coaches. Loïc, cela fait 16 ans qu’il est à mes côtés. Il gère tout quand je ne suis pas là. Avec Serge (Debié), on a créé une relation qui va bien au-delà du sport.

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Avec Jérôme (Simian), on forme un trio. Je suis tellement heureuse de pouvoir partager ça avec eux ici. J’aimerais aussi partager avec les gens du Parc de Parilly, mon groupe au club de Lyon Athlé. Sans eux, ce serait plus dur d’aller à l’entraînement. »

Quel regard portez-vous sur votre carrière ?

« Il n’y a pas de carrière idéale. Ça a été long pour avoir une première médaille. Mais je l’ai eue quand même. Et tout s’est enchaîné. Peu importe le chemin pourvu qu’on y arrive. C’est un peu ce qui résume ma carrière. »

Est-ce que ce sont vos derniers JO ?

« Oui, mais je préfère ne pas m’avancer. J’avais déjà dit que c’était les derniers à Londres. En tout cas, ce n’est pas ma dernière saison. »

Comment allez-vous vous remotiver ?

« Je fonctionne au plaisir. Je pense que faire une saison en tant que vice-championne olympique, ce sera sympa. Et il y a peut-être encore des choses à aller chercher. »

A Rio, recueilli par B.S.

 

mardi, 16 août 2016

Djamel Boudebibah, l’homme aux deux casquettes, est à Rio

Adjoint aux Sports de Bron, Djamel Boudebibah est actuellement aux JO en tant que manager des relais français d’athlétisme et de Floria Gueï, qui court dès ce samedi.

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Il fait partie des incontournables du microcosme brondillant. Élu depuis 1995, cinq ans après avoir rejoint le club de l’Asul athlétisme, Djamel Boudebibah partage sa vie entre son portefeuille d’adjoint aux Sports, depuis 2008, et l’athlétisme. Un mélange des genres qui pourrait interroger. Celui qui se définit comme un « pur brondillant » le sait et balaye toutes les potentielles remarques. « Je ne mélange pas », rappelle-t-il.

« Si j’ai tout bien fait, ça devrait aller »

Il faut dire que sa destinée sportive s’écrit bien au-delà des enjeux du stade Pierre-Dubœuf. Manager des relais de l’équipe de France d’athlétisme, le Brondillant est aussi entraîneur de Floria Gueï, l’une des plus talentueuses athlètes tricolores. Une athlète qu’il suivra, ce samedi, depuis les tribunes du stade olympique. « Elle a un nouveau statut à gérer. Pour le moment elle n’a pas de pression, expliquait-il avant son départ au Brésil, début août. L’objectif, c’est la finale olympique ». Une ambition élevée pour celui qui était sprinteur sous les couleurs algériennes lors des JO de Los Angeles, en 1984 (lire par ailleurs). Une ambition qu’il décline aussi avec « ses » relais. « Le 4x100 m masculin est bien. Pour le 4x400 m féminin, on peut viser un classement entre la 3e et la 6e place. Le masculin peut réaliser une belle performance et le 4x100 m féminin est celui qui peut amener une belle surprise », déclare-t-il, conscient que l’histoire lui échappe un peu désormais. « Je ne suis pas dans l’excitation. Je n’ai pas de doute, mais des interrogations. Maintenant, c’est leur histoire (aux athlètes, Ndlr). Si j’ai tout bien fait, ça devrait aller », avançait-il. Une mission pas forcément évidente pour des sprinteurs arrivés tôt au Brésil, parmi lesquels certains ne courront qu’à la toute fin des Jeux. « Le plus dur, ça va être de les tenir malgré les sollicitations, le village olympique. Il faut qu’ils soient acteurs sans se disperser ».

Réponse le 21 août au soir… Il sera ensuite temps de refaire ses valises. Il lui faudra à nouveau jongler entre le survêtement tricolore et le costume brondillant.

Cyrille Seux

Djamel Boudebibah,

en 2013 au sujet des JO de Los Angeles auxquels il participa avec l’Algérie

«Je n’en garde pas un bon souvenir. On était dans une période de guerre froide et l’esprit initial des JO était gâché par ce contexte politique.»

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Floria Gueï : « Forcément déçue »

Quatrième de sa demi-finale du 400m en 51’’08, Floria Gueï est passée soir à côté de la qualification pour la finale olympique .

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Au couloir 8, à l’extérieur de la piste, la Lyonnaise a rapidement été rattrapée par la Jamaïquaine Jackson (1re en 49’’99) et l’Américaine Hastings (2e en 49’’90) avant d’être devancée sur le fil par la Bahreïnienne Salwa Eid Naser (50’’88).

« Je suis forcément déçue, a commenté la vice-championne d’Europe. 51’’08, ce n’est pas ce que j’attendais. Je voulais au moins repartir avec mon record (50’’84). Ça passe à 50’’75… A chaud, je ne peux pas dire ce qui a cloché. Je pense avoir pris assez de risques au départ. Mais cela faisait un moment que je n’étais plus partie en aveugle. Ce n’est pas une excuse. Ça donne envie de continuer de bosser. J’aimerais que ça passe un jour en finale… Il faut que je progresse. En attendant, je dois me remobiliser pour le 4x400m. » 

B.S., notre envoyé spécial à Rio

02:32 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 30 juillet 2016

Mondial junior : Anaïs Seiller, se classe neuvième

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Cette semaine a Bydgoszcz, en Pologne, lors des Mondiaux juniors, Anaïs Seiller, a confirmé ses progrès sur 400 m haies en se classant 9e en 58’’47, après une course bien maîtrisée de bout en bout. Au passage, elle bat son record personnel. Cependant, elle avait même fait mieux en série en réalisant 58’’43. Cette performance est une belle récompense pour cette jeune athlète qui s’entraîne de quatre ou cinq fois par semaine. Un travail et des résultats qui devraient la hisser prochainement dans le quota mondial des seniors.

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dimanche, 17 juillet 2016

Le titre et un record pour Marine Mignon

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Marine Mignon a réalisé un superbe exploit, lors des championnats d’Europe cadettes à Tbilissi. En effet, la sociétaire de l’Entente Sud Lyonnais a décroché le titre de championne d’Europe sur 200 m dans le temps canon de 23’’35. Un chrono énorme pour une cadette qui lui permet de pulvériser le record de France détenu par Fabe Dia en 23’’61.

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Marine et Franck Matamba (entraîneur)

Voilà en tout cas une nouvelle performance de tout premier choix pour cette jeune athlète lyonnaise ô combien prometteuse, et dont la marge de progression est encore très importante.

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lundi, 11 juillet 2016

L’Algérie domine un Quatrache très international

Deux Algériens ont trusté les deux premières places du traditionnel Quatrache, ce samedi à Tarare, tandis que l’Autralienne Lauren Wells a battu le record de la piste chez les femmes.

« Presque un pèlerinage », sourit Hugo Grillas, le licencié à l’Asul Bron, quand il évoque sa participation au Quatrache de Tarare. Pour le meilleur Rhonalpin (14e ), le meeting, « une fête de famille », figure toujours sur son programme avant d’enchaîner comme la plupart des 83 participants sur le meeting 4H de Saint-Égrève.

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L’une des dernières chances pour les spécialistes de 400 m haies de rallier les Jeux Olympiques, tout comme Tarare, qui fait partie des rares épreuves à offrir le précieux sésame. Ce qui explique la présence hier de 20 nationalités, « un record"», souligne son organisateur, Jean-Jacques Behm.

Mais c’est raté pour cet objectif puisque la seule qui est passée sous les minimas avait déjà son ticket en poche. L’Australienne Lauren Wells n’a cependant pas fait le voyage pour rien puisqu’elle s’est emparée du record de la piste, détenu depuis 1998 par la Sénégalaise Tacko Diouf.

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Et affiche ses ambitions pour Rio, « la finale et passer sous les 55 », alors qu’elle a signé un 55"89 prometteur. Maeva Contion échoue, elle, dans sa quête mais 2e et « auteur de sa plus belle course de la saison », elle sait qu’elle a « les minimas dans les jambes ».

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Pas de record chez les hommes mais un podium entièrement sous les 50 secondes, « la 2e fois seulement en 29 ans », se réjouit l’ancien recordman de France du 400 m haies Jean-Jacques Behm. Thomas Demestre est lui devenu le 72e Français à passer sous les 51 secondes, une performance « excellente » pour le coureur de Sannois Saint-Gratien. Mais le dernier mot sera revenu aux Algériens, qui placent 2 athlètes sur les plus hautes marches du podium devant le Sénégalais Ndiaye. À peine de quoi consoler le vainqueur, Abdlmalik Lahoulou, qui échoue à 5 centièmes des minimas pour Rio : « J’ai perdu plus que ça sur la 7e haie, où j’ai trop piétiné. C’est une déception malgré la victoire », confiait-il. Des résultats qui prouvent l’attractivité du Quatrache : « Je suis toujours surpris, on n’a invité personne mais le monde entier vient à Tarare. Et tous m’ont dit qu’ils reviendraient », conclut satisfait Jean-Jacques Behm.

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Les Résultats

Les Photos

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samedi, 09 juillet 2016

Robert-Michon : « C’était jouable… »

La Lyonnaise, 5e avec 62,47m, a peiné à se hisser à son niveau habituel alors que le podium du disque était dans ses cordes.

A la sortie du stade olympique d’Amsterdam, Mélina Robert Michon retrouve son coach Serge Debié.

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« On va analyser. Mais je crois que je vais avoir quelques coups de bâton à donner », dit-il, arrachant un petit sourire à la discobole lyonnaise. Cinquième de la finale avec 62,47m au 5e essai, alors qu’elle avait propulsé son disque à 63,99m mercredi en série, la vice-championne du monde 2013 et d’Europe 2014 a loupé le coche. Si la Croate Perkovic était à nouveau hors de portée (69,97m), le podium s’est joué dans sa zone de confort (Fischer 2e avec 65,77m et Craft 3e avec 63,89m). Encore plus rageant pour la recordwoman de France (66,28m)…

Comment analysez-vous votre concours ?

« C’est simple : je n’ai pas bien lancé. Je n’ai jamais réussi à me mettre dedans. C’était mieux sur les deux derniers jets, mais c’était trop tard. C’est frustrant car je ne suis pas loin du podium en n’étant pas très bien. C’était tout à fait jouable. Je n’ai pas su faire ce qu’il fallait. Il va falloir débriefer. »

Qu’est-ce qui vous a gênée ?

« Personne n’a correctement lancé à cause des conditions qui étaient difficiles avec ce vent. Mais il fallait que j’arrive quand même à avoir des trajectoires correctes. Et ça n’a pas été le cas. Peut-être aussi qu’avoir un jour entre les séries et la finale, ça ne me réussit pas. Je ne sais pas. J’ai eu l’impression d’avoir du mal à rentrer dans le concours comme si je n’étais pas assez concernée par le concours. J’ai fait un bon dernier essai d’échauffement. Et je me suis peut-être endormie au début du concours parce que, à quinze, il faut beaucoup attendre… Il n’y a pas d’excuse à chercher : j’ai mal lancé. »

La revanche se jouera à Rio aux JO face aux mêmes adversaires ou presque…

« Ce championnat d’Europe, ce n’était pas l’objectif de l’année. Mais ça ne fait jamais plaisir de finir 5e et une médaille aurait été bonne à prendre. Ce résultat permet de se rendre compte qu’un championnat ne se joue pas sur le bilan de la saison. Il faut toujours savoir s’adapter. Et je n’ai pas su le faire. »

RECUEILLI PAR B.S.

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jeudi, 07 juillet 2016

Championnats d'Europe à Amsterdam

ng_dbd2ce72aa62eef3aca6-original.jpg Robert-Michon : « De bon augure »
 

Pour une fois, les tribunes étaient pleines de bon matin pour les qualifications du disque féminin. D’accord, ce n’étaient pas celles du stade olympiques, mais une petite structure temporaire montée sur Museum plein, dans le centre-ville d’Amsterdam, et l’entrée gratuite. Mais Mélina Robert-Michon a adoré. Qu’importe qu’il ait fallu s’échauffer deux fois, entrer en chambre d’appel 90 minutes avant, et faire 25 minutes de navette : « Le concept est sympa, dit-elle. Ça attire des gens qui ne seraient peut-être pas venus. Le public était proche, la musique calée sur nous… Avec les Allemandes, on se disait que c’est dommage de ne pas revenir pour la finale. D’autant que les conditions de vent sont très bonnes. »

Les bonnes ondes l’ont stimulée. Avec une barre de qualif’ à 58m, il n’y avait pas trop de suspense. Mais elle a tenu à marquer son territoire au premier jet : 63,99m, le 5e meilleur de ces qualifications qui n’ont laissé personne sur le carreau. « Je sais que j’arrive à faire 60m dans toutes les conditions mais on ne sait jamais, a-t-elle commenté. Il fallait rester vigilante. » Jamais elle ne s’était ouvert les portes de la finale (vendredi à 20h15) aussi largement : « C’est de bon augure. Quand on passe au premier jet, on se dit que tout est bien en place. »

B.S.

Gueï est-elle vraiment favorite ?

Invaincue en 2016 et détentrice de la meilleure performance européenne sur 400 m (50’’84), la Lyonnaise devra cependant renverser des montagnes pour accéder au podium.

Des raisons d’y croire

À 26 ans, Floria Gueï réalise la meilleure saison de sa carrière. Que ce soit en salle ou en extérieur, sur 400 m ou sur 200 m, au championnat du Rhône ou en Ligue de Diamant, la Lyonnaise n’a jamais connu la défaite. En progrès sur toutes les distances, elle a surtout tapé du poing sur la table lors du meeting de Birmingham en s’imposant en 50’’84, record personnel et meilleure performance européenne de l’année. « Je suis restée placée et j’y suis allée, apprécie-t-elle. Je n’ai pas paniqué. Ça ne me fait plus peur de partir vite. »

L’héroïne du relais 4x400m des championnats d’Europe de Zurich 2014, seule européenne sous les 51 secondes cette saison, s’est libérée de son image de relayeuse. C’est le moment pour elle de prétendre à un podium européen : « Elle en a sous le pied, affirme son coach Djamel Boudebibah. Cette année, elle n’a jamais couru dans de bonnes conditions. Elle vaut autour de 50’’50. » Il y a deux ans, l’Italienne Libania Grenot avait raflé l’or en 51’’10…

Aucune expérience en finale

« Peut-être que je suis favorite, mais je n’y pense pas du tout, insiste Floria Gueï. En arrivant ici, les compteurs ont été remis à zéro. Cette première place au bilan, ça m’est égal. » Dans l’immédiat, la Lyonnaise préfère même rester concentrée sur la demi-finale (ce jeudi 17h35) d’emblée à côté de l’ancienne championne olympique Christine Ohuruogu. Au-delà, elle va basculer dans l’inconnu. Eliminée en demie aux Mondiaux 2013 et 2015, comme à l’Euro 2014, la championne de France n’a jamais couru de finale internationale en individuel : « C’est la seule inconnue, selon Djamel Boudebibah. Sur le papier, elle est dans la cour des grands. Mais sur le stade, c’est complètement différent. Grenot ne laissera pas son titre comme ça. Si Ohuruogu est là, c’est qu’elle est bien. On s’attend à ce qu’elles haussent leur niveau. » Comment réagira Gueï ? Elle se pose la question: « A Birmingham, je me suis battue, mais en sortant en tête du virage, j’étais surtout concentrée sur ma technique. Je n’ai pas encore eu la sensation d’être vidée et d’avoir tout donné... » C’est pour vendredi en finale (20h25).

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À AMSTERDAM BENJAMIN STEEN

Galais pour oublier Zurich

Sélectionnée pour la première fois aux championnats d’Europe en 2014 à Zurich sur 200m, Jennifer Galais n’avait pas couru. La faute à un faux départ en série : « J’avais bougé, mais je n’étais pas partie avant, se souvient-elle. Cette fois, j’espère que ce sera la bonne. Je veux effacer cette déception. » La Décinoise débute le 100 m ce midi (12 h 45) en série : « L’objectif, c’est la demi-finale. »

Cantero : « C’est ouvert »

Bryan Cantero (1 500 m) découvre les championnats d’Europe en plein air à Amsterdam. Le Lyonnais de l’AS Aix-les-Bains entend vivre l’expérience jusqu’au bout, en finale. « Le niveau européen est dense. Il faut déjà passer le 1er tour… Mais, c’est ouvert. Il y aura des opportunités à saisir. »

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Le programme

 

10:20 Écrit par La Com dans Actualité, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 27 juin 2016

Championnats de France Elites à Angers: Dans la presse

Robert-Michon a eu chaud

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Elle l’avait senti venir car Pauline Pousse l’avait déjà rejoint cette année au-delà des 60m. N’empêche, Mélina Robert-Michon, titrée depuis 2000 (sauf en 2010 pour cause de grossesse), s’est laissée surprendre quand Pousse l’a poussé à une course poursuite après un jet à 62,68m (minima olympiques). La vice-championne du monde 2013 et d’Europe 2014 devra attendre son cinquième essai pour se libérer enfin (63,40m, record des championnats de France). «Quand elle m’a passé devant, je me suis dit qu’il fallait que je me bouge, raconte la Lyonnaise. Là, j’ai gâché un ou deux essais en étant pas sur des bonnes intentions. Je voulais vraiment aller loin. Mais je me suis précipitée en partant trop vite au départ. Techniquement, ça se dégradait. Il y avait trop d’envie… Ce qui est bien c’est que j’ai réussi à me recentrer. J’ai souvent besoin d’être au pied du mur pour rebondir.»

400 m : Gueï tournée vers Amsterdam

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Floria Gueï est bien la patronne du tour de piste. La Lyonnaise a conservé avec autorité son titre national avec plus d’une seconde d’avance sur Marie Gayot (2e en 52’’29). Le chrono ne s’est pas envolé (51’’21), à cause du fort de vent de face, ligne opposée. Mais l’or et la manière lui suffisent : « J’ai fait de grosses séances d’entraînement la semaine dernière. Ces championnats de France devaient me servir pour travailler des schémas de courses précis. C’était un très bon exercice. »

La voilà fin prête pour le championnat d’Europe (6-11 juillet à Amsterdam). L’héroïne du relais 4x400m de l’Euro 2014 à Zurich y vise la première médaille individuelle de sa carrière. Meilleure performeuse européenne de la saison depuis sa victoire au meeting de Birmingham (50’’84), elle assume sa pancarte de favorite : « Je ne me laisse pas bercer par le bilan, je sais que la médaille ne viendra pas toute seule, dit-elle. Mais mon statut ne me gêne pas du tout. Je ne suis plus la même que les années précédentes. »

Galais a renoué le fil

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La Décinoise (24 ans) a décroché sur 200 m son premier titre national (23’’36). Elle va retrouver l’équipe de France après deux ans d’éclipse.

Elle a failli faire la fine bouche. Mais finalement, elle a préféré savourer : « C’est mon premier titre chez les grandes. Je l’ai tellement attendu… » Il n’y a pas eu photo. Tout en puissance, pleine piste, la Décinoise (24 ans) n’a pas laissé passer l’occasion ce dimanche à Angers. Elle avait une revanche personnelle à prendre, 24 heures après sa 4e place en finale du 100 m (11’’34). «J’étais tellement frustrée », avoue-t-elle alors qu’elle avait filé en 11’’26 en série. « Elle est passée complètement à travers, résume son coach Grégory Duval. Finalement, elle a bien rattrapé la situation. »

Seul regret, le chrono (23’’36; +0,1m/s). «Mais avec le vent de face dans le virage, c’était difficile de faire mieux. J’aurais aimé faire les minima pour le championnat d’Europe (23’’04)… Mais je n’oublie pas qu’il y a pile un an, j’étais au fond du trou. »

En 93’’32 il y a un an

En proie à des « problèmes personnels », elle avait quitté les championnats de France à Villeneuve-d’Ascq en larmes. Complètement à côté de ses pointes, elle avait fini dernière de la finale du 200 m en 93’’32, en marchant après avoir stoppé son effort en entrée de ligne droite ! « Même mon petit-neveu aurait pu faire mieux », rigole-t-elle aujourd’hui.

Depuis, elle a d’abord « mis de l’ordre ». « Je savais qu’une fois le problème réglé, ça irait mieux. » Déjà en vue l’hiver dernier, elle a confirmé cet été en réalisant les minima pour l’Euro sur 100 m (11’’25 aux Régionaux) et en échouant à seulement trois centièmes sur 200 m (23’’07 également aux Régionaux). Après deux ans d’éclipse, elle va retrouver le maillot bleu la semaine prochaine à Amsterdam.

Sur quelle distance ? Elle n’a rempli les critères de la Fédération que sur 100 m. Mais sa préférence a toujours été vers le demi-tour de piste. « J’ai plaidé pour qu’elle soit quand même alignée sur 200 m, confie son coach. Elle est mieux placée aux bilans européens (19e ) et surtout, elle a une marge de progression beaucoup plus importante sur cette distance. En courant en 22’’90, il y a moyen de rentrer en finale, alors que sur 100 m, c’est beaucoup plus difficile à envisager. »

Réponse ce lundi à la publication de la liste.

Lufutucu renaît sur 400 m haies

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Avant de monter sur le podium, Anaïs Lufutucu a pris le temps de se maquiller. « C’est ma première médaille, il faut être belle », souriait l’athlète de l’Asvel. À 24 ans, elle a créé la surprise en décrochant le bronze sur 400 m haies (57’’66) dès sa première année dans la discipline. Espoir prometteuse en sprint, passée sur 400 m après une accumulation de blessures, elle s’est convertie il y a un an au 400 m haies lors du meeting de Tarare : « J’étais tombée à la 9e haie mais j’avais quand même fait 60’’58, raconte-t-elle. J’ai eu un bon feeling. C’est une nouvelle vie qui commence. J’ai encore beaucoup de défauts à gommer. »

Campion titré sans Diniz

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Kevin Campion a remporté le titre du 5 000 m marche en solitaire (18’59’’46) après l’abandon de Yohan Diniz (allergie au pollen). « Seul, j’ai dû me battre parce que le départ rapide de Yohan m’avait séché. Je fais moins de 19 minutes, avec une bonne technique, c’est pas mal », estime le Feyzinois qui a pris la route de Font-Romeu où il va préparer les JO de Rio.

Diarra avec le relais 4x400m ?

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5e de la finale du 400 m (52’’74) au couloir 1, Eléa Mariama Diarra s’est placée en candidate pour intégrer le relais 4x400m à l’Euro* et aux JO. « Je regrette juste d’avoir l’impression de commencer ma saison. J’aurais eu besoin de courir plus », explique la Décinoise opérée des tendons d’Achille l’automne dernier. 

*Officiellement sélectionnée pour le relais d'Amstersam

 DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À ANGERS BENJAMIN STEEN

Les résultats

La sélection

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lundi, 20 juin 2016

Meeting de Villefranche: Magand retrouve des couleurs

Sous ses nouvelles couleurs de Décines-Meyzieu Athlétisme, Pierre Magand redécouvre petit à petit ses sensations perdues.

À une semaine des championnats de France, les cadors de la région avaient malheureusement fait l’impasse sur la compétition mais cela n’a pas empêché d’assister à de belles bagarres et à des chronos encourageants. Parmi les belles performances de la journée, saluons la belle impression laissée par Pierre Magand qui a pris ses responsabilités sur 3000 m steeple en faisant exploser le peloton qui tournait jusqu’aux 1000 m à des allures de sénateurs.

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« Je voulais passer sous les 9’30 donc quand j’ai vu que personne ne donnait du rythme à la course je suis parti seul devant », explique l’athlète qui affichait pourtant le moins bon temps des engagés. Au final, le nouvel élève de Bastien Perraux terminait troisième en 9’34’’60, rattrapé dans le dernier tour par Ouakit et Chanel, mais le scénario de la course et son chrono lui donnait tout de même le sourire.

« J’améliore de plus de 10 secondes mon meilleur temps de l’année. Je retrouve vraiment de bonne sensation et j’espère pouvoir me rapprocher dans quelque temps de mon niveau de 2008 lorsque j’avais fait 3e au France espoirs en 9’09 », explique l’ancien athlète de Feyzin qui a retrouvé un équilibre en intégrant le groupe d’entraînement de Bastien Perraux et qui devrait faire reparler de lui cet hiver sur le cross.

Journée de Dam's et 10km de Bron

La 7e journée de Dam’s, en hommage à l’ancien athlète Damien Grosso, disparu en 2009 d’un cancer de type sarcomes, s‘est déroulée ce dimanche, au stade Pierre-Duboeuf. Un moment de solidarité et d’effort bien suivi, puisque pas moins de 270 personnes ont tenu à participer à cette action

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, avec 250 coureurs sur la course reine des 10 kilomètres

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et 50 sur les 4 km à allure libre. La recette totale – et non le bénéfice – de cette journée, soit 5 000 €, a été remise au centre Léon-Bérard, représenté par son directeur, Jean-Yves Blay.

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« Les fonds perçus sont systématiquement axés sur le projet de recherches sur les sarcomes, qui est une pathologie peu fréquente (2 % des cancers) mais qui touche tous les âges », confie-t-il.

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Les Photos

En attente des résultats

 

samedi, 18 juin 2016

Robert-Michon prend position

Deuxième à Stockholm avec un jet à 64,96 m, La Lyonnaise a idéalement terminé sa tournée des meetings avant les championnats d’Europe et les JO.

Le ciel était si bas jeudi soir à Stockholm que son disque a disparu dans les nuages pour retomber 64,96m plus loin. La caméra a eu beau lui tourner autour tandis qu’elle renfilait sa doudoune sous la pluie, Mélina Robert-Michon n’a pas esquissé le moindre geste. « J’étais déçue, explique-t-elle, parce que j’ai vu le ruban des 65 m bouger. Je sentais que je pouvais aller au-delà. »

« Pas assez d’angle »

N’empêche, la recordwoman de France (66,28 m) a frappé un grand coup à son 5e jet en « sortant » la 6e meilleure performance de sa carrière pour grimper sur la deuxième marche du podium derrière la championne olympique Sandra Perkovic (68,32 m) et devant la championne du monde Denia Caballero (63,85 m). « C’est un très bon concours en général à la bagarre », apprécie Serge Debié, le coach de la vice-championne du monde 2013, en référence à ses trois autres lancers à plus de 63 m (63,25 m au 2e , 63,49 m au 4e et 64,70 m au 6e ).

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Tout n’est pas encore parfait. Normal après seulement cinq meetings. Et tant mieux à deux mois des JO de Rio (15 et 16 août pour le disque féminin) : « Techniquement, c’était bon, mais le disque n’avait pas assez d’angle, ce qui explique qu’il a continué 15 m après avoir touché le sol, analyse le coach. Il y a moyen d’aller beaucoup plus loin. » MRM prouve au passage sa capacité d’adaptation aux conditions infernales. C’est loin d’être un détail alors que le concours olympique ne ressemblera à aucun autre avec les qualifications à 20h30 et 21h50, puis la finale le lendemain matin à 11h20. Du jamais vu.

D’ici là, restent deux dernières sorties aux championnats de France (24-26 juin à Angers) et surtout aux championnats d’Europe (6-10 juillet à Amsterdam). « Ce sera encore un gros concours, prévient Debié. Mais Mélina a prouvé que, à part Perkovic qui évolue sur une autre planète, elle peut battre tout le monde. »

B.Steen

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lundi, 06 juin 2016

RAID NAPOLEON: Les Marechet reprennent le flambeau

12400487_113023969077350_6691572630545058408_n.png29 ans après la victoire de leurs parents Anne et Jacques, Lucas et Camille Marechet ont pris le départ ce dimanche de leur premier raid Napoléon pour écrire leur propre aventure.

La course Napoléon est jalonnée de belles histoires et ce dimanche à Chaponnay, pour le prologue de l’épreuve, Camille et Lucas Marechet ont commencé à écrire la leur. Avec un père triple vainqueur du raid dans les années 80 dont une fois en 1987 avec leur maman Anne, c’est finalement une demi-surprise de retrouver la génération suivante pour la renaissance de cette course mythique.

« Nous nous sommes retrouvés embarqués dans cette aventure un peu par hasard. Avec nos parents, nous pouvons profiter de leur expérience et de leurs conseils car pour Lucas et moi c’est un peu l’inconnu. Nous n’avons jamais fait de course par étapes où il faut enchaîner pendant six jours d’affilée. Ils nous ont transmis des conseils sur la gestion de la course, sur la récupération, sur les détails logistiques » indique Camille qui avait tout juste 2 ans en 1987 et qui avait pu profiter du voyage aux Antilles offerts à ses parents à l’occasion de leur victoire en 1987.

Pour Jacques Marechet

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, l’un des acteurs de la renaissance de la course passé du côté de l’organisation, la présence de ses enfants au départ est évidemment un joli clin d’œil et surtout la promesse d’une aventure humaine inoubliable. « Presque 30 ans après notre victoire avec Anne, ça fait vraiment drôle de voir les enfants au départ. Ces six jours vont être d’une grande intensité, les participants vont en faire des cauchemars. Il y aura une étape très dure mercredi avec le kilomètre vertical qui pourrait bien être décisive pour la victoire finale tout comme l’étape nocturne la nuit de jeudi à vendredi. Si sportivement la semaine va être exténuante, humainement elle va être extraordinaire. Nous sommes environ 220 à nous lancer dans cette aventure en comptant les organisateurs et les accompagnants et malgré la compétition et l’enjeu sportif tout le monde va s’encourager et vivre des moments inoubliables » promet Jacques Marechet qui replonge avec un immense bonheur dans cette aventure hors norme.

Résultats du prologue : 1. Docteur Clown 2h23’33 ; 2. Texinfine 2h25’20 ; 3. Armée de l’air 2h31’45 ; 4. Marathon très Beaujolais 2h33’00 ; 5. Sports Akileine 2h41’33 ; 6. Armée de l’air 2h50’22

16:43 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès | Commentaires (1) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 05 juin 2016

Jour de renaissances à Parilly

Jennifer Galais (11’’25) et Pierre-Alexis Pessonneaux (10’’33) ont profité des conditions parfaites pour rajeunir leurs records personnels sur 100 mètres.

C’était l’alliance parfaite : du soleil, une température douce et un vent portant pile dans l’axe de la ligne droite du Stade de Parilly. Jennifer Galais et Pierre-Alexis Pessonneaux en ont profité pour sortir du tunnel.

La série a suffi pour la sprinteuse de Décines Meyzieu Athlé (24 ans) : 11’’25 (+1,6 m/s), minima requis pour le championnat d’Europe à Amsterdam (6-10 juillet). Bim ! Si renversant pour elle, qu’elle n’avait plus d’influx en finale (11’’47; +1,3 m/s): «C’était un truc de fou en série, je n’avais plus l’habitude de ce genre de sensations. »

Pessonneaux (AS Aix-les-Bains), lui, a dû attendre la finale pour exploser : 10’’33 (+1,7 m/s), troisième meilleure performance française de la saison derrière Jimmy Vicaut et son pote Christophe Lemaitre. Bam !

Galais : « Un grand soulagement »

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C’était jour de renaissances à Vénissieux pour les deux Internationaux aux records bloqués respectivement depuis 2014 et 2012. « Je ne sais même plus de quand il date », hésitait même Pessonneaux, incapable de se souvenir de ses 10’’39 en 2012 déjà sur cette même piste.

Galais, elle, comptait les jours depuis ses 11’’40 : « Cela fait deux ans que je courais après. » En proie à des « problèmes personnels », elle avait même fini par sortir du collectif relais 4x100m de l’équipe de France. Après avoir « remis de l’ordre », elle a commencé à battre son record sur 60 m en salle cet hiver (7’’27) avant de confirmer hier son retour au premier plan : « C’est un grand soulagement. Mais je ne m’arrête pas à ça. Maintenant, il faut être régulière à ce niveau. C’est bien beau de faire ce chrono en série des Régionaux. Mais il faudra le refaire avec du monde autour. »

À 28 ans, Pessonneaux n’espérait même plus progresser sur 100 m : « C’est vrai que je ne pensais pas que c’était encore possible. À force de buter dessus… Et puis l’âge n’arrange rien. Mais cela prouve que la méthode aixoise fonctionne. » Pourtant, il y a dix jours, le médaillé de bronze aux JO de Londres avec le 4x100m errait au meeting de Bron (faux départ sur 100m et 21’’12 sur 200 m). « Le lendemain, Pierrot (Carraz, son coach) m’a dit qu’on allait travailler la fréquence de foulée et que je ferai 10’’35 ce week-end… En course, j’avais l’impression de ne pas courir naturellement, mais le résultat prouve que c’est efficace. »

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La bonne nouvelle dépasse leur cas personnel. Ce sont deux relayeurs qui reviennent dans le jeu à deux mois des JO de Rio. En attendant, ils s’alignent tous les deux ce dimanche aux Régionaux sur 200m, leur distance fétiche.

BENJAMIN STEEN

  Résultats

lundi, 30 mai 2016

Cantero rêve des J.O.

IMG_3750 (1280x853).jpgLes minimas sur 1500m. pour les Championnats d’Europe en poche, Bryan Cantero se tourne désormais vers la qualification pour les Jeux de Rio.

Engagé samedi soir sur le 800m. du meeting National de l’Est Lyonnais, Bryan Cantero est reparti frustré du meeting après une course tronquée par les leaders qui n’ont pas assumé leur rôle « C’est un coup pour rien. J’avais de super bonnes sensations et j’espérais battre mon record mais les leaders n’ont pas pris leur responsabilité » indiquait le coureur d’Aix Les Bains qui termine finalement en 1’50’’06 à plus de 1 secondes de son record.

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De retour à Lyon cet automne pour intégrer le groupe de Bastien Perraux après 3 années passées à l’INSEP, Bryan Cantero s’apprête à vivre quelques semaines cruciales dans sa carrière. « Le premier contrat est rempli avec les minimas pour les Europes qu'il faudra valider en terminant dans les 3 premiers aux championnats de France. Mais le deuxième objectif maintenant c'est d'aller chercher le billet pour les Jeux. » explique Bryan qui aura une belle occasion dès mercredi à Montbéliard d’atteindre son objectif dans une course emmené par l’Allemand Timo Benitz qui dispose d’un record de 3’34 sur 1500m. « À Ostrava la semaine dernière je cours en 3’37 alors que je n’étais pas dans les meilleures conditions avec un voyage de 17h. En ce moment j’ai des sensations incroyables et je pense qu’à Montbéliard je vais me montrer plus ambitieux et je n’hésiterais pas à prendre les choses en main si besoin » explique le coureur originaire d’Aoste dans l’Isère qui a retrouvé le plaisir de se rendre à l’entraînement en intégrant le groupe de Bastien Perraux « A l’INSEP nous étions un petit groupe de 3 coureurs avec des profils et des objectifs différents et il m’arrivait e m’entraîner tout seul. J’avais besoin de changer d’environnement et c’est naturellement que je suis venu à Lyon où une partie de ma famille réside. Maintenant c’est un vrai plaisir de venir aux séances, dans un groupe où l’émulation permet de progresser et de se faire plaisir » conclut le jeune homme de 25 ans qui parallèlement à sa vie d’athlète travaille avec Pierre Antoine Bosse sur la création d’une startup dédiée aux rencontres sur Internet. Mais pour l’instant Bryan se concentre sur l’athlétisme pour ne pas rater son rendez-vous avec les Jeux Olympiques.

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Gueï déjà à l’heure de Rio

La Lyonnaise a réalisé ce samedi les minima (51’’30) pour les JO en bouclant son deuxième 400 mètres de l’année en 51’’23.

Prévu à 16 h 45 mais couru vingt minutes plus tard, le 400 mètres féminin des championnats du Rhône a échappé de peu à l’orage. C’était moins une, mais Floria Gueï a finalement bénéficié de conditions optimales, si ce n’est un léger vent de face pour finir. C’est ce que l’athlète de l’ESL cherchait en ajoutant à son programme ce détour par le stade de Parilly, une semaine après un premier tour de piste gâché par le froid et la pluie à Sotteville (52’’23).

Elle n’a pas manqué l’occasion d’appliquer son schéma de course : 24’’0 aux 200m et 51’’23 à l’arrivée, sans en baver. C’est pile dans la fenêtre de tir espérée pour sa presque rentrée. « Ce n’était pas indispensable de re-courir dès cette semaine, mais c’est toujours bien de rectifier une erreur, explique-t-elle. Je voulais en particulier modifier ma première partie de course en partant beaucoup plus vite. Ce qui est agréable, c’est qu’avec mon coach (Djamel Boudebibah), on pensait que je pouvais gagner une seconde, et c’est exactement ce que j’ai fait. »

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Photo de Floria Gueï

« J’avoue que c’est plaisant »

Elle n’était pas là pour ça, mais les minima (51’’30) pour les JO de Rio (12-21 août) finissent de l’enchanter : « C’était une course de réglage, mais j’avoue que c’est plaisant. Au moins, je vois que je ne suis pas en retard. »

C’est un euphémisme. Pour l’anecdote, elle s’empare avec ce chrono de la meilleure performance européenne de l’année. Elle signe surtout le 5e meilleur temps de sa carrière, toute seule dans une course départementale, à seulement 34 centièmes de son record personnel (50’’89 en demi-finale des Mondiaux 2015 de Pékin). « Je suis dans les temps par rapport à ce que j’avais prévu », apprécie-t-elle, dix jours avant sa rentrée internationale au meeting de Birmingham où elle aura les meilleures mondiales dans les couloirs voisins : « C’est toujours plus facile d’aller vite quand il y a du monde à aller chercher devant. Je suis déjà super-excitée à l’idée de courir là-bas. »

BENJAMIN STEEN

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samedi, 28 mai 2016

Rendez-vous à Décines pour du demi-fond de haut-niveau

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C’est la semaine du Décines Meyzieu Athlétisme. Dimanche dernier, en finales des Interclubs de Nationale 2, le club parvenait enfin à monter en Nationale 1. Une semaine plus tard, son meeting annuel de demi-fond va réunir ce samedi soir au stade Raymon-Troussier un joli plateau, mêlant quelques fines gâchettes internationales à de très bons athlètes nationaux. Le tout pour un budget total de seulement 15 000 euros. « Non, je n’ai pas cassé notre tirelire, j’ai juste actionné mon réseau, explique l’organisateur, Bastien Perraux. L’idée, c’est de pouvoir proposer de belles courses aux Français dans leur quête de minima. » À suivre, en particulier Guillaume Adam qui tentera de passer sous les 3’37’’50 sur 1 500 m pour se qualifier pour les championnats d’Europe à Amsterdam (6-10 juillet). Déjà auteur de ces minima, son partenaire d’entraînement au sein du groupe de Bastien Perraux, Bryan Cantero, est quant à lui engagé dans un gros 800 mètres en présence de l’Éthiopien Jena Umar.

En savoir plus !

Et un Live Vidéo sur le net aussi

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Mignon rentre sur 200 m avec mention

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La piste bleue du Stade Pierre-Duboeuf réussit aux coureuses de 200 mètres. Après Floria Gueï (23’’06) et Fanny Peltier (23’’70), Marine Mignon est devenue la troisième athlète locale à passer sous les 24 secondes sur le demi-tour de piste cette saison (23’’78; +0,4m/s). Si la première lorgne le Top 10 mondial (sur 400 m), la deuxième brille chez les juniors, la grande blonde (1,75m), elle, n’est que cadette (16 ans).

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6e chrono français de tous les temps chez les cadettes

« Elle m’a surpris, avoue son coach Franck Matamba.

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Je ne pensais pas qu’elle partirait si vite. » Élise Trynkler, pourtant vice-championne de France Élites en salle sur 200m, était déjà éclipsée à la sortie du virage… « J’ai juste pensé à gagner », dit la double championne de France cadette du 100 m et du 200 m qui a profité des conditions excellentes pour donner un grand coup de rabot à son record personnel (24’’06 auparavant) tout en réalisant les minima pour les championnats d’Europe cadets (14-17 juillet à Tbilissi).

C’était l’objectif : « Je voulais battre mon record, mais je pensais que ce serait plus difficile alors que je suis sortie de l’école à 16 heures avant de venir au stade », raconte la lycéenne en Première S, plus préoccupée, pour l’instant, par le Bac de français que par son été sur les pistes.

Cela promet ! Dès sa première apparition de l’année sur 200m, elle signe le 6e chrono français de tous les temps à 17 centièmes du record de France de Fabe Dia (23’’61 en 1994) et la meilleure performance continentale cadette de la saison. Déjà en or l’été dernier au Festival olympique de la jeunesse européenne à Tbilissi déjà sur 200 m, sa distance préférée, elle visera au moins aussi haut cet été.

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B.Steen

Tous les résultats du Meeting de Bron

Quelques photos

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