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samedi, 03 mai 2014

INTERCLIBS (1ER TOUR ÉLITE ET N1 CE DIMANCHE À ANNECY). ESL et Lyon athlé, objectif statu quo

L'Entente Sud Lyon Lyonnais en Élite et Lyon Athlétisme en Nationale 1A abordent les Interclubs sans ambitions démesurées : le maintien ferait le bonheur des deux principaux clubs lyonnais.

Il va y avoir du beau monde ce dimanche au Parc des Sports d’Annecy pour le premier tour de brassage des Interclubs. Les performances ne vont sans doute pas atteindre des sommets mais, dans le désordre, se croiseront quand même sur la piste Renaud Lavillenie

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, certes sans ses perches (longueur, 110m haies et 4x100m), Mélina Robert-Michon avec ses disques

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, Christophe Lemaitre (100m et 4x100m)

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ou encore Garfield Darien (110m haies et 4x100m). L’affiche sera encore plus belle dans deux semaines à Aix-les-Bains cette fois pour la grande finale Elite. Autant dire la porte à côté… Mais une fois encore, il y a peu de chance qu’un club lyonnais soit de la fête. Toujours dispersés dans les deux principaux clubs de l’agglomération – l’Entente Sud Lyonnais en Élite et Lyon Athlétisme en Nationale 1A – les Lyonnais peinent toujours à rivaliser avec les grosses écuries nationales. Objectif maintien, donc, pour les deux clubs.

Élite : l’ESL dans le ventre mou

Les mauvaises nouvelles tombent les unes après les autres pour l’Entente Sud Lyonnais. Hier, le sprinteur international Emmanuel Biron a confirmé son forfait en raison d’une aponévrosite du soléaire (mollet) contractée en stage à Boulouris la semaine dernière. Après avoir zappé la saison en salle (tendon d’Achille), le 3e sprinteur français « préfère ne pas prendre de risque ». Son absence s’ajoute à celles de Térésa Nzola Meso (triple saut), Xavier Tromp (perche), Hugo Grillas (400m haies) et Félicitas Mensing (demi-fond), tous blessés… Autant de leaders sur le flan, cela commence à faire beaucoup. Dixième club de l’élite en 2013, l’ESL aura du mal à intégrer ce dimanche le Top 8 qualifié pour la grande finale d’Aix-les-Bains. « Notre niveau se situe entre la 5e et la 12e place (sur 16), selon le président de la section de Bron de l’ESL, Sylvain Meyer. On s’est renforcé en demi-fond et en lancers par rapport à l’année dernière, mais ces absences nous pénalisent. Il faudrait que tout tourne en notre faveur pour accéder à la finale. »

N1A : Lyon Athlé veut se mettre à l’abri

Monté l’an dernier de N1B en N1A, Lyon Athlétisme entend cette année se stabiliser au deuxième niveau national. Le plus tôt serait le mieux. « L’idéal serait de se qualifier pour la finale de montée afin d’être tranquille au second tour en ce qui concerne le maintien, estime le directeur général du club Eric Nallet. Ne précipitons pas les choses. Nous sommes à notre place en N1A. Nous avons encore des lacunes même si des jeunes arrivent et vont petit à petit s’amalgamer à nos athlètes de haut niveau. »

Le club pourra compter sur sa figure de proue Mélina Robert-Michon revenue jeudi d’un stage de deux semaines à la Réunion. En revanche, la vice-championne du monde manquera le 2e tour pour cause de meeting de Shanghai.

1er tour Élite/Nationale 1 à Annecy (Parc des Sports) à partir de 11h30.

ELITE : AS Aix-les-Bains, Clermont AA, EA Grenoble, ESL.

NATIONALE 1A : Coq 42 Saint-Etienne, Lyon Athlétisme.

Benjamin Steen

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mercredi, 16 avril 2014

9 mois de prison avec sursis pour l’ex-athlète Héni Kechi, interpellé en possession de drogue

2012_0707Image0635.JPGL’ancien champion de France du 400 m haies, licencié durant toute sa carrière au club de Bron, était jugé ce mercredi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nancy. Héni Kechi avait été interpellé, samedi, sur l’A31 en Meurthe-et-Moselle, en possession notamment de cocaïne et d’héroïne.

Selon L’Est Républicain qui révèle l’affaire, Héni Kechi a été interpellé samedi, après un contrôle des douanes sur une aire de repos de l’A31, en Meurthe-et-Moselle. L’ancien hurdleur de l’équipe de France d’athlétisme, âgé de 33 ans, revenait d’un voyage aux Pays-Bas et regagnait son domicile de Bron.

Les douaniers ont trouvé dans sa voiture 67 g d’héroïne, 0,7 g de cocaïne et 0,25 g de cannabis. L’athlète, qui a été mis un terme à sa carrière en 2012, a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nancy ce mercredi après-midi. «C’était un groupement d’achat effectué aux Pays-Bas pour quelques amis», raconté Kechi à la barre. Il lui est reproché la simple détention de stupéfiants et non leur cession, ce qui exclut le trafic.

«Je suis héroïnomane», a reconnu l’ancien champion, qui dit être devenu toxicomane après avoir arrêté sa carrière de haut niveau.L’ex-sportif, père d’un bébé de 8 mois, a par ailleurs dit que c’était son son troisième voyage aux Pays-Bas. «La troisième haie vous a été fatale!», a ironisé le procureur de la République, qui a souligné «l’importance» des quantités trouvées.

Alors que le parquet avait requis 15 mois de prison dont 6 ferme, celui qui avait terminé 4e du 400m haies des championnats d’Europe à Barcelone en 2010, a finalement été condamné à 9 mois avec sursis et mise à l'épreuve. Il a été remis en liberté.

«Il est allé cherché de l’héroïne comme nous allons chercher nos cigarettes au Luxembourg», a déclaré l’avocat de Héni Kechi, Me Adrien Perrot, qui a décrit son client comme «un véritable amateur, mais surtout une victime de la drogue».

En 2007,  il avait été suspendu trois mois par la fédération française, à la suite d’un contrôle positif au cannabis lors du meeting de Bonneuil.
Depuis l’arrêt de sa carrière, il avait entamé des formations pour travailler dans l’automobile. Mais il envisageait un «come-back» pour courir les championnats du monde vétérans, qui auront lieu en 2015 à Bron.

Avec AFP

19:44 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 15 avril 2014

Kévin Campion prend son billet pour Zurich

kevin-campion-photo-carlos-soto.jpgCoup double pour Kévin Campion samedi lors du match international de marche de Podebrady. Quatrième sur 20 km en 1h20’39’’, le Feyzinois a amélioré son record personnel vieux d’un an (1h21’02’’ à Lugano le 17 mars 2013) et réalisé les minima pour les championnats d’Europe de Zurich (12-17 août).

Initialement, le n° 1 français sur la distance (23 ans) n’avait pas prévu de participer à l’épreuve tchèque. La quête des minima était normalement programmée pour le championnat de France à Fontenay-le-Comte le 9 mars. Mais une disqualification dans le dernier kilomètre, alors qu’il était dans les temps, avait bouleversé ses plans.

Désormais installé en Normandie où il est employé par La Poste à mi-temps, Campion doit encore s’aligner à la Coupe du monde de marche à Taicang en Chine (3 et 4 mai) avant de se tourner vers les championnats d’Europe. Sixième marcheur du continent au bilan de la saison (à trois athlètes par nation), il aura une carte à jouer en Suisse au moins pour une place de finaliste, un an après sa première sélection internationale dans un grand championnat aux Mondiaux de Moscou. L’événement s’était soldé par un échec (abandon). Mais il avait rapidement rebondi en remportant dans la foulée les Jeux de la Francophonie.

Photo Carlo Soto

B.Steen

lundi, 14 avril 2014

LYON URBAN TRAIL. Jamais on avait visité Lyon aussi vite

Sans expérience dans les escaliers, Sébastien Spehler, le champion de France a survolé la 7e édition de la course aux 6 000 marches, en établissant un nouveau record (2h25’16’’).

Longtemps pris en sandwich par les coureurs du Team Salomon Baronian   et Theodorakokas, Sébastien Spehler (en bleu) s’est envolé après 24km de course. Le Vosgien était vraiment le plus fort sur le LUT 2014.  Photo Maxime Jegat

Le coureur du Lyon urban trail ne ressemble pas aux autres. En règle générale, il passe plus de temps le nez en l’air, la bouche en banane, que les yeux vers ses baskets et la bave aux lèvres… Ici, c’est moins le chrono que la découverte qui compte.

Sébastien Spehler, lui, a réussi à associer les deux en bouclant son tour de la ville en 36 km (1 500 m de dénivelé positif) et 26 ascensions, à saute-mouton sur les deux collines et leurs escaliers les plus vertigineux, en seulement 2h25’16’’ à 14,86 km/h de moyenne ! Il pique ainsi le record à son coach, Julien Rancon, double vainqueur de l’épreuve (2008 et 2013) qui avait pourtant placé la barre très haut l’an passé (2h31’59’’).

14,86 km/h de moyenne sur 36 km

Pourtant, le Vosgien employé du parc animalier de la « Montagne des Singes » (26 ans aujourd’hui) n’avait jamais mis les pieds sur ce terrain-là. « Je partais totalement dans l’inconnu, mais finalement, ça se passe de manière assez naturelle », affirmait après coup le coureur poids plume du team Adidas (1,69 m ; 56 kg) pourvu d’une jolie foulée de routier (30’57’’ sur 10 km). Son coach l’avait prévenu. Il allait adorer. Bien vu ! « Il m’avait dit que je n’allais pas m’ennuyer une seconde. Il avait raison. C’était vraiment génial. »

Le champion de France de trail s’est bien amusé en se jouant des coureurs du Team Salomon. Dès le départ, il s’est retrouvé pris en sandwich entre le Grec Dimitis Theodorakokas (2e en 2013) et son jeune équipier Thibaut Baronian. Mais jamais ils n’ont eu l’espoir de croquer Spehler. Baronian craquait à la mi-course. Quant au marathonien grec, il allait tenir jusqu’au 24e avant de baisser pavillon.

« Sébastien est très fort, sans doute plus fort que Julien l’an dernier, applaudissait Theodorakokas, encore deuxième sur la ligne d’arrivée. On allait plus vite que l’an passé, mais il a été capable de garder le rythme dans la deuxième moitié de la course ! Il faudra que je revienne l’an prochain… »

Cannibale

De toute façon, Spehler les ramasse à la pelle depuis un an. Alors qu’il ne se consacre au trail que depuis 2012, il cannibalise toutes les épreuves auxquelles il participe. Cinq sur cinq depuis le début de l’année et sur tous les terrains !

Vainqueurs de ses départementaux et régionaux de cross, il a ensuite triomphé des trails de la Moselotte et du Ventoux avant de s’offrir le LUT la veille de son 26e anniversaire. Son regard se tourne maintenant vers la Maxi-Race à Annecy (31 mai) où il ira repérer le parcours des Mondiaux de trail 2015. Ancien champion du monde de cani-cross (2011), il a les crocs pour réussir le doublé…

Benjamin Steen

Toutes es photos de Maxime Jegat

Les résultats !

vendredi, 04 avril 2014

Cucherat à la barre du sport lyonnais

yann-cucherat-(a-g-)-lors-de-la-remise-des-lions-du-sport-en-2008-avec-gerard-collomb-et-thierry-braillard-photo-le-progres.jpgÀ 34 ans, le double champion d’Europe des barres parallèles va être intronisé aujourd’hui adjoint aux Sports au maire de Lyon. Doté d’une souplesse naturelle, l’ancien gymnaste a vite endossé le costume qu’on lui promettait de longue date.

Avant-veille de second tour. Sur le marché du Point du jour (5e arrondissement), les deux camps jettent leurs dernières forces. Écharpe rose au cou, deux piles de tracts aux couleurs de Gérard Collomb (PS) dans les mains, Yann Cucherat rejoint les soutiens du maire sortant avec un peu de retard après une séance de porte-à-porte dans le vieux Lyon. « La première fois que je suis parti faire campagne, je me suis demandé où j’allais, dit-il. Mais au bout de cinq, minutes, j’ai été pris dans la spirale. »

« Je n’ai aucune ambition politique »

Yann Cucherat

La greffe a pris effectivement à voir l’ancien gymnaste claquer la bise aux militants, s’inquiéter des dernières estimations de report de voix et user de son charme de jeune homme auprès des grands-mères. « Il nous a amené du peps. Il passe très bien », apprécie Thomas Rudigoz, qui menait la liste Évidemment Lyon dans le 5e. Un peu plus tard, il ne coupe pas à la poignée de main avec Michel Havard quand il le croise sur le marché. L’échange sera fair-play même s’il n’a pas apprécié les tentatives de débauchage de l’équipe du candidat UMP.

La politique est un sport comme les autres : « C’est le même engagement que celui mis en œuvre pour les JO, compare-t-il. Avant, je mangeais gym, je dormais gym pour atteindre mes objectifs. De la même manière, cette campagne m’a pris aux tripes. Je suis dedans 18h par jour. » Il jouait gros. Seulement 5e sur la liste, seule une victoire de Thomas Rudigoz face à Michel Havard lui offrait la possibilité d’accéder au poste d’adjoint aux Sports promis par Gérard Collomb en début de campagne. « C’est dans cet arrondissement important qu’il était le plus utile », explique-t-on dans l’entourage du maire. Pari gagné. Il sera intronisé aujourd’hui lors du conseil municipal, devenant le premier sportif depuis Tony Bertrand (1959-1977) à occuper la fonction. Non encarté, il siégera dans le groupe des radicaux de gauche, aux côtés de Thierry Braillard, son parrain en politique à qui il succède.

Une lettre à Gérard Collomb en 2010

Yann Cucherat a fini de convaincre Gérard Collomb lors de son gala de fin de carrière le 16 novembre dernier au Palais des Sports de Gerland : « Je connaissais le sportif. Ce jour-là, j’ai vu le rassembleur et l’organisateur. Je lui ai dit : ‘‘si on gagne, tu seras notre adjoint’’ », confie Collomb. Une simple confirmation car ce n’est pas d’aujourd’hui que le gymnaste a la tête de l’emploi.

« J’ai fait mes premiers JO en 2000 alors que Gérard Collomb a débuté son premier mandat en 2001 », rappelle Cucherat. « Il y a eu un coup de foudre amical entre Thierry Braillard et lui », ajoute un conseiller. Alors qu’il était approché par des clubs parisiens, l’ancien adjoint avait tout fait pour permettre au Lyonnais de rester à la Convention gymnique de Lyon.

Plus tard, ses deux « Lions du sport » (2008 et 2009) récompensant le meilleur sportif lyonnais l’ont spécialement touché : « J’ai eu un parcours sportif riche, mais ces deux trophées ont fait écho. En gym, on est dans l’ombre. Ça m’avait donné une lumière et une légitimité. À partir de là, je me suis dit : ‘‘je suis de quelque part’’. » De là datent les premiers appels du pied de la politique. « À l’époque, j’étais dans ma sphère. Mais j’entendais ces rumeurs en bruit de fond. Et personne ne montait au créneau pour s’élever contre. Peu à peu, cela a fait son chemin. » Au point qu’il se déclare disponible dans une lettre adressée à Gérard Collomb en 2010. Le geste, maladroit, témoigne d’une méconnaissance des arcanes du pouvoir local. « J’ai bien reçu ton courrier qui est très bien écrit. Je garde ça en mémoire », lui aurait cependant répondu le maire.

Depuis, il a emprunté un chemin plus académique. Il a présidé le comité de soutien à Thierry Braillard lors des législatives 2012, a été élu à la commission des athlètes de haut niveau du Comité national olympique (CNOSF) et s’est fait adouber pour devenir directeur sportif au sein de la DTN de la fédé de gym. De quoi éclipser les autres candidats qui ont pu s’estimer plus qualifiés qu’un novice dont les tempes commencent à peine à grisonner. Instinctivement politique, il devance les procès en légitimité : « Je suis à l’aise dans mes baskets, répond-il. J’ai une reconversion très excitante, mais j’ai l’impression d’être davantage de Lyon que de la gym. Et si je n’ai aucune ambition politique ni expérience, j’estime que c’est un atout. J’en ai dans le sport associatif, à haut niveau et avec les instances locales, nationales et internationales. Cela aurait été un gâchis de ne pas exploiter ce bagage pour le développement du sport local. Et j’apprends vite. »

Sans surprise, il inscrit son mandat dans la continuité de celui de son prédécesseur. Il se sait toutefois attendu par le mouvement sportif lyonnais. Outre quelques dossiers chauds (comme la salle de l’Asvel), il devra composer avec un budget constant. Donc faire des mécontents. « Certains essayeront de jouer sur l’affectif », devine-t-il. « Ceux qui pensent qu’ils vont se le mettre dans la poche se mettent le doigt dans l’œil », prévient un proche. Il revendique son côté gendre idéal, lisse et poli (« c’est ce que je suis »), mais il affirme aussi qu’il saura trancher : « Je suis toujours à l’écoute, mais jamais dans le compromis. Sportif, j’ai dû constamment choisir. Une faute de main et il faut réagir en un dixième de seconde. Et après, j’ai assumé. Je vis avec ça depuis vingt ans. »

Bio express

Né le 2 octobre 1979 à Jassans-Riottier (Ain)

Palmarès

JO : 6e barres parallèles 2000 (Sydney) et 2004 (Athènes), 8e barre fixe 2008 (Pékin), 8e général par éq. 2012 (Londres).

Championnats du monde : 2e barre fixe 2005 (Melbourne), 3e barres parallèles 2005 (Melbourne)

Championnats d’Europe : 1er barres parallèles 2009 (Milan) ; 1er barres parallèles 2010 (Birmingham). 9 médailles européennes en tout.

Finale de Coupe du monde : 1er barres parallèles 2008 et 2009

Benjamin Steen

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17:51 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 09 mars 2014

Mélina Robert-Michon frappe tôt !

photo-d-archives-afp.jpgMélina Robert-Michon était impatiente de voir où elle en est. La réponse est claire. En propulsant son disque à 64,12m hier à Châteauroux dans le cadre des championnats de France hivernaux de lancers longs, la vice-championne du monde a frappé un grand coup. Pour l’anecdote, les minima (61m) pour les championnats d’Europe de Zurich (12-17 août) sont dans la poche. C’est surtout la 5e meilleure performance de la recordwoman de France (66,28m) et la 4eperformance mondiale de la saison ! « Et c’est une grande première pour moi à cette période de la saison », ajoute la Lyonnaise qui disputait son premier vrai concours de l’année. « Cela confirme les bonnes sensations que j’ai à l’entraînement depuis la reprise. »

Médaillée en grand championnat pour la première fois de sa carrière l’été dernier aux Mondiaux de Moscou, la Lyonnaise (34 ans) ne semble toujours pas redescendue de son nuage. « J’ai passé un cap », analyse-t-elle. Depuis l’automne, elle ne cesse de constater son avance sur ses temps de passage habituels. Le 2 février, malgré une motivation en berne, elle avait ainsi balancé son engin à 59,97m. Un signe qui ne trompe pas. Avec un mois d’entraînement de plus dont un stage à Boulouris, elle flirte d’ores et déjà avec sa condition de l’été dernier… « Ce qui est très positif, c’est qu’en plus, je fais quatre autres jets à plus de 62m, remarque-t-elle. Et techniquement, tout n’était pas parfait. Il y a encore de la marge. »

De très bon augure à une semaine de la Coupe d’Europe des lancers longs à Leiria (Portugal) où elle retrouvera la championne du monde croate Sandra Perkovic : « Je vais avoir une semaine pour faire du jus et reprendre les deux ou trois détails techniques que j’ai à corriger. »

B.Steen

La vidéo

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lundi, 24 février 2014

DÉCI’JOGG. Couzon tient la distance !

IMG_4619.JPGAprès un hiver consacré au cross court, le marathonien Clément Couzon renoue avec succès aux longues distances en remportant le 21,5km du Déci’Jogg.

Plutôt habitué au semi-marathon, marathon ou trail, Clément Couzon a fait une petite entorse à ses habitudes ce week-end en s’alignant sur le Cross court des championnats régionaux et inter régionaux. « Après une bonne 5e place sur le cross long lors des championnats du Rhône je me suis aligné sur le court pour aider mon club de Tassin à se qualifier pour les championnats de France par équipe. Franchement ce n’est pas facile, ça va très vite et quand je regarde les dates de naissance des gars devant je prends un sacré coup de vieux » rigole le Tassilunois qui s’est fait plaisir ce dimanche en revenant sur son terrain de prédilection pour sa rentrée sur route. « Ça fait du bien mais c’était difficile et je vois qu’il me manque encore du travail foncier. C’est parti doucement au début puis le rythme s’est élevé à partir du 10e km. C’est un très beau parcours, difficile, et exigeant pour moi qui découvrais la course mais je reviendrai à coup sûr » indique Couzon qui tentera de battre son record personnel sur 10 km (31’55) dans 15 jours lors des 10 km de Villeurbanne.

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Chez les féminines, la coureuse de Brignais Cécile Bertholon

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l’emporte facilement pendant que le Kenyan de Décines, Eliud Sugut Kimutai,

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s’impose à domicile sur 11 km tandis que Cindy Legier l’emporte chez les femmes.

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À noter que pour cette 15e édition du Déci’Jogg, le record de participation a été largement battu avec 520 athlètes à l’arrivée contre 372 il y a deux ans pour le précédent record. La météo, les efforts de communication et une programmation en dehors des vacances scolaires expliquent sans doute cette participation massive.

Résultats :

- 21,5 km : 1. Couzon (AC Tassin) 1 h 16 min50 ; 2. Boujday (ASCUL) 1 h 17 min14 ; 3. Rushbrook (TDR) 1 h 18 min01 ; 4. Palandre 1 h 20 min58 ; 5. Mortier 1 h 21 min34 ; 6. L afay 1h22’11: 7. Despeghel 1h22’37 ; 8. Billet (YACA) 1h23’23 ; 9. Turon 1h23’23 ; 10. Bhabiten Maacha (DMA) 1h24’29 ; 11. Bolle (TDR) 1h25’36 ; 12. Di Marzo 1h26’30 ; 13. Tanne (DMA) 1h26’44 ; 14. Chassagne (ASVEL) 1h26’46 ; 15. Rognard 1h27’01.

- Fém. : 1. Bertholon (Brignais) 1h38’01 ; 2. Durieux 1h45’32 ; 3. Larose (ASCUL) 1h46’17 ; 4. Vial 1h46’40 ; 5. Bourgeois 1h47’30.

- 11km : 1. Sugut Kimutai (DMA) 37’32 ; 2. Gillon (Amiens) 38’29 ; 3. Ali (GUC) 38’59 ; 4. Abate 39’18 ; 5. Kembai 39’48 ; 6. Bouzid (EAG) 39’55 ; 7. Le Beherec (ASVEL) 40’27 ; 8. Magand (TDR) 41’03 ; 9. Dodane (AAAL) 41’21 ; 10. Pleux 41’33 ; 11. Tournier 41’37 ; 12. Sordello 41’55 ; 13. Moreau 42’07 ; 14. Couchot (DMA) 42’16 ; 15. Thyon 42’22.

Fém. : 1. Legier (ACVS) 50’02 ; 2. Chassot 50’52 ; 3. Bouis 52’25 ; 4. Rivier 52’50 ; 5. Robet 52’54.

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Les PHOTOS

lundi, 17 février 2014

CHAMPIONNATS INTERRÉGIONAUX (ANNONAY). Thévenot monte d’un cran

IMG_4002 (683x1024).jpgToujours placée, l’athlète de l’US Oyonnax installée à Lyon a décroché sa première victoire dans des championnats Interrégionaux. Chahdi et Cheruiyot absents, l’Ethiopien Haile s’est imposé chez les hommes.

Il y a deux semaines aux championnats régionaux à Aix-les-Bains, Anne-Cécile Thévenot (27 ans) avait fait forte impression (2e ). Une prestation éclipsée par la victoire d’Emmie Charayron qui soufflait une fois encore la victoire à l’athlète de l’US Oyonnax (institutrice dans l’est lyonnais) qui ne s’était plus imposée aux Régionaux ou aux Interrégionaux depuis les championnats Rhône-Alpes 2010… Deux fois deuxième en 2013, elle a hier brisé le cycle dans le Parc de Déomas à Annonay. En l’absence d’Hélène Guet, Thévenot largement dominé la marathonienne Aline Camboulives (2e ) tandis que la triathlète Emmie Charayron, en pleine préparation hivernale, échoue cette fois au pied du podium.

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Chez les hommes, les deux grands animateurs des Régionaux manquaient à l’appel. Le Kenyan Benjamin Cheruiyot souffre depuis sa victoire à Aix-les-Bains d’une inflammation à la cheville, tandis qu’Hassan Chahdi était malade. L’Éthiopien de Clermont-Ferrand Haile Masha en a profité pour l’emporter d’un souffle devant le Kenyan de Décines Meyzieu Eliud Sugut (1er des championnats du Rhône) qui l’a poussé à disputer un sprint à couteaux tirés.

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Le Stéphanois Mounir Hsain, déjà troisième des Régionaux, complète le podium. La saison s’achèvera dans deux semaines aux championnats de France au Pontet (2 mars).

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 B.Steen

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Des Photos

samedi, 15 février 2014

MEETING DE BIRMINGHAM (60 METRES HAIES). Darien : « Ça ne leur a pas fait plaisir… »

2013_0225Image0048.JPGAprès une saison blanche, le vice-champion d’Europe croque dans la saison en salle à pleines dents. Vainqueur du meeting de Moscou devant Roblès et Shubenkov, le Lyonnais entend marquer de nouveaux points à Birmingham, à trois semaines des Mondiaux.

Garfield Darien reçoit au sous-sol de la Halle de La Duchère seul dans la salle de muscu. Il porte un survêtement et des baskets d’une marque qui n’est pas celle de l’équipementier qui l’accompagnait depuis ses débuts. Nouveau sponsor ? « Non, j’attends de voir », dit-il. Après une saison blanche en 2013, son contrat n’a pas été reconduit. Mais il devrait vite être rhabillé. Vainqueur du meeting de Moscou devant l’ex-recordman du monde Dayron Roblès et le champion d’Europe Sergueï Shubenkov, le Lyonnais s’est propulsé au 3e rang mondial de la saison sur 60m haies (7’’53, record personnel). Une position provisoire à l’écouter alors qu’il a rendez-vous à Birmingham avec ses adversaires des Mondiaux de Sopot (7-9 mars), y compris le champion olympique Aries Merritt et Pascal Martinot-Largarde détenteur de la meilleure performance mondiale (7’’45) à trois centièmes du record de France de Ladji Doucouré (7’’42)…

Vivez-vous une forme de résurrection cet hiver ?
Ce n’est pas parce qu’on rate une saison qu’on est fini. J’ai juste eu une mononucléose ! Faut faire avec et repartir même si c’est frustrant de s’entraîner pour être au top et d’être stoppé au moment des compétitions.
Des rumeurs prétendaient que vous vouliez arrêter l’athlétisme, que vous aviez pris beaucoup de poids…
Je n’ai jamais porté d’intérêt à ce qui se dit sur moi. Je savais très bien où je voulais aller… Du poids, j’en ai pris mais juste six ou sept kilos. J’en ai profité pour manger au fastfood. Mais j’ai vite perdu ces kilos à la reprise.
«S’il faut gagner en dessous de 7’’40, j’irai »

Votre orgueil a-t-il été atteint quand vous couriez en 14 secondes l’an passé ?
Je ne me suis pas posé de question. Quand on est malade, on va au boulot, non ? J’ai des contrats qui m’obligent à courir. J’ai été professionnel en allant à la rencontre des jeunes lors des meetings, même si ça ne me faisait pas plaisir de savoir que j’allais perdre.
Vous étiez à l’aéroport pour accueillir votre ami Teddy Tamgho après son titre mondial. Son comeback vous a-t-il inspiré ?
J’étais surtout heureux pour lui. Je savais d’où il revenait ! On s’est dit « Cool, l’année prochaine, on sera au top tous les deux ». Et il s’est blessé à nouveau… Mes galères à moi ne sont pas comparables. L’année dernière, j’étais déjà fort et ce n’est pas passé. Cette année, ce n’est pas encore passé (sic) mais je bats mes records, je gagne mes courses…
Ce n’est pas encore « passé » ?
Non, à Moscou, j’ai eu un souci avec la piste qui ne répondait pas. J’aimerais que ça commence à sortir à Birmingham même s’il ne faut pas être trop pressé. Ça fait trois ans que je n’ai plus fait de salle.
Et vous devez intégrer votre nouveau départ en sept appuis au lieu de huit. Est-ce une révolution ?
C’était dans la logique des choses. J’ai gagné en puissance. J’étais obligé de me freiner devant la première haie. C’est un coup à prendre. C’est comme si on décide d’écrire de la main gauche à la place de la droite. Je sens déjà que cela devient plus naturel.
Quel bénéfice en attendez vous ?
Je sais que cela va me faire gagner du temps mais c’est difficile à quantifier. L’idée, c’est d’être mieux après le franchissement de la première haie. Le gain sera plus important sur 110m haies.
Cela change-t-il quelque chose d’avoir battu pour la première fois Roblès et Shubenkov ?
Je ne cache pas que ça m’a fait plaisir. Mais ça ne m’a pas fait passer de cap parce que je savais que je pouvais les battre. En revanche, eux, ça ne leur a pas fait plaisir : Shubenkov est parti directement de l’hôtel… Tant mieux ! C’est important de marquer des points.

Vous serez attendu à Birmingham…
Je suis là pour gagner toutes les courses. Et j’espère que tout le monde sera à fond. Plus je dominerai de gars avant les Mondiaux, plus j’arriverai là-bas avec un avantage. J’y vais avec l’intention de m’améliorer. Passer sous les 7’’50 serait une bonne chose.

L’émulation franco-française avec Martinot Lagarde, ça vous parle ?
Je suis là pour battre tout le monde. Que les Français aillent vite tant mieux, je ne leur souhaite que du bien. Quand il battra des records on en reparlera, mais je veux battre les références avant tout.

Quel chrono pouvez-vous espérer cet hiver ?
Aucune idée. Je sais juste que je peux passer largement en-dessous des 7’’50. S’il faut gagner en dessous des 7’’40, j’irai… Je ne me fixe aucune limite comme Teddy pour passer les 18m.

Recueilli par B.S

CHAMPIONNATS DE FRANCE UNIVERSITAIRES.Floria Gueï, un petit tour à fond et puis s’en va

2013_0512Image0005.JPGLa Brondillante championne de France du 400 m a réalisé la 10e performance mondiale de l’année sur 200 m (23’’39) avant de stopper sa saison en salle.

Un ami s’approche. « Super !, dit-il, c’est un beau temps de passage. » Sourire de Floria Gueï… « Ouais, c’est une bonne étape », rectifie la jeune championne de France du 400 m (23 ans), victorieuse quelques minutes plus tôt du 200 m des championnats de France universitaires en salle hier à la Halle de La Duchère en 23’’39, record personnel explosé, 5e performance européenne et 10e mondiale de l’année… Même en plein air, où il n’y a qu’un seul virage, jamais elle n’avait été aussi vite sur la distance (23’’60 en 2012). Mais la saison en salle est déjà finie pour elle après deux sorties seulement (23’’75 aux Régionaux universitaires le 30 janvier) sans passer par les championnats de France à Bordeaux la semaine prochaine (22-23 février). Et retour dès aujourd’hui à l’entraînement sous la férule de Djamel Boudebibah… « Maintenant, il faut se remettre au boulot », a décidé le coach.

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 « Je n’en espérais pas tant »

« Je ne suis pas du tout frustrée de m’arrêter là, assure-t-elle. L’objectif, c’est l’été. Je voulais juste faire le point parce que c’est parfois difficile de se rendre compte où on en est juste avec l’entraînement. Je n’en espérais pas tant. » Ce chrono valide le travail de vitesse engagé cet hiver, notamment en stage en Afrique du Sud, indispensable selon elle pour grignoter les quelques secondes qui séparent son record personnel sur le tour de piste (51’’42 en demi-finale des Mondiaux de Moscou l’été dernier) de la barre symbolique des 51 secondes… « A chaque séance dure, j’ai ce chiffre en tête », explique la Nantaise d’origine arrivée à Bron dans la foulée des JO de Londres (avec le 4x400m) après trois années à l’Insep avec les entraîneurs Renaud Longuèvre et Bruno Gajer. « Le projet, c’est de préparer au moins les JO de Rio 2016. J’ai trouvé ici tout ce qu’il me fallait avec un super groupe très hétéroclite où l’ambiance est parfaite pour moi. » Avant de penser au Brésil, sa trajectoire passe cet été par les championnats d’Europe à Zurich où elle aura une carte à jouer en individuelle (objectif finale) et en relais. Au sortir de l’hiver, son temps de passage est parfait.

Principaux résultats : Labourel passe 2,20m à la hauteur

HOMMES – 60m : 1. Bassaw 6’’70; 400 m: Jourdier 47’’18; Hauteur : 1. Labourel (ESL) 2,20m ; 2. Deschamps (ESL) 2,14m ; Perche : 1. Joseph 5,40m. FEMMES – 200 m : 1. Gueï 23’’39; Longueur : 1. Mazeau (ESL) 6,08m.

Les résultats

Benjamin Steen

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09:50 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 10 février 2014

TRAIL GIVRÉ MONTANAY. Renaud Jaillardon encore vainqueur

1464664_262618253913993_71652204_n.jpgDéjà vainqueur l’année dernière, Renaud Jaillardon a su prendre la course par le bon bout pour s’imposer tranquillement.

Sous un soleil de plomb et un vent frais, le Trail Givré 2014 a offert à Renaud Jaillardon une seconde victoire consécutive sur le parcours. Avec une course menée tambour battant, le coureur du Val de Saône Athlétisme, club organisateur, a terminé en tête devant Emmanuel Meyssat, comme l’an dernier.

« C’est un parcours plus agréable que l’an passé. Il y a une difficulté supplémentaire dès le départ mais une fois lancé, la traversée des sentiers et champs montanois permet de dérouler facilement. Je n’étais pas trop entraîné pour cette édition mais finalement je me suis senti très bien tout au long de la course », commentait le vainqueur.

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Les Photos

Pour Emmanuel Messat, le constat est plus mitigé : « Je me sentais pas très bien cette semaine, ça s’est vu aujourd’hui, Renaud allait plus vite. » Avec une moyenne de 20km/h en fin de parcours, le double vainqueur a créé un trou avec ses poursuivants.

Chez les féminines, la surprise vient de Séverine Bovero qui termine en tête : « Dès le départ nous étions un groupe de 4 mais nous avons fait une erreur de parcours. Nous avons couru 800 mètres de plus et perdu 3-4 minutes avant de rejoindre la bonne route. Mentalement il a fallu s’accrocher car les autres sont revenues. Je suis très heureuse de cette victoire car Céline Lafaye, championne de France et vainqueur l’an dernier était aussi présente donc terminer devant elle est une fierté. »

Pour la Montanoise de 9km, Nicolas Mayet, vainqueur lui aussi de la dernière édition termine sur la plus haute marche du podium en 33’30’’.

Chez les femmes, c’est la coureuse locale Léa Salah, inscrite au dernier moment qui s’adjuge le parcours en 41’41’’.

Les résultats

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samedi, 08 février 2014

Salle (interregionaux) : Galais double, Mazeau rentre

2012_0705Image0013.JPGA deux semaines des championnats de France en salle (22-23 février), Jennifer Galais (Décines MA) met les bouchées doubles ce week-end aux Interrégionaux une semaine après sa rentrée à Mondeville (7’’48). La jeune sprinteuse (3des championnats de France en salle 2013) dispute le 60 m et le 200 m avant de courir sur la ligne droite mardi au meeting d’Eaubonne. Chez les femmes, à noter également la présence dans le Puy-de-Dôme de la recordwoman de France du triple saut Térésa Nzola Meso (ESL), en quête des minima pour les Mondiaux de Sopot (14,25 m), d’Eléa Mariama Diarra (Décines MA) sur 400 m et de la vice-championne de France en salle de la longueur Darlène Mazeau (ESL) qui effectue sa rentrée après quatre mois de convalescence (talonnade). Chez les hommes, Hugo Grillas (ESL) sur 200 m et 400 m, Florian Labourel et Sébastien Deschamps (ESL) à la hauteur ou encore Vincent Favretto (ESL) à la perche seront à suivre.

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mardi, 04 février 2014

Robert-Michon n’est pas rassasiée

photo-d-archives-afp.jpgSix mois après sa médaille d’argent aux Mondiaux de Moscou, la Lyonnaise a démarré sa nouvelle saison avec une ambition intacte. La preuve, elle a lancé dès hier à 59,97 m.

Tout juste rentrée de trois semaines de stage en Afrique de Sud, la Lyonnaise Mélina Robert Michon renouait avec la compétition ce dimanche, à Parilly, pour les championnats régionaux de lancers longs. Moins glamour que la capitale russe, mais un passage obligé sur la route des championnats de France programmés au mois de mars. Avec un meilleur jet à 59,97 m, la vice-championne du monde a fait le métier et prouvé qu’elle détenait déjà la forme pour sa première sortie de l’année 2014.

«Montrer que ce n’était pas un accident»

Melina Robert-Michon

« C’est pas mal d’autant que je n’étais pas forcément très motivée pour lancer avec ce froid. Je suis rentrée d’Afrique du Sud il y a une semaine, il y a un petit contre coup mais je me trouve en avance sur l’an dernier en terme de préparation », indique la discobole qui va donc pouvoir poursuivre sa préparation hivernale tranquillement avec les championnats de France et surtout la coupe d’Europe de lancers long en ligne de mire. « C’est toujours relevé en coupe d’Europe et logiquement je vais retrouver la championne du monde croate Sandra Perkovic », explique Mélina qui entend bien réaliser une saison 2014 de tout premier plan pour confirmer sa formidable deuxième place de Moscou. « J’ai envie de revivre de telles émotions. Après ma médaille de l’an dernier j’ai envie de confirmer cette année et de montrer que ce résultat n’était pas un accident », indique la recordwoman de France (66,28 m) qui avoue avoir dû refuser des sollicitations médiatiques cet hiver : « Il ne faut pas se tromper d’objectif. »

Pour remplir ses objectifs justement, elle n’a pas hésité à mettre les bouchées doubles cet hiver lors de son stage en Afrique du Sud, où son entraîneur Serge Debié ne l’a pas ménagé, lui astreignant un programme copieux en compagnie de l’ancien responsable des lancers national Thierry Cristel : « Elle a effectué plus de 400 jets de disque et 400 lancers d’autres engins. C’était copieux mais elle a progressé dans sa façon d’assimiler les entraînements », indique son entraîneur qui n’a pas modifié grand-chose cette année dans la technique de son athlète : « Nous sommes plus dans une procédure d’amélioration que de changement. L’objectif cette année est d’être régulier à plus de 62 m et de parvenir à battre son record. »

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16:32 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 03 février 2014

Régionaux de cross à Aix-les-Bains: Cheruiyot gagne la drôle de course

IMG_3671.JPGLe Kenyan s’est imposé après avoir perdu deux fois sa chaussure dans la boue et sprinté un tour trop tôt avec Hassan Chahdi qui conserve son titre régional.

Le duel annoncé entre Benjamin Cheruiyot et Hassan Chahdi a bien eu lieu sur l’Hippodrome d’Aix-les-Bains. Mais difficile de dire si l’un des deux l’a gagné et pas seulement parce que les deux anciens partenaires d’entraînement ont partagé la plus haute marche du podium, le Kenyan en tant que vainqueur de la course et le vice-champion d’Europe 2012 en tant que champion Rhône-Alpes…

Chahdi : « Je voulais abandonner »

Quelle drôle de course dans la boue ! Ce n’était pas un cloaque, plutôt un long tapis de colle forte qui obligea les premiers à en découdre plus de 37 minutes, soit au moins cinq de plus que d’habitude pour boucler 10,670 km… « De toute ma carrière, c’est la première fois que j’ai autant à me battre. Je n’avais jamais vu ça ! », râlait après coup Benjamin Cheruiyot (33 ans), ancien recordman du monde junior du 1 000 m, qui découvre le cross depuis son arrivée en France il y a trois ans. Par deux fois, son pied est même ressorti de la boue sans sa chaussure. Les deux incidents ne l’ont néanmoins pas empêché à chaque fois de se replacer dans la foulée d’Hassan Chahdi, preuve que le 5e des derniers championnats d’Europe a du mal « dans cette période un peu creuse » comme il dit. A l’orgueil, le nouveau pensionnaire de l’Insep aurait pourtant bien voulu franchir la ligne en vainqueur, histoire de conserver son titre régional avec la manière.

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Mais alors que les deux leaders avaient lancé le sprint, ils trouvaient l’accès à la dernière ligne droite fermée. Et pour cause puisqu’il restait en réalité un tour de 1 800 m à effectuer… « On s’est planté avec d’autres coaches », a plaidé coupable Bastien Perraux, ex-entraîneur de Chahdi et toujours celui de Cheruyiot à Décines… « Sur le coup, j’étais tellement cuit que je voulais abandonner, racontait le meilleur crossman français du moment. En plus je n’aime pas me tromper comme ça… Finalement, je suis reparti doucement. » Trop tard pour gagner mais suffisant pour devancer le Stéphanois Mounir Hsain et Julien Rancon exactement comme en 2013 à Vénissieux… Il n’en fait pas une maladie : « Je n’attendais pas grand-chose de cette course. J’ai quand même essayé de me faire plaisir », dit-il sans vraiment convaincre alors qu’il sera dans deux semaines aux Interrégionaux à Annonay et peut-être aux championnats de France dans un mois au Pontet s’il est en capacité de décrocher enfin le titre national. « Ça fait un peu tache à mon palmarès.»

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Cheruiyot paraît beaucoup plus déterminé. « Je vise le top trois », dit-il alors que le Kenyan licencié à Aix-les-Bains souffre depuis deux semaines de maux de ventre liés, sans doute, à sa situation administrative (il est dans l’attente d’une carte de séjour compétence et talent). Sur sa condition physique, le vainqueur du cross des Myriades à Saint-Priest en novembre peut en revanche être rassuré.

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Benjamin Steen

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La renaissance de Charayron

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Évidemment, Emmie Charayron n’a gagné hier que les championnats Rhône-Alpes de cross. Mais son premier titre régional en course à pied a illuminé le visage de la triathlète internationale, championne d’Europe 2011. Cela tranche avec son vague à l’âme de l’année dernière passée à remâcher sa désillusion des JO de Londres (18e) et à soigner une fracture de fatigue au tibia. « Elle aurait pu tout arrêter, confie Philippe Charayron, son père et entraîneur. Au contraire, elle a grandi. Elle s’est aperçue qu’elle voulait trop bien faire étant donné tout le boulot qu’elle avait fait. Maintenant, elle est partie pour aborder la prochaine olympiade d’une autre manière avec une grosse notion de plaisir… » Elle a donc tout remis à plat cet hiver. Direction dorénavant l’Alpe d’Huez quatre jours par semaine. Au programme, un tout petit peu de course à pied, de la natation et 20km de ski de fond par jour à 2000m d’altitude… Un travail foncier atypique qui porte visiblement ses fruits. Deuxième des championnats du Rhône de cross il y a trois semaine derrière Hélène Guet, elle a déposé hier l’ancienne internationale de cross au train à l’amorce de la dernière boucle. La boue l’a peut-être avantagé, mais elle ne boude pas sa joie de retrouver la première marche du podium : « Je ne pensais vraiment pas être aussi bien. J’étais tellement mal samedi en footing que je me disais que je ferais mieux de rester couchée. Voilà pourquoi, je suis restée en retrait en début de course. Puis je me suis sentie de mieux en mieux. Cela va me faire du bien parce que dès que c’est un peu difficile, je repense à ma période de doute de l’an passé... »

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Elle tentera d’enfoncer le clou dans deux semaines aux Interrégionaux avant un stage vélo au Portugal avec l’équipe de France de VTT. Puis il sera temps de se tourner vers la saison de triathlon début avril avec une rentrée en douceur en Coupe d’Europe (à Quarteira au Portugal) avant de retrouver la coupe du monde en Afrique du Sud. Avec le souvenir d’Aix-les-Bains dans un coin de la tête…

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jeudi, 30 janvier 2014

LES LIONS DU SPORT 2013. Mélina Robert-Michon récompensée

C’est une belle lauréate que les Lions du Sport 2013 ont récompensée.Avec une place de vice championne du monde au lancer du disque, Mélina Robert-Michon, figure du sport Lyonnais, méritait amplement ce trophée.

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Forte de quatre participations au Jeux Olympiques, elle se prépare pour une nouvelle aventure à Rio en 2016. L’Olympique Lyonnais se retrouve sur la deuxième marche avec un duo Wendie Renard et Clément Grenier, La capitaine de l’équipe de France et le nouvel international qui ambitionne le voyage au mois de Juin au Brésil. Et pour compléter le podium Edwin Jackson de l’Asvel, MVP Français de Pro A. Une sympathique soirée où furent également récompensé dans la catégorie espoir le jeune gardien Olympien Anthony Lopes.

> Lion d’Or : Mélina Robert-Michon (disque), Argent : Wendie Renard et Clément Grenier (OL), Bronze : Edwin Jackson (Asvel).

> Espoir Or : Anthony Lopes (OL), Argent : Laurie Berthon (piste), Alexandre Chirat (Boules), Vincent Colliat (Rugby), Bronze : Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron (Patinage).

Lion d’Honneur : Les Zoulous (Patinage Artistique), Elise Marc (Triathlon Handisport), Audrey Sauret (Basket) et Génération Roller.

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jeudi, 23 janvier 2014

La Foulée des Monts d'Or

une-course-exigeante-dans-les-rigueurs-de-l-hiver-photo-archives-frederic-bozon.jpgLa commune de Saint-Didier-au-Mont-d’Or accueillera dimanche la 21e édition de la Foulée des Monts d'Or. Les inscriptions papier se terminent ce 23 janvier, mais les volontaires peuvent toujours s’inscrire en ligne jusqu’au vendredi 24 janvier, 14 heures . Sinon, soyez spectateurs et encouragez les coureurs qui s’attelleront aux 25 kilomètres du parcours (675 m de dénivelé), au relais 2 x 12,5 kilomètres ou, pour les moins aguerris, aux 12 kilomètres d’initiation à la marche nordique. Les circuits comportent des nouveautés par rapport aux années précédentes. Les participants traverseront les communes de Limonest, Poleymieux-au-Mont-d’Or, Couzon-au-Mont-d’Or et Saint-Cyr-au-Mont-d’Or.

Dimanche 26 janvier dès 9 heures. Départ centre de loisirs Laurent- Bonnevay, rue du Castellard à Saint-Didier-au-Mont-d’Or. Tarifs course : 25 km : 14 €; relais 2 x 12,5 km : 24 €. Tél. 04 78 28 95 42 et www.lafouleedesmontsdor.fr

Photo Frédéric Bozon

lundi, 20 janvier 2014

La fusée Darien est lancée

Garfield Darien a réalisé la meilleure performance mondiale de l’année sur 60 m haies en 7’’62.

Après une année 2013 gâchée par une mononucléose, Garfield Darrien n’a pas tardé à se rappeler aux bons souvenirs de tout le monde en s’imposant ce dimanche sur 60m haies en 7’’62, établissant ainsi la meilleure performance mondiale de l’année devant l’Américain Dominic Berger (7’’63). A cette époque de l’année cette distinction est plus anecdotique qu’autre chose mais elle démontre tout de même que Garfield est bel et bien de retour. « J’avais déjà connu une année blanche en 2011 et en 2012 j’avais fait une bonne saison donc je sais gérer cette situation. Je vais prendre mon temps, pour l’instant nous sommes dans une phase de travail et je privilégie les compétitions à Lyon pour ne pas faire trop de déplacements » indique le hurdler qui a fait son entrée dans la vie active depuis peu et travaille désormais à la Caisse d’Epargne, juste à côté de la halle de la Duchère « C’est une bonne chose, j’en avais un peu marre de ne vivre que pour l’athlétisme. Ça me permet de voir autre chose et je bénéficie d’horaires aménagés qui me permettent de m’entraîner comme avant. »

Présent dans les tribunes de la Duchère, Teddy Tamgho, champion du monde de triple saut et préparateur physique de Garfield, affichait sa satisfaction après cette belle performance et louait les qualités mentales de son ami « Après une année sans courir quasiment, Garfield a cette grande qualité de se montrer patient et de ne pas en vouloir trop tout de suite. Il faut continuer de travailler en faisant attention à ne pas se blesser mais Garfield est parti pour faire une belle saison » assure le champion du monde très disponible dimanche auprès des jeunes spectateurs et athlètes.

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Photo Fabrice Petit

Parfaitement lancé dans sa saison hivernale, Garfield Darien assume ses ambitions mais ne veut pas brûler les étapes pour autant. « Je n’ai jamais été battu en France sur 60m haies ou 110m haies depuis longtemps, la concurrence est très forte mais j’ai bien l’intention de prouver à tous que je suis le N°1 Français. J’ai progressé physiquement et il faut que je trouve les bons réglages mais l’objectif est d’être en forme pour les championnats du monde. Je ne me fixe pas d’objectif chronométrique mais plutôt l’envie de gagner toutes mes courses » conclut le vice-champion d’Europe en titre du 110 m haies qui sera sans doute la semaine prochaine du côté d’Aubières pour les championnats régionaux d’Auvergne avec les minimas pour les mondiaux (7’’60) en ligne de mire.

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18:07 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mercredi, 15 janvier 2014

Revue de presse du 15 janvier

IMG_3051.JPG16 podiums pour l’ESL pour les départementaux de cross-country

Dimanche, à Décines, c’est le parcours dit du « Mamelon sec » qui accueillait les nombreux participants des championnats départementaux de cross-country. Les athlètes de l’ESL ont magnifiquement tiré leur épingle du jeu avec seize podiums, dont cinq titres. Au cross court seniors masculins, le nouveau Pierre-Bénitain Igor Bougnot

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n’a laissé aucune chance à ses rivaux dans les 500 derniers mètres. En espoirs féminines, Solène Du Repaire confirme sa montée en puissance en s’imposant également. En benjamines, Keren Garcia retrouve la voie du succès, après ses deux premières sorties en demi-teinte. D’autre part, les minimes filles s’offrent la victoire par équipes avec un beau tir groupé (Léa Freychet, 2; Marine Mignon, 6; Agathe Micol, 7; Rose Bruneau, 11e ). Les poussines font de même avec (Bylitis Fotsing, 3; Romane Oriol, 7; Emma Boutot, 10; Zoé Guimont, 11e ). Les autres podiums : en cadettes avec Julie Carre (2e )

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, en juniors avec Alix Branchflower (3e ), sachant que bien d’autres athlètes de l’ESL qui se sont illustrés lors de cette journée de ce sport.


Christelle Ganne : « Je ne conçois pas le sport sans l’adrénaline »

Cette économiste de la santé aux Hospices civils de Lyon est devenue présidente du club d’athlétisme il y a un an.

Quelle compétition vous a le plus marquée ?

J’ai en mémoire ma première compétition UNSS en 1986. Mon professeur d’EPS m’avait repérée et il m’avait conseillé le club de Bron. En tant que passionnée d’athlétisme, je suis toutes les compétitions à la télévision. Les Mondiaux de Moscou m’ont marquée l’été passé avec la médaille de bronze de Mélina Robert-Michon (disque), une Lyonnaise talentueuse, dotée d’une simplicité et d’une gentillesse que beaucoup d’athlètes devraient prendre en exemple.

Quel est votre plus fort souvenir en tant qu’athlète ?

Ma course de 100 m haies lors de mes premiers Championnats du monde vétérans, en 2011 à Sacramento (États-Unis). Et ma 4e place en finale, alors que la médaille était à portée de pointes jusqu’à l’avant-dernière haie. Un moment de déconcentration et vous perdez la médaille. Mais cela a aussi été l’occasion d’un moment de solidarité. Nous sommes des compétiteurs et l’échec fait partie du jeu. Cela nous rend plus forts pour affronter les déceptions suivantes. À l’inverse, ma 5e place l’année suivante en Finlande était une belle performance. Cette saison, aux Championnats d’Europe à Saint-Sébastien (Espagne), je me suis qualifiée en finale pour un centième. Celui-là même qui m’avait manqué aux États-Unis !

Aujourd’hui, souhaitez-vous encore faire de la compétition ?

Oui, je ne conçois pas le sport sans cette dimension de compétition ni l’adrénaline de chaque départ. J’ai la chance de pouvoir concilier vie de famille et sport, et d’avoir un bon entraîneur, André Cimala.

Voir réussir les jeunes dans votre club de Chassieu doit vous toucher ?

Oui, nous avons des éléments prometteurs comme Yannick Vincent ou Clément Ferri qui sont suivis par le Comité d’athlétisme du Rhône. Il y a également Camille Vernisse et Benoit Trahy qui apportent un dynamisme et dont l’état d’esprit doit être un modèle pour les athlètes. Chez les vétérans, l’une des meilleures représentantes de la marche française, Hélène Milliet, montre l’exemple par sa gentillesse et sa disponibilité. En tant que présidente, je suis contente de les voir réussir mais en tant qu’athlète, c’est leur engagement et leur volonté qui me touchent.

Quels sont les projets de l’association pour 2014 ?

Nous souhaitons fidéliser nos jeunes. Par ailleurs, une future tour de chronométrage rendra possible l’organisation des compétitions de niveau régional ou national.

Quelle pourrait être la devise à leur transmettre ?

J’aime cette phrase de Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Il faut toujours donner le meilleur de soi-même pour ne pas avoir de regrets, persévérer, s’accrocher et recommencer dans le respect des autres. Nous sommes adversaires mais pas ennemis !

www.chassieu-athle.fr

Propos recueillis par Caroline Roger

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12:18 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 13 janvier 2014

Fabien Fuster, c’est fabuleux !

IMG_3142.JPGDéjà vainqueur surprise des championnats du Rhône en 2011 à Décines, le coureur de Lyon Athlétisme a remis ça, sur le même circuit du Mamelon après avoir été gravement malade et manqué deux saisons.

C’est sa course ! Déjà vainqueur surprise des championnats du Rhône de cross en 2011 à Décines, Fabien Fuster a remis ça hier sur le difficile circuit du Mamelon. Bon, les circonstances lui ont facilité les choses. Le tenant du titre, Renaud Jaillardon, et son dauphin, Fernando Da Silva, étaient forfaits. D’autres costauds avaient choisi de disputer le cross court. Et le dernier favori restant, Guy-Noël Rouania, a été fauché en pleine course par un point de côté l’obligeant à stopper deux fois. Cela dit, la sensation n’est pas moins forte, car Fabien Fuster revient de très loin.

«Deux années d’arrêt à essayer de trouver de quoi je souffrais»

Il y a trois ans, le coureur de Lyon Athlétisme était rapidement passé de la joie d’avoir décroché la plus belle victoire de sa carrière au cauchemar, en raison d’un mal mystérieux responsable de malaises et d’une paralysie du côté droit du corps. « C’était un problème de moelle épinière dû à un choc, explique-t-il. Un jour, il m’a fallu 1h05 pour faire trois kilomètres soutenu par mon père. Avec une canne, il allait plus vite que moi ! Après deux années d’arrêt à essayer de trouver de quoi je souffrais, c’est finalement un ostéopathe qui a remis les choses en place… »

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Autorisé à reprendre la course à pied en début 2013, il en était à l’époque bien incapable. « En septembre, il était encore à la rue, très loin derrière les autres gars du groupe », témoigne son coach Jacques Maréchet. A bientôt 29 ans, ce comptable aurait eu toutes les raisons de s’estimer déjà heureux de marcher. Mais ce n’est pas le genre… « Je sais que je n’ai pas beaucoup de talent, admet-il. Mais je compense avec le travail. J’ai repris sérieusement l’entraînement en octobre à raison de cinq ou six séances par semaine. C’est allé de mieux en mieux. Pendant les vacances, j’en ai profité pour doubler. Je savais que j’avais une petite chance. »

« Il n’a aucun talent, rectifie son coach. Son seul talent, il est dans la tête. Petit, il a dû porter un corset pendant deux ans et il a une cheville bloquée. Voilà pourquoi il court un peu voûté avec cette impression d’amortir la foulée. C’est quelqu’un qu’on montre en exemple au club. Cette victoire, c’est la victoire de la pugnacité. »

De quoi transformer, en tout cas, son rictus de douleur en large sourire dans les derniers mètres, tandis qu’il avait le titre assuré, loin toutefois derrière le Kenyan Eliud Sugut Kimutai (hors concours car étranger). Déjà que sa victoire en 2011 avait eu une sacrée saveur, « celle-ci a encore plus de valeur d’autant que je suis né à Décines et que j’ai toujours vécu ici », souligne-t-il. D’ores et déjà comblé, il va maintenant enchaîner les championnats régionaux, interrégionaux jusqu’aux championnats de France… Avec un seul objectif : « Y arriver sans être malade ni blessé. La dernière fois que je les ai courus, j’ai fini 115e … »

 

IMG_3030.JPGGuet à la cool, Charayron dans le rythme.Entre elles, c’est une longue histoire… Et les deux dernières championnes du Rhône de cross, Emmie Charayron (2012) et Hélène Guet (2013), ont encore transformé l’épreuve en duel. Avantage cette fois à la Décinoise qui s’est envolée au train… « Je me suis accrochée le plus longtemps possible, mais Hélène, c’est Hélène… », disait Charayron sans rien regretter.

D’ailleurs, les deux jeunes femmes pouvaient avoir le sourire. Alors qu’elle envisage l’athlétisme avec beaucoup plus de recul depuis deux saisons, Guet ne va visiblement pas moins vite que lors de ses grandes années : « Je me suis fait plaisir, expliquait-elle. J’apprends à courir autrement et essayant d’être beaucoup relâchée qu’avant. Cela marche parce que je suis beaucoup mieux dans ma tête. Aujourd’hui, j’ai couru sur l’euphorie.»

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Pour son premier cross de la saison, Charayron était elle-aussi à la recherche de « sensations » après une année 2013 à oublier. Le résultat est concluant : « Je savais que je n’étais pas mal vu mes chronos à l’entraînement, mais c’est toujours bien de le valider en compétition dans un contexte différent. De courir contre Hélène me donne un bon repère », expliquait la championne d’Europe de triathlon 2011 avant de filer directement pour l’Alpe d’Huez où elle s’installe régulièrement pour des courts séjours de quatre jours depuis l’automne dernier. Au programme, natation, course à pied et même ascension à vélo de la montée aux 21 virages… Un menu casse-pattes qui ne l’empêchera pas de disputer les championnats régionaux et interrégionaux de cross.

Benjamin Steen


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samedi, 14 décembre 2013

INSA PERCH’FORMANCE: La perche entre en piste

{65B0F1C1-FBE5-4B4B-8E7C-84CA7F83BA99}_image.jpgVilleurbanne accueille la 5e édition de Perch’formance. Cette année, peu de Français sont présents mais deux régionaux font leur rentrée, dont Vincent Favretto. Le concours féminin pourrait détoner avec deux étoiles montantes de la discipline.

Loin du froid et du brouillard villeurbannais, les meilleurs perchistes français étaient – encore cette semaine – en stage à La Réunion, à 9000km de là. Fatalement, le plateau de Perch’formance s’en trouve amoindri. Surtout que le concours lance la saison. Alors qu’attendre en terme de performance ? « C’est un peu flou car ce sera la première sortie de l’hiver pour les athlètes, explique Kilian Jacquet, membre de l’organisation. Cela dit, les installations sont propices à de bonnes performances. »

Rapide, la piste retrouvera sa reine, Holly Bleasdale, détentrice du record de la salle avec 4m87. En janvier 2012, la Britannique de 22 ans taquina gentiment le record du monde en salle d’Elena Isinbaeva (5,00m). Rien que ça. « Elle peut nous nous surprendre encore », espère Killian Jacquet.

Face à elle, on notera la présence de la prometteuse Suédoise, Angelica Bengtsson (20 ans). Elle détient le record du monde junior en salle et est double championne du monde de la catégorie. Il serait tout de même étonnant qu’elle vienne chatouiller la Britannique puisque 24 centimètres les séparent. Quoi que…

La caractéristique de la salle lyonnaise entre en piste et pourrait être un tremplin aussi efficace pour la Scandinave que pour son aînée. Car, quand Bleasdale s’était présentée au concours il y a deux ans, elle trimballait un record à 4m71 qu’elle a fait exploser. La Clermontoise, Marion Buisson, tentera de se distinguer en marge des deux étoiles montantes de la discipline.

Le plateau masculin accueille cette année encore le Grec Konstadinos Filippidis et son record à 5m83. Dans la vitrine de ses faits d’armes, un trône en bonne place : lors de la finale de la Ligue de Diamant 2011, il fit tomber Renaud Lavillenie.

Dans le rôle du chassé, et en tenant compte d’inégaux degrés de préparation physique, le Grec sera-t-il surpris par Jérôme Clavier ? A 30 ans, celui-ci pourrait se rappeler au bon souvenir d’une salle qui lui plaît. En 2011, il y a établi son record personnel à 5m81, soit deux centimètres de moins que le record de Grèce de Filippidis. Killian Jacquet s’attend à une performance « autour des 5 mètres 70 pour le vainqueur. » Trop ambitieux pour une réunion de rentrée ?

Mathieu Gaillac

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