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mardi, 07 février 2017

BD : la drôle de grossesse de Céline Charlès

La Lyonnaise Céline Charlès, fondatrice du blog “Kopines”, publie dans l’album Que du bonheur , ses dessins sur sa première grossesse. Elle sera en dédicace ce mercredi, dans le 6e arrondissement.

Si elle avait voulu le faire exprès, Céline Charlès n’aurait pas fait mieux… Alors que sa première BD Que du bonheur , qui retrace sa première grossesse, sort dans les kiosques, elle est enceinte… de plus de sept mois de son troisième enfant ! « Une grossesse marketing, comme se moque gentiment mon mari. Mais je vous assure que ce n’était pas du tout prévu ! », dit-elle en riant.

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Mais bonne joueuse, elle va assurer un minimum de promotion et faire une séance de dédicaces à Lyon, ce mercredi dès 16 heures (voir par ailleurs).

Un blog de “Kopines”

Mais revenons un peu en arrière. Bien avant l’album, il y avait un blog, lancé à Paris. « En 2010, mon mari m’a poussé à dessiner sur Internet. J’ai créé ce blog où je racontais et dessinais des anecdotes sur la vie de mes copines, d’où le nom. Puis je suis tombé enceinte de mon fils Noah et tout naturellement, je me suis mise en scène. Et l’audience a commencé à décoller : le public a mis un visage sur la personne derrière le blog, créant l’impression d’une relation plus intime… » En 2014, le couple s’installe à Lyon, avec la volonté d’y trouver une meilleure qualité de vie. Elle décide de se consacrer au blog à 100 %. « Nous avons refait l’infrastructure du blog, l’orientant vers la maternité et la grossesse. Et j’ai proposé gratuitement une BD numérique de mes aventures qui a été téléchargée plus de 50 000 fois et ils sont plusieurs dizaines de milliers à être abonnés à ma newsletter, un public majoritairement féminin… »

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La grossesse ? Pas que du bonheur !

Et l’album ? Une nouvelle fois, c’est son mari qui la pousse à envoyer une ébauche de ses dessins fin 2015. En février 2016, les Éditions Bamboo sont partantes… « Je pensais que ça allait prendre quelques mois seulement. Sauf que c’est beaucoup plus long ! L’album ne devait pas être une compilation de dessins. Je voulais raconter une histoire, celle du parcours des parents. Le ton du livre est drôle, mais comme souvent, on passe par des moments de doute, de douleur comme lorsque survient une fausse couche. Mais il faut en parler, car ça permet d’avancer et de déculpabiliser… » précise Céline Charlès.

À la demande de l’éditeur, elle refait tous les dessins en en fonction de choix graphiques uniformes, rajoute des inédits : elle se retrouve avec 160 pages qui retracent sa première grossesse. « J’ai fait avancer la sortie afin de pouvoir accoucher tranquillement… », précise-t-elle en souriant.

Et l’avenir ? « Je vais pouvoir parler à l’avenir de famille nombreuse, puisque j’attends mon 3e enfant… Mais plus tard, car même si j’ai un mari qui m’aide beaucoup, je ne vais pas avoir le temps de m’ennuyer les prochaines semaines ! ».

 

Céline Charlès ne s’en défend pas : dessins sans case, sans fond, ton pastel : c’est album “girly” qui plaît aux femmes « même si les hommes le lisent également car ça leur parle ». Mais contrairement à la plupart des auteurs qui viennent dans des librairies, c’est dans une boutique spécialisée pour les nouveaux-nés qu’elle dédicacera ce mercredi, de 16 à 19 heures, son ouvrage Que du bonheur (Édition Bamboo).

« Ce sont des amis et ils vendent le livre. J’ai trouvé plus sympa et original de faire la promotion ici, dans la boutique spécialisée pour les naissances. »

Pratique Dédicace de Céline Charlès, chez Aux enfants rêveurs , place Maréchal-Lyautey à Lyon (6e ), ce mercredi 8 février, de 16 à 19 heures.

David Tapissier

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lundi, 06 février 2017

Charayron et Chahdi sont prêts

Emmie Charayron n’a pas fait le voyage pour rien. Venue ce dimanche à Annonay aux Régionaux Auvergne - Rhône-Alpes un mois avant le lancement de sa saison de triathlon, elle a passé le test avec succès.

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Malgré une grosse semaine d’entraînement, dont cinq heures samedi, la triathlète lyonnaise installée à Gigean (Hérault) a décroché le titre grâce à sa troisième place derrière les Kenyannes Kipsang Jeptoo et Jeronoh. Elle qui cherchait la bagarre, elle a été servie : « Elles ont un gros niveau, ce sont de vraies athlètes, dit-elle. Pourtant, je suis longtemps juste derrière elle. Alors que je manquais vraiment de fraîcheur, c’est très positif. »

De quoi aborder en confiance la manche d’Abu Dhabi des World triathlon series (3 mars) où elle fera son grand retour dix mois après son forfait pour les JO de Rio (opération d’une hernie). Elle tentera de faire aussi bien que l’an dernier (6e ) : « Ce sera dur, prévient-elle. Mais tous les voyants sont au vert. »

Tout va bien également pour Hassan Chahdi qui a survolé l’épreuve hommes devant trois étrangers (le Marocain Boulaama, le Kenyan Ndemi et le Marocain Kiday). Le double champion de France de cross est prêt pour défendre son titre national dans trois semaines à l’hippodrome de Saint-Galmier (26 février). A noter la belle médaille d’argent de Julien Masciotra (Décines Meyzieu Athlétisme), revenu très affûté d’un stage au Kenya.

En cross court, enfin, les Rhodaniens ont trusté les podiums. Elodie Mathien (Décines Meyzieu)

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s’impose devant Hadjer Soukhal (Lyon Athlé) et sa partenaire de club Hélène Guet. Chez les hommes, Ali Messaoudi (Lyon Athlé) confirme sa forme, le titre revenant à Emmanuel Meyssat (AC Tassin).

B.Steen

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samedi, 28 janvier 2017

Gueï : « La salle, ça n’a rien à voir »

La vice-championne d’Europe du 400 m en plein air renoue avec la compétition, l’Euro en salle de Belgrade en ligne de mire. Mais sans assurance de nouveau podium.

 

Mardi dernier, Floria Gueï répète en tranches à la halle de La Duchère : 200 m puis deux fois 100 m, histoire de simuler son 400 m de rentrée ce samedi aux Régionaux (16 h 30). Allure de compétition évidemment. Mais « l’important, c’est la technique », insiste Djamel Boudebibah. Pour le coach, la séance consiste avant tout à se familiariser avec l’anneau couvert de 200 m où Gueï n’a pas planté ses pointes de l’hiver.

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Et cela se voit. Après un premier tour de piste rondement mené, elle s’emmêle les crayons : « Rythme, Flo ! », hurle Boudebibah tandis qu’elle lance son 100 m à grandes enjambées derrière son sparring-partner. Mauvais réflexe : « J’ai fait comme en plein air, bougonne-t-elle, alors qu’en salle, avec les virages serrés et relevés, il faut rythmer la foulée. C’est bien de s’être trompé aujourd’hui : je vais m’en souvenir. »

A 26 ans, elle n’a jamais vraiment approfondi l’indoor. Il y a deux ans à l’Euro de Prague - sa seule sélection internationale en salle -, elle avait calé en demie (4e ) : « J’avais fait des erreurs tactiques qui ne pardonnent pas en championnat, se souvient-elle. Depuis, j’ai évolué. J’ai gagné en confiance et en vitesse. »

« J’en veux plus »

Depuis l’an dernier, elle n’est plus uniquement l’héroïne du relais 4x400m de l’Euro de Zurich 2014. Elle a décroché à Amsterdam sa première médaille continentale individuelle (2e ). Désormais abonnée aux chronos sous les 51 secondes (avec un record à 50’’84), il ne lui a manqué que la finale olympique pour être comblée. « J’ai profité un peu de cette médaille. Au moins, j’en ai une ! Mais j’en veux plus. Maintenant je veux être championne d’Europe. »

Pourquoi pas dès cet hiver, alors qu’elle a mis l’Euro en salle à Belgrade à son programme (3-5 mars) ? « En extérieur, j’aurais répondu “oui” sans hésiter parce que j’ai des certitudes, dit-elle. Mais la salle, ça n’a rien à voir : j’ai moins de repères à cause des virages et des autres filles… » Sur une piste deux fois plus courte que dehors, il faut en effet jouer des coudes lors du second tour, après le rabat. Avec un record sur 200 m en salle en 23’’23 et son record de France du 300 m (36’’46) établis l’an dernier, ses jambes doivent a priori la mettre à l’abri des coups…

Reste à voir son état de forme. Après une longue année 2016, elle a prolongé un peu les vacances à l’automne. Le stage à Ténérife début janvier lui a permis de combler le retard mais l’a laissée sur les rotules, au point de renoncer le week-end dernier au meeting de Nantes. « Mais je sens que je remonte la pente, assure-t-elle. Et j’aime voir revenir l’adrénaline de la compétition… »

17:12 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mercredi, 25 janvier 2017

Duvernay, le grand bond en avant

Après avoir amélioré son record de six centimètres (1,87 m) aux Pré-Régionaux en salle, la sauteuse en hauteur de l’ESL découvre l’ambition à 25 ans.

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A ce niveau-là, c’est exceptionnel. En un concours, aux Pré-Régionaux en salle à la Halle de La Duchère, Prisca Duvernay a amélioré son record personnel de six centimètres, le portant de 1,81 m à 1,87 m. Si elle a échoué – de peu – face aux minima (1,90 m) pour les championnats d’Europe en salle de Belgrade (3-5 mars), la sixième performeuse mondiale de la saison tape dès sa rentrée à la porte du haut niveau. « Je suis hyper contente parce que je ne m’y attendais pas, avoue-t-elle. Bon, j’espérais passer 1,84 m/1,85 m cet hiver. Mais là, je me suis sentie très bien à 1,90 m. Auparavant, je me serais dit : « Mon dieu ! c’est haut ! » Au contraire, j’étais bien, sans pression. C’est accessible. »

L’effet de surprise est partagé. A 25 ans, l’athlète de l’Entente Sud Lyonnais ne compte qu’une sélection en équipe de France pour un match international junior à Madrid en 2009. Depuis, elle a connu un parcours « décousu », comme elle le présente elle-même. « Je me suis mis à la hauteur à Villefranche où il n’y avait pas de coach, raconte-t-elle. Je suis passée ensuite par Anse et puis je suis partie à Londres et à Grenoble pour mes études d’infirmière. Toute seule là-bas, je n’avais pas trop de motivation… »

Vice-championne de France en salle sans entraînement

La voir ramer à 1,80 m a longtemps fait enrager son coach Daniel Aligne : « C’était dommage parce que c’est une fille qui a de grandes qualités : elle est grande (1,80 m), elle saute bien techniquement et elle n’est pas fainéante… » Le hic, c’est qu’elle n’était pas suffisamment à l’entraînement pour en profiter.

Elle a eu le « déclic » l’an passé en décrochant la médaille d’argent des championnats de France en salle avec deux séances d’entraînement dans les jambes : « J’avais juste fait un peu de muscu avec mon copain. Avoir ce résultat dans ces conditions, ça motive. »

Depuis, elle s’est installée à Lyon. Elle travaille comme infirmière au service de réanimation néonatale de l’hôpital Femme-mère-enfant de Bron (trois fois 12h, de jour comme de nuit), et vient au stade du Brotillon de Pierre-Bénite trois à quatre fois par semaine. « Elle n’en fait pas autant que les autres filles de son niveau. Mais elle devient ambitieuse », apprécie Daniel Aligne.

Il lui reste deux occasions pour franchir 1,90 m : aux Régionaux ce week-end (28-29 janvier) puis aux championnats de France (18-19 février à Bordeaux). Elle n’ira pas sur la pointe des pointes de pieds : « Tout a changé depuis les Pré-Régionaux… »

Benjamin Steen

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lundi, 09 janvier 2017

Claire Perraux et les garçons

L’ingénieure lyonnaise licenciée à Marseille a réussi la performance de terminer deuxième de la course juniors garçons/élite femmes.

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« Hé ! les gars, faut y aller, hein ! Vous verrez ce qui va vous arriver si vous courrez comme ça aux Régionaux... » Dans l’aire d’arrivée du Parc de Parilly, Claire Perraux s’est sentie obligée de sermonner les juniors garçons avec qui les élites femmes faisaient front commun pour la première fois ce dimanche aux championnats du Rhône de cross.

Ce regroupement - très tendance actuellement dans le cross - partait d’un bon sentiment des organisateurs, histoire de raccourcir la journée et de densifier un peu les pelotons. Mais ça n’aurait pas dû se passer comme ça. Les juniors auraient dû filer et les filles s’accrocher à la queue de la comète quinze/vingt secondes derrière…

Au lieu de ça, la crosswoman internationale a failli tous les aligner, deuxième finalement du “scratch”, devancée de justesse au sprint par le Caluirard Nicolas Ginot : « On est parti trop doucement. Et ensuite, à cause du vent, la course a été très tactique », se justifiait le nouveau champion du Rhône junior pour qui l’honneur est sauf. Ça n’a pas empêché ces jeunes hommes de se faire gentiment chambrer par le public quand Perraux a pris la tête pour ne pas piquer du nez…

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Sur cross long tout l’hiver

A leur décharge, le niveau des femmes atteignait cette année des sommets (7 dans le top 20). Et Perraux, en particulier n’est pas la première venue avec quatre titres de championne de France de cross court (2011, 2012, 2013, 2015) et 9 sélections en équipe de France, essentiellement en cross.

En plus, elle a faim. L’ingénieure lyonnaise licenciée au SCO Marseille Sainte-Marguerite sort d’une saison marquée par les pépins. Elle nourrissait pourtant l’ambition de se qualifier au moins pour les championnats d’Europe sur 3 000 m steeple : « Après une bonne préparation, j’ai été très handicapée par mes crises d’asthme au pire moment, au printemps, raconte-t-elle. J’ai eu aussi des soucis au mollet et au genou et puis une trachéite à l’automne. Ça ne fait que depuis un mois et demi que je suis capable de recourir correctement. » De guerre lasse, laisser tomber lui a traversé l’esprit à 29 ans : « Je me suis demandée si ça valait le coup de continuer, avoue-telle. Mais quand les sensations reviennent, je me rends compte que je me fais toujours plaisir. »

Revenue dans la nuit de samedi à dimanche d’un stage de deux semaines à Monte Gordo au Portugal, elle a vu ce dimanche qu’elle pouvait encore peser. Pour la première fois cet hiver, elle se concentrera uniquement sur le cross long. « Comme elle n’a pas pu faire de prépa foncière à l’automne, il a fallu décaler », explique son coach et époux Bastien Perraux. « C’est un nouveau challenge », apprécie-t-elle. Il faudra, sans doute, compter sur elle dans un mois et demi aux championnats de France sur l’hippodrome de Saint-Galmier. Les juniors du Rhône sont d’accord…

 Vittet en pensant à la suite

Claire Perraux hors concours pour cause de licence hors comité du Rhône, le titre est revenue, comme en 2015, à Anne-Sophie Vittet (ESL). « J’ai trouvé ça très bien de courir avec les juniors même si on s’est pris quelques coups de coudes, commente-t-elle.

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Cela nous a permis de faire une course rapide. Claire était trop forte. J’ai laissé un trou au mauvais moment. Mais c’est de bon augure vu que j’ai couru ces départementaux en pleine préparation. »

Benjamin Steen

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Le coup de force de Samir Tatah

Son attaque à mi-course a surpris tout le monde. Mais ce n’était pas du bluff. Pas franchement annoncé parmi les favoris, Samir Tatah a finalement survolé le championnat du Rhône, se permettant de finir en roue libre dans les derniers hectomètres, devant Pierre Barbet (2e ) et Mickaël Moissonnier (3e ), et très loin devant le tenant du titre Fabien Fuster (10e ), pas dans son assiette.

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« J’avais fini 2e des départementaux l’an dernier et 24e des championnats de France, rappelle le coureur de Décines Meyzieu Athlé. Mais en cross long, c’est une victoire que je voulais. J’avais cette course en tête. »

« J’ai 38 ans, ça ne va pas durer »

Venu à la course à pied il y a six ans pour perdre du poids alors qu’il pesait 85 kilos (pour 1,75 m), le policier municipal stéphanois sait que le temps presse : « J’ai 38 ans, ça ne va pas durer. Je fais tout pour progresser. » Une obsession depuis que Saint-Galmier a été choisi pour accueillir les championnats de France (18-19 février). Installé à Létra à trois kilomètres de l’hippodrome, il entend répondre présent. Avec son partenaire d’entraînement Othmane Hsain (forfait hier en raison d’une blessure au mollet), il s’est donné les moyens : « J’ai passé un cap tout simplement en augmentant les distances, explique-t-il. Je n’hésite pas à faire des séances de 17 ou 18 kilomètres. » De quoi épater son coach, Bastien Perraux : « Je savais qu’il était bien et qu’il pouvait gagner mais je ne pensais pas qu’il allait le faire de cette manière-là. »

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Il en avait encore sous le pied. Quelques minutes après sa victoire, il fonçait au local de retrait des dossards s’inscrire pour le… cross court couru une demi-heure plus tard. Il a fallu insister car ce n’est pas possible réglementairement. Mais il s’est quand même aligné, hors classement, terminant quand même à une officieuse 6e place ! « J’avais encore la force de sprinter à la fin, dit-il. C’est la preuve que je n’ai pas tout donné… »

B.S.

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vendredi, 16 décembre 2016

Estelle Perrossier quitte l’ESL pour Lyon Athlé

IMG_0909 (2).jpgQuelques semaines après avoir renouvelé sa licence avec l’Entente Sud Lyonnais, Estelle Perrossier vient finalement de rejoindre Lyon Athlétisme. La relayeuse internationale de 4x400 m (7e des Mondiaux de Pékin 2015) n’a pas souhaité s’expliquer sur cette “mutation exceptionnelle” réalisée hors période : « C’est personnel, répond-elle. Je me concentre maintenant sur mon entraînement et mes objectifs. »

Sans rapport avec ce changement de club, Estelle Perrossier sort d’une saison difficile. Septième en finale du 400 m du championnat de France, elle a raté la sélection pour les JO de Rio. Malgré sa mutation, l’athlète de 26 ans poursuivra sa collaboration avec son coach Franck Matamba avec l’ambition de passer sur 800 mètres. Après quelques tentatives la saison dernière (2’06’’67 à Montbéliard), elle entend se consacrer davantage à cette distance dès cet hiver dans les compétitions en salle.

B.Steen

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17:40 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 12 décembre 2016

CROSS DU MAMELON Emmie Charayron, retour gagnant

Absente l’an dernier des terrains de cross, la triathlète était de retour ce dimanche à Décines pour le plus grand plaisir des spectateurs.

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Troisième épreuve de la Coupe du Rhône de cross, le cross du Mamelon, organisé par le club de Décines Meyzieu Athlétisme a réuni un peu moins de 800 athlètes ce dimanche à Décines. « Nous avons eu de superbes conditions mais le pic de pollution de cette semaine a sans doute poussé beaucoup d’athlètes à renoncer, notamment dans les jeunes catégories », reconnaissait le président du DMA, Guillaume Schroll.

Pour cette 46e édition, les organisateurs ne pouvaient espérer meilleure lauréate que la triathlète internationale Emmie Charayron qui a fait un retour apprécié dans une discipline où elle a si souvent brillé par le passé. Forfait pour les JO de Rio cet été en raison d’une hernie crurale, la Villeurbannaise a pris le temps pour digérer sa déception.

« Je me suis posé les questions pour essayer de comprendre pourquoi cela m’était arrivé. Je me suis laissé un temps pour digérer avant de rebondir sur de nouveaux objectifs. Je repars pour une olympiade avec les Jeux de Tokyo comme objectif prioritaire mais je vais chaque saison me fixer des objectifs forts pour les championnats du Monde et j’aimerais être régulière dans le top 8 sur chaque manche de Coupe du Monde », indique la triathlète de 26 ans qui partage son temps d’entraînement entre Sète et Lyon.

« J’avoue que le climat du sud me plaît vraiment, je peux faire des séances de vélo toute la saison ». Ce dimanche, Emmie a, comme d’habitude, donné l’impression de planer au-dessus du parcours sinueux du Mamelon et semble déjà bien affûtée. « J’étais contente de revenir faire un cross et de me sentir encouragé tout au long du parcours et notamment devant mes nièces qui me voyaient courir pour la première fois. Le parcours est très exigeant, avec beaucoup de relances et de montées mais les jambes ont bien répondu et je sens que la forme est là », confie Emmie qui fera sans doute d’autres cross durant l’hiver avant de vraiment démarrer sa saison de triathlon en mars avec l’épreuve ITU d’Abu Dhabi.

Chez les hommes, le Décinois Julien Masciotra,

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très à l’aise il y a 15 jours aux Myriades a confirmé sa belle forme du moment en signant une première victoire à Décines à l’issue d’une course menée de bout en bout.

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samedi, 10 décembre 2016

CROSS DU MAMELON, Charayron : « Je reviens plus forte »

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Emmie Charayron revient dans le jeu. Cinq mois après son opération d’une hernie crurale qui l’a privée des JO de Rio, la triathlète internationale (33e mondiale) se teste au cross du Mamelon à Décines. Une mise en jambe avant de disputer le triathlon de Dakhla (Maroc) la semaine prochaine (17 décembre).

Comment allez-vous après ce long coup d’arrêt ?

Emmie Charayron : « L’opération a bien fonctionné. Et je me suis bien remis. La douleur est apparue en mai à Cagliari (4e ). Aux championnats de France (1re ), elle était terrible. On a mis du temps à diagnostiquer la blessure. L’opération était inévitable. »

Comment avez-vous digéré le forfait pour les JO ?

« Je ne cache pas que j’ai vécu des moments très difficiles. À ce moment-là, j’ai été blessée par plein de choses. Je me suis recroquevillée dans ma bulle. J’avoue que j’ai versé ma petite larme en regardant les JO à la télé. Finalement, j’ai été arrêtée 8 semaines : j’en ai profité pour redéfinir mon projet. J’ai pris un sacré coup sur la tête mais je crois que je reviens plus forte. Je sais ce que je veux. »

C’est-à-dire ?

« J’aurai 30 ans en 2020 aux JO de Tokyo. Théoriquement, c’est l’olympiade où je dois être la meilleure. Je ne veux rien regretter. Désormais, je suis pleinement responsable de mon projet même si j’ai conservé la même équipe autour de moi avec mon père et Bertrand Venturi pour la natation. »

Qu’attendez-vous du cross de Décines ?

« J’ai décidé de ponctuer mes cycles de travail par des compétitions. J’espère aller vite. Cela fait longtemps que je n’ai pas fait de cross (ndlr : son dernier remonte au 12 décembre 2014 à Décines justement). J’en ferai peut-être d’autres. »

Pourquoi renouer avec le triathlon dès la semaine prochaine à Dakhla ?

« Ça me manquait et pour voir où j’en suis. À pied, ça ira, je pense. Je vais voir comment se passe la natation. Il s’agit aussi de dédramatiser la compétition. »

Cross du Mamelon dimanche à Décines à partir de 10h. As femmes à 14h50. As hommes à 15h20.

Recueilli par B.Steen

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samedi, 26 novembre 2016

CROSS DES MYRIADES: Plus ouvert que jamais!

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S’il avait été là, le suspense n’aurait pas été très intense ce dimanche au complexe Pierre Mendès-France de Saint-Priest. Mais Ezechiel Nizigiyimana a dû se résoudre à déclarer forfait en début de semaine. Le Burundais triple vainqueur de l’épreuve (2011, 2012 et 2014) laisse la place pour un lauréat inédit en l’absence également de Kumbi Bechere, victorieux de l’édition 2015 à l’issue d’un sprint face à Benjamin Cheruiyot. Cette fois, les regards se tournent vers le Marocain Reda Jaafar (4een 2015), James Theuri, Abel Maina Ndemi (3e en 2014 et 2e en 2011) ou encore l’Algérien Abderhamane Anou. Jamais sur la plus haute marche à Saint-Priest, les Français compteront sur le champion de France de marathon Paul Lalire (AC Chenôve) et le champion de France du 10 000 m Freddy Guimard (Alès Cévennes). Chez les femmes, la Kenyanne Mercelyne Jeronoh fait figure de grande favorite une semaine après sa nette victoire dans le 10 km de la Foulée vénissiane. En tout, plus de 1 800 athlètes sont attendus sur le joli parcours sanpriot, ce qui constituerait un nouveau record de participation.

programme Cross des Myriades à partir de 9h30 au Complexe Pierre Mendès-France à Saint-Priest. Cross As femmes à 15h00. Cross As hommes à 15h30.

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vendredi, 25 novembre 2016

Un moment de fête et de sport partagé pour la 24e édition des Myriades

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Plus de 2 500 concurrents sont attendus le 27 novembre pour participer au cross des Myriades.

La 24e édition des Myriades est entrée dans sa dernière ligne droite, l’édition 2016 étant programmée pour le dimanche 27 novembre au complexe sportif Pierre Mendès-France. De ce fait, toute l’armada du Service des sports de la mairie et du Lyon Athlétisme est mobilisée pour que ce grand rendez-vous d’envergure nationale soit de nouveau une belle réussite populaire, un moment de fête et de sport partagé par des athlètes confirmés ou des amateurs. Plus de 2 500 participants sont attendus pour la circonstance.

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Toute l’armada du Service des sports et du Lyon Athlétisme est actuellement mobilisée pour que le grand rendez-vous des Myriades. Photo Larbi DJAZOULI 

Ezechiel Nizigyimana tentera la passe de 4

La conférence de presse programmée ce jeudi (le 17 novembre)au centre nautique Pierre Mendès-France a ainsi permis d’en savoir plus sur les têtes d’affiche de cette édition 2016. « Les Myriades, a commenté Jacques Maréchet, la cheville ouvrière de l’événement, constituent une très bonne préparation pour la saison d’athlétisme. Beaucoup de coureurs de haut niveau font de ce genre de compétition un passage obligatoire pour performer sur route, une fois les beaux jours revenus. Le sérieux de l’organisation ainsi qu’un environnement favorable font des Myriades un événement très prisé par les athlètes ». De ce fait, le plateau proposé, qui s’appuiera sur 15 épreuves, sera des plus alléchants. Chez les hommes, le Burundais Ezechiel Nizigyimana viendra pour réaliser la passe de 4, le record de l’épreuve. Mais il devra se méfier des Kényans James Kibocha Theuri et Abel Maina Ndemi, du Marocain Reda Jaafar et de Geoffrey Barbe de Lyon Athlétisme, annoncés en grande forme. Du côté des femmes, la Burundaise Francine Niyonizigiye, comme à l’accoutumée, ne viendra pas faire de la figuration. Et il faudra également compter sur la Kényane Charity Theuri qui a confirmé sa présence.

« Jusqu’au dernier moment, les choses vont évoluer, a confirmé Jacques Maréchet. Les contacts se poursuivent. De belles surprises ne sont pas à exclure ».

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Site Lyon Athlétisme

Ville de Saint-Priest

lundi, 21 novembre 2016

Foulée Vénissiane

Il fallait s’accrocher !

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La tempête de vent a empêché les 1 717 concurrents des courses vénissianes (5 km, 10 km et semi-marathon) de réaliser les gros chronos espérés.

Jean-Louis Perrin, le président de l’Afa Feyzin Vénissieux, peut “souffler” : « Quand on a vu la vigilance orange, on a tous croisé les doigts. » Les organisateurs de la Foulée vénissiane en ont été quittes pour une bonne nuit de stress entre samedi et dimanche.

Le vent a fracassé les tentes des ravitaillements, mais finalement, plus de peur que de mal au lever du soleil : le Parc de Parilly, point d’ancrage des 10 km et semi-marathon, avait résisté à Zéphyr. C’était praticable. Pas de branche au sol. Juste quelques barrières qui volent. Mais un gros coup de frein pour les 1 717 concurrents (352 sur semi, 1 205 sur 10 km et 160 sur 5 km) venus justement à Vénissieux claquer un chrono sur l’un des circuits les plus rapides de la région. « Ce n’était pas un jour à venir courir », regrettait Thibaud Naël (Fac Andrézieux)

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, troisième du semi-marathon (1h10’30’’) pour son retour sur route après quelques années dans le trail.

« C’était vraiment perturbant, témoignait Anne-Sophie Vittet (ESL)

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, deuxième du 10 km (35’59’’ à seulement 18 secondes de son record perso…) derrière la Kenyanne Mercyline Jeronoh (34’48’’). Il y avait de telles rafales que j’ai failli me prendre une barrière. On avait tantôt l’impression de voler, tantôt de se heurter à un mur. »

« Heureusement qu’il y avait les garçons pour nous protéger du vent, remerciait pour sa part Anne Le Cunuder (ESL), deuxième du semi (1h20’13’’)

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dominée par la Kenyanne Nelly Jepkoech Mutaï (Camn Villeurbanne). C’était vraiment épuisant. »

Dans ces conditions, seule la victoire était belle. Respectivement premier et deuxième samedi soir du semi de Beaune (!), Charles Korir (sur 10 km)

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et Aala Hrioued (sur semi) se sont partagé le gâteau. Le Kenyan, déjà vainqueur le mois dernier des 10 km de Caluire, a manœuvré au plus juste en 30’58’’. Le Décinois Othmane Hsain décroche une méritante 4e place (1er Français)

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qui le relance après deux années de galères pour cause de mollets capricieux… Avec son gabarit de jockey, ce n’était pourtant pas facile dans les bourrasques. « J’ai failli ne pas venir en voyant l’alerte orange, disait-il. Finalement, j’ai essayé de tenir le plus longtemps possible. C’est encourageant. »

 

 Hrioued abonné à Vénissieux

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À l’arrivée, il a tendu l’index et le majeur pour célébrer son doublé dans le semi-marathon de la Foulée vénissiane. Vainqueur en 2015 en 1h07’27’’, Aala Hrioued a facilement récidivé (1h07’39’’), loin devant le Bellegardien Abdesalam Kiday (1h08’48’’). En réalité, le Stéphanois du Coquelicot 42 a signé son troisième succès dans l’épreuve puisqu’il s’était aussi imposé en 2011 (1h08’30’’), alors qu’il compte aussi deux deuxièmes places sur 10 km (2010 et 2013).

Bref, il est à Vénissieux comme chez lui : « J’adore ! C’est la course la plus rapide de la région. Enfin, d’habitude... Parce qu’aujourd’hui, c’était impossible de faire un chrono. Du coup, terminer en 1h07’39’’ prouve que je suis en forme. »

C’est peu de le dire alors qu’il a enchaîné deux semi-marathons en moins de vingt-quatre heures (2e à Beaune samedi soir en 1h07’05’’). » Le Stéphanois accumulent les bornes en ce moment. Depuis le mois de septembre, il a couru pas moins de quatre marathons : 2h23’04’’ à Laval, 2h17’25’’ à Val de Reuil ; 2h18’26’’ à Toulouse et encore 2h22’06’’ il y a deux semaines à Salon-de-Provence. Quelle prodigalité ! « Ce ne sont pas des objectifs; plutôt des séances d’entraînement, jure-t-il. En ce moment, je fais un gros travail de fond, avant de réduire peu à peu les distances pour être prêt pour un gros marathon au printemps prochain. J’irai soit à Paris, soit à Rotterdam avec l’objectif de passer sous la barre des 2h12’. »

10KM - Hommes: 1. Korir KEN) 30’58’’; 2. Shumbii (Annecy) 31’00’’; 3. Tanui (Annecy) 31’16’’; 4. Hsain (Décines MA) 31’16’’; 5. Bargetto (Clermont) 31’16’’;... 7. Tatah (Décines MA) 31’33’’; 9. Chebii 31’38’’.

Femmes: 1. Jeronoh (St Julien) 34’48’’; 2. Vittet (ESL) 35’59’’; 3. Fatiha (CA du Roannais) 36’03’’;... 5. Eberle (AC Tassin) 37’47’’; 7. Armelle (Lyon A) 38’31’’.

21km - Hommes: Hrioued (Coq 42) 1h07’39’’; 2. Kiday (Bellegarde) 1h08’48’’; 3. Nael (Fac Andrezieux) 1h10’30’’; 5. Rouania (Lyon A) 1h 10’45’’;... 8. Chaume (ESL) 1h12’39’’.

Femmes: 1. Jepkoech Mutai (Camn Villeurbanne) 1h19’47’’; 2. Le Cunuder (ESL) 1h20’47’’; 3. Gours (AC Tassin) 1h20’47’’; 4. Rousseau (Lyon A) 1h24’33’’;... 6. Maréchet (Lyon A) 1h29’05’’.

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samedi, 19 novembre 2016

Marcel Ferrari : « C’est très hard »

Président de la Ligue Rhône-Alpes d’Athlétisme depuis 12 ans, Marcel Ferrari (65 ans) va prendre la tête ce samedi de la nouvelle Ligue d’Auvergne Rhône-Alpes à l’issue de l’Assemblée générale de la nouvelle entité à Saint-Etienne. Une première étape pour le Chambérien également candidat de rupture pour la présidence de la FFA face à André Giraud pour succéder à Bernard Amsalem dans une élection à couteaux tirés.

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La fusion des Ligues de Rhône-Alpes et d’Auvergne constitue-t-elle un gros bouleversement ?

Cela aura un impact, bien sûr. Il y a une grosse disparité entre Rhône-Alpes et l’Auvergne. Il va falloir une harmonisation. Nous aurons besoin d’une vue commune pour que les choix faits en Rhône-Alpes – qui ont a priori porté leurs fruits – soient pris en compte par les Auvergnats.

La nouvelle Ligue représente deux tiers des médaillés aux JO de Rio…

Nous allons constituer une région très forte. L’Auvergne est dans la même dynamique à haut niveau. La différence, c’est qu’un club, celui de Clermont, représente un tiers des effectifs de la Ligue d’Auvergne. La Haute-Loire et le Cantal sont à la traîne de part leur géographie. Est-ce qu’on sera capable de faire pour eux ce qu’on a fait en Drôme-Ardèche ? Le challenge est intéressant.

Y aura-t-il une Ligue à deux têtes ?

Non, l’athlé n’attend pas. On va essayer d’aller le plus vite possible pour l’intégration de l’ensemble, même s’il y a aura des adaptations à faire, ne serait-ce que pour le personnel.

Une liste unique se présente pour l’élection du comité directeur. Une volonté de transition en douceur ?

Oui, tout le monde a joué le jeu. J’aurais pu ne pas le faire.

Resterez-vous à la tête de la Ligue si vous êtes élu président de la FFA le 17 décembre ?

Je me donnerai un délai de réflexion jusqu’aux AG financières au mois de mars. Il n’y a pas d’urgence.

Pourquoi cette candidature à la présidence de la FFA ?

En théorie, je n’étais pas parti pour me présenter à la Ligue. L’organisation des Mondiaux vétérans 2015 m’a fatigué. Mais il y a eu la fusion obligatoire des Ligues et la demande d’Alain Martres (ndlr : président de la Ligue d’Auvergne) pour que je prenne la grande Ligue. J’ai répondu “pourquoi pas”. Mais si j’y allais, je ne me voyais pas vivre avec une Fédération dans la continuité de la précédente.

Que lui reprochez-vous ?

Ses relations avec les structures déconcentrées. Et à plus forte raison lorsqu’on n’a pas fait allégeance. J’ai vécu quatre années difficiles. On n’a pas arrêté de me dénigrer, de minimiser tout ce qu’on a fait.

Le bilan de l’olympiade semble pourtant bon pour la FFA.

Ce n’est pas une critique du bilan. J’ai des choses à faire valoir. Je considère qu’il y a des manques vis-à-vis des comités et des ligues. C’est un fonctionnement trop vertical. Il y a aussi un problème de finances : la FFA présente un déficit de plus d’un million d’euros alors qu’on est passé en dix ans de 15M à 22,5M d’euros de budget. Qu’a-t-on fait de cet argent ? Je ne sais pas. On a beaucoup demandé aux clubs. D’un côté, on veut qu’ils se structurent et de l’autre on leur pompe de plus en plus. À un moment donné, cela coince.

On vous reproche la gestion financière des Mondiaux vétérans que vous avez terminés avec une ardoise de 50 000 dollars envers la fédération internationale vétérans…

C’est réglé : la WMA a acheté pour cette somme nos process d’organisation. On a exactement 74 euros de bénéfice. Pour cette grande organisation, qui a généré 10 millions d’euros de retombées, j’estime que c’est dommage, mais on n’a pas eu du tout d’aide de la fédération.

Ce face-à-face entre vous et Bernard Amsalem et son successeur désigné André Giraud n’est-il pas devenu personnel ?

On tente de me casser. C’est de la politique politicarde. C’est très hard. Il y a beaucoup de coups de pied et de peaux de banane. Et ça vient pourrir la vie de la Ligue, ce qui est plus grave.

Alain Martres figure sur la liste d’André Giraud. Cela peut-il nuire au fonctionnement de la Ligue ?

Il a été démarché avant que je me lance. Je lui en ai parlé. Il a voulu rester fidèle. Pour l’instant, j’ai essayé de ne pas en faire cas. Mais je crois qu’il va falloir mettre les choses au point car certains en profitent pour me casser.

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mardi, 15 novembre 2016

Béatrice Pfaënder rempile pour quatre ans

 Sans surprise, la présidente sortante du Comité du Rhône a été réélue, faute d’autres candidats.

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Béatrice Pfaënder.

À peine sorti, déjà revenu. Réuni en “conclave” aussitôt après son élection ce lundi à la Halle Stéphane-Diagana de La Duchère, le nouveau bureau directeur du Comité d’athlétisme du Rhône (CAR) a comme prévu prolongé le bail de Béatrice Pfaënder. Présidente depuis 2010, elle repart pour un troisième mandat jusqu’en 2020, faute de successeur volontaire : « Il n’y avait pas d’autre candidat, donc j’accepte de continuer », a-t-elle dévoilé après son élection par le comité directeur puis l’assemblée générale.

« Je ne veux pas travailler autant que lors du mandat précédent », a-t-elle néanmoins prévenu. Depuis 2012, le CAR n’a pas manqué de chantiers entre la sortie de terre de la Halle de La Duchère, où le comité a son nouveau siège, et les organisations des Mondiaux Handisports 2013 puis des Mondiaux vétérans 2015. Dans le même temps, le nombre de licenciés a augmenté de 33 %, passant de 4741 à 6307. « Depuis 2012, nous avons été à cent à l’heure, il va falloir que l’on prenne le temps de nous consolider », annonce-t-elle. Béatrice Pfaënder entend s’appuyer sur un bureau renouvelé d’un tiers, même si la moyenne d’âge reste de 58 ans.

La dirigeante licenciée à l’Asvel a prévu de se consacrer à d’autres projets. Deuxième sur la liste (unique) de Marcel Ferrari, elle sera élue samedi prochain à Saint-Etienne au comité directeur de la future Ligue d’Auvergne - Rhône-Alpes. Jusqu’à présent vice-présidente de la Ligue Rhône-Alpes, cette ancienne salariée de la Ligue, rompue aux relations avec les collectivités territoriales, devrait accéder à un poste important au sein de la nouvelle équipe. Une activité très prenante dans une entité qui comptera 32 000 licenciés. Elle figurera par ailleurs sur la liste de Marcel Ferrari pour la présidence de la Fédération Française d’Athlétisme.

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16:54 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 13 novembre 2016

Les Irréductibles de Meyzieu : 500 coureurs au rendez-vous de la solidarité

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Le soleil était de la partie, ce samedi, pour la course des Irréductibles, organisée par le Décines-Meyzieu Athlétisme (DMA), en partenariat avec la Ville. « Entre les inscrits à la marche nordique et les coureurs engagés pour le trail semi-nocturne, on atteint les 500 participants. C’est vraiment encourageant pour une première à Meyzieu », s’est réjoui Quentin Willems, coordinateur de l’événement. Satisfaction partagée par la championne de France de cross court, Claire Perraux, ancien athlète du DMA, marraine de cette course placée sous le signe de la solidarité.

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Seule ombre au tableau : une cinquantaine d’enfants seulement étaient présents, mais avec une motivation à la hauteur de l’événement.

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Rappelons que 3 € par coureur seront reversés au financement des repas à la cantine de l’école du village de Niongono, au Mali.

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Les Résultats

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Les Photos

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samedi, 05 novembre 2016

LUT BY NIGHT: La nuit s'est installée

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7 000 coureurs vont visiter la ville, ce samedi soir, baskets aux pieds et lumières au front à l’occasion de la 3e édition de la déclinaison nocturne du Lyon urban trail.

Changement de direction. L’an dernier, le parcours du LUT by night proposait ses premiers escaliers sans préambule : 200 mètres après le départ, un virage à droite et c’était parti pour quelques marches suivies d’un raidillon. Bonjour les cuisses ! Et vive les bouchons en queue de peloton…

Les organisateurs de la société Extra Sports (également à la tête de la SaintéLyon ou de la Lyon free VTT) ont donc revu leur copie. Après le grand départ sous la cathédrale de Fourvière, les quelque 7 000 concurrents de la 3e édition s’élanceront ce soir avec un “schuss” inédit vers le quartier de Saint-Jean via la trace directe, Chemin neuf.

Sur la scène des Nuits de Fourvière

Ce n’est pas beaucoup plus digeste pour les jambes. Et aussitôt en bas de la colline, l’incessant “up & down” débutera bel et bien (500 mètres de dénivelé positif sur le 12 km et 850 m sur le 26 km)… Mais au moins, chacun pourra libérer sa foulée à sa guise d’autant que les départs seront donnés par vagues de 750. « Il faut que ce soit un plaisir », martèle Romain Houzé d’Extra Sports.

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Si le LUT by night décline en hiver le concept du Lyon urban trail, l’esprit n’est pas tout à fait le même. Ici, le dossard est un prétexte, le chrono un accessoire et la frontale tournée vers le paysage. « L’idée, c’est de venir faire un tour entre amis, explique l’organisateur. On est davantage dans la sphère de la fun run et de l’expérience que dans la performance. »

La recette fonctionne, les innombrables escaliers et recoins du 5arrondissement et de Sainte-Foy-les-Lyon se prêtant à merveille à la déambulation nocturne. Après avoir attiré 4 000 curieux en 2014, l’épreuve s’est installée en 2015 (6000) en même temps qu’elle posait son village et sa ligne d’arrivée sur la scène des Nuits de Fourvière au pied du Théâtre gallo-romain. Difficile de trouver meilleur épilogue à Lyon.

Dommage, la partie de plaisirs se jouera cette fois sous la pluie…

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Site officiel

samedi, 29 octobre 2016

À l’assaut de la Tour Oxygène

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Créée en 2015, la Towerun tour Oxygène revient ce dimanche (départs de 9h30 à 16h). Le principe de cette course verticale est simple : départ sur le parvis du gratte-ciel de la Part Dieu, escalade des 28 étages (117m) et 622 marches dans une cage d’escalier aussi étroite que pentue et arrivée dans la sky room. Vainqueur en 2015, Eddy Mozzone avait mis 2’47’’20. Chez les femmes, le record à battre appartient à Oriane Riccitiello avec 3’43’’55.

14:57 Écrit par La Com dans Actualité, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mercredi, 19 octobre 2016

Pluie de records à Caluire

Edition historique aux 10 km de Caluire avec des records de toutes parts sur 10 km, 5 km et sur la participation.

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Le premier record de la journée était battu dès les inscriptions avec 1 289 dossards distribués sur 10 km pour la 19e édition des 10 km de Caluire dimanche matin. Ce premier record allait en appeler d’autres avec tout d’abord celui sur 5 km battu par Adrien Szuscik puis sur 10 km où le record masculin était également dépoussiéré par Charles Korir.

Solos

Avec une victoire en 29’24’’ il y a un peu moins d’un mois à Annecy, Charles Korir Kiplagat faisait figure de favori au départ et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas déçu. Seul en tête dès les premiers kilomètres, le Kenyan n’a pu compter que sur lui-même pour aller chercher le record de Willy Nduwimana établi en 2012 avec un temps de 29’38’’. En passant en 14’40’’ au 5ekilomètre, l’athlète qui détient un record de 28’12’’ sur la distance (en 2006 en Allemagne) était parfaitement dans les temps. Avec une seconde partie de course du même acabit, le Kenyan bouclait finalement ce 10 km en 29’27’’ s’emparant du même coup du record. « J’étais venu pour cela, donc je suis très content. C’est un parcours rapide où on peut faire un très bon chrono mais j’étais un peu seul pour faire mieux », indique Charles Korir que l’on surveillera attentivement aux foulées Vénissianes le 20 novembre prochain.

Même cavalier seul chez les féminines avec la petite kenyane Mercyline Jeronoh auteure d’un numéro de premier choix pour empocher la victoire en 34’00’’ et qui échoue finalement à 14 secondes du record de Magalie Bernard. « J’avais gagné à Tassin il y a un peu plus d’un mois en plus de 36 minutes mais depuis, je suis en pleine progression. Avant, je travaillais plus pour les longues distances comme le marathon mais maintenant j’axe mon entraînement sur la vitesse et cela paye », explique l’athlète d’Annecy qui sera également au rendez-vous de Vénissieux dans un mois.

Enfin, un petit plus tôt dans la matinée, le Niçois installé à Lyon Adrien Szuscik s’est également offert un record sur 5 km en bouclant le tracé 16’19’’ tandis que Pascaline Rousseau l’emportait chez les femmes en 19’34’’.

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samedi, 01 octobre 2016

RUN IN LYON: Marathon, passeront-ils sous les 2h10 ?

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Nixon Machichim détient le record de Run in Lyon sur le marathon avec 2h10’14’’ (2015).

Il ne leur a pas manqué grand-chose. Depuis 2013, Eliud Kiplagat (2h10’44’’), Martin Kosgei (2h11’55’’) et Nixon Machichim (2h10’14’’) ont flirté avec les 2h10. Il faut remonter à 1999 pour trouver trace à Lyon d’un marathonien, Elijah Korir, sous cette barre symbolique (2h9’43’’), du temps de l’ex-organisation sur un parcours très différent. Est-ce pour cette année ? Difficile à dire. Les primes (4000 euros au vainqueur) ne permettent pas d’attirer le gratin dans un contexte concurrentiel de plus en plus fort. Demain, ils seront six à jouer la victoire : les trois Kenyans Josphat Keiyo (2h8’41’’ en 2012), Edwin Kimutai et Alex Saekwo et les trois Ethiopiens Gezahegn Keneni, Tariku Kinfu et Wami Kebede. « En fonction des conditions, la victoire se jouera entre 2h09 et 2h12 », estime Benjamin Soreau, le responsable du plateau. Chez les femmes, ce sera un duel entre les Kenyannes Joan Kigen et Mary Arenkwony.

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Run in Lyon sous haute surveillance

Dans un contexte de menace terroriste, la sécurité est devenue l’un des principaux défis des organisateurs de Run in Lyon qui réunit ce dimanche matin 33 000 coureurs.

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Tous les acteurs de Run in Lyon l’assurent : à aucun moment, la tenue de la 7e édition du festival lyonnais de la course à pied n’a été remise en cause malgré le contexte de menace terroriste. « La donne a changé, admet l’adjoint aux Sports lyonnais Yann Cucherat. Il faut l’accepter. On s’est interrogé. Mais de manière unanime, on a décidé de maintenir parce que c’est ce genre d’événement qui donne le sourire aux gens. Il faut continuer de vivre. »

Depuis l’attentat de Nice le 14 juillet les annulations d’épreuves de masse pour raison de sécurité se multiplient (semi-marathons de Lille et de Nancy par exemple). Les parcours de La Parisienne et des 10 km Paris-centre ont été redessinés. Quant au marathon Nice-Cannes, il a été maintenu de justesse après une suspension des inscriptions.

Camel-bags interdits, plots béton, voitures “barrages” et agents en renfort
À Lyon, l’éventualité d’un déménagement du site de départ vers Gerland a été évoquée (comme pour la Biennale de la danse). L’épreuve a finalement conservé sa base emblématique sur la Place Bellecour où 30 000 coureurs environ (sur 33 000 engagés), et près de deux fois plus d’accompagnateurs, vont transiter ce dimanche matin entre 7 h 30 et 13 h 30.

Déjà renforcé pour l’édition 2015, le dispositif de sécurité a cette fois été déployé de manière très substantielle à la suite de plusieurs réunions à la Préfecture. Première conséquence pour les participants : ils n’auront pas le droit aux camel-bags, ces sacs à dos munis d’une poche d’eau, bannis de l’aire de départ. Un périmètre de sécurité proche de celui entourant la Fan Zone de l’Euro de football sera mis en place autour de la Place Bellecour. Tout au long des parcours, des plots bétons et des voitures “barrages” seront disposés à des endroits stratégiques, de manière à prévenir les attaques en véhicule bélier, la principale crainte actuelle même si aucun scénario n’est écarté. Enfin, les effectifs des forces de l’ordre et des agents de sécurité ont été gonflés.

« La sécurité est devenue un thème central. C’est désormais un poste très important dans notre budget », confirme Christophe Puginier, responsable running chez ASO, la société organisatrice, n° 1 du secteur des épreuves de masse en France avec une quarantaine d’événements (Marathon de Paris, semi-marathon de Paris, Roc d’azur VTT, L’étape du Tour cyclo, etc).

Même si l’attentat du marathon de Boston en 2013 a montré qu’une course pouvait être visée, le succès populaire ne se dément pas, sauf auprès des étrangers. Pour la sixième année de suite, Run in Lyon a encore pris de l’embonpoint avec plus de 5 000 engagés supplémentaires. En 2017, la barre des 40 000 concurrents pourrait même être atteinte : « On n’a pas de crainte de désaffection, peut-être plus d’une forme de lassitude, affirme l’organisateur de Run in Lyon. Les gens viennent pour courir. On préférerait parler de sport plutôt que de l’interdiction des camel-bags… »

Benjamin Steen

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