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vendredi, 07 septembre 2012

Pierre-Alexis Pessonneaux, un champion très discret

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Le Villeurbannais a frôlé l’exploit aux JO de Londres avec ses complices du relais.

Avec ses complices, Christophe Lemaitre, Ronald Pognon et Jimmy Vicaut, le Villeurbannais Pierre-Alexis Pessonneaux, à 24 ans tout juste, a frôlé l’exploit, le mois dernier, aux Jeux Olympiques de Londres. En effet, à 4 centièmes de secondes près, ces quatre mousquetaires du relais 4X100 mètres grimpaient sur le podium pour se voir accrocher autour du cou une superbe médaille de bronze. Avec 38 secondes et 16 centièmes, les jeunes gens arrivent en quatrième position. Battus par les Américains et par les Jamaïquains, c’est normal, ces deux nations sont intouchables en la matière. Mais ils auraient pu être les premiers du reste du monde. C’était compter sans les sprinter de Trinidad qui les taclent sur le fil. « Quand on visionne notre course », dit le rapide Villeurbannais, « nous sommes très fiers mais nous avons cependant quelques regrets, nous avons tous fait de mini erreurs qui, une fois totalisées, dépassaient les 4/100 e qui nous manquaient pour accrocher la troisième place… » Ces jeux londoniens demeurent une « fabuleuse expérience, des rencontres géniales avec les têtes d’affiches du monde entier… » Spécialiste du 200 mètres, (20’75’’) et bien sûr du relais, le jeune homme a une olympiade devant lui. Objectif Rio mais avant cela, les championnats du monde à Moscou durant l’été prochain. Né à Belley, Pierre-Alexis s’est essentiellement entraîné au club d’Aix-les-bains avec Lemaitre pour partenaire et Pierre Carraz pour coach. Depuis trois années, il a posé ses valises en la cité des Gratte-ciel, aux Charpennes, en toute discrétion. Il s’entraîne sur le campus de la Doua, deux à trois heures par jour, avec un groupe d’athlètes motivés et Marie Bussery comme coach. L’athlétisme nourrit mal son homme aussi, après des études de commerce et de finance, le nouveau Villeurbannais doit-il travailler, comme contrôleur de gestion chez SFR, heureusement avec des horaires aménagés pour sportif de haut niveau… « Avis aux sponsors régionaux », lance-t-il avec le sourire. On est bien loin des ponts d’or proposés aux footballeurs pourtant parfois colériques et sans grands résultats… Le jeune homme adore sa nouvelle ville d’adoption, surtout, dit-il « les Gratte-ciel, on s’y sent bien et le Parc de la Tête d’Or, quel bonheur… » Le sprinter qui, avec son équipe, a loupé le très médiatique succès et les projecteurs pour quatre petits centièmes n’en demeure pas moins champion d’Europe 2010, à Barcelone. Un Villeurbannais désormais à suivre et à applaudir sur les stades…

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16:03 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) | Tags : pessonneaux |  Facebook |  Imprimer | |

mercredi, 05 septembre 2012

Christian Marin : l’ultime envol d’un «chevalier du ciel»

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Le comédien lyonnais Christian Marin, populaire pour ses rôles de Laverdure dans la série Les chevaliers du ciel et du maréchal des logis Merlot dans le Gendarme de Saint-Tropez, est décédé à l’âge de 83 ans.

Christian Marin s’est éteint ce mercredi matin dans un hôpital parisien. Visage allongé, oreilles décollées et air ahuri, le comédien, né à Lyon en 1929, a marqué l’histoire de la télévision et du cinéma avec deux rôles très populaires.

Aux côtés de Louis de Funès, il a été un des gendarmes de Saint-Tropez, le maréchal des logis Albert Merlot, dans les quatre premiers épisodes de la série cinématographique. A la télévision, de 1967 à 1969, il a été un des héros des Chevaliers du ciel, adaptation de la bande-dessinée d’Albert Uderzo. Compagnon de Michel Tanguy (incarné par Jacques Santi), il était le lieutenant Ernest Laverdure, dragueur invétéré, excentrique et gaffeur, mais excellent pilote.

Spécialiste des seconds rôles, notamment chez Jean Girault, Christian Marin avait tourné dans une cinquantaine de films sous la direction de Claude Autan-Lara, Costa-Gavras, Yves Robert. Sa principale activité était cependant le théâtre. Il a joué dans une quarantaine de pièces, tant dans le répertoire classique que dans le boulevard.

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dimanche, 02 septembre 2012

Le Tour de 5: Résultats et Photos

2012_0901Image0123.JPGMalgré un temps peu propice, la sixième édition du « Tour de 5 », organisée conjointement par l’association de Fred et les pompiers du SDIS 69, a tenu toutes ses promesses hier au parc de Parilly.

Créé il y a six ans pour venir en aide d’un collègue pompier Fred Siguenza, atteint de la SLA (maladie de Charcot), puis décédé en 2009, le « Tour de 5 » continue son œuvre aujourd’hui afin de soutenir la recherche sur la sclérose. Ainsi, 450 participants (petits et grands) ont pu fouler avec plaisir les chemins de Parilly sur 1,8, 5 ou 10 km, mais aussi s’offrir une ascension de la grande échelle (15 et 30 m), effectuer une compétition de rameurs ou encore assister au spectacle gymnique haut en couleurs, offert par l’équipe spéciale des sapeurs-pompiers du Rhône… Clairement, le clou de la journée.

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Vainqueur du 10 km: Jérémy Peixoto en 32’ 1 et Marion Nuguet en 38'10.

Les Résultats

Les Photos de Jean-Paul François

Les Photos de R.P.

 

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19:19 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, Résultats | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 01 septembre 2012

Elea Mariama Diarra raconte ses Jeux Olympiques

2011_0913Image0012.JPGSélectionnée en équipe de France du relais 4 fois 400 mètres pour les JOde Londres, la jeune athlète du Décines-Meyzieu Athlétisme n’a pas été retenue pour participer à la course. Elle raconte son expérience. Entre frustration et joie.

Elea, vous vous êtes envolée pour Londres le 7 août pour participer au relais 4x400 mètres avec l’équipe de France. Mais vous n’avez pas pris part à la course. Que s’est-il passé ?

On était six à prétendre à une place dans le relais.

Le sélectionneur a pris une décision. Il ne m’a pas retenue. Cela repose sur un choix stratégique. C’est comme ça. Ça fait partie du jeu. Je connaissais les risques avant de m’engager dans l’aventure.

Quand avez-vous appris le verdict ?

Je l’ai su le jour de la course. Forcément, j’étais frustrée… Qui ne l’aurait pas été ? Mais bon, j’ai pris sur moi. Les copines avaient besoin de mon soutien.

J’ai participé avec elles aux échauffements, au cas où l’une d’elles se serait blessée. Et puis, je suis allée dans les tribunes pour les encourager.

Quel bilan tirez-vous donc de ces Jeux ?

Je dirais mitigé. Sur le plan personnel, je suis déçue car je n’ai pas couru. Mais sur le plan collectif, la performance réalisée est très satisfaisante. Avant d’arriver à Londres, on s’était donné comme objectif d’aller en finale. On termine finalement à la cinquième place, ce qui est tout à fait honorable.

On dit que l’ambiance olympique a quelque chose de très particulier. L’avez-vous ressentie ?

Complètement ! C’était mes premiers JO et, forcément, j’en garde un grand souvenir. Avec les filles, on logeait au village olympique. Il y avait une ambiance formidable. On a croisé des sportifs du monde entier. On avait l’impression d’être dans un autre monde. Mais je n’ai pas trop profité de cette atmosphère. On devait rester concentrer sur notre course.Les sportifs qui ont passé leur épreuve au début des JO ont dû plus ressentir ce plaisir-là. Nous, notre relais était en fin de quinzaine. L’ambiance était déjà un peu retombée.

Vous avez rencontré des sportifs célèbres ?

Absolument ! J’ai croisé Tony Parker et toute l’équipe de basket masculin. J’ai aperçu également quelques nageurs français, des judokas, mais aussi Laura Flessel. On a tous pris le même Eurostar pour rentrer en France. C’était vraiment sympa !

Y a-t-il un événement qui vous aura marqué davantage que les autres ?

La cérémonie de clôture, bien sûr. C’était grandiose. J’étais en plein milieu du stade avec tous les autres athlètes. On a assisté à une soirée de folie avec des représentations d’artistes connus dans le monde entier. Ça vraiment reste un moment à part.

Vous avez croisé des médaillés ?

Oui. Ça s’est passé justement pendant la cérémonie de clôture. Avec les filles du relais, on tenait absolument à voir à quoi ressemblait une médaille avant de partir.

On a aussi croisé un lutteur arménien qui avait remporté l’argent dans sa discipline. Il nous a montré sa récompense. On a même pris une photo avec lui. C’était vraiment une belle rencontre.

Vous êtes aux États-Unis pour un an au Texas. Comment s’annonce votre saison ?

Je suis partie pour deux raisons. D’abord, pour améliorer mon niveau d’anglais dans le cadre de mes études. Et puis, je voulais découvrir les entraînements à l’américaine. Cette année, j’aurai entre douze et quinze heures de cours par semaine, ce qui me laissera pas mal de temps pour m’entraîner. Je pense que cette année sera une saison de transition. Je travaille avec un nouvel entraîneur dans un nouveau pays. J’aurai forcément besoin d’un temps d’adaptation.

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Renaud Jaillardon est prêt à renverser des montagnes

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Course à pied. Demain, le coureur de l’Athlétisme Calade Val de Saône dispute le championnat du monde de course en montagne. Il espère rééditer l’exploit de l’an passé.

Demain, en Italie, à seulement 26 ans, l’athlète Caladois va disputer son deuxième championnat du monde consécutif de course en montagne. Ceci est une grosse performance pour le coureur de l’ACVS (Athlétisme Calade Val de Saône) dans un sport où les meilleurs nationaux ont largement la trentaine. Il espère réaliser à nouveau l’exploit de l’année dernière en ramenant une médaille de bronze par équipes.

Après ses blessures à répétition, Renaud Jaillardon a géré son été en écartant des courses et sort de trois semaines de préparation spécifique. « Depuis ma sélection aux championnats du monde je n’ai plus fait de course. J’ai suivi un entraînement bien programmé en gérant les conditions climatiques. Lors des très chaudes journées, j’allais courir ou faire du vélo tôt le matin. De plus, j’ai passé une semaine en montagne où les conditions étaient meilleures. » Cette année, ce sera une course de 14 km en montée sèche, avec 1 000 m de dénivelé positif, et 300 m de dénivelé négatif. Ce parcours n’est pas trop technique mais comporte des pentes très élevées jusqu’à 50 %. « Nous pourrons le repérer un ou deux jours avant l’épreuve. Mon gros objectif est de finir troisième par équipe malgré l’absence de Zago, 6 e l’an dernier. Les Italiens et les Turcs étant intouchables. »

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09:03 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) | Tags : jaillardon |  Facebook |  Imprimer | |

Paralympiques 2012: Vendredi,trois nouvelles médailles pour la France

jeux-paralympiques-2012.jpgLa France a récolté trois nouvelles médailles, une en argent et deux en bronze hier à Londres, en cyclisme sur piste et en natation, après la médaille d’or gagnée la veille également au centre aquatique.

En soirée, David Smétanine, qui avait déjà remporté quatre médailles à Pékin en 2008 (deux en or, deux en argent), a décroché hier à 37 ans sa première médaille à Londres, en argent, en prenant en 38 sec 75 la deuxième place du 50 m nage libre derrière l’Ukrainien Eksender Mustafaiev (38.26).

Elodie Lorandi, 23 ans, qui souffre d’un handicap aux jambes, est arrivée troisième en 50 m nage libre, en 28 sec 67centièmes, derrière la Canadienne Summer Mortimer, arrivée première en 28.10 et la Néo-Zélandaise Sophie Pascoe (28.24).

Un peu plus tôt dans la journée, Laurent Thirionet, 41 ans, amputé d’une jambe, a lui aussi fini troisième en poursuite individuelle sur piste 3 km en 3:53.547, derrière le Chinois Guihua Liang, premier en 3:45.243 et l’Allemand Tobias Graf (3:48.248).


Laurent Thirionet, amputé d’une jambe, a fini troisième    Photo AFP

Le Français Jean-Baptiste Alaize, qui participait à 21 ans à ses premiers jeux Paralympiques, a connu en revanche une déception en terminant à la 7e place du concours de la longueur avec un bond à 6,19 m, loin derrière le vainqueur, l’Allemand Markus Rehm (7,35 m).

Vers 22h30, la Chine détenait 34 médailles (dont 13 d’or), suivie de l’Australie (19 médailles dont 7 d’or) et de l’Ukraine (16 médailles dont 6 d’or). Loin derrière, la France était quinzième avec quatre médailles dont une d’or.

Plus de 2,4 millions de billets ont été vendus pour les jeux Paralympiques de Londres et la plupart des épreuves se jouent devant des tribunes combles, l’ambiance des compétitions serait parfois plus intense que pour les JO. Les organisateurs des Paralympiques estiment que quasiment la totalité des 2,5 millions de billets disponibles seront vendus, contre 1,8 million aux jeux de Pékin en 2008.

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vendredi, 24 août 2012

Objectif atteint pour Renaud Lavillenie

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Le perchiste Français Lavillenie s’est assuré la Ligue de diamant hier. Les Jamaïcains ont également brillé à Lausanne au 100m et 200m, Blake devenant le 2e performer de l’histoire.

Le champion olympique de saut à la perche, le Français Renaud Lavillenie, s’est assuré pour la 3e année consécutive la Ligue de diamant de la perche, en s’imposant avec un saut de 5,80 au 1er essai hier soir à Lausanne.

Lavillenie, le premier à réaliser la passe de trois, a devancé au nombre des essais l’Allemand Malte Mohr, le Britannique Steve Lewis et le Grec Konstantinos Filippidis, qui ont également franchi 5,80 m.

Quel que soit le résultat de la finale de la discipline, le 30 août à Zurich, Lavillenie ne peut donc plus être battu.

Ainsi, le perchiste clermontois a réalisé son 4e et dernier objectif qu’il s’était fixé en début de saison. « Les trois autres objectifs ont été atteints : la victoire aux Mondiaux en salle à Istanbul, conserver le titre de champion d’Europe en plein air à Helsinki et bien sûr l’or olympique. »

Le Jamaïcain Usain Bolt, sextuple champion olympique, a dominé le 200 m en 19 sec 58, mais c’est bien son jeune compatriote et dauphin des Jeux Yohan Blake qui a fait s’enthousiasmer le public en s’adjugeant le 100 m en 9 sec 69, hier soir.

Quand Bolt se contentait de faire le « boulot », à distance de sa marque planétaire (19.19), Blake, également triple médaillé à Londres, mettait le feu à la piste et aux tribunes.

Champion du monde du 100 m, Blake, 22 ans, est devenu sur les hauteurs du lac Léman le 2e performer de l’histoire sur la distance, à égalité avec l’Américain Tyson Gay, derrière Bolt justement, dont le record du monde est perché à 9 sec 58.

Les Américaines Dawn Harper et Carmelita Jeter ont quant à elles remporté respectivement les 100 m haies et 100 m.

Vice-champion olympique à Londres, l’Américain Jason Richardson a fait sien le 110 m haies (13.08). Mais son compatriote Aries Merritt, or olympique et candidat déclaré au record du monde, avait laissé tristement les starting-blocks, éliminé pour faux-départ.

 

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jeudi, 23 août 2012

Triathlon: Emmie Charayron et la bonne route pour Rio

377173_2822883057516_2125200984_n.jpgA peine rentrée de Londres, la triathlète lyonnaise parle déjà de Rio de Janeiro et des Jeux Olympiques 2016. Tout comme des moyens d’entraînement qu’elle souhaite. Pour que ce joyau de la discipline aille au bout de son talent et de ses rêves, tout en restant dans notre région…

Emmie est rentrée de Londres avec une 18 e place du triathlon olympique. Dans Hyde Park, la spécialiste de Messimy (Rhône) a gambadé comme les milles écureuils qui cohabitent ici. Mais c’était encore trop court pour partager l’espoir d’une médaille. Au fond de son esprit nichent forcément quelques regrets, partagés par tous ceux qui n’ont pas atteint le Graal. Mais elle a savouré et se projette déjà vers Rio…

« Après ma course, j’ai pu savourer la magie des Jeux. Ma famille avait fait le déplacement à Londres, c’était un moment super à partager. J’ai pu me rendre au stade olympique, y voir la flamme, c’est fascinant. Je n’avais pas fait la cérémonie d’ouverture, celle de clôture était si émouvante. Pour tous ceux qui y terminaient leur carrière olympique. Et pour ceux qui vont continuer l’aventure, cela rebooste. On imaginerait aisément un athlète décompresser, prendre quelques semaines, quelques mois pour digérer, savourer, analyser le résultat d’années d’efforts pour le plus grand show sportif.

Emmie Charayron est déjà le regard fixé au loin, de l’autre côté de l’Atlantique, vers ce pain de Rio dont elle rêve de lui trouver un goût sucré. « C’est la période de l’analyse. Des regrets, j’en ai forcément un peu. Mais je veux m’en nourrir. Si on regarde le podium, elles ont toutes 30 ans. J’en ai 22. Chez les moins de 23 ans, je suis 2 e. A mon âge, on est encore un peu tendre pour une discipline difficile. C’est très encourageant pour moi. Maintenant il faut reconstruire en vue de Rio. J’aimerais garder ma structure d’entraînement dans la région. J’espère que la Région rhône-Alpes m’aidera, sinon je devrais envisager, à contrecœur, d’autres hypothèses. Mais ma volonté est bel et bien de rester ici. » Le père d’Emmie, enseignant qui accessoirement l’entraîne, s’est libéré pour aller au bout du projet londonien. « Il souhaite obtenir un mi-temps pour pouvoir se suivre de près. Mais ce n’est pas facile à obtenir, au cœur de l’été. »

L’appel du pied est fait. Pour que l’un des joyaux du sport dans la région ne soit pas contraint de s’expatrier.

En attendant le prochain grand rendez-vous, Emmie n’a pas vraiment coupé : « Ce jeudi, je m’envole pour Stockholm et la Coupe du monde. J’y vais pour soutenir la fédération, pour le relais dont on espère qu’il devienne olympique. Mais après Londres, avec ces grosses chaleurs, je ne me suis que peu entraînée et je n’ai pas d’objectif ambitieux. »

Il en sera autrement en octobre, avec la grande finale mondiale, à Auckland. Décidément, on peut avoir 22 ans, l’avenir devant soi, des rêves plein la tête et courir sans cesse après la perfection. Celle que l’on devine dans cette nouvelle perle du triathlon français.

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vendredi, 17 août 2012

Meeting de stockholm. C’est déjà l’heure des retrouvailles !

melina-robert-michon-a-realise-un-concours-du-disque-tres-regulier-pour-decrocher-la-sixieme-place.jpgCinq jours après la clôture des JO, une trentaine de médaillés londoniens se retrouvent aujourd’hui à Stockholm pour marquer des points dans la course aux diamants.

Pas de star en Scandinavie : pas de Bolt, de Rudisha ni de Farah, mais du beau monde tout de même avec onze champions olympiques. Sur la piste, Sanya Richards-Ross, titrée sur 400m, aura à côté d’elle ses compagnes de podium, la Britannique Christine Ohuruogu et sa compatriote DeeDee Trotter pour une revanche, tout comme le Dominicain Felix Sanchez, confronté à son dauphin du 400m haies, l’Américain Michael Tinsley.

Sur 3000 m steeple, Yuliya Zaripova tentera de tenir tête encore à la Tunisienne Habiba Ghribi et à l’Ethiopienne Sofia Assefa tandis que le champion olympique algérien du 1500m, Taoufik Makhloufi, s’alignera en Suède sur 800m. Comme de coutume à Stockholm, c’est sur les listes de départ des concours, lancers et sauts, qu’il faut chercher les pépites : celui de la longueur féminine réunira les trois médaillées des Jeux de Londres (Brittney Reese, Yelena Sokolova Janay DeLoach). Au triple saut, les Américains Christian Taylor et Will Claye renoueront avec leur concurrence, tandis que la Russe Anna Chicherova tentera de conserver sa suprématie sur la hauteur.

Le Stade olympique de Stockholm, qui a accueilli les Jeux il y a tout juste 100 ans, sera le théâtre de la première sortie officielle de la Néo-Zélandaise Valérie Adams, toute fraîche championne olympique, titrée à la faveur de la disqualification pour dopage de la Bélarusse Nadzeya Ostapchuk. La Croate Sandra Perkovic étrennera son titre du disque, tout comme le lanceur de poids polonais Tomasz Majewski ou encore l’Américaine Jennifer Suhr à la perche qui sera toutefois privée de l’émulation de la Russe Yelena Isinbayeva pour un concours qui réunira six des sept meilleures des Jeux.

Sixièmes à Londres, Mélina Robert-Michon au disque et Benjamin Compaoré au triple saut tenteront pour leur part d’atteindre le podium qui s’est refusé à eux lors du grand rendez-vous olympique.

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09:16 Écrit par La Com dans Actualité, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 12 août 2012

Renaud Lavillenie : « J’ai envie d’en profiter »

Extrêmement sollicité depuis sa victoire, le nouveau champion olympique n’aspire qu’à une chose, retrouver un peu de quiétude, loin de l’effervescence qui l’ennuie.

Seul sur la plus haute marche du podium, les yeux mi-clos, il semble savourer ce pur moment d’éternité. La Marseillaise résonne dans l’enceinte olympique et Renaud Lavillenie prend la mesure de son exploit. La médaille d’or accrochée à son cou, il est champion olympique. 28 ans après le regretté Pierre Quinon à Los Angeles. 16 ans après Jean Galfione à Atlanta.

Le champion olympique  Renaud Lavillenie était très ému vendredi, lorsque la Marseillaise a résonné dans l’enceinte olympique  Photo AFP

La veille, il n’a pas craqué sous la pression des deux Allemands, Holzdeppe et Otto. Il n’a pas douté quand il a calé à 5,91m. Demandant une barre à 5,97m pour mieux reprendre son envol à sa dernière tentative. Le perchiste français a remporté, vendredi soir, le plus prestigieux des concours avec le talent et la maturité d’un très grand.

Champion du monde en salle, champion d’Europe et maintenant champion olympique, l’année 2012 restera à jamais gravée dans sa mémoire. À bientôt 26 ans, Renaud Lavillenie a touché son graal.

À quoi, ça ressemble une première journée de champion olympique ?

C’est un gros marathon. Pas forcément agréable. On n’aurait qu’une envie, c’est d’en profiter avec ses proches. C’est le revers de la médaille comme on dit.

On vous a senti particulièrement ému au moment de La Marseillaise.

C’est un hymne national. J’ai toujours été ému sur un podium même quand je n’étais pas sur la plus haute marche. J’ai essayé de vivre l’instant présent.

Est-ce que vous réalisez que vous êtes champion olympique ?

Je ne crois pas, non. J’ai dit à Jean (ndlr, Galfione) que je ne réalisais pas encore. Il m’a dit que je réaliserai dans quelques années sans doute.

Avec du recul, c’était un sacré pari cette barre à 5,97m.

Ce n’était pas un pari, ni un coup de poker. Si je restais à 5,91m, ça ne changeait rien à la couleur de la médaille (ndlr, il était alors 3e du concours). Je n’étais pas venu pour le bronze. J’avais deux essais pour passer 5,97m et voilà, c’est passé.

Vous savez à ce moment-là que vous avez gagné.

À partir du moment où je passe, je sais qu’ils doivent franchir 6,02m pour me battre. Je sens que c’est probablement le saut de la victoire.

De quoi avez-vous le plus envie maintenant ? De calme et de repos ?

Exactement ! J’ai envie d’en profiter en famille et de limiter les contraintes. Je sais que je vais avoir quelques jours difficiles devant moi. C’est juste une question d’organisation. Mais j’ai la chance d’être bien entouré.

Vous êtes champion olympique, c’est une forme de reconnaissance populaire toutes ces sollicitations.

Ce qui est important à mes yeux, c’est de me faire plaisir. Qu’on m’aime ou qu’on ne m’aime pas, je m’en fiche.

Quel est votre prochain objectif ?

Gagner la Ligue de diamant, il me reste quinze jours pour cela.

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08:34 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

vendredi, 10 août 2012

Le stade Pierre-Duboeuf aura bientôt sa nouvelle piste d’athlétisme

le-nouveau-revetement-doit-etre-applique-de-facon-manuelle-photo-guillaume-ambroggio.jpgLa piste d’athlétisme du stade de Bron est actuellement en pleine rénovation. Ce qui exige un travail minutieux.

Depuis le 9 juillet, la piste d’athlétisme est en train de s’offrir une cure de jouvence. Un nouveau revêtement bleu y est posé. En moyenne la durée de vie de ce genre de revêtement (Mondo) est de 10 ans. À Bron, la piste n’a pas été refaite depuis 1999, il devenait donc urgent de remettre à neuf l’anneau.

Deux mois de travaux sont nécessaires pour que cette nouvelle piste prenne forme. Il est, en effet, nécessaire d’effectuer un équilibrage et de polir la piste pour lui donner un rendu parfaitement lisse, avant de pouvoir y appliquer le nouveau Mondo. Et tout ce travail se fait de façon manuelle ! La ville a fait appel à une entreprise espagnole pour les travaux. Cela fait environ un mois que les quatre ouvriers s’attellent à la tâche sous une chaleur accablante. Un travail de titan, du matin au soir, toute la semaine, et même certains week-ends.

Pour l’adjoint Djamel Boudebibah (délégué au Sport et à la Jeunesse), la mission est un mal nécessaire. « C’est très dur d’effectuer cette rénovation, tout doit être fait manuellement, c’est très éprouvant, c’est sûr. Mais il faut bien ça, notre ville mérite une piste d’athlétisme digne de ce nom ». C’est en effet un des points sportifs les plus utilisés. Elle accueille en moyenne 4 000 personnes par an (professionnels du sport et les scolaires. Outre le fait d’avoir une piste pas très agréable à l’œil, ce lieu devenait surtout dangereux pour les athlètes. « Nous avons eu plusieurs cas de blessures sur la piste, à cause des trous occasionnés par l’usure. Nous ne pouvions pas laisser les choses comme ça. Nous avons un complexe sportif extraordinaire, c’est une ville de sport. Nous nous devions de lui offrir une piste tout aussi extraordinaire ». Cette opération de rénovation représente un coût de 340 000 euros. Les travaux devraient se terminer à la mi-septembre.

 

Le club d’athlétisme de Bron, l’Asul, se montre très satisfait de la nouvelle piste qui sera prête pour mi-septembre, comme l’explique Sylvain Meyer, président du club :« C’est une très bonne nouvelle pour nous. D’abord, parce que la piste est notre principal outil de travail, mais aussi pour les compétitions que nous accueillons. La piste est toujours un des éléments qui fait d’un club ce qu’il est, même si ça ne fait pas tout. Nos athlètes sont eux aussi très satisfaits de la rénovation. Ils se plaignaient de l’aspect de la piste mais aussi de son confort. Il faut savoir qu’une piste en Mondo devient de plus en plus dure lorsqu’elle vieillit. Elle est donc plus difficile à appréhender pour l’athlète. Et il est possible que dans certains cas de blessures, la dureté de cette structure puisse contribuer à accentuer le mal. Personnellement, je suis comblé par la réactivité dont la mairie fait preuve. Certes, cette rénovation aurait pu être faite plus tôt, mais c’est difficile d’anticiper ce genre de chose. En plus, un tel projet, ça se budgétise et donc ça prend du temps. Dans tous les cas, nous ne pouvons que nous réjouir de ce changement, c’est super ».

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Photo: Guillaume Ambroggio

09:21 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Emmanuel Biron ne sera pas dans le relais ce soir

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Le sprinteur de Pierre-Bénite ne sera que remplaçant de l’équipe de France d’athlétisme, ce soir, pour les qualifications du relais 4x100 m à Londres

Emmanuel Biron a brusquement été tiré de son rêve olympique mercredi soir, quand les managers de l’équipe de France ont annoncé la composition du relais pour les qualifications de vendredi. Jimmy Vicaut, Christophe Lemaitre, Pierre-Alexis Pessoneau… et… Ronald Pognon. Pas de trace de Biron, qui regardera ces collègues courir du bord de la piste. Sur le moment, le jeune sprinter reste prostré et ne réagit pas. « J’accusais le coup. Quand les managers ont demandé si on avait des questions, j’ai préféré rester silencieux, j’étais trop énervé », explique-t-il.

La décision est dure à avaler. Très dure même. L’athlète de 24 ans est en progression constante. Cette année, il a le troisième temps français sur 100 m, derrière Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut. « Je fais une s aison énorme. J’avais envie d’être incontournable sur le relais, et j’ai vraiment tout fait pour », explique-t-il. Résultat, il ne comprend pas la décision des coaches. Le soir, dans sa chambre, il gamberge, ne trouve pas le sommeil. « J’ai envoyé un message au manager, afin qu’il me donne une explication, mais je ne l’ai toujours pas eu. »

Complètement abattu, on pourrait penser que le sprinteur se démotive, ou, pire, qu’il mette une mauvaise ambiance au sein du collectif relais. C’est mal connaître Emmanuel Biron : « Dès que les coaches nous ont laissés hier soir (Ndlr : mercredi), je me suis adressé aux autres. Je leur ai dit que même si j’étais vraiment dégoûté, je restais à fond derrière l’équipe et que je ne veux surtout pas pourrir l’atmosphère ». Le jeune homme est fair-play. Pourtant, son ambition débordante est soudainement bridée, et son aventure londonienne s’avère un brin gâchée. « Si je ne cours pas, je vais avoir l’impression de ne pas avoir participé au Jeux… »

S’il ne sera pas sur la piste ce soir, il peut continuer de rêver. L’espoir existe. Samedi, à 22 heures, ce sera la finale du 4x100m, face à Usain Bolt et consorts. La composition du relais peut changer. Manu Biron a encore une chance de fouler la piste aux étoiles.

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mercredi, 08 août 2012

Christophe Lemaitre va devoir s’employer

lemaitreVainqueur de sa série en 20’’34 (-0,1m/s), le Culozien va devoir accélérer ce soir pour se sortir des demi-finales . Un test grandeur nature.

Pierre Carraz avait annoncé la couleur dès son arrivée à Londres. « Un premier tour qui lui servira d’échauffement. La demi-finale pour se situer au niveau du chrono et la finale pour espérer monter sur le podium. » Son protégé a rempli la première étape. La plus simple qui consistait à se mettre en jambe et gagner sa série. L’objectif est atteint. Christophe Lemaitre peut savourer. « J’ai fait ce qu’il fallait, j’ai géré, j’ai gagné ma course. Il y a rien à redire. »

Christophe Lemaitre a contrôlé hier en série pour s’imposer en 20’’34 malgré un virage perfectible.  Photo AFP

Le Culozien n’a pas eu à s’employer outre mesure, jouant la place à défaut du temps. Mais là aussi, pas de stress particulier. « Je fais 20’’34 (-0,1m/s) en faisant un virage perfectible et après, sur les trente derniers mètres, je contrôle et je décélère. Ça veut bien dire ce que ça veut dire : je n’étais pas à fond. » Son vieux coach est un peu plus critique. « Je l’ai trouvé un peu mou. Il a un peu trop laissé aller sur la fin. Mais bon, il a fait le boulot. C’est bien. »

Troisième temps des qualifications – derrière le Jamaïcain Warren Weir (20’’29; -0,4m/s)) et le surprenant équatorien Alex Quinonez (20’’28, record national) qui se paie le luxe de dominer l’Américain Spearmon dans sa série – Lemaitre a assuré l’essentiel, à l’image des deux autres Jamaïcains Yohan Blake (20’’38; vn) et Usain Bolt (20’’39; +0,9m/s) qui ont également déroulé. « Je ne suis peut-être pas allé aussi vite que je l’espérais, mais bon, ce n’étaient que des séries. C’était aussi un début de compétition, un matin, forcément, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux. »

La suite, c’est ce soir. Une demi-finale relevée contre Blake et Spearmon. « Il faut absolument qu’il mette l’Américain derrière lui, s’inquiète Carraz. Mais bon, on aura une bonne idée de ce qu’il vaut. » Dans le cas contraire, il faudra croiser les doigts pour que son poulain soit repêché au temps.

Fidèle à lui-même, le sociétaire d’Aix-les-Bains déroule, quant à lui, une douce quiétude, imperméable à la pression des Jeux. « Tout va bien. Je me sens en forme. J’étais impatient de commencer, de lâcher les chevaux. Je ne suis pas du tout stressé. »

Le »Kid du Bugey» se projette déjà vers le sprint final. « En demie, sur ce que j’ai vu des séries, il faudra courir aux alentours des 20’’, et même moins, pour passer. Je pense clairement avoir un chrono de moins de 20’’ dans les jambes. Après, si je suis en finale, et en pleine forme, ça peut valoir un temps proche de mon record, voire même un meilleur. »

Quant à ses adversaires, ils ont tous répondu présent. Les deux grands favoris Bolt et Blake et les outsiders, Weir le 3 e Jamaïcain, Martina le Néerlandais, et bien sûr Spearmon. « Il n’y a pas de surprises. Les meilleurs ont fait le travail. Bolt et Blake seront là, c’est clair. Ils sont les favoris. Après derrière, ça va être serré. »

Mais Christophe Lemaitre n’est jamais aussi fort que dans l’adversité.

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09:24 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) | Tags : lemaitre |  Facebook |  Imprimer | |

Garfield Darien sur le fil

401978_133726753436342_2031472520_n.jpgAvec 13’’54, Garfield Darien a signé hier matin, dans la froideur humide londonienne le 21e temps des 24 demi-finalistes. Quatrième de la première série, remportée par le Russe Shubenkov devant le Grec Douvalidis, également devancé par le Belge Adrien Deghelt de deux centièmes, le Lyonnais n’était pas directement qualifié et a donc passé le reste de sa matinée à scruter les chronos. « Je voulais surtout assurer techniquement mais en voulant, bien faire, j’ai mal fait. La piste renvoie fort. Il faut donc s’adapter pour ne pas faire de fautes. J’ai tapé fort deux haies, ce qui me donne un chrono trop moyen. Je vaux bien mieux que 13’’54. J’avoue que j’étais stressé en attendant les résultats des autres séries. Maintenant que je suis qualifié, ça va se régler tout seul ».

Le Lyonnais sera ligne 3 dans la première des trois demi-finales ce soir (20h15, 2 premiers qualifiés plus les 2 meilleurs temps), où il retrouvera le Hollandais Sedoc, le Trinitréen Davis, le Cubain Ortega, l’Anglais Clarke et l’Américain Richardson. « Je vais tout de suite me mettre dans le rythme cette fois » promet-il.

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mardi, 07 août 2012

Plongeon: Mathieu Rosset, le grand saut en demie

mathieu-rosset-peut-viser-le-podium-aujourd-hui-photo-afp.jpgLe plongeur de Vaugneray Matthieu Rosset, champion d’Europe en titre, s’est qualifié hier pour les demi-finales du plongeon à 3 m individuel messieurs. Rosset a terminé 13e des qualifications avec 445,15 points. Pour ses premiers Jeux,le Lyonnais est arrivé en confiance à Londres, fort de son titre à l’Euro-2012 et d’une participation au Masters Series cette saison, une compétition qui regroupe les tout meilleurs plongeurs de la planète et à laquelle un Français participait pour la première fois. Il validé son billet pour les JO lors des Mondiaux-2011 à Shanghai, où il pris la 7e place. A 22 ans, ce pensionnaire de l’Insep, peut décrocher le bronze dans l’épreuve olympique.

C’est le Russe Ilya Zakharov qui pointe à la première place au classement général (507,65), devant le champion olympique et double champion du monde en titre, le Chinois Chong He (500,90). Demi-finales ce matin à 11 heures. Finale à 20 heures.

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lundi, 06 août 2012

Annette Sergent aide les athlètes à se forger un mental de gagnant

Annette1.jpgParcours. Pendant 15 ans, Annette Sergent a tutoyé les sommets de l’athlétisme. Membre du club local de Villefranche, l’ACVS, elle utilise, à présent, la sophrologie pour aider les sportifs amateurs et professionnels dans leurs efforts. Rencontre.

Annette Sergent a un sacré parcours sportif derrière elle. Ancienne athlète de très haut niveau (elle a été deux fois championne du monde de cross-country), elle a embrassé une autre vie, une autre carrière, dès 2001… Basées sur son vécu.

 

Tout commence alors qu’elle enchaîne les compétitions. « Avec l’expérience, j’ai compris que, pour être performant le jour J, il n’y avait pas que le physique. Il faut aussi gérer l’émotionnel, le stress, la concentration et savoir s’adapter. »

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Alors qu’elle passe sa licence de psychologie, Annette entend parler de sophrologie. Dans sa tête, ça fait « tilt ». « Sans connaître cette science, j’utilisais intuitivement des techniques », dit-elle. Elle décide, alors, de s’y former. « J’ai surtout développé l’imagerie mentale, savoir se projeter et se préparer mentalement. J’ai souvent remarqué des filles, devant moi, à l’entraînement, et le jour de la course, elles n’étaient plus à leur niveau. Moi, j’arrivais à les reproduire le jour J, voire être meilleure. C’est la preuve que des choses se passent. » Mais elle se rend vite compte que les entraîneurs ne sont pas formés à ce genre de chose. À son sens, « un gâchis ». Installée rue de Thizy, à Villefranche, elle se lance donc pour les aider. « On travaille sur un état entre veille et sommeil où notre cerveau a une puissance importante. Pour faire simple, on déconnecte le côté réaliste et on se connecte à notre corps, à des images et à des sensations », explique Annette Sergent.

« Notre corps reçoit alors des messages et peut en envoyer. Nous avons une culture très rationnelle qui ne laisse pas de place à la créativité et à la spontanéité. L’objectif de la sophrologie est d’enlever ces freins et de libérer l’énergie qui est en nous. Ensuite, on peut exprimer notre potentiel. En Occident, la psychologie est abstraite car on ne sait pas l’expliquer. Les neuros sciences ont beaucoup évolué. » Et d’expliquer : « Par des scanners et des IRM, on arrive à avoir des images de notre cerveau, à comprendre ce qui se passe. Du coup, on s’ouvre à son potentiel et on l’explique. On met un nom dessus et on l’accepte. En sophrologie, on travaille sans jugement, sans analyse. On laisse vivre et s’exprimer son corps. Il mémorise ce que l’on fait et cela nous encombre. Notre but est d’évacuer ce stress, ces traumatismes et de travailler sur du positif. » Pour cela, la respiration, le relâchement musculaire et l’imagerie mentale jouent un rôle important. « Rendre le stress positif » sont ses mots d’ordre. Et ça marche comme cela a marché pour elle.

Annette Sergent 'le site'

Le site de Jean-Pierre Decrette, sophrologue en relation avec Annette Sergent

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Cyril Tommasone sort du podium

tommasone-cyril.jpgJusque-là, tout allait bien. « J’étais crispé, mais je m’étais fait à l’idée de passer en premier. J’ai réussi à gérer cette finale sans trop de scories sur le mouvement ». Cyril Tommasone n’avait plus qu’à exécuter sa sortie, mais en une demi-seconde, le ciel lui est tombé sur la tête.

« Les arçons, c’est très précis. Au moment de sortir, je suis trop à l’équilibre, j’aurais dû être cinq degrés moins équilibré. Du coup, je ne sais pas de quel côté je vais sortir, ça me met dedans ». Au moment où le Lyonnais touche le sol, son regard trahit sa pensée. Il a déjà calculé le coût de cette faute.

« 15,141 avec une aussi belle bourde, ce n’est pas mal. La sortie manquée me coûte un demi-point ». Un calvaire débute pour lui, transformé en spectateur impuissant d’une finale qu’il sait déjà perdue et où les quatre gyms pouvant le battre feront un sans-faute. « Les choix stratégiques étaient réalistes. Sur le mouvement, j’assume complètement, je ne visais ni l’or, ni l’argent, mais le bronze. Sur la sortie, il fallait ça pour être à la lutte pour la troisième place. Ç’aurait été serré avec Whitlock, mais c’était jouable ».

Cyril Tommasone  se concentre déjà sur Rio où il voudrait se spécialiser sur un autre agrès : les barres parallèles   Photo AFP

L’Anglais, comme l’Italien Busnari, avait toutefois choisi un mouvement plus risqué qu’en qualifications. « C’est vrai qu’il était chez lui, et on a vu que les juges en ont tenu compte en mettant Smith à égalité avec Berki, en sachant que ça n’empêchait pas le Hongrois d’être en or, ce qu’il mérite sans problème sur la finale et sur l’olympiade. Mais si je passe mon mouvement sans faute, Whitlock aurait eu plus de pression » reste persuadé Cyril Tommasone.

D’autres choix s’offrent désormais à lui. « Ce qui est sûr, c’est que je vais préparer Rio. Je veux cette médaille, je vais m’accrocher, pas de problème là-dessus. Mais on voit bien que ceux qui gagnent les agrès ne font que ça. »

Lui qui rentrera à la fin de la semaine à Lyon avec trois finales olympiques au compteur – « ce qui n’est pas si mal, peu de Français l’ont fait »- va devoir se positionner pour l’olympiade à venir. « Ce sont de toute façon des décisions qu’il faut prendre rapidement. Je vais continuer sur les six agrès, car il y a une équipe de France derrière. Mais je pense que je vais me spécialiser sur un autre appareil, les barres parallèles ».

Le concours général sera moins soigné, la spécialisation sera moins focalisée sur son seul agrès de prédilection, où la concurrence reste très forte et quasi exclusivement européenne. Le Lyonnais aurait-il poursuivi l’aventure s’il avait décroché sa médaille ? La question restera à jamais sans réponse.

08:26 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) | Tags : tommasone |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 05 août 2012

Emmie Charayron: tout donner n'était pas suffisant !

250px-Emmie_Charayron_LaBaule2011.jpgEmmie Charayron n’est déçue que par son résultat (18e) : elle a vécu un moment à part dans le décor de Hyde Park

Au petit matin, Londres la facétieuse prend souvent son bain de soleil, en cachette. C’est plus tard seulement qu’elle s’habille de son costume national de pluie. Hyde Park avait donc des airs de dimanche estival à la campagne à l’heure de l’échauffement des triathlètes. Un écureuil, ayant peut-être un cousin à Central Park précédait sur un air de Nougaro les trois actes à venir en trottinant sur un gazon rasé de frais.

La température de l’air était tombée à17,1 degré et le plafond aussi était redevenu bas quand les filles se sont élancées vers leur quête olympique dans une eau transformée en presque 20 (19,6 degrés). Pour Emmie Charayron, c’était l’instant décisif, celui où il fallait s’accrocher ou plutôt ne pas se faire décrocher. Mais 750 mètres plus loin, l’athlète de l’ASVEL et la résidente de Messimy savait qu’elle avait course perdue.

« Mais je ne suis pas du genre à lâcher, encore moins aux Jeux ». Tandis que devant, Jessica Harrison, native de Sheffield, 15e grande sélection sous le maillot bleu, était encore dans le coup pour la gagne, Emmie a couru après le temps perdu dans l’eau, remontant de la 29e à la 18e place au final (2h 2’26’’), avec le 8e temps à la course à pied (34’27’’), à 2’38’’ du sprint ayant départagé au finish la Suissesse Spirig de la Suédoise Norden.

Nicola Spirig et Lisa Norden ont franchi la ligne d’arrivée en même temps  Photo MAXPPP

« Quel final ! C’est bien pour le triathlon, cela montre que c’est un sport spectaculaire. Dans ce cadre magnifique, on a vécu un moment à la hauteur de notre investissement » disait Charayron. « Je n’étais pas venue pour faire 18e, mais je ne regrette rien. La course était très relevée, et j’ai passé un beau moment. Je pense à tous les gens en France et particulièrement à Messimy, où je sais qu’on me suivait, à ceux que j’ai entendu nous encourager ici sur le parcours où il y avait tant de monde, c’était magnifique. Je vais analyser tout ça avec mon père (Philippe, son entraîneur) pour la suite, mais c’est de l’expérience pour plus tard. Peut-être Rio ? Je ne sais pas. Il y aura peut-être une course par équipes (NDLR : mixtes) aux prochains Jeux, il faut voir ».

Pour Jessica Harrison c’est tout vu : « Emmie doit penser à Rio, avec elle on peut envisager la course par équipes ».

09:14 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, Coup de Coeur, J.O. | Commentaires (0) | Tags : charayron |  Facebook |  Imprimer | |

Cyril Tommasone vise une médaille

tommasone-cyril.jpgTommasone doit composer avec le fait que l’un est sur son territoire de prédilection, actuel roi des arçons, l’autre sur son territoire national.

Berki, Smith, Tommasone : voici par ordre alphabétique le podium qui pourrait se dégager de la finale des arçons cet après-midi (16 h 41 françaises), une finale compacte où personne n’est à négliger, en particulier le jeune (19 ans) Britannique Max Whitlock. « Car ils seront bien deux en finale » souligne Cyril Tommasone qui ne doute pas que le fait de jouer à domicile peut être à double tranchant pour les Anglais.

Mais c’est plutôt de Louis Smith que vient le danger drapé dans l’Union Jack. Le Lyonnais joue le podium, mais se met clairement dans ses pronostics derrière Smith et Krisztian Berki, le double champion du monde et quintuple champion d’Europe. L’ordre alphabétique devrait même selon lui être aussi celui du classement final.

Le Français Cyril Tommasone aux arçons le 26 mai 2012 à Montpellier lors des championnats d'Europe de gymnastique

Ses deux rivaux partent en effet sur une note de départ (6,9 et 6,8) plus forte, mais plus risquée (6,5 pour Tommasone). Le choix tactique tient à plusieurs éléments.

1- « Berki ne devait pas être là » dit Cyril. Le Hongrois ne réunissait pas tous les quotas requis pour s’aligner aux Jeux. Mais un tour de passe-passe dont la gym a le secret a évité au roi magyar de passer son tour. Lors des qualifications, les juges bienveillants l’ont encore rattrapé par la manche. « Il va gagner » en déduit Tommasone.

2- Smith a tout misé sur les arçons. En qualifications comme en finale par équipes, alors que son pays jouait la médaille, il n’a travaillé qu’aux arçons avec deux notes canon (15,800 et 15,966).

3- Tommasone a choisi d’assurer. Le tirage au sort le faisant passer en premier, à son grand dam, il a préféré en accord avec ses entraîneurs, national (Laurent Guelzec) et de club (Anatoli Vorontzov), choisir le mouvement à 6,5. « Il l’a toujours bien passé, alors que celui à 6,8 c’est une fois sur deux » souligne Guelzec ».

Le Lyonnais espère ainsi réaliser, comme le plus souvent, un passage sans faute. Avec une bonne exécution, il peut espérer une note autour de 15,5 et « mettre la pression » sur ses adversaires. En cas de faute de leur part, le Lyonnais pourrait alors gagner une… ou deux places sur le podium. « La gym est un sport où l’on tombe » rappelle-t-il. En sachant que le risque vaut pour lui comme pour les autres…

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08:53 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, J.O. | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Mélina Robert-Michon plus forte que jamais

548792_253183884791720_740195457_n.jpgC’étaient des larmes de joie. Mélina Robert-Michon a terminé sa finale londonienne en pleurs, alors qu’elle venait de réaliser son plus beau concours olympique. Sa sixième place valide sa deuxième finale olympique (8e à Pékin).

Avec 63,98 m au sixième jet, et 63,62 au précédent, elle a non seulement battu deux fois sa meilleure performance de l’année (63,03), mais aussi réussi la quatrième performance de sa carrière. « La meilleure depuis… bien longtemps » dira-t-elle sans retrouver la référence. Il est vrai qu’elle n’avait pas fait mieux depuis 2004 !

Sa performance londonienne lui aurait valu le podium, en argent à Pékin. Pour couronner le tout, La Lyonnaise a réussi ses six lancers avec une belle régularité, le moins performant étant mesuré à 61,70.

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Bref, Mélina peut tirer la conclusion elle-même : « Je fais un super concours jusqu’au bout, c’est ce que je voulais. Au dernier essai, je me dis encore mets tout ce que tu peux pour ne rien regretter. C’est pour cela que j’ai eu ces larmes, c’est la pression qui retombe, l’émotion. Et contrairement à Pékin, où j’avais eu la sensation de pouvoir faire mieux, ici j’ai pris la meilleure place possible » dit-elle. En terminant à deux mètres de Muller (65,94) 5e, l’Allemande éjectée du podium, elle a en effet vraiment signé une belle finale olympique, et une saison où elle a su cibler ses performances.

« Cette année je fais mes trois meilleurs lancers à la coupe d’Europe, à la qualification et ce soir, signe que l’expérience aide à mieux préparer les grands événements. C’est pour ça que je n’ai pas envie de partir là-dessus, je n’ai pas l’impression d’être arrivée au bout de ce que je peux faire. Je suis comme le bon vin, je m’améliore avec le temps. Je ne m’en lasse pas, je me suis prise au jeu » dit la maman d’Elysa, qui aura deux ans fin août. « Ca ne m’a pas empêchée de revenir » sourit Mélina…

 
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