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samedi, 24 juin 2017

Robert-Michon en alerte

Mélina Robert-Michon espère redécoller à Villeneuve d’Ascq en retrouvant le maillot bleu.  Photo AFP

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Bloquée sous la barre des 62 m depuis le début de la saison, la vice-championne olympique du disque s’impatiente.

À la sortie du meeting d’Oslo, la semaine dernière, Mélina Robert-Michon s’est lâchée : « 59,88 m. Quel concours de M... Je crois que c’est plutôt bien résumé », twittait-elle. Elle assume : « Il n’y avait rien d’autre à dire. » Même si elle a réagi deux jours plus tard à Stockholm (4e avec 61,91 m), la vice-championne olympique commence à s’agacer de buter sous les 62 mètres, alors qu’un concours lui avait suffi cet hiver pour propulser son disque à 63,14 m.

Pas d’affolement, tout s’explique selon elle : des sollicitations en pagaille (« Maintenant, je sais dire non »), un déménagement éprouvant nerveusement, un torticolis inopportun et tous ces voyages à courir après les manches de Ligue de Diamant : « À cause du changement de règlement, il faut se qualifier pour la finale, mais si j’avais eu le choix, je ne serais pas allée à Oslo et Stockholm. Entre les deux, je n’ai rien fait, juste dormi. Ça m’a fait du bien. »

Ayant coché depuis longtemps le championnat d’Europe par équipes à Villeneuve d’Ascq, la recordwoman de France espère enfin décoller ce samedi. Les conditions s’y prêtent en tout cas. « Je sens qu’il ne manque plus grand-chose. J’apprécie de lancer devant Serge (Debié, son coach). Il n’était pas là pour les manches de Ligue de Diamant. Déjà que je n’étais pas dedans, c’était encore plus dur sans son œil. » Et elle compte sur le maillot bleu, de surcroît à domicile : « C’est le petit truc en plus qui permet de se stimuler. Ce n’est pas inutile en ce moment. »

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Haies d’honneur pour le Quatrache

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Suprématie régionale en jeu chez les féminines

Pour l’occasion, le grand manitou du « 4H », Jean-Jacques Behm ne change pas une recette éprouvée depuis qu’il avait improvisé ce meeting en 1987 à l’issue d’un stage fédéral. Après un colloque matinal (10h à l’hôtel Burnichon) autour de Kevin Young sur un thème en forme d’hommage (« Comment devient-on et reste-t-on recordman du monde »), pas moins de 21 courses sont programmées à partir de 17h sur la piste du Stade Léon-Masson.

Chez les hommes, le plateau est cette année encore très international. L’Algérien Abdelmalik Lhoulou, demi-finaliste des JO de Rio, présente le plus beau CV avec un record en 48’’62. De quoi pousser les Français Ludvy Vaillant et le jeune Victor Corroler. Côté rhodanien, Hugo Grillas (ESL) et Martin Carrere (Décines Meyzieu) sont à la recherche d’un chrono tandis que Benjamin Chevrol profite de l’événement pour tirer sa révérence.

Chez les féminines, place à une bataille régionale. Anaïs Seiller (ESL), en quête de minima (57’’50) pour l’Euro espoir, Farah Clerc (Lyon A) et Anaïs Lufutucu (Asvel)

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font l’affiche aux côtés de la championne de France 2015 Maëva Contion.

> Programme Meeting Quatrache de Tarare à partir de 17 h 00 au stade Léon-Masson.

B.S.

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Cantero revient avec application

 

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À 26 ans, cet intermède était nécessaire pour l’international après une saison 2016 frustrante (pas de JO et une élimination en série à l’Euro sur 1500m). « Cela m’a fait du bien de couper, dit-il. Je reviens très motivé. » Reste à rattraper le temps perdu : « Comme j’avais du retard, avec Bastien (Perraux, son coach), on a pris des risques. Finalement, j’ai réussi à “passer” des séances que je ne pensais pas réussir. Je me suis surpris. Malheureusement, depuis le début du mois, je ressens un contrecoup et je suis en délicatesse avec mes tendons. » Il a quand même réussi une bonne rentrée sur 1 500 m à Huelva (3’40’’40) pour obtenir sa sélection pour les Jeux de la Francophonie (Abidjan, 23-27 juillet). Mais il espère mieux. Pour cela, il passe un test important ce samedi sur 800m au meeting national de l’Est Lyonnais en prévision du 1 500 m de Nancy mercredi prochain : « Normalement, espère-t-il, le chrono doit commencer à baisser. »

> Programme Meeting national de l’est Lyonnais au stade Troussier à partir de 19 h 30. 200 m F : Mignon, Galais) ; 800 m H : Tura (ETH), Renaudie, Cantero ; 1 500 m H : Kenouche, Adam, Messaoudi (ALG) ; 3 000 m steeple H : Zillali, Zerrifi, Bedrani, Bougnot. 3 000 m steeple F : Soukhal, Navarro, Vittet.

B.S.

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vendredi, 23 juin 2017

Peltier en formation accélérée

À 20 ans, l’athlète de l’Entente Sud Lyonnais vient de découvrir la Ligue de diamant à Stockholm et s’apprête à vivre sa première sélection senior individuelle en bleu.

Fanny Peltier représentera les Bleus sur 200 m à Lille lors de l’Euro par équipes.  Photo Maxime JEGAT

Photo Maxime Jegat

C’était le running gag mardi soir à l’entraînement autour de la piste du Stade Pierre-Dubœuf de Bron. Même Floria Gueï, sa partenaire d’entraînement championne d’Europe en salle du 400 m, en plaisantait : « Depuis qu’elle court en Ligue de Diamant, on ne peut plus rien lui dire... » Une façon déguisée de féliciter Fanny Peltier pour son intronisation dans le circuit des plus grands meetings de la planète dimanche dernier à l’occasion du 200 mètres de la manche de Stockholm.

L’invitation était tombée cinq jours plus tôt. Elle a sauté sur l’opportunité : « Je n’aurais jamais imaginé courir en Ligue de diamant cette année, avoue-t-elle. Je n’étais pas prête ! Mais c’était une très bonne expérience même si j’aurais aimé faire mieux (7e en 23’’31 ; +1,1 m/s).» Son départ a laissé à désirer : «Normal, selon son coach Djamel Boudebibah. Elle voulait surtout ne pas faire de faux-départ.» Ce grand saut tombait à pic avant sa toute première sélection individuelle senior aux championnats d’Europe par équipes qui débutent ce vendredi à Lille. Si elle a couru le 4x200m au Challenge mondial des relais aux Bahamas fin avril, « ce n’est pas du tout la même chose cette fois », dit-elle. « L’expérience de Stockholm va me servir. J’ai plus hâte que peur. »

Le 400m à l’horizon

Ce double coup d’accélérateur récompense sa très nette progression depuis le début de saison puisque son record vient d’être raboté de 34 centièmes (23’’24 à Genève au lieu de 23’’58 l’an dernier)… « J’ai changé mon pied d’appel au départ il y a un mois et demi, explique-t-elle. Il y a immédiatement eu du mieux. » Surtout, la vice-championne du monde junior 2016 avec le relais 4x100m s’épanouit à Lyon depuis son arrivée en 2015 après avoir beaucoup voyagé avec ses parents (Suède, États-Unis, Guadeloupe, Montpellier). « J’ai trouvé une super-ville et mon groupe d’entraînement joue beaucoup. » Elle profite en particulier du travail quotidien auprès de Floria Gueï (27 ans) : « Elle m’apporte beaucoup dans l’approche du haut niveau », dit-elle. Elle nous tire vers le haut à chaque séance. » Son coach confirme : « Elle a une progression linéaire mais ce qui fait la différence cette année, c’est sa maturité. Elle s’est professionnalisée. »

Sa marge de progression reste cependant importante : « Je dois descendre mon chrono si je veux exister aux championnats d’espoirs (14-16 juillet à Bydgoszcz) », dit-elle, consciente de profiter du niveau trmoyen des sprinteuses françaises pour courir à Lille ce week-end.

A moyen terme, son avenir se situe de toute façon sur la distance supérieure : « Son profil est celui d’une coureuse de 400 m, assure Djamel Boudebibah. Elle se prépare déjà pour ça. »

Je n’aurais jamais imaginé courir en Ligue de diamant cette année. Je n’étais pas prête !

Fanny Peltier

Benjamin Steen

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17:45 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 05 juin 2017

Diarra oublie la déception de Rio

Très déçue d’avoir regardé les JO de Rio en tribunes, la Décinoise rebondit en réalisant le meilleur début de saison de sa carrière.

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Ce week-end, elle voulait « s’amuser » au sprint, dans le cadre champêtre du stade de Parilly. Eléa Mariama Diarra n’a pas fait rire… Quatre courses, un record sur 100 m samedi (11’’76; +1,7 m/s), «des grosses courbatures » au réveil dimanche mais un nouveau record sur 200 m (23’’45; +1,7 m/s) dans l’aspiration de Fanny Peltier (23’’26). Du sérieux : « J’apprécie d’autant plus que le sprint me demande beaucoup de concentration et d’influx », sourit la relayeuse internationale de 4x400m.

A 27 ans, elle réalise son meilleur début de saison. En attestent ses 52’’76 sur le tour de piste au meeting de Forbach. Elle n’était pourtant pas habituée aux démarrages pied au plancher. « C’est vrai que j’ai souvent eu besoin d’être dos au mur », admet-elle.

Cette fois, elle est revancharde après la déception des JO de Rio d’où elle est revenue sans avoir couru (elle aurait dû faire la finale mais le 4x400m a échoué en demie), comme à Londres en 2012 : « J’ai eu un gros passage à vide, avoue-t-elle. A la rentrée, je n’étais pas prête à m’entraîner. J’ai dû renoncer à contrecœur à la saison en salle. Cela a été un mal pour un bien. J’ai bien fait de prendre mon temps. Aujourd’hui, j’ai très envie. »

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D’autant que la championne de France 2011 court enfin débarrassée des douleurs aux tendons d’Achille qui lui gâchaient la vie jusqu’à l’opération de la dernière chance en août 2015 : « Je les sentais encore un peu en 2016, mais plus du tout cette année. C’est la première fois que je fais une préparation entière sans coupure. Cela change tout. »

De quoi envisager son record sur 400 m (52’’23) comme une simple étape. Et pourquoi pas rêver aux Mondiaux de Londres autrement qu’avec le relais ? « Les minima sont hauts (51’’50), relativise son coach Grégory Duval. Il faudrait que toutes les conditions soient remplies… »

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lundi, 29 mai 2017

Voyage gagnant pour Paumier et Beye

Plus de 300 athlètes s’étaient massées dimanche matin devant le stade Pierre Duboeuf de Bron pour la 8e édition du 10km de Bron organisée dans le cadre de la Journée de Dam’s, une manifestation sportive et festive dont l’objectif est de rapporter des fonds pour la lutte contre les cancers de type Sarcome dont l’ancien athlète Brondillant Damien Grosso avait été victime il y a 8 ans.

Sous des températures élevées au moment du départ, Stany Paumier et Romain Savoyen prenaient rapidement les choses en main et s’envolaient en tête de course. Avec un vent qui se levait au fur et à mesure que les kilomètres défilaient, Stany Paumier prenait finalement la poudre d’escampette à la mi-course pour finalement cueillir la victoire en 33’18 « Plus que la chaleur, c’est vraiment le vent qui était mon ennemi aujourd’hui.

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J’étais parti sur des bases de 3’10 au kilo mais dès que je me suis retrouvé seul j’ai eu du mal à garder la cadence. Finalement j’ai choisi de courir à la sensation mais je termine à 2 minutes de mes standards du moment, mais au regard des conditions ce n’est pas si mal » indique le coureur de Cluses qui se réjouissait en voyant sa compagne, Nogaye Beye remporter la course féminine quelques minutes après lui « Nogaye voulait courir donc nous avons décidé de venir ici.

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Je n’étais pas trop chaud car je ne connaissais pas trop cette course mais j’ai trouvé l’organisation vraiment impeccable et puis la lutte pour le cancer est une bataille qui me touche car j’ai perdu ma maman à cause de cette maladie » indiquait le vainqueur du jour rapidement rejoint par son amie qui confiait son bonheur de s’imposer à Bron « Je suis très heureuse car malgré le vent et la chaleur je réussis à battre mon record » indique la jeune femme qui a commencé la course à pied il y a 2 ans seulement.

Résultats : 1. Paumier 33’18 ; 2. Savoyen 35’58 ; 3. Blutte 36’30 ; 4. Lekhal 36’56 ; 5. Bonnier 37’02 ; 6. Meyer 37’45 ; 7. Mayeux 38’07 ; 8. Alfano 38’15 ; 9. Herbaux 38’38 ; 10. Pailhes 38’39 ; 11. Caleyron 39’18 ; 12. Desmettre 39’28 ; 13. Bouledrak 39’47 ; 14. Mialon 39’56 ; 15. Correia 40’04

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Féminines : 1. Beye 42’56 ; 2. Roche 47’21 ; 3. Matitch 48’50

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samedi, 06 mai 2017

Dans les pas de Mélina Robert-Michon

La vice-championne olympique du disque lance ce dimanche sa saison estivale, regard tendu vers l’or aux Mondiaux de Londres (4-13 août). Un défi ultime qu’elle prépare à raison de trois séances d’entraînement quotidiennes.

Mélina Robert-Michon sur l’aire de lancer de Parilly où la vice-championne olympique s’entraîne matin et soir sous la férule de son coach Serge Debié.  Photo Joël PHILIPPON

9 h 00 au Parc de Parilly

« 1 kg ou 1,2 kg ? », demande Mélina Robert-Michon à son coach Serge Debié. La séance se fera avec ses disques d’un kilo, le poids des engins de compétition. Vendredi, à deux jours de sa rentrée estivale aux Interclubs, la vice-championne olympique consacre son ultime entraînement technique de la semaine aux gammes.

Au programme : neuf séries de trois lancers. Et autant main gauche pour les renvoyer vers la cage : « Un truc que j’avais observé chez les Polonais lors d’un stage en Afrique du Sud, explique Debié. On s’est aperçu que progresser à gauche permettait de gommer des défauts à droite. » Les 27 jets s’enchaînent en moins d’une heure. Inutile d’en rajouter selon Debié : « Avec la fatigue, elle irait chercher des gestes anciens qu’on essaye de corriger… »

A bientôt 38 ans, MRM en est réduite à traquer les détails à la marge d’une technique vantée par tous les coaches du circuit. Depuis le début de sa préparation hivernale, l’attention est portée sur son pied gauche dont elle doit retarder la pose au sol d’une fraction de seconde. Invisible à l’œil nu mais indispensable pour grignoter les centimètres qui séparent l’argent (Mondiaux 2013, Euro 2014 et JO 2016) de l’or accaparé par Sandra Perkovic.

« Il n’y a pas de secret ni de révolution : il faut travailler, résume-t-elle. Je dois améliorer ma base pour aller chercher ma performance de pointe le jour J. Vu ce que j’ai fait aux JO (66,73 m, record de France) dans des conditions particulières (série le soir et finale le lendemain matin), je sais que j’ai plus de 68 m dans les pattes. Si je le sors, je sais que l’or est possible. »

10 h 30, salle de Jérôme Simian

Mélina Robert-Michon en séance de musculation sous les yeux de Kevin Mayer (au premier plan) et de son préparateur Jérôme Simian.  Photo Benjamin STEEN

Sitôt ses disques remballés, Mélina Robert-Michon prend le volant pour la salle de son préparateur physique, Jérôme Simian, installée à quatre kilomètres, dans le 8e arrondissement. Là-bas, elle retrouve Kévin Mayer, de passage à Lyon pour trois jours. La veille, la lanceuse a joué au prof de disque pour le vice-champion olympique du décathlon. Ici, les outils de torture prennent la poussière. Simian muscle et rééquilibre les corps des athlètes à poids constant ou presque, ce qui n’empêche pas les cris de douleur pendant… 2 h 30 : « Quand t’as des grosses ambitions, il faut aller loin dans la douleur, hein Mélina ! », philosophe Mayer. « Lancer, c’est du plaisir, ajoute-t-elle. Ici, c’est pas pareil… Mais ce ne serait pas marrant si tout était facile. »

Médaille olympique en poche, elle aurait pu dire « assez ! ». Au contraire, la voilà repartie pour « deux saisons bonus » : « Je me suis demandée si j’avais toujours envie, si j’allais continuer à m’éclater, avoue-t-elle. J’ai répondu à cette question avant les JO. Je suis une éternelle insatisfaite. Du coup, je ne m’ennuie jamais. »

17 h 00, Parc de Parilly

Après un passage éclair sur le chantier de sa nouvelle maison, un repas riche en protéines (mais sans gluten) et une courte sieste, retour sur l’aire de lancers pour un entraînement, cette fois en compagnie du groupe de lanceurs de Serge Debié au complet. Troisième séance du jour. La routine : « Avant 2010, c’était le soir uniquement, se souvient-elle. Puis, on a ajouté le midi. Et quand Serge a été détaché, on a pu faire la journée complète. C’est l’architecture parfaite. »

Ce soir-là, elle utilise une “gueuse”, histoire de bosser en force. Même à 48 heures des Interclubs, pas question d’alléger. La semaine prochaine sera plus light pour enchaîner les meetings de Shanghai (13 mai) et de Montgeron (14 mai) en 24 heures.

Dimanche, elle lancera sur la fatigue, d’autant qu’elle rentre de 17 jours de stage à La Réunion… « C’est la période surprise, explique-t-elle. Je ne sais pas trop où j’en suis. On vient juste de finir le “lourd”. Je ne sens pas trop le disque. Les sensations ne sont pas encore optimales, j’ai du mal à trouver le bon tempo. A priori, je suis dans les temps. Mais de toute façon, Je ne compare plus par rapport aux saisons précédentes. C’est à chaque fois différent. Et je m’aperçois que j’arrive à faire la perf au bon moment. Il n’y a pas de règle. » Si ce n’est la règle de trois séances par jour...

Benjamin Steen

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dimanche, 16 avril 2017

Qui est prêt à défier “la joëlette de Pat” et son équipage ?

En 2008, un grave accident prive Patrick Fluixa*, marathonien du Décines-Meyzieu athlétisme (DMA), de l’usage de ses jambes. Grâce à l’élan de générosité de ses proches et des adhérents du DMA, il court à nouveau en joëlette…

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Lors de Déci’Jogg, un étrange équipage a forcé l’admiration. C’est celui de Patrick Fluixa, ex-marathonien, qui à la suite d’un grave accident en montagne, se déplace en fauteuil. Dimanche 9 avril, Fabien Antolinos, Thierry Bonnot, Thierry Crussy, Frédéric Parce, Laurent et Richard Ottino, coureurs de haut niveau du Décines-Meyzieu athlétisme (DMA), ont testé la toute nouvelle acquisition du club : une joëlette.

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“La joëlette de Pat”, précise Laurent Ottino, un des coéquipiers de Patrick Fluixa. « Une joëlette est un fauteuil monoroue. Imaginez une brouette très perfectionnée. On peut la conduire à deux : l’un tire devant, tandis qu’un autre pousse derrière. Dans ce cas, c’est parfait pour de la randonnée. Nous, on ne cherche pas à nous balader : pour Déci’Jogg nous nous sommes relayés à six pour aller vite ! » Patrick Fluixa était un sportif de très haut niveau. « Il affectionnait les épreuves longues et rapides, soulignent ses équipiers. Un de ses chronos : 1 heure 14 minutes pour un semi-marathon (21 km 100) ! Alors si on va vite, c’est pour lui faire plaisir. Et ça se voit, son visage s’illumine… » Jusqu’à présent, les sorties étaient difficiles à organiser. « L’équipement est onéreux. Et pour avoir du bon matériel, on était obligé d’en louer une. Seulement, on n’en trouve pas partout. On allait la chercher à Grenoble. »

Deux animations caritatives ont été menées. Grâce à la mobilisation des adhérents du DMA et de leurs alliés les Vétérans de la Rosette, qui ont organisé un match de rugby face aux Costos Rotis d’Ampuis, 4 500 € ont été récoltés et ont permis l’achat d’une joëlette de course. « Maintenant, on va pouvoir s’entraîner régulièrement et améliorer nos temps. L’idéal serait de trouver un équipage concurrent », espèrent-ils. Le défi est lancé. En attendant, vous les croiserez peut-être dimanche au parc de Miribel.

 

*En 1999, les sections d’athlétisme de Décines et Meyzieu, dirigées respectivement par Patrick Fluixa et Marcel Combépine, ont commencé par mettre en place une entente entre les deux sections, avant de fusionner en 2008 : le Décines Meyzieu athlétisme (DMA) est né.

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lundi, 27 mars 2017

Ekiden de Lyon: L’Asvel remplit le contrat

Pour la deuxième édition de l'Ekiden de Lyon, l'ASVEL s'est illustrée en emportant la mise .

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Après une première édition pour faire découvrir la discipline l’an dernier, Joël Larme et son équipe de Lyon Sport Metropole remettaient le couvert avec de l’Ekiden de Lyon ce samedi au Parc de Parilly avec près de 253 équipes. Le principe de cette épreuve est de courir un marathon par équipes de six avec des relais de 5, 10, 5, 10, 5 et 7,195 km. « C’est une belle satisfaction. Pour cette deuxième édition nous avons modifié la zone de relais et c’est beaucoup plus fluide ainsi », indiquait l’organisateur de la course qui espère accueillir encore plus d’équipes l’an prochain.

Si l’an dernier c’est une équipe de Lyon Athlé qui s’était imposée, cette deuxième édition a vu la victoire d’une équipe composée d’athlètes du CAMN Villeurbanne et de l’Asvel en 2h23’22’’: « L’objectif était la victoire et a minima le podium.

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L’an dernier certains d’entre nous avaient déjà pris part à la première édition et s’étaient classées 2e ou 3e. Clément Lentillon a pris le premier relais et nous a parfaitement lancés dans la course », indiquait Ramzi El Yacoubi, le dernier relayeur, accueilli par tous ses coéquipiers et son coach Said Bougessa. Chez les féminines, c’est une équipe composée d’athlètes de CA Du Roannais qui l’emporte 2h46’20’’ tandis qu’en relais mixte, la victoire revient à l’équipe des Dodus 2h46’56’’.

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Résultats 1. CAMN Villeurbanne (Lentillon, El Yacoubi, Denis, Elbaz, Bancal, Lecchini) 2h23’22’’ ; 2. ESL 2h26’42’’ ; 3. Terre de Running 2h30’54’’. Féminines : 1. CA Roannais 2h46’20’’ ; 2. Hericourt 2h50’20’’ ; 3. Les hirondelles 3h07’17’’. Mixte : 1. Dodus 2h46’56’’ ; 2. Les Mangeurs de Rathlètes 2h49’03’’ ; 3. Nicoach 2h49’45’’.

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samedi, 18 mars 2017

Plus de 2 500 coureurs attendus à Villeurbanne

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La 26e édition des Foulées de Villeurbanne se déroule ce dimanche matin avec départs et arrivées devant la mairie. Plus de 2 500 coureurs tous parcours et toutes catégories confondus sont attendus, dont 1 500 sur la distance reine du 10 km (départ à 9 h) qui dispose d’un label régional. Réputé rapide, le circuit devrait permettre de beaux chronos. Le programme est complété par un semi-marathon (10 h), un 5 km (10 h 30) et des épreuves enfants (11 h).

Inscriptions sur place possibles dans la limite des dossards disponibles.

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samedi, 11 mars 2017

Montée infernale à la Tour Incity

Après deux éditions de la Towerrun dans la Tour Oxygène (28 étages, 622 marches), ce circuit national de courses verticales s’infiltre ce dimanche dans les entrailles de sa voisine, la Tour Incity.

Christophe Anselmo . Photo Grégory PICOUT

Le défi prend singulièrement de la hauteur (190 m) avec cette fois 35 étages et 765 marches à escalader dans la cage d’escalier de secours. Le succès est au rendez-vous avec un millier d’engagés qui relèveront le défi par vagues successives entre 9 h 30 et 15 h. Le grand favori sera le Lyonnais Christophe Anselmo. Spécialiste des montées sèches, il s’est déjà imposé à la Tour Oxygène, au Soulary contest et au LUT by night. Incity fera pour lui office d’“échauffement” avant la verticale de la Tour Eiffel (16 mars).

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Robert-Michon en boss à Las Palmas

Sous le soleil des Canaries, la vice-championne olympique du disque est la grande favorite pour se succéder à elle-même.

Mélina Robert-Michon se teste au sortir de l’hiver ce dimanche sous le soleil des Canaries.  Photo AFP/Franck FIFE

C’est un rendez-vous qu’elle ne manque jamais. Deux semaines après sa probante rentrée dans le vent et le froid aux championnats de France à Châteauroux (63,14 m au 1er essai), Mélina Robert-Michon lance véritablement sa saison ce dimanche (13 h 00) à la Coupe d’Europe des lancers à Las Palmas sur l’île de Gran Canaria (Espagne).

Cette compétition par équipes tient à cœur à la vice-championne olympique qui avait eu la grande joie l’an passé à Arad (Roumanie) de réaliser pour la première fois le doublé en s’adjugeant le concours du disque et la première place au classement féminin avec les Bleues. Un double succès qui avait récompensé sa régularité dans cette épreuve depuis 2012 (deux victoires, deux 2es places et une 3eplace). « Le but, c’est de conserver les deux titres », annonce-t-elle.

Sous le soleil des Canaries (30 °C annoncés), la lanceuse de disque lyonnaise de 37 ans sera la grande favorite en l’absence de la championne olympique croate Sandra Perkovic, déjà meilleure performeuse mondiale de l’année (70,23 m), et des meilleures Allemandes, sa plus sérieuse rivale étant finalement la Lituanienne Zinaida Sendriute (10e des JO de Rio). « C’est un peu comme à l’Euro en salle, regrette-t-elle, il manque pas mal de monde. C’est dommage. Mais pour moi, l’essentiel sera de voir vraiment où j’en suis dans des bonnes conditions. »

Ce concours pourrait par ailleurs permettre à MRM de régler d’emblée la question des minima (61,20 m) pour les Mondiaux de Londres (5-13 août), la période de réalisation débutant ce week-end.

B.Steen

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vendredi, 10 mars 2017

Danser pour le « droit à la santé des femmes »

 

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La Journée des droits des femmes est aussi celle de Danser pour elles, place Bellecour, où les participantes, toutes de rose vêtues, ont pu profiter d’un cours de Zumba®. L’occasion pour Sophie Moreau, la présidente de Courir pour elles, de défendre « un droit à la santé des femmes ».

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La course caritative se tiendra le 14 mai au parc de Parilly. Il reste encore 3 000 places sur les 16 000 inscriptions ouvertes. Les fonds servent à financer des soins de support pour les malades du cancer dans les hôpitaux comme à Louis-Pradel, Villefranche, Lyon Sud et le centre Léon-Bérard avec lequel une convention vient d’être signée.
 
Pour s'inscrire: Courir Pour Elles
 
 
Pour commander des tirages
 
C'est ICI

Identifiant: Danser

Mot de passe: DSL

 

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Le Raid Napoléon toujours plus haut

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650 kilomètres, sept jours de course, dix étapes (dont une de nuit). Voici le copieux programme qui attend les participants du Raid Napoléon, version 2017.

Ils s’élanceront le 10 juin de Chaponnay (Rhône), pour rallier l’arrivée à Vence (Alpes-Maritimes) le 16 juin. Et ce, après avoir bravé la mythique route Napoléon (ex-RN 85) et ses plus de onze mille mètres de dénivelé.

L’équipe organisatrice du Raid Napoléon.  Photo David MORIN

« C’est sur une idée de Gilles Moretton que l’on a décidé de relancer la mythique course Napoléon. Le pari était un peu fou mais l’édition 2016 nous a montré que c’était un beau succès et que ce format est unique en France », souligne le président Jean-Claude Pellissier, lequel a dévoilé les contours de la version 2017, jeudi matin, à l’Hôtel Sofitel.

Des Chinois au départ

« Les effectifs ont doublé, puisque d’ores et déjà dix équipes sont engagées, avec la participation d’une équipe chinoise de Shanghaï et que l’on attend la confirmation de trois autres. » Pour une course limitée à quinze formations cette année et composées de cinq coureurs avec la présence d’au moins une féminine (relais toutes les heures). Si le parrain 2017 se nomme Stéphane Diagana, le Raid Napoléon comptera un autre champion du monde dans ses rangs en la personne de Christian Plaziat, titré en salle à Barcelone en 1995 à l’heptathlon. Pour l’occasion, l’ex-détenteur du record de France du décathlon, sera le manager de l’équipe “GSF Propreté”, à défaut « de pouvoir courir à cause de pépins physiques ».

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Le site officiel

lundi, 06 mars 2017

De l'OR 100% Ligue Auvergne Rhône-Alpes

Floria Gueï, la consécration

La Brondillante Floria Gueï a été à la hauteur de son rang et a embelli la journée du clan français en décrochant samedi sur le 400 m la première médaille d’or tricolore à Belgrade.

En plus d’être sacrée sur le 400 m, Floria Guei (devant) a aussi signé un nouveau record personnel en s’imposant largement en 51’’90.   Photo AFP

En plus d’être sacrée sur le 400 m, Floria Guei (devant) a aussi signé un nouveau record personnel en s’imposant largement en 51’’90. Photo AFP

C’est enfin la consécration pour celle qui fait office de chef de file des Bleus chez les dames. Il manquait un titre majeur sur le plan individuel à la Brondillante de 26 ans, médaillée d’argent en plein air à l’Euro-2016. L’anomalie a été réparée de la plus belle des manières au terme d’une course parfaitement maîtrisée et largement dominée.

La petite frayeur du premier tour et cette disqualification pour avoir bousculé la Tchèque Denisa Rosolova n’ont donc eu aucune incidence sur la Française qui a globalement survolé la compétition, gagnant sa série et sa demi-finale avant de régler ses rivales lors de l’ultime double tour de piste à la Kombank Arena de la capitale serbe.

« Je suis restée très concentrée de bout en bout, a déclaré Gueï. Vendredi matin, on m’a disqualifiée sans vraiment voir les images, tout s’est passé très vite, j’ai été prise en sandwich, ce sont les risques de la salle. Mais je n’étais pas fautive, c’est horrible pour Rosolova, je suis allée la voir, l’assurer de mon soutien. »

« Cette médaille concrétise mon travail, c’est seulement mon 2e Championnat d’Europe en salle en individuel, la première fois je n’étais même pas en finale, a-t-elle ajouté. Je la savoure, j’ai gardé confiance. »

Kevin Mayer en majesté

Le Français Kevin Mayer est devenu champion d’Europe en salle de l’heptathlon, dimanche à Belgrade, en améliorant au passage le record continental (6479 points).

Le vice-champion olympique du décathlon, Kévin Mayer, a amélioré le record d’Europe détenu par le Tchèque Roman Sebrle (6438 points).  Photo AFP

Au lendemain du succès de Floria Gueï sur le 400 m dames, le vice-champion olympique Kevin Mayer a été impérial et a clos en apothéose la compétition à l’heptathlon, faisant voler en éclats la marque continentale du légendaire Tchèque Roman Sebrle, vieille de 13 ans (7 mars 2004), avec 6479 points, soit la 2e performance de tous les temps.

Le week-end aura été majestueux pour Mayer, qui a notamment battu son record personnel sur le 60 m haies (7 sec 88) et égalé ceux du 60 m (6 sec 95), de la longueur (7,54 m), de la perche (5,40 m) et de la hauteur (2,10 m). N.1 mondial virtuel depuis la retraite du double champion olympique américain Ashton Eaton, Kévin Mayer aura fait honneur à son nouveau statut.

 

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18:18 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 26 février 2017

Perraux se met en danger

Quatre fois championne de France de cross court, la Lyonnaise dispute pour la première fois le long cet après-midi à Saint-Galmier. Et avec de l’ambition.

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Sur cross court, Claire Perraux faisait tilt (presque) à tous les coups. La discipline lui appartenait depuis 2011. Elle a collectionné quatre titres (2011, 2012, 2013 et 2015) en plus de ses deux autres médailles d’argent (2008) et de bronze (2016). « A la base, je suis plutôt une coureuse de 1 500 m, explique la Lyonnaise licenciée au SCO Sainte-Marguerite Marseille. C’est sur le court que j’ai le plus de feeling. J’avais une marge physiquement et tactiquement, alors que, par exemple, je n’ai jamais couru un 10 km (sur route) de ma vie ! Mais bon, c’est sympa de changer et d’aller voir sur long. »

A 29 ans, cette ingénieure spécialisée en gestion des flux allonge effectivement la distance cet après-midi à Saint-Galmier. Une première pour elle au championnat de France. Mais pas non plus une découverte totale puisqu’elle compte quelques sélections sur long aux championnats d’Europe habituellement disputés en décembre. C’est parce qu’elle n’a pas pu faire son travail foncier à l’automne (blessures au mollet et au genou plus une trachéite), qu’elle s’est résolue à explorer un nouveau territoire. Une bouffée d’air frais alors que l’échec de sa saison 2016 sur 3 000 m steeple, pour cause d’allergies chroniques, l’avait laissée en proie à la résignation. Depuis les championnats du Rhône de cross en janvier, où elle avait fait le match avec les juniors garçons (2e ), elle s’étonnerait presque de progresser sans entraves. « Tout va bien. Je suis en forme, totalement opérationnelle », savoure-t-elle après sa victoire aux pré-Régionaux et une belle deuxième place aux Régionaux de la Ligue PACA derrière sa partenaire de club Laurane Picoche.

De quoi aborder les championnats de France en confiance même si la distance a été rallongée cette année (8 420 m) : « ça ne me fait pas peur, assure-t-elle. J’ai la “caisse” pour tenir. C’est avant tout psychologique. L’inconnue, c’est plus que je risque de manquer de repères et qu’il y a beaucoup de filles très fortes. Mais il y a moyen de se faire plaisir en allant chercher une bonne place. »

B.Steen

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mardi, 07 février 2017

Melina Robert-Michon sacrée aux «Lionnes» du sport

Machos les sportifs ? Peut-être mais pas ceux (élus, internautes, jury) qui ont procédé au choix des Lions du sport 2016.

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Ce lundi soir, à la Sucrière, Melina Robert-Michon s’est vu offrir le Lion d’or consacrant le meilleur sportif (là le masculin l’emporte encore) lyonnais. La lanceuse, médaillée d’argent à Rio à 37 ans, méritait ce disque d’or, elle qui est une superbe ambassadrice de l’athlétisme, qui conjugue talent, abnégation et humilité.

Elle succède au palmarès à une autre femme, Amandine Henry. Ses camarades de l’OL féminin, championnes d’Europe, ont obtenu le Lion d’argent, le bronze - la même couleur qu’aux Jeux de Rio - revenant au rameur Franck Solforosi.

Franck Solforosi, Melina Robert-Michon, Wendie Renard (capitaine de l’OL), voilà un podium qui ne manquait pas d’allure pour l’album 2016 du sport lyonnais.  Photo Philippe JUSTE

Franck Solforosi, Melina Robert-Michon, Wendie Renard (capitaine de l’OL), voilà un podium qui ne manquait pas d’allure pour l’album 2016 du sport lyonnais. Photo Philippe JUSTE

 

En cette année olympique le jury aura laissé hors du podium Alexandre Lacazette, présent comme nombre de sportifs hier, le coup de cœur du jury allant à Maxime Thomas, pongiste médaillé aux Paralympiques. (J.E)

 

BD : la drôle de grossesse de Céline Charlès

La Lyonnaise Céline Charlès, fondatrice du blog “Kopines”, publie dans l’album Que du bonheur , ses dessins sur sa première grossesse. Elle sera en dédicace ce mercredi, dans le 6e arrondissement.

Si elle avait voulu le faire exprès, Céline Charlès n’aurait pas fait mieux… Alors que sa première BD Que du bonheur , qui retrace sa première grossesse, sort dans les kiosques, elle est enceinte… de plus de sept mois de son troisième enfant ! « Une grossesse marketing, comme se moque gentiment mon mari. Mais je vous assure que ce n’était pas du tout prévu ! », dit-elle en riant.

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Mais bonne joueuse, elle va assurer un minimum de promotion et faire une séance de dédicaces à Lyon, ce mercredi dès 16 heures (voir par ailleurs).

Un blog de “Kopines”

Mais revenons un peu en arrière. Bien avant l’album, il y avait un blog, lancé à Paris. « En 2010, mon mari m’a poussé à dessiner sur Internet. J’ai créé ce blog où je racontais et dessinais des anecdotes sur la vie de mes copines, d’où le nom. Puis je suis tombé enceinte de mon fils Noah et tout naturellement, je me suis mise en scène. Et l’audience a commencé à décoller : le public a mis un visage sur la personne derrière le blog, créant l’impression d’une relation plus intime… » En 2014, le couple s’installe à Lyon, avec la volonté d’y trouver une meilleure qualité de vie. Elle décide de se consacrer au blog à 100 %. « Nous avons refait l’infrastructure du blog, l’orientant vers la maternité et la grossesse. Et j’ai proposé gratuitement une BD numérique de mes aventures qui a été téléchargée plus de 50 000 fois et ils sont plusieurs dizaines de milliers à être abonnés à ma newsletter, un public majoritairement féminin… »

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La grossesse ? Pas que du bonheur !

Et l’album ? Une nouvelle fois, c’est son mari qui la pousse à envoyer une ébauche de ses dessins fin 2015. En février 2016, les Éditions Bamboo sont partantes… « Je pensais que ça allait prendre quelques mois seulement. Sauf que c’est beaucoup plus long ! L’album ne devait pas être une compilation de dessins. Je voulais raconter une histoire, celle du parcours des parents. Le ton du livre est drôle, mais comme souvent, on passe par des moments de doute, de douleur comme lorsque survient une fausse couche. Mais il faut en parler, car ça permet d’avancer et de déculpabiliser… » précise Céline Charlès.

À la demande de l’éditeur, elle refait tous les dessins en en fonction de choix graphiques uniformes, rajoute des inédits : elle se retrouve avec 160 pages qui retracent sa première grossesse. « J’ai fait avancer la sortie afin de pouvoir accoucher tranquillement… », précise-t-elle en souriant.

Et l’avenir ? « Je vais pouvoir parler à l’avenir de famille nombreuse, puisque j’attends mon 3e enfant… Mais plus tard, car même si j’ai un mari qui m’aide beaucoup, je ne vais pas avoir le temps de m’ennuyer les prochaines semaines ! ».

 

Céline Charlès ne s’en défend pas : dessins sans case, sans fond, ton pastel : c’est album “girly” qui plaît aux femmes « même si les hommes le lisent également car ça leur parle ». Mais contrairement à la plupart des auteurs qui viennent dans des librairies, c’est dans une boutique spécialisée pour les nouveaux-nés qu’elle dédicacera ce mercredi, de 16 à 19 heures, son ouvrage Que du bonheur (Édition Bamboo).

« Ce sont des amis et ils vendent le livre. J’ai trouvé plus sympa et original de faire la promotion ici, dans la boutique spécialisée pour les naissances. »

Pratique Dédicace de Céline Charlès, chez Aux enfants rêveurs , place Maréchal-Lyautey à Lyon (6e ), ce mercredi 8 février, de 16 à 19 heures.

David Tapissier

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lundi, 06 février 2017

Charayron et Chahdi sont prêts

Emmie Charayron n’a pas fait le voyage pour rien. Venue ce dimanche à Annonay aux Régionaux Auvergne - Rhône-Alpes un mois avant le lancement de sa saison de triathlon, elle a passé le test avec succès.

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Malgré une grosse semaine d’entraînement, dont cinq heures samedi, la triathlète lyonnaise installée à Gigean (Hérault) a décroché le titre grâce à sa troisième place derrière les Kenyannes Kipsang Jeptoo et Jeronoh. Elle qui cherchait la bagarre, elle a été servie : « Elles ont un gros niveau, ce sont de vraies athlètes, dit-elle. Pourtant, je suis longtemps juste derrière elle. Alors que je manquais vraiment de fraîcheur, c’est très positif. »

De quoi aborder en confiance la manche d’Abu Dhabi des World triathlon series (3 mars) où elle fera son grand retour dix mois après son forfait pour les JO de Rio (opération d’une hernie). Elle tentera de faire aussi bien que l’an dernier (6e ) : « Ce sera dur, prévient-elle. Mais tous les voyants sont au vert. »

Tout va bien également pour Hassan Chahdi qui a survolé l’épreuve hommes devant trois étrangers (le Marocain Boulaama, le Kenyan Ndemi et le Marocain Kiday). Le double champion de France de cross est prêt pour défendre son titre national dans trois semaines à l’hippodrome de Saint-Galmier (26 février). A noter la belle médaille d’argent de Julien Masciotra (Décines Meyzieu Athlétisme), revenu très affûté d’un stage au Kenya.

En cross court, enfin, les Rhodaniens ont trusté les podiums. Elodie Mathien (Décines Meyzieu)

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s’impose devant Hadjer Soukhal (Lyon Athlé) et sa partenaire de club Hélène Guet. Chez les hommes, Ali Messaoudi (Lyon Athlé) confirme sa forme, le titre revenant à Emmanuel Meyssat (AC Tassin).

B.Steen

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samedi, 28 janvier 2017

Gueï : « La salle, ça n’a rien à voir »

La vice-championne d’Europe du 400 m en plein air renoue avec la compétition, l’Euro en salle de Belgrade en ligne de mire. Mais sans assurance de nouveau podium.

 

Mardi dernier, Floria Gueï répète en tranches à la halle de La Duchère : 200 m puis deux fois 100 m, histoire de simuler son 400 m de rentrée ce samedi aux Régionaux (16 h 30). Allure de compétition évidemment. Mais « l’important, c’est la technique », insiste Djamel Boudebibah. Pour le coach, la séance consiste avant tout à se familiariser avec l’anneau couvert de 200 m où Gueï n’a pas planté ses pointes de l’hiver.

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Et cela se voit. Après un premier tour de piste rondement mené, elle s’emmêle les crayons : « Rythme, Flo ! », hurle Boudebibah tandis qu’elle lance son 100 m à grandes enjambées derrière son sparring-partner. Mauvais réflexe : « J’ai fait comme en plein air, bougonne-t-elle, alors qu’en salle, avec les virages serrés et relevés, il faut rythmer la foulée. C’est bien de s’être trompé aujourd’hui : je vais m’en souvenir. »

A 26 ans, elle n’a jamais vraiment approfondi l’indoor. Il y a deux ans à l’Euro de Prague - sa seule sélection internationale en salle -, elle avait calé en demie (4e ) : « J’avais fait des erreurs tactiques qui ne pardonnent pas en championnat, se souvient-elle. Depuis, j’ai évolué. J’ai gagné en confiance et en vitesse. »

« J’en veux plus »

Depuis l’an dernier, elle n’est plus uniquement l’héroïne du relais 4x400m de l’Euro de Zurich 2014. Elle a décroché à Amsterdam sa première médaille continentale individuelle (2e ). Désormais abonnée aux chronos sous les 51 secondes (avec un record à 50’’84), il ne lui a manqué que la finale olympique pour être comblée. « J’ai profité un peu de cette médaille. Au moins, j’en ai une ! Mais j’en veux plus. Maintenant je veux être championne d’Europe. »

Pourquoi pas dès cet hiver, alors qu’elle a mis l’Euro en salle à Belgrade à son programme (3-5 mars) ? « En extérieur, j’aurais répondu “oui” sans hésiter parce que j’ai des certitudes, dit-elle. Mais la salle, ça n’a rien à voir : j’ai moins de repères à cause des virages et des autres filles… » Sur une piste deux fois plus courte que dehors, il faut en effet jouer des coudes lors du second tour, après le rabat. Avec un record sur 200 m en salle en 23’’23 et son record de France du 300 m (36’’46) établis l’an dernier, ses jambes doivent a priori la mettre à l’abri des coups…

Reste à voir son état de forme. Après une longue année 2016, elle a prolongé un peu les vacances à l’automne. Le stage à Ténérife début janvier lui a permis de combler le retard mais l’a laissée sur les rotules, au point de renoncer le week-end dernier au meeting de Nantes. « Mais je sens que je remonte la pente, assure-t-elle. Et j’aime voir revenir l’adrénaline de la compétition… »

17:12 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

 
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