compteur

Avertir le modérateur

samedi, 15 février 2014

MEETING DE BIRMINGHAM (60 METRES HAIES). Darien : « Ça ne leur a pas fait plaisir… »

2013_0225Image0048.JPGAprès une saison blanche, le vice-champion d’Europe croque dans la saison en salle à pleines dents. Vainqueur du meeting de Moscou devant Roblès et Shubenkov, le Lyonnais entend marquer de nouveaux points à Birmingham, à trois semaines des Mondiaux.

Garfield Darien reçoit au sous-sol de la Halle de La Duchère seul dans la salle de muscu. Il porte un survêtement et des baskets d’une marque qui n’est pas celle de l’équipementier qui l’accompagnait depuis ses débuts. Nouveau sponsor ? « Non, j’attends de voir », dit-il. Après une saison blanche en 2013, son contrat n’a pas été reconduit. Mais il devrait vite être rhabillé. Vainqueur du meeting de Moscou devant l’ex-recordman du monde Dayron Roblès et le champion d’Europe Sergueï Shubenkov, le Lyonnais s’est propulsé au 3e rang mondial de la saison sur 60m haies (7’’53, record personnel). Une position provisoire à l’écouter alors qu’il a rendez-vous à Birmingham avec ses adversaires des Mondiaux de Sopot (7-9 mars), y compris le champion olympique Aries Merritt et Pascal Martinot-Largarde détenteur de la meilleure performance mondiale (7’’45) à trois centièmes du record de France de Ladji Doucouré (7’’42)…

Vivez-vous une forme de résurrection cet hiver ?
Ce n’est pas parce qu’on rate une saison qu’on est fini. J’ai juste eu une mononucléose ! Faut faire avec et repartir même si c’est frustrant de s’entraîner pour être au top et d’être stoppé au moment des compétitions.
Des rumeurs prétendaient que vous vouliez arrêter l’athlétisme, que vous aviez pris beaucoup de poids…
Je n’ai jamais porté d’intérêt à ce qui se dit sur moi. Je savais très bien où je voulais aller… Du poids, j’en ai pris mais juste six ou sept kilos. J’en ai profité pour manger au fastfood. Mais j’ai vite perdu ces kilos à la reprise.
«S’il faut gagner en dessous de 7’’40, j’irai »

Votre orgueil a-t-il été atteint quand vous couriez en 14 secondes l’an passé ?
Je ne me suis pas posé de question. Quand on est malade, on va au boulot, non ? J’ai des contrats qui m’obligent à courir. J’ai été professionnel en allant à la rencontre des jeunes lors des meetings, même si ça ne me faisait pas plaisir de savoir que j’allais perdre.
Vous étiez à l’aéroport pour accueillir votre ami Teddy Tamgho après son titre mondial. Son comeback vous a-t-il inspiré ?
J’étais surtout heureux pour lui. Je savais d’où il revenait ! On s’est dit « Cool, l’année prochaine, on sera au top tous les deux ». Et il s’est blessé à nouveau… Mes galères à moi ne sont pas comparables. L’année dernière, j’étais déjà fort et ce n’est pas passé. Cette année, ce n’est pas encore passé (sic) mais je bats mes records, je gagne mes courses…
Ce n’est pas encore « passé » ?
Non, à Moscou, j’ai eu un souci avec la piste qui ne répondait pas. J’aimerais que ça commence à sortir à Birmingham même s’il ne faut pas être trop pressé. Ça fait trois ans que je n’ai plus fait de salle.
Et vous devez intégrer votre nouveau départ en sept appuis au lieu de huit. Est-ce une révolution ?
C’était dans la logique des choses. J’ai gagné en puissance. J’étais obligé de me freiner devant la première haie. C’est un coup à prendre. C’est comme si on décide d’écrire de la main gauche à la place de la droite. Je sens déjà que cela devient plus naturel.
Quel bénéfice en attendez vous ?
Je sais que cela va me faire gagner du temps mais c’est difficile à quantifier. L’idée, c’est d’être mieux après le franchissement de la première haie. Le gain sera plus important sur 110m haies.
Cela change-t-il quelque chose d’avoir battu pour la première fois Roblès et Shubenkov ?
Je ne cache pas que ça m’a fait plaisir. Mais ça ne m’a pas fait passer de cap parce que je savais que je pouvais les battre. En revanche, eux, ça ne leur a pas fait plaisir : Shubenkov est parti directement de l’hôtel… Tant mieux ! C’est important de marquer des points.

Vous serez attendu à Birmingham…
Je suis là pour gagner toutes les courses. Et j’espère que tout le monde sera à fond. Plus je dominerai de gars avant les Mondiaux, plus j’arriverai là-bas avec un avantage. J’y vais avec l’intention de m’améliorer. Passer sous les 7’’50 serait une bonne chose.

L’émulation franco-française avec Martinot Lagarde, ça vous parle ?
Je suis là pour battre tout le monde. Que les Français aillent vite tant mieux, je ne leur souhaite que du bien. Quand il battra des records on en reparlera, mais je veux battre les références avant tout.

Quel chrono pouvez-vous espérer cet hiver ?
Aucune idée. Je sais juste que je peux passer largement en-dessous des 7’’50. S’il faut gagner en dessous des 7’’40, j’irai… Je ne me fixe aucune limite comme Teddy pour passer les 18m.

Recueilli par B.S

CHAMPIONNATS DE FRANCE UNIVERSITAIRES.Floria Gueï, un petit tour à fond et puis s’en va

2013_0512Image0005.JPGLa Brondillante championne de France du 400 m a réalisé la 10e performance mondiale de l’année sur 200 m (23’’39) avant de stopper sa saison en salle.

Un ami s’approche. « Super !, dit-il, c’est un beau temps de passage. » Sourire de Floria Gueï… « Ouais, c’est une bonne étape », rectifie la jeune championne de France du 400 m (23 ans), victorieuse quelques minutes plus tôt du 200 m des championnats de France universitaires en salle hier à la Halle de La Duchère en 23’’39, record personnel explosé, 5e performance européenne et 10e mondiale de l’année… Même en plein air, où il n’y a qu’un seul virage, jamais elle n’avait été aussi vite sur la distance (23’’60 en 2012). Mais la saison en salle est déjà finie pour elle après deux sorties seulement (23’’75 aux Régionaux universitaires le 30 janvier) sans passer par les championnats de France à Bordeaux la semaine prochaine (22-23 février). Et retour dès aujourd’hui à l’entraînement sous la férule de Djamel Boudebibah… « Maintenant, il faut se remettre au boulot », a décidé le coach.

2013_0512Image0013.JPG

 « Je n’en espérais pas tant »

« Je ne suis pas du tout frustrée de m’arrêter là, assure-t-elle. L’objectif, c’est l’été. Je voulais juste faire le point parce que c’est parfois difficile de se rendre compte où on en est juste avec l’entraînement. Je n’en espérais pas tant. » Ce chrono valide le travail de vitesse engagé cet hiver, notamment en stage en Afrique du Sud, indispensable selon elle pour grignoter les quelques secondes qui séparent son record personnel sur le tour de piste (51’’42 en demi-finale des Mondiaux de Moscou l’été dernier) de la barre symbolique des 51 secondes… « A chaque séance dure, j’ai ce chiffre en tête », explique la Nantaise d’origine arrivée à Bron dans la foulée des JO de Londres (avec le 4x400m) après trois années à l’Insep avec les entraîneurs Renaud Longuèvre et Bruno Gajer. « Le projet, c’est de préparer au moins les JO de Rio 2016. J’ai trouvé ici tout ce qu’il me fallait avec un super groupe très hétéroclite où l’ambiance est parfaite pour moi. » Avant de penser au Brésil, sa trajectoire passe cet été par les championnats d’Europe à Zurich où elle aura une carte à jouer en individuelle (objectif finale) et en relais. Au sortir de l’hiver, son temps de passage est parfait.

Principaux résultats : Labourel passe 2,20m à la hauteur

HOMMES – 60m : 1. Bassaw 6’’70; 400 m: Jourdier 47’’18; Hauteur : 1. Labourel (ESL) 2,20m ; 2. Deschamps (ESL) 2,14m ; Perche : 1. Joseph 5,40m. FEMMES – 200 m : 1. Gueï 23’’39; Longueur : 1. Mazeau (ESL) 6,08m.

Les résultats

Benjamin Steen

leprog.jpg


09:50 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 10 février 2014

TRAIL GIVRÉ MONTANAY. Renaud Jaillardon encore vainqueur

1464664_262618253913993_71652204_n.jpgDéjà vainqueur l’année dernière, Renaud Jaillardon a su prendre la course par le bon bout pour s’imposer tranquillement.

Sous un soleil de plomb et un vent frais, le Trail Givré 2014 a offert à Renaud Jaillardon une seconde victoire consécutive sur le parcours. Avec une course menée tambour battant, le coureur du Val de Saône Athlétisme, club organisateur, a terminé en tête devant Emmanuel Meyssat, comme l’an dernier.

« C’est un parcours plus agréable que l’an passé. Il y a une difficulté supplémentaire dès le départ mais une fois lancé, la traversée des sentiers et champs montanois permet de dérouler facilement. Je n’étais pas trop entraîné pour cette édition mais finalement je me suis senti très bien tout au long de la course », commentait le vainqueur.

1795259_10203135449327588_1927115186_o.jpg

Les Photos

Pour Emmanuel Messat, le constat est plus mitigé : « Je me sentais pas très bien cette semaine, ça s’est vu aujourd’hui, Renaud allait plus vite. » Avec une moyenne de 20km/h en fin de parcours, le double vainqueur a créé un trou avec ses poursuivants.

Chez les féminines, la surprise vient de Séverine Bovero qui termine en tête : « Dès le départ nous étions un groupe de 4 mais nous avons fait une erreur de parcours. Nous avons couru 800 mètres de plus et perdu 3-4 minutes avant de rejoindre la bonne route. Mentalement il a fallu s’accrocher car les autres sont revenues. Je suis très heureuse de cette victoire car Céline Lafaye, championne de France et vainqueur l’an dernier était aussi présente donc terminer devant elle est une fierté. »

Pour la Montanoise de 9km, Nicolas Mayet, vainqueur lui aussi de la dernière édition termine sur la plus haute marche du podium en 33’30’’.

Chez les femmes, c’est la coureuse locale Léa Salah, inscrite au dernier moment qui s’adjuge le parcours en 41’41’’.

Les résultats

leprog.jpg

 

samedi, 08 février 2014

Salle (interregionaux) : Galais double, Mazeau rentre

2012_0705Image0013.JPGA deux semaines des championnats de France en salle (22-23 février), Jennifer Galais (Décines MA) met les bouchées doubles ce week-end aux Interrégionaux une semaine après sa rentrée à Mondeville (7’’48). La jeune sprinteuse (3des championnats de France en salle 2013) dispute le 60 m et le 200 m avant de courir sur la ligne droite mardi au meeting d’Eaubonne. Chez les femmes, à noter également la présence dans le Puy-de-Dôme de la recordwoman de France du triple saut Térésa Nzola Meso (ESL), en quête des minima pour les Mondiaux de Sopot (14,25 m), d’Eléa Mariama Diarra (Décines MA) sur 400 m et de la vice-championne de France en salle de la longueur Darlène Mazeau (ESL) qui effectue sa rentrée après quatre mois de convalescence (talonnade). Chez les hommes, Hugo Grillas (ESL) sur 200 m et 400 m, Florian Labourel et Sébastien Deschamps (ESL) à la hauteur ou encore Vincent Favretto (ESL) à la perche seront à suivre.

leprog.jpg

mardi, 04 février 2014

Robert-Michon n’est pas rassasiée

photo-d-archives-afp.jpgSix mois après sa médaille d’argent aux Mondiaux de Moscou, la Lyonnaise a démarré sa nouvelle saison avec une ambition intacte. La preuve, elle a lancé dès hier à 59,97 m.

Tout juste rentrée de trois semaines de stage en Afrique de Sud, la Lyonnaise Mélina Robert Michon renouait avec la compétition ce dimanche, à Parilly, pour les championnats régionaux de lancers longs. Moins glamour que la capitale russe, mais un passage obligé sur la route des championnats de France programmés au mois de mars. Avec un meilleur jet à 59,97 m, la vice-championne du monde a fait le métier et prouvé qu’elle détenait déjà la forme pour sa première sortie de l’année 2014.

«Montrer que ce n’était pas un accident»

Melina Robert-Michon

« C’est pas mal d’autant que je n’étais pas forcément très motivée pour lancer avec ce froid. Je suis rentrée d’Afrique du Sud il y a une semaine, il y a un petit contre coup mais je me trouve en avance sur l’an dernier en terme de préparation », indique la discobole qui va donc pouvoir poursuivre sa préparation hivernale tranquillement avec les championnats de France et surtout la coupe d’Europe de lancers long en ligne de mire. « C’est toujours relevé en coupe d’Europe et logiquement je vais retrouver la championne du monde croate Sandra Perkovic », explique Mélina qui entend bien réaliser une saison 2014 de tout premier plan pour confirmer sa formidable deuxième place de Moscou. « J’ai envie de revivre de telles émotions. Après ma médaille de l’an dernier j’ai envie de confirmer cette année et de montrer que ce résultat n’était pas un accident », indique la recordwoman de France (66,28 m) qui avoue avoir dû refuser des sollicitations médiatiques cet hiver : « Il ne faut pas se tromper d’objectif. »

Pour remplir ses objectifs justement, elle n’a pas hésité à mettre les bouchées doubles cet hiver lors de son stage en Afrique du Sud, où son entraîneur Serge Debié ne l’a pas ménagé, lui astreignant un programme copieux en compagnie de l’ancien responsable des lancers national Thierry Cristel : « Elle a effectué plus de 400 jets de disque et 400 lancers d’autres engins. C’était copieux mais elle a progressé dans sa façon d’assimiler les entraînements », indique son entraîneur qui n’a pas modifié grand-chose cette année dans la technique de son athlète : « Nous sommes plus dans une procédure d’amélioration que de changement. L’objectif cette année est d’être régulier à plus de 62 m et de parvenir à battre son record. »

leprog.jpg

16:32 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 03 février 2014

Régionaux de cross à Aix-les-Bains: Cheruiyot gagne la drôle de course

IMG_3671.JPGLe Kenyan s’est imposé après avoir perdu deux fois sa chaussure dans la boue et sprinté un tour trop tôt avec Hassan Chahdi qui conserve son titre régional.

Le duel annoncé entre Benjamin Cheruiyot et Hassan Chahdi a bien eu lieu sur l’Hippodrome d’Aix-les-Bains. Mais difficile de dire si l’un des deux l’a gagné et pas seulement parce que les deux anciens partenaires d’entraînement ont partagé la plus haute marche du podium, le Kenyan en tant que vainqueur de la course et le vice-champion d’Europe 2012 en tant que champion Rhône-Alpes…

Chahdi : « Je voulais abandonner »

Quelle drôle de course dans la boue ! Ce n’était pas un cloaque, plutôt un long tapis de colle forte qui obligea les premiers à en découdre plus de 37 minutes, soit au moins cinq de plus que d’habitude pour boucler 10,670 km… « De toute ma carrière, c’est la première fois que j’ai autant à me battre. Je n’avais jamais vu ça ! », râlait après coup Benjamin Cheruiyot (33 ans), ancien recordman du monde junior du 1 000 m, qui découvre le cross depuis son arrivée en France il y a trois ans. Par deux fois, son pied est même ressorti de la boue sans sa chaussure. Les deux incidents ne l’ont néanmoins pas empêché à chaque fois de se replacer dans la foulée d’Hassan Chahdi, preuve que le 5e des derniers championnats d’Europe a du mal « dans cette période un peu creuse » comme il dit. A l’orgueil, le nouveau pensionnaire de l’Insep aurait pourtant bien voulu franchir la ligne en vainqueur, histoire de conserver son titre régional avec la manière.

IMG_3587.JPG

Mais alors que les deux leaders avaient lancé le sprint, ils trouvaient l’accès à la dernière ligne droite fermée. Et pour cause puisqu’il restait en réalité un tour de 1 800 m à effectuer… « On s’est planté avec d’autres coaches », a plaidé coupable Bastien Perraux, ex-entraîneur de Chahdi et toujours celui de Cheruyiot à Décines… « Sur le coup, j’étais tellement cuit que je voulais abandonner, racontait le meilleur crossman français du moment. En plus je n’aime pas me tromper comme ça… Finalement, je suis reparti doucement. » Trop tard pour gagner mais suffisant pour devancer le Stéphanois Mounir Hsain et Julien Rancon exactement comme en 2013 à Vénissieux… Il n’en fait pas une maladie : « Je n’attendais pas grand-chose de cette course. J’ai quand même essayé de me faire plaisir », dit-il sans vraiment convaincre alors qu’il sera dans deux semaines aux Interrégionaux à Annonay et peut-être aux championnats de France dans un mois au Pontet s’il est en capacité de décrocher enfin le titre national. « Ça fait un peu tache à mon palmarès.»

IMG_3601.JPG

Cheruiyot paraît beaucoup plus déterminé. « Je vise le top trois », dit-il alors que le Kenyan licencié à Aix-les-Bains souffre depuis deux semaines de maux de ventre liés, sans doute, à sa situation administrative (il est dans l’attente d’une carte de séjour compétence et talent). Sur sa condition physique, le vainqueur du cross des Myriades à Saint-Priest en novembre peut en revanche être rassuré.

IMG_3690.JPG

 

Benjamin Steen

leprog.jpg

La renaissance de Charayron

IMG_3537.JPG

Évidemment, Emmie Charayron n’a gagné hier que les championnats Rhône-Alpes de cross. Mais son premier titre régional en course à pied a illuminé le visage de la triathlète internationale, championne d’Europe 2011. Cela tranche avec son vague à l’âme de l’année dernière passée à remâcher sa désillusion des JO de Londres (18e) et à soigner une fracture de fatigue au tibia. « Elle aurait pu tout arrêter, confie Philippe Charayron, son père et entraîneur. Au contraire, elle a grandi. Elle s’est aperçue qu’elle voulait trop bien faire étant donné tout le boulot qu’elle avait fait. Maintenant, elle est partie pour aborder la prochaine olympiade d’une autre manière avec une grosse notion de plaisir… » Elle a donc tout remis à plat cet hiver. Direction dorénavant l’Alpe d’Huez quatre jours par semaine. Au programme, un tout petit peu de course à pied, de la natation et 20km de ski de fond par jour à 2000m d’altitude… Un travail foncier atypique qui porte visiblement ses fruits. Deuxième des championnats du Rhône de cross il y a trois semaine derrière Hélène Guet, elle a déposé hier l’ancienne internationale de cross au train à l’amorce de la dernière boucle. La boue l’a peut-être avantagé, mais elle ne boude pas sa joie de retrouver la première marche du podium : « Je ne pensais vraiment pas être aussi bien. J’étais tellement mal samedi en footing que je me disais que je ferais mieux de rester couchée. Voilà pourquoi, je suis restée en retrait en début de course. Puis je me suis sentie de mieux en mieux. Cela va me faire du bien parce que dès que c’est un peu difficile, je repense à ma période de doute de l’an passé... »

IMG_3469.JPG

Elle tentera d’enfoncer le clou dans deux semaines aux Interrégionaux avant un stage vélo au Portugal avec l’équipe de France de VTT. Puis il sera temps de se tourner vers la saison de triathlon début avril avec une rentrée en douceur en Coupe d’Europe (à Quarteira au Portugal) avant de retrouver la coupe du monde en Afrique du Sud. Avec le souvenir d’Aix-les-Bains dans un coin de la tête…

IMG_3574.JPG

 Tous les résultats

Des Photos

jeudi, 30 janvier 2014

LES LIONS DU SPORT 2013. Mélina Robert-Michon récompensée

C’est une belle lauréate que les Lions du Sport 2013 ont récompensée.Avec une place de vice championne du monde au lancer du disque, Mélina Robert-Michon, figure du sport Lyonnais, méritait amplement ce trophée.

de-gauche-a-droite-melina-robert-michon-(or)-clement-grenier-et-wendie-renard-(argent)-edwin-jackson-(bronze)-photo-pierre-giroflier.jpg

Forte de quatre participations au Jeux Olympiques, elle se prépare pour une nouvelle aventure à Rio en 2016. L’Olympique Lyonnais se retrouve sur la deuxième marche avec un duo Wendie Renard et Clément Grenier, La capitaine de l’équipe de France et le nouvel international qui ambitionne le voyage au mois de Juin au Brésil. Et pour compléter le podium Edwin Jackson de l’Asvel, MVP Français de Pro A. Une sympathique soirée où furent également récompensé dans la catégorie espoir le jeune gardien Olympien Anthony Lopes.

> Lion d’Or : Mélina Robert-Michon (disque), Argent : Wendie Renard et Clément Grenier (OL), Bronze : Edwin Jackson (Asvel).

> Espoir Or : Anthony Lopes (OL), Argent : Laurie Berthon (piste), Alexandre Chirat (Boules), Vincent Colliat (Rugby), Bronze : Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron (Patinage).

Lion d’Honneur : Les Zoulous (Patinage Artistique), Elise Marc (Triathlon Handisport), Audrey Sauret (Basket) et Génération Roller.

leprog.jpg

jeudi, 23 janvier 2014

La Foulée des Monts d'Or

une-course-exigeante-dans-les-rigueurs-de-l-hiver-photo-archives-frederic-bozon.jpgLa commune de Saint-Didier-au-Mont-d’Or accueillera dimanche la 21e édition de la Foulée des Monts d'Or. Les inscriptions papier se terminent ce 23 janvier, mais les volontaires peuvent toujours s’inscrire en ligne jusqu’au vendredi 24 janvier, 14 heures . Sinon, soyez spectateurs et encouragez les coureurs qui s’attelleront aux 25 kilomètres du parcours (675 m de dénivelé), au relais 2 x 12,5 kilomètres ou, pour les moins aguerris, aux 12 kilomètres d’initiation à la marche nordique. Les circuits comportent des nouveautés par rapport aux années précédentes. Les participants traverseront les communes de Limonest, Poleymieux-au-Mont-d’Or, Couzon-au-Mont-d’Or et Saint-Cyr-au-Mont-d’Or.

Dimanche 26 janvier dès 9 heures. Départ centre de loisirs Laurent- Bonnevay, rue du Castellard à Saint-Didier-au-Mont-d’Or. Tarifs course : 25 km : 14 €; relais 2 x 12,5 km : 24 €. Tél. 04 78 28 95 42 et www.lafouleedesmontsdor.fr

Photo Frédéric Bozon

lundi, 20 janvier 2014

La fusée Darien est lancée

Garfield Darien a réalisé la meilleure performance mondiale de l’année sur 60 m haies en 7’’62.

Après une année 2013 gâchée par une mononucléose, Garfield Darrien n’a pas tardé à se rappeler aux bons souvenirs de tout le monde en s’imposant ce dimanche sur 60m haies en 7’’62, établissant ainsi la meilleure performance mondiale de l’année devant l’Américain Dominic Berger (7’’63). A cette époque de l’année cette distinction est plus anecdotique qu’autre chose mais elle démontre tout de même que Garfield est bel et bien de retour. « J’avais déjà connu une année blanche en 2011 et en 2012 j’avais fait une bonne saison donc je sais gérer cette situation. Je vais prendre mon temps, pour l’instant nous sommes dans une phase de travail et je privilégie les compétitions à Lyon pour ne pas faire trop de déplacements » indique le hurdler qui a fait son entrée dans la vie active depuis peu et travaille désormais à la Caisse d’Epargne, juste à côté de la halle de la Duchère « C’est une bonne chose, j’en avais un peu marre de ne vivre que pour l’athlétisme. Ça me permet de voir autre chose et je bénéficie d’horaires aménagés qui me permettent de m’entraîner comme avant. »

Présent dans les tribunes de la Duchère, Teddy Tamgho, champion du monde de triple saut et préparateur physique de Garfield, affichait sa satisfaction après cette belle performance et louait les qualités mentales de son ami « Après une année sans courir quasiment, Garfield a cette grande qualité de se montrer patient et de ne pas en vouloir trop tout de suite. Il faut continuer de travailler en faisant attention à ne pas se blesser mais Garfield est parti pour faire une belle saison » assure le champion du monde très disponible dimanche auprès des jeunes spectateurs et athlètes.

ici-en-pleine-extension-garfield-darien-(au-centre)-a-litteralement-survole-le-60m-haies-ou-il-a-frappe-tres-fort-ce-week-end-a-la-duchere-photo-fabrice-petit.jpg

Photo Fabrice Petit

Parfaitement lancé dans sa saison hivernale, Garfield Darien assume ses ambitions mais ne veut pas brûler les étapes pour autant. « Je n’ai jamais été battu en France sur 60m haies ou 110m haies depuis longtemps, la concurrence est très forte mais j’ai bien l’intention de prouver à tous que je suis le N°1 Français. J’ai progressé physiquement et il faut que je trouve les bons réglages mais l’objectif est d’être en forme pour les championnats du monde. Je ne me fixe pas d’objectif chronométrique mais plutôt l’envie de gagner toutes mes courses » conclut le vice-champion d’Europe en titre du 110 m haies qui sera sans doute la semaine prochaine du côté d’Aubières pour les championnats régionaux d’Auvergne avec les minimas pour les mondiaux (7’’60) en ligne de mire.

leprog.jpg

18:07 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mercredi, 15 janvier 2014

Revue de presse du 15 janvier

IMG_3051.JPG16 podiums pour l’ESL pour les départementaux de cross-country

Dimanche, à Décines, c’est le parcours dit du « Mamelon sec » qui accueillait les nombreux participants des championnats départementaux de cross-country. Les athlètes de l’ESL ont magnifiquement tiré leur épingle du jeu avec seize podiums, dont cinq titres. Au cross court seniors masculins, le nouveau Pierre-Bénitain Igor Bougnot

IMG_2824.JPG

n’a laissé aucune chance à ses rivaux dans les 500 derniers mètres. En espoirs féminines, Solène Du Repaire confirme sa montée en puissance en s’imposant également. En benjamines, Keren Garcia retrouve la voie du succès, après ses deux premières sorties en demi-teinte. D’autre part, les minimes filles s’offrent la victoire par équipes avec un beau tir groupé (Léa Freychet, 2; Marine Mignon, 6; Agathe Micol, 7; Rose Bruneau, 11e ). Les poussines font de même avec (Bylitis Fotsing, 3; Romane Oriol, 7; Emma Boutot, 10; Zoé Guimont, 11e ). Les autres podiums : en cadettes avec Julie Carre (2e )

IMG_2599.JPG

, en juniors avec Alix Branchflower (3e ), sachant que bien d’autres athlètes de l’ESL qui se sont illustrés lors de cette journée de ce sport.


Christelle Ganne : « Je ne conçois pas le sport sans l’adrénaline »

Cette économiste de la santé aux Hospices civils de Lyon est devenue présidente du club d’athlétisme il y a un an.

Quelle compétition vous a le plus marquée ?

J’ai en mémoire ma première compétition UNSS en 1986. Mon professeur d’EPS m’avait repérée et il m’avait conseillé le club de Bron. En tant que passionnée d’athlétisme, je suis toutes les compétitions à la télévision. Les Mondiaux de Moscou m’ont marquée l’été passé avec la médaille de bronze de Mélina Robert-Michon (disque), une Lyonnaise talentueuse, dotée d’une simplicité et d’une gentillesse que beaucoup d’athlètes devraient prendre en exemple.

Quel est votre plus fort souvenir en tant qu’athlète ?

Ma course de 100 m haies lors de mes premiers Championnats du monde vétérans, en 2011 à Sacramento (États-Unis). Et ma 4e place en finale, alors que la médaille était à portée de pointes jusqu’à l’avant-dernière haie. Un moment de déconcentration et vous perdez la médaille. Mais cela a aussi été l’occasion d’un moment de solidarité. Nous sommes des compétiteurs et l’échec fait partie du jeu. Cela nous rend plus forts pour affronter les déceptions suivantes. À l’inverse, ma 5e place l’année suivante en Finlande était une belle performance. Cette saison, aux Championnats d’Europe à Saint-Sébastien (Espagne), je me suis qualifiée en finale pour un centième. Celui-là même qui m’avait manqué aux États-Unis !

Aujourd’hui, souhaitez-vous encore faire de la compétition ?

Oui, je ne conçois pas le sport sans cette dimension de compétition ni l’adrénaline de chaque départ. J’ai la chance de pouvoir concilier vie de famille et sport, et d’avoir un bon entraîneur, André Cimala.

Voir réussir les jeunes dans votre club de Chassieu doit vous toucher ?

Oui, nous avons des éléments prometteurs comme Yannick Vincent ou Clément Ferri qui sont suivis par le Comité d’athlétisme du Rhône. Il y a également Camille Vernisse et Benoit Trahy qui apportent un dynamisme et dont l’état d’esprit doit être un modèle pour les athlètes. Chez les vétérans, l’une des meilleures représentantes de la marche française, Hélène Milliet, montre l’exemple par sa gentillesse et sa disponibilité. En tant que présidente, je suis contente de les voir réussir mais en tant qu’athlète, c’est leur engagement et leur volonté qui me touchent.

Quels sont les projets de l’association pour 2014 ?

Nous souhaitons fidéliser nos jeunes. Par ailleurs, une future tour de chronométrage rendra possible l’organisation des compétitions de niveau régional ou national.

Quelle pourrait être la devise à leur transmettre ?

J’aime cette phrase de Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Il faut toujours donner le meilleur de soi-même pour ne pas avoir de regrets, persévérer, s’accrocher et recommencer dans le respect des autres. Nous sommes adversaires mais pas ennemis !

www.chassieu-athle.fr

Propos recueillis par Caroline Roger

leprog.jpg

12:18 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 13 janvier 2014

Fabien Fuster, c’est fabuleux !

IMG_3142.JPGDéjà vainqueur surprise des championnats du Rhône en 2011 à Décines, le coureur de Lyon Athlétisme a remis ça, sur le même circuit du Mamelon après avoir été gravement malade et manqué deux saisons.

C’est sa course ! Déjà vainqueur surprise des championnats du Rhône de cross en 2011 à Décines, Fabien Fuster a remis ça hier sur le difficile circuit du Mamelon. Bon, les circonstances lui ont facilité les choses. Le tenant du titre, Renaud Jaillardon, et son dauphin, Fernando Da Silva, étaient forfaits. D’autres costauds avaient choisi de disputer le cross court. Et le dernier favori restant, Guy-Noël Rouania, a été fauché en pleine course par un point de côté l’obligeant à stopper deux fois. Cela dit, la sensation n’est pas moins forte, car Fabien Fuster revient de très loin.

«Deux années d’arrêt à essayer de trouver de quoi je souffrais»

Il y a trois ans, le coureur de Lyon Athlétisme était rapidement passé de la joie d’avoir décroché la plus belle victoire de sa carrière au cauchemar, en raison d’un mal mystérieux responsable de malaises et d’une paralysie du côté droit du corps. « C’était un problème de moelle épinière dû à un choc, explique-t-il. Un jour, il m’a fallu 1h05 pour faire trois kilomètres soutenu par mon père. Avec une canne, il allait plus vite que moi ! Après deux années d’arrêt à essayer de trouver de quoi je souffrais, c’est finalement un ostéopathe qui a remis les choses en place… »

IMG_3194.JPG

Autorisé à reprendre la course à pied en début 2013, il en était à l’époque bien incapable. « En septembre, il était encore à la rue, très loin derrière les autres gars du groupe », témoigne son coach Jacques Maréchet. A bientôt 29 ans, ce comptable aurait eu toutes les raisons de s’estimer déjà heureux de marcher. Mais ce n’est pas le genre… « Je sais que je n’ai pas beaucoup de talent, admet-il. Mais je compense avec le travail. J’ai repris sérieusement l’entraînement en octobre à raison de cinq ou six séances par semaine. C’est allé de mieux en mieux. Pendant les vacances, j’en ai profité pour doubler. Je savais que j’avais une petite chance. »

« Il n’a aucun talent, rectifie son coach. Son seul talent, il est dans la tête. Petit, il a dû porter un corset pendant deux ans et il a une cheville bloquée. Voilà pourquoi il court un peu voûté avec cette impression d’amortir la foulée. C’est quelqu’un qu’on montre en exemple au club. Cette victoire, c’est la victoire de la pugnacité. »

De quoi transformer, en tout cas, son rictus de douleur en large sourire dans les derniers mètres, tandis qu’il avait le titre assuré, loin toutefois derrière le Kenyan Eliud Sugut Kimutai (hors concours car étranger). Déjà que sa victoire en 2011 avait eu une sacrée saveur, « celle-ci a encore plus de valeur d’autant que je suis né à Décines et que j’ai toujours vécu ici », souligne-t-il. D’ores et déjà comblé, il va maintenant enchaîner les championnats régionaux, interrégionaux jusqu’aux championnats de France… Avec un seul objectif : « Y arriver sans être malade ni blessé. La dernière fois que je les ai courus, j’ai fini 115e … »

 

IMG_3030.JPGGuet à la cool, Charayron dans le rythme.Entre elles, c’est une longue histoire… Et les deux dernières championnes du Rhône de cross, Emmie Charayron (2012) et Hélène Guet (2013), ont encore transformé l’épreuve en duel. Avantage cette fois à la Décinoise qui s’est envolée au train… « Je me suis accrochée le plus longtemps possible, mais Hélène, c’est Hélène… », disait Charayron sans rien regretter.

D’ailleurs, les deux jeunes femmes pouvaient avoir le sourire. Alors qu’elle envisage l’athlétisme avec beaucoup plus de recul depuis deux saisons, Guet ne va visiblement pas moins vite que lors de ses grandes années : « Je me suis fait plaisir, expliquait-elle. J’apprends à courir autrement et essayant d’être beaucoup relâchée qu’avant. Cela marche parce que je suis beaucoup mieux dans ma tête. Aujourd’hui, j’ai couru sur l’euphorie.»

IMG_2923.JPG

Pour son premier cross de la saison, Charayron était elle-aussi à la recherche de « sensations » après une année 2013 à oublier. Le résultat est concluant : « Je savais que je n’étais pas mal vu mes chronos à l’entraînement, mais c’est toujours bien de le valider en compétition dans un contexte différent. De courir contre Hélène me donne un bon repère », expliquait la championne d’Europe de triathlon 2011 avant de filer directement pour l’Alpe d’Huez où elle s’installe régulièrement pour des courts séjours de quatre jours depuis l’automne dernier. Au programme, natation, course à pied et même ascension à vélo de la montée aux 21 virages… Un menu casse-pattes qui ne l’empêchera pas de disputer les championnats régionaux et interrégionaux de cross.

Benjamin Steen


Tous les résultats

Les PHOTOS: Album 1 - Album 2

samedi, 14 décembre 2013

INSA PERCH’FORMANCE: La perche entre en piste

{65B0F1C1-FBE5-4B4B-8E7C-84CA7F83BA99}_image.jpgVilleurbanne accueille la 5e édition de Perch’formance. Cette année, peu de Français sont présents mais deux régionaux font leur rentrée, dont Vincent Favretto. Le concours féminin pourrait détoner avec deux étoiles montantes de la discipline.

Loin du froid et du brouillard villeurbannais, les meilleurs perchistes français étaient – encore cette semaine – en stage à La Réunion, à 9000km de là. Fatalement, le plateau de Perch’formance s’en trouve amoindri. Surtout que le concours lance la saison. Alors qu’attendre en terme de performance ? « C’est un peu flou car ce sera la première sortie de l’hiver pour les athlètes, explique Kilian Jacquet, membre de l’organisation. Cela dit, les installations sont propices à de bonnes performances. »

Rapide, la piste retrouvera sa reine, Holly Bleasdale, détentrice du record de la salle avec 4m87. En janvier 2012, la Britannique de 22 ans taquina gentiment le record du monde en salle d’Elena Isinbaeva (5,00m). Rien que ça. « Elle peut nous nous surprendre encore », espère Killian Jacquet.

Face à elle, on notera la présence de la prometteuse Suédoise, Angelica Bengtsson (20 ans). Elle détient le record du monde junior en salle et est double championne du monde de la catégorie. Il serait tout de même étonnant qu’elle vienne chatouiller la Britannique puisque 24 centimètres les séparent. Quoi que…

La caractéristique de la salle lyonnaise entre en piste et pourrait être un tremplin aussi efficace pour la Scandinave que pour son aînée. Car, quand Bleasdale s’était présentée au concours il y a deux ans, elle trimballait un record à 4m71 qu’elle a fait exploser. La Clermontoise, Marion Buisson, tentera de se distinguer en marge des deux étoiles montantes de la discipline.

Le plateau masculin accueille cette année encore le Grec Konstadinos Filippidis et son record à 5m83. Dans la vitrine de ses faits d’armes, un trône en bonne place : lors de la finale de la Ligue de Diamant 2011, il fit tomber Renaud Lavillenie.

Dans le rôle du chassé, et en tenant compte d’inégaux degrés de préparation physique, le Grec sera-t-il surpris par Jérôme Clavier ? A 30 ans, celui-ci pourrait se rappeler au bon souvenir d’une salle qui lui plaît. En 2011, il y a établi son record personnel à 5m81, soit deux centimètres de moins que le record de Grèce de Filippidis. Killian Jacquet s’attend à une performance « autour des 5 mètres 70 pour le vainqueur. » Trop ambitieux pour une réunion de rentrée ?

Mathieu Gaillac

leprog.jpg

vendredi, 13 décembre 2013

Championnat de france universitaire de cross-country: L’INSA Lyon récidive !

IMG_1889.JPGDéjà sacrée en 2012, l’équipe masculine de l’INSA Lyon a récidivé cette année en s’adjugeant le titre de champion de France universitaire par équipe de cross country. Valentin Pepiot (Besançon) et Floriane Chevalier (Pharma Clermont/AC Bourges) se sont imposés en individuel.

Quatre cent vingt-trois étudiants (six cents initialement inscrits) ont bravé le froid et le brouillard de l’écrin du complexe Mendès-France de Saint-Priest, théâtre des championnats de France Universitaire 2013 de cross-country.

Et comme en 2012, l’équipe masculine de l’INSA, emmenée par le quatuor Bougnot -Lambert-Hely-Basset est montée sur la plus haute marche du podium. Les Insaliens devançant in extremis (de cinq points) la redoutable formation de l’UT3 Paul Sabatier de Toulouse et l’université de Lorraine.

IMG_1929.JPG

Chez les filles, les Toulousaines portées par la vice-championne de France Jacquet, ont relégué quant à elles les féminines de l’école d’ingénieur lyonnaise à la seconde place, équipe constituée de Riccitiello-Bailly-Basset-Mercat.

IMG_1927.JPG

En individuel, le titre est revenu chez les filles à l’expérimentée Floriane Chevalier de l’école de Pharmacie de Clermont-Ferrand et pensionnaire de l’AC Bourges. « Je me suis sentie bien dès l’entame. J’ai alors attendu un tour pour me mettre dans le bain. Puis le parcours très technique m’a permis de faire plusieurs relances et de m’échapper seule » s’est réjoui la Berruyère qui a validé son billet pour les Mondiaux universitaires qui se tiendront en Ouganda en mars prochain. Chevalier qui sera notamment accompagnée du Bisontin Valentin Pepiot (Doubs Sud Athlé),

IMG_1810.JPG

victorieux chez les hommes devant le Tourangeau Collenot, qu’il ajusta au sprint. Déception côté rhodanien où Igor Bougnot (INSA Lyon) n’a pris que la huitième place, laquelle devrait le priver des championnats du monde.

IMG_1828.JPG

Tous les résultats

Quelques Photos

leprog.jpg

 

lundi, 09 décembre 2013

SaintéLyon 2013: Toute la presse et quelques photos

IMG_1551.JPGBenoît Cori (31 ans) a remporté sa plus grande victoire de sa courte carrière spécifique en trail. Le Basque a bouclé les 75km en solitaire, franchissant l’arrivée à 5h32 hier matin.

Cette soixantième édition aura célébré un vainqueur surprise comme seule la SaintéLyon peut en fournir. A l’image de Denis Morel en 2010 ou du Décinois Fabien Antolinos en 2008.

« Elle est placée en fin de saison et entre ceux qui ont quasiment coupé, ceux qui sont fatigués, d’autres qui sont en recherche de résultats, elle réserve pas mal de surprises», note le Rhodanien qui connaît la recette. « Comme moi en 2008, Benoît était sûrement bien préparé. A cette période de l’année, la fraîcheur joue un grand rôle. »

IMG_1568.JPG

Benoît Cori (31 ans) a donc remporté sa plus grande victoire, lui le touche à tout «qui prend tout ce qui se présente. » Ce Bayonnais d’Ustaritz avait malgré tout déjà réalisé de jolies performances cette saison (3e des 100km de Millau, 2e sur Le Trail aux Etoiles).

« Je le félicite car nous derrière avec Thomas (Lorblanchet), on n’a vraiment pas amusé la galerie derrière sur les derniers kilomètres. Il a su être malin en se glissant dans le groupe de ceux qui partent toujours très forts mais il a su tenir.»

A Saint-Christo en Jarez, au premier point de passage (17e km), Cori était pointé dans le sillage de Julien Navarro à une vingtaine de secondes de Mikaël Pasero mais 35’’ devant le duo Gault-Lorblanchet. A Sainte-Catherine (35e km), il était devant avec Navarro, 3’30’’ devant les anciens vainqueurs et à Saint-Genoux, il comptait 4’45’’ d’avance sur Navarro, près de 6’ sur Gault et Lorblanchet, avantage porté à 8 minutes à Soucieu-en-Jarez.

Le lauréat basque, militaire de carrière dans l’armée de terre, n’en revenait toujours pas une heure après son arrivée à 5h32 au Palais des Sports de Gerland. Lui qui s’était pris la tête entre les mains, incrédule, au bord des larmes en franchissant la ligne. « Je n’avais aucune stratégie de prévue. Je me sentais bien, et j’ai décidé d’aller devant dès les premiers kilomètres en me disant qu’on verrait bien ce qui se passerait. J’ai encore accéléré après le deuxième ravito alors que Navarro a baissé de pied. Je ne pensais pas aller au bout. C’est un truc de fou. Ils ne me connaissaient pas, ils se sont dit, on va laisser faire ce rigolo... »

IMG_1571.JPG

Venu en terre lyonnaise car son frère habite à Lyon, « sans lui, rien n’aurait été possible », il tenait aussi à remercier sa femme Nathalie « qui a su me prendre en mains diététiquement. D’ordinaire, j’avale cinq « Snikers » par jour. Là pendant quinze jours ce fut pâtes le midi et légumes le soir. J’ai perdu trois kilos et c’est certainement ce qui a fait la différence, notamment dans les montées. »

Cet amoureux de la nature, qui se définit coureur à pied multi-terrains et toutes distances (du 10 au 100 km), papa d’un garçon Eneko (4 ans) et d’une fille Amaia (2 ans), s’est peut-être découvert un nouveau profil. « Je n’avais jamais couru de nuit, c’est particulier. Il a fallu aussi faire attention aux pièges du parcours, au verglas dans sa première partie. Je suis tombé deux fois, sans gravité. Avec mon métier, je ne peux pas m’engager sur les belles courses un an à l’avance. Je dois les cibler et penser aussi à ma famille qui me supporte...»

Norbert Bonnet

Une victoire personnelle sur le sort

Emmanuel Gault (2e )

IMG_1579.JPG

« Cette quatrième 2e place (après celles de 2009, 2010 et 2011) a une saveur de retour. C’est comme une victoire personnelle sur le sort après tous les ennuis que j’ai connus en 2013. Une fracture du fémur en début de saison et aux Templiers cette fracture de deux métatarses à cause d’une ardoise. Avoir connu autant de malchance en quelques mois, c’est vraiment incroyable. Mais au sein du team, on s’est toujours accroché, sans rien changer au niveau de la préparation. On a toujours cru en notre travail. Là, je pense à mes enfants. Ça va leur faire du bien. Après les Templiers, ils ont cru que j’étais mort (sic). J’ai obtenu ce résultat sur le jus et l’envie. C’est une grande fierté car la SaintéLyon, c’est toujours une épreuve très difficile, particulière. Et cela va me rebooster pour bien attaquer 2014. »

Près de cinq cents courageuses

IMG_1695.JPG

A minuit, ils furent finalement 5 802 concurrents à s’élancer du Parc des Expositions de Saint-Etienne pour couvrir les 75 kilomètres et les 1 800 mètres de dénivelé positif de la SaintéLyon, sur les 12 180 partants recensés sur les trois épreuves, dont 473 féminines soit 8,15 % des engagés. Elles étaient près de 30 % à s’aligner sur la SaintéExpress (2 500 engagés) et 15 % sur le sprint (1 500 engagés). Sans oublier les relais

Jérémy Pignard entre deux sentiments

Au sein du team régional Terre de Running Ronhill, on attendait plutôt le Décinois Fabien Antolinos, lauréat surprise en 2008, certes en manque de préparation spécifique après son succès sur les Templiers. Mais ce dernier a abandonné au ravito de Saint-Genoux.

« J’ai pu suivre le groupe de tête jusqu’à Sainte-Catherine. Après j’ai payé mon manque de fond. Je n’avais plus la fraîcheur physique ni le mental pour continuer et je ne voulais pas effectuer la course de trop en prévision de 2014. »

IMG_1594.JPG

Pour sa part, son coéquipier Jérémy Pignard a terminé à la 6e place au Palais des Sports de Gerland. Où le licencié du FAC d’Andrézieux avait du mal à masquer sa déception. « Je suis déçu et frustré car j’avais les moyens de terminer dans le top-5 quand je pense que je me suis perdu à 3,5 km de l’arrivée et que cela me coute 3 à 4 minutes », confiait ce gendarme basé à Lille, pour qui il s’agissait de sa 3e participation « après avoir fini très très loin les deux premières fois. »

Deuxième du trail de la Côte d’Opale, le Forézien, qui vaut 31’14 sur 10 000 m, spécialiste également des courses de montagne, s’est mis au trail depuis trois ans avec une belle marge de progression. « Cela convient, je pense, à mes qualités. Je vais assez vite et je suis assez endurant à la base. J’avais comme objectif de rentrer dans le top-10. Terminer aux portes du top-5 n’était pas attendu. C’est pourquoi je suis déçu mais je pense être capable de rééditer une telle performance à l’avenir. Même si la SaintéLyon est une épreuve particulière, changeante d’une année sur l’autre...»

N.B

Nathalie Mauclair en visite

La championne du monde de trail 2013, qui avait préféré faire l’impasse pour récupérer de son succès à la Diagonale des Fous, était néanmoins présente à l’arrivée au Palais des Sports de Gerland, pour accueillir ses copines.

IMG_1537.JPG

« Je me devais d’être présente à cette grande fête que représente la SaintéLyon, si particulière. Le trail c’est aussi ça, avant tout du partage, avec un esprit différent. Terminer ici à Lyon est toujours un moment particulier. C’est une grande satisfaction qui prime pour tous ceux qui parviennent à franchir la ligne d’arrivée...»

Rubin, enfant roi de la SaintéLyon

C’était l’heure de l’arrivée de la SaintéLyon. Alors Rubin a dévoilé son joli minois. Comme s’il ne voulait pas manquer ça. Son papa, Benjamin Steen, a du coup déserté une épreuve qui lui est chère pour assister à la naissance du petit frère de Pilar. Félicitations à notre confrère des sports du Progrès, spécialiste d’athlé (auteur du livre des 60 ans de la SaintéLyon) et à la maman, également journaliste de votre quotidien. On réservera à vie un dossard pour le petit, né le jour des Lumière

Les résultats

Solo (75 km)
Hommes 1. Benoît Cori 5h32’30 ; 2. Emmanuel Gault 5h44’34 ; 3. Alexandre Mayer 5h45’37 ; 4. Thomas Lorblanchet 5h53 ; 5. Mikael Pasero 6h04 ; 6. Jérémy Pignard 6h06 ; 7. Benoit Charles-Mangeon 6h07 ; 8. Alexandre Hayetine 6h09 ; 9. Paul Attwood-Philippe 6h13 ; 10. Nicolas Bichon 6h14
Femmes : 1. Maud Gobert 6h58

IMG_1609.JPG

; 2. Laureline Gaussens 7h28 ;3. Sylvaine Cussot 7h28 ;4. Christine Denis Billet 7h29 ;5. Maria Sermajian 7h52; 6. Cécile Faulcon 8h14; 7. Alice Olivier 8h24 ; 8. Fanny Coyne, 8h26; 9. Magali Moreau 8h35; 10. Marylene Lyonnaz 08h40.

• Saintexpress (45 km)
Hommes : 1. Pierre Chalandon 2h33’26 ; 2. Bruno Rey 2h33’28 ; 3. Sebastien Farano 2h36.
Femmes : 1. Nathalie Pascal 3h10 ; 2. Fanny Cospain 3h18 ; 3. Martine Volay 3h31.
• Saintesprint (21 km)
Hommes : 1. Flavien Thomas 1h22’11 ; 2. Martin Reyt 1h26’07 ; 3. Rémi Thivolle 1h27’46.
Femmes : 1. Sophie Martin 1h43’54 ; 2. Laura Chastaing 1h44’13 ; 3. Camille Faes 1h46’39

IMG_1539.JPG

IMG_1591.JPG

IMG_1612.JPG

IMG_1617.JPG

IMG_1659.JPG

IMG_1677.JPG

IMG_1756.JPG

Tous les résultats

Quelques Photos

leprog.jpg

samedi, 07 décembre 2013

SaintéLyon: L’édition spéciale

STL-2013-affiche.jpgLa 60e SaintéLyon réunit 14 000 concurrents avides d’aventure tandis que ça se bouscule aux avants-postes pour s’offrir une victoire de prestige.

C’est un film très court qui a pris la poussière une éternité dans les placards des pères fondateurs de la SaintéLyon au Cyclotouriste Lyonnais. Deux minutes de bande sauvées de l’oubli par John Cuzin – le fils de Justin-Mary Cuzin qui eut l’idée de cette folie – projetées pour la première fois hier soir lors de la soirée spéciale 60e anniversaire. Nous sommes le 26 janvier 1952. On y voit les quinze concurrents de la première édition plaisanter au bas de la montée de Choulans à Lyon avant de s’enfoncer dans l’inconnu de ce qui n’était alors que le « Raid pédestre Lyon – Saint-Etienne ».

Des images sépia d’une absolue modernité et pas seulement parce qu

2012_1202Image0017.JPG

e les pionniers avaient déjà les pieds dans la neige… En superficie, le décorum et les tenues n’ont plus rien à voir. La SaintéLyon est devenue un énorme barnum. Mais l’essence résiste à l’épreuve du temps. Il s’agira toujours de traverser les Monts du Lyonnais de nuit au cœur de l’hiver, de vivre la grande aventure aux portes de la ville… En soixante et un ans, ce monument régional a survécu à plusieurs menaces de disparition, mais le voilà furieusement à la mode avec mille fois plus de concurrents puisqu’ils seront 14 000 aux départs des six formules (6 500 en solo). Et c’est à guichets fermés depuis deux mois ! Une première alors qu’ils n’étaient que 4 200 pour la 50e. Mais entretemps, la « doyenne » s’est élevée au rang de « classique » en devenant la plus importante course nature française en termes de participation.

2012_1202Image0170.JPG

 

Depuis cette année, il y a aussi un peu de monnaie à la clé, mais le prestige des années et du nombre suffit à donner très envie de l’accrocher à son palmarès. « Cette course a une âme, clame Emmanuel Gault, qui s’est donné de la peine pour la remporter enfin l’an passé après trois deuxièmes places. C’est l’idée que je me fais du dépassement de soi et c’est toujours une histoire particulière. »

Il n’est pas le seul à le penser puisque jamais le plateau Elite n’a été aussi dense avec trois autres anciens vainqueurs : Jean-Franck Proietto qui a fait le coup deux fois en 1994 (record de l’épreuve en prime en 4h20’) et en 2007, Denis Morel, le lauréat d’une grande édition enneigée en 2010, et le Décinois Fabien Antolinos qui lança ici même sa belle carrière dans le trail running en 2008.

Il faut ajouter à cette liste deux des plus grands spécialistes français du moment, Thomas Lorblanchet et Julien Chorier qui s’aventurent sur des chemins qui ne leur sont pas familiers. Michael Boch fait moins de bruit, mais il faudra surveiller le triple vainqueur des 100 km de Millau tout comme Ligérien Jérémy Pignard qui a bien préparé son affaire, sans oublier qu’il y a en a toujours un pour surgir de la nuit…

2012_1202Image0038.JPG

Chez les femmes, c’est plus clair. En l’absence de la championne du monde Nathalie Mauclair qui se remet de sa victoire à la Diagonale des Fous, cela se jouera entre Maud Gobert, deux fois victorieuse en 2009 et 2010, Caroline Chavrot et Maud Combarieu. Sauf accident évidemment faut-il préciser car, pour tout le monde, ce ne sera pas le moindre des défis que d’en réchapper sur un parcours rallongé de 7km (75km en tout), durci de quelques difficultés supplémentaires et pimenté par la neige, la glace et la boue.

2012_1202Image0116.JPG

Comme d’habitude en fait. Soixante éditions que l’entrée dans la légende se mérite!

Benjamin Steen

Pour suivre EN LIVE

2012_1202Image0163.JPG


vendredi, 15 novembre 2013

SaintéLyon : du beau monde pour la 60ème

2012_1202Image0017.JPGC’est sans doute l’effet 60e anniversaire : jamais le plateau Élites de la SaintéLyon (7 décembre) n’a été aussi dense que cette année. D’ores et déjà, quelques-uns des meilleurs spécialistes de la course nature figurent sur la liste des engagés dont quatre anciens vainqueurs : Jean-Franck Proietto (1994 et 2007), Fabien Antolinos (2008), Emmanuel Gault (2012) (photo)

2012_1202Image0249.JPG

et Denis Morel (2010). A noter également la présence de Thomas Lorblanchet, récent lauréat de la course des Templiers, de l’ultra-traileur Julien Chorier, du Britannique Andy Symonds, du champion de France de trail Sébastien Spehler et du Ligérien Jérémy Pignard. Chez les femmes, la double vainqueur 2009-2010 Maud Gobert fait son retour. Elle devra affronter la nouvelle championne du monde de trail et lauréate de la dernière Diagonale des fous à la Réunion Nathalie Mauclair.

La SaintéLyon intègre le TTN

La prochaine édition de la SaintéLyon a été intégrée au calendrier du Trail Tour National 2013-2014 organisé par la Fédération Française d’Athlétisme. Le Trail givré (à Montanay le 9 février) conserve sa place au programme du TTN court.

Les départementaux de cross à Décines

Les championnats du Rhône de cross 2014 seront organisés le 12 janvier à Décines sur le site du Mamelon. Le circuit décinois avait déjà accueilli les départementaux en 2011. Ils feront office de quatrième étape pour la coupe du Rhône de cross qui a débuté le week-end dernier avec le cross de La Bachasse. Les championnats Rhône-Alpes se dérouleront à Aix-les-Bains (2 février) et les Interrégionaux à Annonay (16 février).

18:50 Écrit par La Com dans Actualité, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) | Tags : antolinos |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 11 novembre 2013

Foulées Majolanes. Kipkemboi se fait un nom !

IMG_9001.JPGArrivé à Lyon au mois d’Aout, Michael Kipkemboi signe une première victoire significative dans la région.

Seul du début à la fin Michael Kipkemboi a eu tout le loisir de lever la tête et d’apprécier le paysage pour découvrir une région où il vient tout juste d’emménager. Arrivé du Kenya à Lyon en Aout, le coureur des hauts plateaux n’avait pas encore eu l’occasion de briller dans le département mais s’était déjà illustré en septembre en gagnant un semi-marathon dans le Nord en 1h07’26 et en octobre en remportant le 10km de Grande-Synthe en 31’11.

IMG_9017.JPG

En remportant la 4ème édition des Foulées Majolanes ce dimanche, le coureur qui se cherche encore un club, va sans doute se faire une petite renommée dans le microcosme de la course à pied du Rhône. « Je serais aussi au départ du semi-marathon de Vénissieux la semaine prochaine avec je l’espère une grosse densité pour pouvoir réaliser un bon chrono » indique Michael qui annonce un record personnel sur semi-marathon en 1h02 et en 29’52 sur 10km. Ce dimanche le vent et l’absence de concurrence n’ont pas permis au Kenyan de se rapprocher de ses temps de référence mais nul doute que la densité et la qualité du plateau Vénissian permettront au Kenyan de démontrer l’étendue de son talent.

Chez le féminines, victoire kenyane également avec la ballade de santé de Susanne Kipsang-Jeptoo,

IMG_9033.JPG

qui termine avec près de 5 minutes d’avances sur la Burundaise de l’AS Rispoli Catherine Webomdessa.

Enfin sur 5km, belle démonstration d’Igor Bougnot

IMG_8856.JPG

qui s’impose devant son camarade d’entraînement Clément Hély tandis que l’Ardéchoise Margaux Reboulet l’emporte chez les féminines.

Résultats :

10km : 1. Kipkemboi 31’41 ; 2. Clementz (Fort-de-France) 32’29 ; 3. Prus Kipchirchir (LA) 32’58 ; 4. Grard Le Creusot) 33’18 ; 5. Kemboi (33’34) ; 6. Perraux (DMA) 34’07 ; 7. Masciotra (DMA) 34’07

IMG_9178.JPG

; 8. Germain (EACR) 34’22 ; 9. Grison (CRV) 34’30 ; 10. Veysseyre 34’31 ; 11. Liberge (Serre Chevalier) 34’46 ; 12. Kenneth (ASVEL) 34’58 ; 13. Messah (DMA) 34’58 ; 14. Plisson (BGSA) 35’12 ; 15. Lekhal (ASR) 35’19

Féminines : 1. Kipsang-Jeptoo 35’35 ; 2. Webombessa (ASR) 40’14 ; 3. Faure 40’21

IMG_9200.JPG

5km : 1. Bougnot (ESL) 15’20 ; 2. Hely (Doubs) 15’47 ; 3. Duranton (ESL) 16’21 ; 4. Chaunier (ACVS) 16’24

IMG_8864.JPG

; 5. Bouillard 16’41

Fém. : 1. Reboulet (Tain Tournon) 19’19

IMG_8830.JPG

; 2. Durupt (CSBJ) 19’51 ; 3. Matera (ESL) 21’38

IMG_8918.JPG

Les résultats

Toutes les PHOTOS

leprog.jpg

 

jeudi, 31 octobre 2013

Val Lyonnaise:Philippe Manchon signe le doublé

IMG_8716.JPGVainqueur du 15km l’an dernier, Philippe Manchon s’adjuge le 26km cette année et signe un joli doublé.

Il était venu pour ça, il a réussi son pari en s’imposant au bout de la souffrance en 1h40’15 sur le difficile parcours de 26km de la 12ème édition de la Val’lyonnaise. Rien n’a été simple pourtant pour Philippe Manchon qui a fini dans le stand des secouristes après la ligne d’arrivée franchie, vidé par l’effort.

« Franchement les 6 derniers kilomètres ont été très durs. Je suis plutôt un coureur de 10km donc passer sur 26km ce n’était pas évident et je remercie Didier Bec, l’entraîneur de Tassin et Emmanuel Meyssat, vice-champion de France de course de montagne pour tous les conseils de préparation et de nutrition qu’il m’a donné » indiquait le vainqueur après avoir récupéré de ses efforts mais aussi de ses émotions car rien ne lui a été épargné durant son parcours « Je tiens sincèrement à m’excuser car vers le 12ème kilomètre j’ai touché de l’épaule une participante dans une montée étroite et elle est tombée. Je crois qu’elle ne sait pas fait mal mais je ne voulais vraiment pas la faire tomber. Par contre, après, une personne qui a vu la scène a voulu me mettre un coup-de-poing et comme je l’ai évité il m’a poussé et franchement je trouve ce comportement très dommageable. Je regrette vraiment ces deux incidents et je présente une nouvelle fois mes excuses à la personne que j’ai fait tomber » indique le vainqueur qui se souviendra sans doute longtemps de sa matinée dans les Monts du Lyonnais.

Chez les féminines aussi l’histoire est belle avec la victoire de Géraldine Simbola qui a dû se faire violence pour son retour à la compétition suite à une tendinite au genou.

IMG_8660.JPG

« Je l’ai senti passée celle-là. Je faisais mon retour et je suis venue ici pour me faire plaisir, sans pression » indique l’athlète de l’ESL qui sera au départ à Vénissieux dans quelques semaines mais sans savoir si ce sera sur le 10km ou le 21km.

Sur le 15km, Mickaël Moissonnier a confirmé sa belle forme du moment en signant une deuxième victoire consécutive après son succès la semaine dernière à Caluire tandis que Marjorie Moron s’imposait chez les féminines devant Cynthia Wust.

>>Résultats :

>26km : 1. Manchon 1h45’15 ; 2. Tanguy 1h41’44 ; 3. JeanJean 1h43’03 ; 4. Billet 1h43’43 ; 5. Ange 1h44’18 ; 6. Duranton 1h45’12 ;

IMG_8650.JPG

7. Chamel 1h45’21 ; 8. Puillet 1h47’20 ; 9. Bournand 1h48’33 ; 10. Rey 1h49’17 ; 11. Rivoire 1h51’19 ; 12. Confort 1h51’42 ; 13. Bonnet 1h52’56 ; 14. Pomel 1h53’16 ; 15. Ferraro 1h53’31

Féminines : 1. Simbola 1h49’55 ; 2. Mensing 1h54’48 ;

IMG_8680.JPG

3. Hache 2h12’20 ; 4. Picot 2h13’59 ; 5. Carrez 2h19’33

>15km : 1. Moissonnier 53’54 ; 2. Boukerchi 54’40 ; 3. Paillasson 55’21 ; 4. Guimont 55’51 ; 5. Thivolle 57’26

Féminines : 1. Moron 59’03 ; 2. Wust 59’26 ; 3. Hosni 1h05’06

Tous les résultats

Quelques Photos

leprog.jpg


samedi, 26 octobre 2013

Fabien Antolinos dans l’histoire des « Templiers »

561620_695928347086552_855411937_n.jpgFabien Antolinos signe un doublé inédit. Un an après avoir triomphé du Grand Trail des Templiers (73km), le coureur décinois du team Terre de Running s’est imposé hier dans l’Endurance des Templiers. Cette épreuve « ultra » de plus de 100km (4600m D +) ouvre traditionnellement le long week-end de courses natures à Millau.

Moins de trois semaines après sa deuxième place aux championnats de France de trail à Gap, Antolinos s’est imposé en 9h55’46’’ loin devant Thomas Saint-Girons (10h12’22’’). Il devait initialement disputer le Grand trail (dimanche), considéré comme l’épreuve phare de l’événement, avant de changer d’avis lundi dernier : « Ma récupération après les championnats de France n’était pas optimale après avoir dû produire beaucoup d’efforts en descente pour monter sur le podium, raconte-t-il. Et puis, il me fallait des points pour l’Ultra Trail du Mont Blanc, que je pourrais faire l’an prochain, avant le 31 décembre. C’était un peu frustrant, mais j’ai bien fait. J’ai souffert musculairement alors que la distance est moins exigeante physiologiquement, j’ai pris malgré tout du plaisir en disputant pour la première fois une épreuve de 10 heures, et je remporte une belle victoire… »

906773_695928380419882_513284770_o.jpg

Photos Yves-Marie Quemener

Sixième des Mondiaux de trail au début de l’été, Antolinos n’en a pas fini avec sa saison. Cinq ans après sa victoire à la SaintéLyon, il a prévu de faire son retour sur le raid nocturne le 8 décembre à l’occasion de la 60e édition.

B.Steen

leprog.jpg

08:27 Écrit par La Com dans C'est dans Le Progrès, Course sur route | Commentaires (0) | Tags : antolinos |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 21 octobre 2013

10 km de caluire. Nkunzimana a pris son temps

IMG_8428.JPGLe Burundais Nkunzimana remporte la 16e édition sans faire trembler le record de l’épreuve.

Malgré l’absence au départ d’Hassan Chadhi qui n’aura finalement pas pu être présent dimanche matin pour la 16ème édition des 10km de Caluire, Willy Nduwimana, lauréat l’an dernier en 29’38, pouvait craindre le pire pour son record au vu de la qualité du plateau.

Le vent soufflant en rafale sur le plateau de Caluire a rapidement ramené tout le monde à la raison et le passage au 5ème kilomètre du peloton de tête en 15’15 a confirmé la tendance.

IMG_8450.JPG

C’est finalement après 30’15 d’effort que le grand Burundais Onesphore Nkunzimana franchissait la ligne d’arrivée bien loin des 29’50 réalisé il y a quelques semaines lors de sa victoire aux 10km d’Annecy.

« Avec le vent c’était difficile de battre le record donc j’ai surtout cherché à gagner. C’était important pour moi de gagner ici, sur la région lyonnaise car j’habite ici et mon club est basé à Villeurbanne. Joseph Rispoli nous aide beaucoup tout au long de l’année donc c’est vraiment un grand plaisir de gagner devant lui » reconnaissait Onesphore qui a patienté jusqu’au 6ème kilomètre avant de faire exploser le groupe de quatre hommes constitué de l’Ougandais Chebet, du Marseillais Muragat et du stéphanois Hrioued. « J’ai accéléré au 6ème mais Chebet est revenu un peu plus tard. Je le connais bien car je cours souvent contre lui donc je sais ses forces et ses faiblesses et j’ai préféré attendre les derniers 500 mètres pour porter mon attaque » indique le Burundais qui va maintenant se préparer pour la saison de cross.

IMG_8522.JPG

Chez les filles, pas de surprise avec la victoire de la lauréate du 10km de Lyon, la Burundaise Francine Niyonizigiye en 35’46 avec 9 secondes d’avance sur Godelieve Nizigiymana « J’avais terminé deuxième en 2010 donc je suis contente de gagner ici même si le vent a rendu la course difficile. J’ai dû attendre le dernier kilomètre pour vraiment faire la différence » explique la petite athlète de l’As Rispoli qui sera au départ des 10km de Vénissieux le 17 novembre prochain.

Sur le 5km, la vraie sensation est venue des féminines avec la victoire de Claire Perraux ce qui, en soit, n’est pas une surprise, mais qui a tout de même réussi l’improbable performance de terminer deuxième au scratch, battue seulement par le lauréat masculin Mickaël Moissonnier.

IMG_8371.JPG

Résultats :

> 5km

1. Moissonier (LA) 17’17 ; 2. De Bonnières (AC Tassin) 18’12 ; 3. Magnin (Roanne) 18’25 ; 4. Bolle 18’34 ; 5. Dulong 18’59

Féminines : 1. Perraux (SCO Marseille) 18’00 ; 2. Bonche (en photo) (Chassieu) 21’36 ; 3. Salah 21’36

IMG_8387.JPG

> 10km : 1. Nkunzimana (AS Rispoli) 30’15 ; Chebet (Athle Provence) 30’17 ; 3. Muragat (Athle provence) 30’58 ; 4. Hrioued 30’58 ; 5. Bouziane (SCO Marseille) 31’49 ; 6. Manse 32’16 ; 7. Rushbrook 32’44 ; 8. Clementz 32’47 ; 9. Grard 33’09 ; 10. Thibaud (athlé St Junien) 33’18

Féminines : 1. Niyonizigiye (AS Rispoli) 35’45 ; 2. Nizigiymana (ASR) 35’54 ; 3. Mensing (ESL) 36’35 ; 4. Webombesa (ASR) 38’31 ; 5. Mejard 39’19

leprog.jpg

 

Quelques PHOTOS !

S'il n'y en a pas plus c'est pour ne pas faire de l'ombre au photographe officiel.

PHOTOGONE

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu