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samedi, 13 septembre 2014

MÉLINA ROBERT-MICHON. « Je ne suis pas arrivée au bout »

photo-afp.jpgAlors qu’elle en termine avec sa saison ce samedi à Marrakech, la vice-championne du monde et d’Europe du disque se projette à présent vers les JO de Rio.

Mercredi matin, Mélina Robert-Michon ouvre le container qui abrite ses disques au Parc de Parilly. « Dernier entraînement de la saison !, sourit-elle. Il était temps. »

La vice-championne du monde en 2013 à Moscou et d’Europe à Zurich cet été met un terme à sa saison ce samedi à Marrakech, à la Coupe continentale où elle sera associée à sa grande rivale croate Sandra Perkovic, sous le maillot de l’Europe. Un avant-goût de ce qui l’attend en 2015 aux Mondiaux à Pékin et surtout en 2016 aux JO de Rio.

Qu’est-ce que cela vous inspire de concourir en tandem avec Perkovic qui vous a battu à Moscou et à Zurich ?
On va faire une belle équipe ! Mais toutes les meilleures mondiales seront là, dont l’Américaine (Lewis-Smallwood) et l’Australienne (Samuels) pour qui c’est l’objectif de l’année. C’est un beau concours pour finir. Perkovic n’est pas la lanceuse avec qui j’ai le plus d’affinités. On ne se connaît pas beaucoup. Je la respecte parce qu’elle réalise une sacrée carrière. Elle est au-dessus. A Zurich, mon objectif était d’aller la chercher à 67 ou 68 m. J’en avais les capacités (65,33 m en finale) mais elle sort une performance historique (71,08 m). A moi de progresser.
Vous n’êtes pas comblée par votre saison ?

Il y a beaucoup de positif. Je ne suis pas déçue. Mais à Zurich, j’espérais une performance au-delà de mon record (66,28 m). Le concours a été difficile. Je me suis mis beaucoup de pression parce que je voulais montrer que ma médaille à Moscou n’était pas un accident. Ça m’est tombé dessus. Pour la première fois, j’étais attendue. Tous mes proches étaient là… Cela s’est ressenti pendant le concours. Finalement, j’ai savouré d’autant plus.

« Il me reste à trouver une motivation en meeting »

Cette médaille vous fait passer un nouveau cap…

Je sais maintenant que dans toutes les situations, je suis capable de m’en sortir. A l’avenir, je serai encore plus en confiance. C’est une arme de plus. Il me reste à trouver la motivation en meeting. Mais inconsciemment, ce qui se passe avant et après les championnats, je m’en fous.

L’affaire de dopage de Quentin Bigot et du manager des lancers Raphaël Piolanti vous a-t-elle également ébranlée ?
Beaucoup plus que ce que je pensais. C’est tombé au pire moment pendant le stage de préparation. Ça m’a touché parce que ce sont des gens que je côtoyais et que cela (le dopage, ndlr) va à l’encontre de ma vision du sport. On avait eu des discussions à ce sujet. Je l’ai vécu comme une sorte de trahison. Pour moi, on avait les mêmes objectifs, les mêmes envies… Ce qui m’a fait le plus de mal, ce sont les amalgames. On m’a même appelé en me disant : « Alors, votre entraîneur est en prison ? » Forcément, il y a eu de la suspicion sur mes résultats. Et ça, cela me met en colère.
Vous avez 35 ans. Vous fixez-vous une limite ?
Quand j’ai repris en 2011, c’était pour les JO de Londres et peut-être un an de plus. Finalement, depuis l’an passé, j’ai fait le choix de repartir au moins jusqu’aux JO de Rio. La motivation, l’envie, les résultats détermineront la suite. Pour l’instant, je me dis que ce serait dommage d’arrêter parce que je sens que je ne suis pas arrivée au bout de ce que je peux faire.
En vous remettant dans la peau de la Mélina de 2010, l’auriez-vous cru si on vous avait prédit ces deux médailles ?

Non. Mais, je travaillais pour ça et c’est ce que je voulais. Sans la coupure de ma grossesse en 2010, rien ne serait arrivé. Après, je suis repartie avec plus d’envie, reposée et avec un regard nouveau. Je savais qu’il ne me restait pas beaucoup de temps et je voulais en profiter au maximum.

Recueilli par Benjamin Steen

 

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12:09 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

vendredi, 12 septembre 2014

Anne Marechet présidente de Lyon Athlétisme

top.01.gifSuite à la démission de Jean-Pierre Lacroix en mai dernier, le comité directeur, réuni mardi 9 septembre 2014, a nommé à l’unanimité, Anne MARECHET, présidente de Lyon Athlétisme pour un mandat de 2 ans.

Agée de 54 ans, Anne MARECHET est licenciée depuis 1975 à l’ASPTT Lyon puis à Lyon Athlétisme en tant qu’athlète de ½ fond puis en tant que dirigeante. 

Elue au sein de la Ligue d’Athlétisme Rhône-Alpes en charge de l’Antidopage, de la formation des délégués, escorte et référent Marketing et Développement, Anne MARECHET est également membre de la commission des jeunes du Comité Départemental d’Athlétisme du Rhône.

Anne MARECHET sera assistée dans ses fonctions par :

- Pierre HUGONNET, Président Délégué administratif et financier

- Mireille LYONNET, Secrétaire Générale

- Eric NALLET, Directeur Général

- Les membres élus du comité directeur

Lyon Athlétisme est très fier d’avoir, pour la première fois de son histoire, à sa tête, une femme d’expérience indiscutable et indiscutée.

18:13 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mercredi, 03 septembre 2014

Estelle Perrossier : « Je pars au Kenya ! »

IMG_0909 (683x1024).jpgOn a d’abord cru à une blague. Estelle Perrossier en partance pour le Kenya ? Le pays de la Corne de l’Afrique est une destination privilégiée des coureurs de fond français. Mais une spécialiste du tour de piste qui part s’entraîner sur les hauts plateaux, c’est sans doute du jamais-vu. L’explication ? L’athlète de l’Entente Sud Lyonnais a décidé, à vingt-quatre ans, de monter sur 800 m. L’élève de Franck Matamba, qui a porté son record à 52’’44 sur 400 m et a été titulaire en séries lors des championnats d’Europe de Zurich, n’a pas peur de l’effort d’environ deux minutes. Et pour cause, elle a participé, il y a quelques années, à des trails de près de soixante-dix kilomètres ! Rencontre avec une athlète au parcours atypique.

Athle.fr : Estelle, quel bilan tirez-vous de votre saison ?
Estelle Perrossier : Il est très positif. J’ai continué à progresser de manière linéaire, comme depuis 2009. Je gagne une demi-seconde par an. Je voulais descendre sous les 52’’50. Je l’ai fait. Le podium en plein air aux championnats de France Elite, c’est aussi nouveau pour moi. D’ailleurs, c’est la première fois que je participais à cette compétition l’été. En 2013, j’avais attrapé la grippe et, avant, je n’avais pas le niveau.

Vous avez porté pour la première fois le maillot de l’équipe de France en mai, lors des Relais mondiaux*…
En séries, j’étais vraiment stressée. Mais cette compétition m’a vachement débloquée. 2014, c’est l’année du déclic pour moi, avec un titre de championne de France Elite en salle et toutes ces sélections cet été.

Comment avez-vous vécu les championnats d’Europe de Zurich, où vous avez été titulaire en séries avant d’être remplaçante en finale ?
Etre alignée en séries, c’était énorme, une grosse responsabilité ! Ensuite, j’ai assisté à la finale depuis les tribunes, avec Phara (Anacharsis). C’était une grosse expérience, pleine d’émotions. Pour nous, c’était plus stressant à vivre que d’être sur la piste ! On est vraiment allées chercher la médaille d’or à six. Ça a été un beau moment de partage.

L’année prochaine, c’est sur 800 m que l’on vous retrouvera. Depuis quand avez-vous dans un coin de la tête ce passage au demi-fond ?
En fait, j’y pense depuis 2010 avec mon entraîneur, Franck Matamba. Au début, je courais n’importe comment. Il me manquait de la vitesse, de la force et de la puissance. C’est pour cela que je me suis mise sur 400 m. Depuis quatre ans, j’ai travaillé pour faire un jour du 800 m et avoir une grosse marge de vitesse pour le passage à mi-course.

Et vous voilà partie pour le Kenya !
Je pars pour plus d’un mois à Iten sur les hauts plateaux, avec un partenaire d’entraînement. Je vais y faire de la préparation foncière pour le 800 m. Je n’attends que ça, de passer sur cette distance ! J’aime souffrir à l’entraînement. C’est un nouveau challenge qui décuple ma motivation. On va se greffer à la population locale. J’en ai discuté avec Bob (Tahri). Le Kenya, c’est la terre où il faut aller s’entraîner. Il y a un contexte de difficultés mais aussi de joie. Les athlètes ont toujours la banane et sont motivés.

Ça va être une belle aventure…
Je connais déjà l’Afrique. Je me fais un devoir d’y aller une fois par an pour effectuer une mission humanitaire. Je me suis déjà rendue au Togo, au Bénin et en Côte d’Ivoire. J’ai notamment organisé de petits cross pour les enfants. Les deux associations au sein desquelles je me suis investie sont Le coin lecture et La jeunesse en mouvement pour le volontariat en Afrique.

Quelles peuvent être vos ambitions, en 2015, sur votre nouvelle distance de prédilection ?
L’objectif, l’été prochain, ce seront les deux minutes. Je pense que c’est vraiment réalisable. J’ai déjà effectué beaucoup de spécifique 800 m, pour préparer le 400 m et j’ai bossé sur ces allures. Sur le tour de piste, je pense que mon manque de vitesse et force aurait fini par me limiter. Je n’ai pas un physique de sprinteuse. Je rêve des Jeux olympiques de Rio en 2016 sur cette nouvelle distance.

Ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que vous connaissez depuis longtemps les longues distances…
J’ai un passé de fondeuse volontaire, de quinze à dix-neuf ans. J’ai fait des 10 km et j’ai participé trois fois à la SaintéLyon (ndlr : un trail nocturne de 68 km !). Cette course, c’est une ambiance géniale ! Il y a beaucoup de solidarité entre les coureurs. A l’époque, je m’entraînais avec d’autres élèves de mon lycée et notre professeur d’EPS.

Comment êtes-vous devenue une pistarde ?
J’ai fait de la gym de quatre à dix-neuf ans. J’aimais bien mais j’étais nulle car j’étais trop raide. En arrivant en Staps, je me suis mise en spécialité athlé. La prof de Staps m’a inscrite sur 400 m et 800 m lors des championnats académiques universitaires, à Grenoble. J’ai couru le 800 m en 2’30. Trente minutes après, j’ai dû demander à un lanceur de me montrer comment installer les starting-blocks sur 400 m. J’ai couru en 1’05. Deux mois plus tard, j’étais chronométrée en cinquante-neuf secondes.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

*Estelle avait déjà été appelée en équipe de France en 2013, mais elle était remplaçante au sein du relais.

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mercredi, 27 août 2014

Mon Retour de Vacances: L'émotion Floria Guei

Je rentre de vacances, j'ai seulement vécu les championnats d'Europe sur ma page fb. Je sais que les résultats de l'Equipe de France ont été Fabuleux, tout le monde parle de Floria Guei et de son exploit. Je laisse passer quelques jours et enfin je visionne la course....

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....et bien même en n'ayant tout lu , tout écouté, j'au du mal à croire que la vidéo que je regarde est bien la bonne et pourtant !

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Si comme moi, vous avez rien vu de ces championnats, petit retour sur cet Enorme relais 4 x 400m.

LA COURSE !

 

18:39 Écrit par La Com dans Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (1) |  Facebook |  Imprimer | |

vendredi, 08 août 2014

Bientôt: Les championnats d'Europe d'Athlétisme 2014 à Zurich

7 athlètes de la ligue seront présents dans la délégation Française. N'hésitez pas à les encourager !

ICI

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Christophe Lemaitre Officiel (ASA - 100m/200m/4x100m)
Estelle Perrossier (ESL - 4x400m)
Kévin Campion (AFA - marche)
Mélina Robert-Michon (Lyon Athlé - disque)
Alexandra Tavernier (AHSA - Marteau)
Kevin Mayer (EARV - décathlon)
Jennifer Galais (DMA - 200m/4x100m)

19:36 Écrit par La Com dans Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 15 juillet 2014

CHAMPIONNAT DE FRANCE À REIMS. L’ESL reste en pole

12015_big.jpgMal abordé avec les forfaits du sprinteur Emmanuel Biron (tendon d’Achille) et du perchiste Vincent Favretto (qui se mariait), et l’absence de la sauteuse en longueur Darlène Mazeau, le week-end de l’Entente Sud Lyonnais s’est conclu en beauté dimanche à Reims. Récompensés par Marie-José Pérec, les sauteurs en hauteur Florian Labourel

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et Sébastien Deschamps ont transformé en métal leurs places de 2e et 3e Français, derrière le recordman de France Mickaël Hanany. Quelques instants plus tard, c’est Estelle Perrossier qui montait sur le podium du 400m (3e ),

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 pour sa première participation aux championnats de France en plein air… Avec l’argent de Térésa Nzola Meso (triple saut) vendredi,

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 les banlieusards ont totalisé quatre breloques, soit la fourchette basse de leurs habitudes. Ils gardent cependant la pole parmi les clubs du Rhône.

Si Mélina Robert-Michon (Lyon Athlé) est la seule représentante du département à revenir couverte d’or au disque (pour la 14fois !),

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l’Afa Feyzin Vénissieux et Décines Meyzieu Athlé sont aussi montés sur le podium, respectivement avec Kevin Campion (2e du 10 000m marche) et Jennifer Galais (vice-championne de France du 200m).

Ces résultats ne changent pas la donne à un mois des championnats d’Europe de Zurich, où les clubs du Rhône devraient compter quatre représentants : Robert-Michon pour une nouvelle médaille un an après l’argent aux Mondiaux de Moscou, Campion sur 20km marche, Jennifer Galais au moins sur 4x100m (et pourquoi pas 200m ?) et enfin Estelle Perrossier, avec le 4x400m.

Seulement 8e en finale du 400m, Elea-Mariama Diarra a en revanche perdu gros à Reims.

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Tous les résultats

dimanche, 13 juillet 2014

CHAMPIONNATS DE FRANCE ELITE : 10000 METRES MARCHE. Kévin Campion : « Je n’ai plus peur »

Dépossédé de sa meilleure performance française par Yohann Diniz (38’08’’), le Feyzinois (2e en 40’01’’) reste avant-tout concentré sur les championnats d’Europe.

Yohann Diniz vous reprend le titre et la meilleure performance française. Déçu ?
Pour moi, c’était de l’entraînement. L’an passé, ma performance au championnat de France (38’37’’02) m’avait séché pour les Mondiaux (abandon sur 20km). Je m’étais pris la tête en me disant qu’il fallait les refaire à Moscou. Cette fois, je les ai considérés comme un passage obligé. J’ai fait mon taf (sic). J’avais un peu mal aux jambes après un 3000m mardi dernier à Cork (Irlande). Je savais que chez lui, Yohann voulait ce record qui lui manquait. Moi, je suis focalisé sur les championnats d’Europe. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il fallait faire la compétition. « Il faut viser une place de finaliste »

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Êtes-vous désormais armé pour ne pas subir la pression négative comme aux Mondiaux en 2013 ?
J’ai gagné en maturité avec la naissance de mon fils Hugo il y a un mois et demi. Ça change la vie ! A la Coupe du monde (24e en 1h21’07’’), j’ai réussi à confirmer mon record (1h20’39’’ à Podebrady en avril) dans un contexte très relevé. Maintenant, je commence à connaître le groupe France. Je suis beaucoup plus serein. Avant, la compétition me faisait peur. Maintenant, plus du tout.
Vous êtes 10e Européen (à trois athlètes par nation) : qu’espérerez-vous à Zurich ?
Il faut viser une place de finaliste (ndlr : dans les huit premiers). En championnat, on fait toujours 15km lentement et 5km à fond. J’ai l’une des vitesses de pointe les plus élevées. Cela peut être un atout si j’arrive à bien gérer ma fin de course.
Le « ménage » effectué chez les marcheurs russes change-t-il quelque chose ?

Pas vraiment. Ils ont un tel réservoir que deux ou trois marcheurs écartés ne vont sûrement pas leur manquer. Et puis, les plus dangereux seront probablement les Ukrainiens. Actuellement, ils sont tout simplement monstrueux.

De notre envoyé spécial à Reims Recueilli par B.Steen

samedi, 12 juillet 2014

Christine Bardelle, clap de fin en argent ?

À bientôt 40 ans, Christine Bardelle a peut-être fait ses adieux hier soir à Reims. Un au revoir sans larme pour la Lyonnaise installée depuis mars à Buis les Baronnies où elle a ouvert une brasserie. Mais pas sans regret. Distancée à mi-course, elle a ensuite trouvé un second souffle pour terminer en trombe.

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Sur l’élan, elle déposait la championne d’Europe de cross Sophie Duarte, mais échouait en 16’03’52 à quatre secondes de Laïla Traby (13’59’’69)… « J’ai mal couru, analysait-elle. Quand j’ai eu un coup de moins bien, j’aurais dû faire l’effort car l’écart s’est vite stabilisé… Bon, c’est une médaille, mais ce n’est pas celle que je voulais. » A deux secondes cette saison des minima (15’25’’00) pour les championnats d’Europe, sa saison et sa carrière risquent donc de s’arrêter là, à moins d’un geste de la DTN : « Ce qui est rageant, c’est que j’ai fait 15’27’’30 à Carquefou en courant seule 4 500 m et qu’il n’y a pas beaucoup de 5 000 m, dit-elle… Déjà que j’ai eu du mal à me motiver pour cet été, c’est dur. Mais bon, je crois que j’ai bien fait le tour de la question. »

B.Steen

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Claire Perraux garde son dossard en or

Claire Perraux montre son dossard. « L’objectif, c’était de garder ça. » Ça, c’est le dossard couleur or attribué pour la première fois cette année aux champions de France en titre. 

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La Décinoise licenciée au SCO Marseille Ste Marguerite l’aura encore sur le ventre l’année prochaine après avoir remporté son troisième titre consécutif, soit 100 % de réussite depuis que cette ancienne spécialiste du 1 500 m s’est convertie au 3 000 m steeple. Meilleure Française de la saison et pancarte de tenante du titre épinglée au maillot, elle a maîtrisé la situation sans trembler : « Je voulais courir exactement de cette façon avec un départ tranquille et qu’on accélère peu à peu. Tout s’est déroulé comme prévu. Un nouveau titre, ça fait plaisir. Et je n’ai pas trop puisé. » C’est qu’il lui faudra des jambes la semaine prochaine à Heusden (Belgique) pour aller chercher les minima (9’40’’00) pour les championnats d’Europe de Zurich, trois secondes sous son record personnel (9’43’’70) : « J’y crois, assure-t-elle, parce que j’ai fait 9’49’’64 cette saison en faisant beaucoup d’erreurs. J’ai travaillé les franchissements, en faisant même remplir la rivière à Décines, et la forme monte… »

Benjamin Steen

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lundi, 07 juillet 2014

400 Haies: Mohamed Seghaier accroche le meilleur temps au Quatrache de Tarare

IMG_3889.JPGDans des conditions idéales, le Tunisien a devancé le Japonais Takatoshi Abe. Mais aucun coureur n’est descendu sous les 50 secondes. Vera Barbosa s’impose chez les femmes.

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Jean-Jacques Behm, l’organisateur, attendait une pluie de records à l’occasion de la 27e édition du Quatrache.

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Il en avait déjà battu deux, avant même le coup d’envoi de la manifestation, avec 17 nations représentées et 129 engagés, record de 2011 battu. Les athlètes, eux, hormis quelques meilleurs temps personnels, ont failli dans la course aux chronos. Pourtant, les conditions semblaient idéales, ce samedi au stade Léon-Masson, pour affoler les compteurs de ce meeting réservé aux coureurs de 400 mètres haies.

Des performances masculines en retrait

Le début du Quatrache laissait pourtant penser que les records allaient sauter un à un. Après les finales femmes, 16 des 54 coureuses avaient battu leur record personnel, soit près de 30 % du plateau. « Exceptionnel », a même lâché Jean-Jacques Behm, qui espérait un ratio identique pour les hommes, tout en regrettant les « quelques erreurs de techniques » de Vera Barbosa. La Portugaise, qui s’est imposée devant la Britannique Laura Wake et la Sud-Africaine Ehbersohn, a payé ses approximations et n’a pas été en mesure de titiller son record personnel du tour de piste.

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Malheureusement pour Jean-Jacques Behm, les hommes n’ont pas su se sublimer. Dans la finale 1, Kenneth Medwood est parti vite. Trop vite. En tête après le premier virage, le coureur de Belize a vu fondre son avance avant d’être doublé à l’aube de la dernière ligne. On attendait Takatoshi Abe, mais le Japonais a payé cash une erreur à mi-parcours, laissant la vedette au Tunisien Mohamed Seghaier, qui s’impose assez largement sur la ligne d’arrivée, à une demi-seconde de son record personnel (49’’82).

Troisième, le Franco-croate Yann Senjaric a battu son record personnel de cinq centièmes. Une préparation idéale avant de s’aligner sur le championnat de Croatie. Auparavant, le Français David Perrier avait accroché une belle troisième place dans la finale 2, échouant d’un rien derrière le Britannique Mike Baker et le Malgache Avo Rakotoriamiandry, très loin toutefois de son meilleur chrono.

Sinon, pas de trace de Français ou de Françaises sur le reste des podiums des courses principales. « Les blessures chez les hommes sont nombreuses et chez les filles, on subit la redoutable concurrence du meeting de La Chaux-de-Fonds, en altitude », a argumenté jean-Jacques Behm.

Les principaux résultats

> HOMMES

Finale 1 : 1. Mohamed Seghaier (TUN) en 50’’37; 2. Takatoshi Abe (JAP) en 51’’07 ; 3. Yann Senjaric (CRO) en 51’’37 (record personnel).

Finale 2 : 1. Mike Baker (GB) en 52’’39 ; 2. Avo Rakotoarimiandry (MAD) en 52’’47 ; 3. David Perrier (FRA) en 52’’52.

> FEMMES

Finale 1 : 1. Vera Barbosa (POR) en 56’’60 ; 2. Laura Wake (GB) en 57’’64 ; Anneri Ebersohn (AFS) en 57’’71.

Finale 2 : 1. Jessica Turner (GB) en 58’’44 ; 2. Andreia Crespo (POR) en 59’’00 ; 3. Nessa Cooper (IRL) en 59’’84.

Baptiste Marsal

Tous les résultats

Les Photos

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samedi, 05 juillet 2014

27E MEETING DE TARARE. Le Quatrache fort à l’international

« Le miracle continue », s’étonne presque Jean-Jacques Behm. Pour la 27e édition de son meeting 100 % 400m haies, le grand manitou de la discipline a encore fait le plein. Ce sont près de 130 athlètes qui vont tourner sur la piste du stade Léon-Masson de Tarare ce samedi après-midi dans 23 courses ! Cette année, l’épreuve sera très internationale avec 17 pays représentés. A tel point que les Français seront absents des meilleures séries. Chez les hommes, le Japonais Takatoshi Abe sera l’attraction n°1 avec un chrono de 49’’69 cette saison (44e mondial).

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Le Décinois Martin Carrère tentera de confirmer ses 51’’12 de la semaine dernière aux championnats de France nationaux en série 2, alors que les Brondillants Hugo Grillas et Adrien Clémenceau font l’impasse pour se concentrer sur le meeting de Chambéry dimanche. Chez les femmes, les championnes du Portugal (Barbosa), d’Espagne (Sotomayor) et d’Irlande (Barr) sont annoncées.

> 27e Quatrache à Tarare : début des épreuves à 17 h.

Le site Officiel

10:32 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

vendredi, 04 juillet 2014

MEETING DE BRON. Valentin Lavillenie retrouve de la hauteur

En passant une barre à 5,50m, Valentin Lavillenie améliore sa meilleure performance de la saison et se relance avant les championnats de France.

Pendant que son frère Renaud effaçait une barre à 5,87m à Lausanne, Valentin Lavillenie trouvait son bonheur avec une barre à 5,50m ce jeudi lors du meeting de Bron.

Labourel s’approche de son record

Après avoir réalisé sa meilleure performance de la saison à Pierre-Bénite le 13 juin dernier avec un bond à 5,45m, le Clermontois semble apprécier l’air du Rhône avec cette barre à 5,50met une tentative bien engagée à 5,70m. « Même si je ne réalise pas les minima pour les championnats d’Europe je suis très content car je retrouve mon niveau d’avant ma blessure au dos. Je vais aller aux championnats de France avec une bonne dose de confiance et je vais jouer ma saison sur un seul concours », expliquait le perchiste. Il n’aura en tout cas pas pu compter sur son principal concurrent, Daniel Dossevi, éliminé sans avoir franchi la moindre barre, pour le pousser dans ses derniers retranchements.

Si la perche masculine a cristallisé l’attention en fin de meeting, les filles s’étaient mises en évidence quelques heures plus tôt avec le doublé des Chinoises Xu et Chen et surtout un saut à 4,33m pour la première.

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De leur côté, les principaux athlètes attendus sur ce meeting ont fait le métier sans faire d’étincelles. Mention bien pour Florian Labourel à la hauteur qui, avec une barre à 2,22m s’est approché à 1 cm de son record personnel. « Ce qui est surtout très bien c’est d’être régulier à plus de 2,20m », indiquait d’ailleurs le sauteur de l’ESL qui abordera donc les championnats de France avec ambition mais aussi une certaine décontraction. « Franchement avec un nouveau record à 2,23m cette année, je peux d’ores et déjà dire que j’ai rempli mes objectifs. Après j’aimerais bien franchir 2,25m et essayer de m’attaquer à des barres supérieures pour voir ce que ça donne », explique l’élève de Daniel Aligne. Il pourra donc légitimement viser un podium la semaine prochaine aux championnats de France, et pourquoi pas le titre en fonction de la forme du favori Mickaël Hanany.

Mention peu mieux faire en revanche pour Teresa N’Zola Meso Ba au triple saut

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et Estelle Perrossier sur 400m qui n’ont pas profité de ce meeting pour améliorer les meilleures marques de la saison. Auteur d’un bond à 13,43m la triple sauteuse de l’ESL remporte certes le concours mais reste loin des minima pour les championnats d’Europe (14,25m). Pour Estelle Perrossier non plus la soirée n’a pas été aussi fructueuse que l’on pouvait l’espérer avec une victoire en 52’’9, bien loin de son record établit la semaine dernière à Nancy (52’’45).

Les Résultats et Quelques Photos

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jeudi, 03 juillet 2014

MEETING DE BRON. Estelle Perrossier : « Décomplexée »

2012_0610Image0132.JPGAprès avoir couru en 52’’45 sur 400m la semaine dernière à Nancy (3e performance française de la saison), l’athlète de l’Entente Sud Lyonnais voit ses ambitions gonfler.

A 24 ans, Estelle Perrossier continue d’explorer son potentiel. Née au 400 m par hasard il y a cinq ans, après avoir longtemps couru les 10 km sur route, elle ne cesse de gravir les échelons. Et tout s’accélère cette année : déjà appelée en équipe de France de relais l’an passé pour les championnats d’Europe par équipes (sans courir), elle en est devenue une adhérente régulière cette saison (challenge mondial des relais et championnats d’Europe par équipes) dans la foulée d’un premier titre national en salle l’hiver dernier à Bordeaux. De quoi nourrir désormais des ambitions internationales en individuel. Intégrée in extremis au meeting de Nancy vendredi dernier, elle en a profité pour raboter singulièrement son record personnel (52’’45 au lieu de 52’’91) à 45 centièmes des minima pour les championnats d’Europe de Zurich (12-17 août). « Elle était au couloir 8, en aveugle et elle s’est endormie dans le virage, fait remarquer son coach Franck Matamba. Il y a de la place pour faire 52’’00. » Prochaine chance ce jeudi soir à Bron sur sa piste d’entraînement.

> Comment avez-vous réagi en voyant votre chrono à Nancy ?

J’étais très contente surtout en ayant couru au couloir 8. J’ai apprécié le moment à sa juste valeur puisque ce n’est que la deuxième fois que je passe sous les 53 secondes. Depuis cinq ans, j’ai une progression constante. Le travail paye.

> Pensiez-vous aux minima avant de réaliser cette performance ?

J’y songeais, mais tant que le chrono ne descend pas, ça ne sert à rien de parler. Maintenant, je me dis qu’avec de bonnes conditions, dans une bonne course, c’est peut-être possible.

> Dès ce jeudi soir à Bron ?

Pourquoi pas ! C’est l’objectif même si je sais que je serai un peu seule. J’espère au moins courir au niveau de ma course à Nancy. De toute façon, je sais qu’il faudra surtout être présente aux championnats de France. Deux filles ont déjà fait les minima (Floria Gueï et Marie Gayot) et d’autres sont capables de les réaliser pour seulement trois places.

> Quel a été l’impact de vos sélections en Bleu avec le relais 4x400m sur vos performances individuelles ?

Elles m’ont décomplexée. L’an dernier, c’était déjà très gratifiant. Mais cette année, courir aux Bahamas (en série du challenge mondial des relais) et en Allemagne (3e au championnat d’Europe par équipe à Braunschweig) m’a beaucoup touchée. Je disais aux autres filles que c’était fou pour moi de me retrouver là alors que je n’ai jamais fait une finale des championnats de France Élites ! Depuis, je crois que j’ai compris comment s’inscrire véritablement dans une démarche de haut niveau.

Recueilli par B.Steen

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mercredi, 02 juillet 2014

Frédéric Augagneur nous a quittés

C'est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès de Frédéric Augagneur.

Figure incontournable de l'athlétisme dans son club du CA du Roannais et dans la Loire, c'est un passionné et un grand serviteur de notre sport que nous perdons.

Sincères condoléances à sa famille et à ses très nombreux amis.

Frédéric à la coupe de France au stade du Rhône en 2012.

Il était aussi un grand entraîneur.

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18:03 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 01 juillet 2014

400 m haies : Martin Carrère novice en or

Martin Carrère a frappé un gros coup ce week-end à Albi aux championnats de France Nationaux. L’athlète de Décines Meyzieu Athlé s’est payé le luxe de s’imposer en finale du 400 m haies en 51’’12 devant le spécialiste de l’Entente Sud Lyonnais Hugo Grillas (51’’21). A 23 ans, Carrère ne disputait que sa cinquième compétition sur 400 m haies alors qu’il courait auparavant sur 400 m plat. Visiblement, les haies lui vont bien. Pour sa première expérience dans cette spécialité, lors du 1er tour des Interclubs, il avait bouclé le tour de piste en seulement 54’’22. Depuis, il n’a fait améliorer son chrono… Avec ce succès, il devrait obtenir sa qualification pour les championnats de France Elites (11-13 juillet à Reims).

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400 m : Perrossier grignote

Estelle Perrossier (Entente Sud Lyonnais), 4e du 400 m du meeting de Nancy vendredi dernier, a amélioré son record personnel (52’’45 au lieu de 52’’91 la saison dernière). L’athlète brondillante, sélectionnée en équipe de France avec le 4x400m pour le Challenge mondial des relais puis le championnat d’Europe par équipes, occupe la 4e place au bilan national et se rapproche un peu plus d’une sélection pour les championnats d’Europe (12-17 août à Zurich). Elle effectuera une dernière répétition avant les championnats de France jeudi soir au meeting de Bron.

Trail : Fleureton brille à Chamonix

Cédric Fleureton a remporté le week-end dernier le cross du Mont-Blanc (23 km ; 1 665 m D +) organisé en marge des Mondiaux de Skyrunning. L’ancien vice-champion d’Europe de triathlon, qui s’amuse de temps en temps en trail, avait déniché un dossard à la dernière minute.

TRIATHLON

Charayron 20e à Chicago

Emmie Charayron s’est classée 20e de la manche de Chicago des World triathlon series. La Lyonnaise participera le 12 juillet à l’étape de Hambourg.

B.Steen

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dimanche, 22 juin 2014

Mélina Robert-Michon, ça promet !

La Lyonnaise s’est imposée dans le concours du disque (65,51 m) en réalisant sa 3e meilleure performance en carrière, tout proche de son record de France (66,28 m).

Elle a compris tout de suite. Le disque venait tout juste de quitter sa paume que Mélina Robert-Michon sautillait déjà de joie. Une bonne impression aussitôt confirmée. En lançant à 65,51 m dès son deuxième jet, la Lyonnaise s’assurait la victoire et amenait de gros points aux Bleus. « J’étais surtout contente que le disque sorte de la cage après y avoir envoyé mon premier essai, raconte-t-elle. Je pensais à l’équipe, c’est peut-être ce qui m’a donné un petit plus. Mais c’est vrai que je sentais bien le disque… »

Il fallait bien ça, car l’Allemande Shanice Craft a fait le match (65,05 m à son premier essai). Mais MRM (35 ans le 18 juillet) ne quitte plus le petit nuage sur lequel elle surfe depuis sa médaille d’argent aux Mondiaux de Moscou l’été dernier assortie d’un nouveau record de France (66,28 m).

Victorieuse en mars à la Coupe d’Europe des lancers hivernaux à Leiria (64,20 m), son niveau moyen continue de s’affoler. Autrefois régulière autour de 60 m, c’est devenu son « minimum syndical ». Ses trois concours de l’année en Ligue de Diamant se sont ainsi traduits par des jets autour de 63 m (62,66 m à Shanghai, 63,65 m à Eugene et 63,08 m à Oslo). « Pourtant, je ne me suis pas fait plaisir. A Oslo, j’étais au fond du trou physiquement », assure-t-elle. « Aujourd’hui, c’était mon premier concours avec une vraie préparation précompétition dans la semaine. Lundi j’avais des super-sensations. J’avais envie de confirmer. » Résultat, un jet à 77 centimètres de son record de France (3e performance en carrière et 6e perf européenne de la saison) dès le mois de juin…

« Maintenant, c’est une patronne… »

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Serge Debié, son coach

« L’explication est psychologique, estime son coach Serge Debié. Pour le reste, rien n’a changé. On avait modifié sa technique en 2011 après sa maternité. Physiquement, elle fait à peu près la même chose. Quand tu as une médaille, soit tu t’emballes, soit tu capitalises. Maintenant, c’est une patronne… ». En stage à la Réunion au printemps, elle avait déjà vu la différence en constatant un gain de deux mètres avec ses disques d’entraînement de 1,2 kg (au lieu de 1 kg). Un bond en avant qui se vérifie depuis le début de la saison estivale par rapport à ses temps de passage de l’an dernier… « C’est de bon augure : je fais comme l’année dernière avec 2m de plus ! Et ça fait du bien de voir que je suis capable de gagner dans cette compète relevée que j’avais gagnée en 2013 (63,75 m à Gateshead) », disait-elle hier à cinquante jours des championnats d’Europe de Zurich (12-17 août) où elle trouvera toutefois la reine de la discipline, la Croate Perkovic, sur son chemin (70,52 m cette saison).

Benjamin Steen

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mercredi, 18 juin 2014

Une Marseillaise pour Galais

«C’est ma première Marseillaise ! Ça fait plaisir même si ce n’était pas une énorme compétition. » Jennifer Galais est revenue les mains pleines des championnats méditerranéens espoirs à Aubagne.

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La jeune sprinteuse de Décines Meyzieu Athlétisme (22 ans) a survolé dimanche le 200 m, s’imposant en 23’’06 (vent nul) avec 73 centièmes d’avance sur l’Italienne Siragusa, fracassant du même coup son record personnel (23’’22 en 2012). La pluie déversait pourtant des torrents d’eau sur la piste : « Quand j’ai vu la météo, je me suis dit qu’il fallait se concentrer sur la victoire, dit-elle. Finalement, j’ai tout eu… » Seul petit regret : elle échoue de peu à passer sous la barre symbolique des 23’’00: «Le pire, c’est que le chrono a affiché 22’’99 avant correction. Ce sera pour la prochaine fois. » Après avoir couru en 11’’40 sur 100 m, Galais confirme en tout cas qu’elle a les minima pour les championnats d’Europe de Zurich (12-17 août) dans les jambes (11’’30 sur 100 m et 22’’95 sur 200 m). »

SALUT EN ARGENT : Aline Salut (Lyon Athlé) a pris à Aubagne la deuxième place au marteau (63,36) derrière Alexandra Tavernier (66,37 m).

B.Steen

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Le Lyonnais Labourel en Bleu

Florian Labourel (Entente Sud Lyonnais) a été appelé ce mercredi en équipe de France pour remplacer le recordman de France du saut en hauteur Mickaël Hanany, blessé, lors du championnats d’Europe par équipes (21-22 juin à Braunschweig en Allemagne).

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À 24 ans, l’étudiant à l’Insa de Lyon (1,88m) va connaître sa première sélection internationale chez les seniors.

Ancien décathlonien, il s’était spécialisé dans les sauts en longueur et en hauteur depuis quatre saisons. Vice-champion de France en salle l’hiver dernier, il a depuis confirmé en battant son record personnel vendredi dernier à l’Envol trophée à Pierre-Bénite (2,22m, 2e performance française de la saison). 

Benjamin Steen

18:32 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 14 juin 2014

Mélina, Floria, Manu au programme du week-end !

400m : Guei à New York

Une semaine après avoir réalisé les minima pour les championnats d’Europe de Zurich en s’imposant sur 400m au meeting d’Hengelo en 51’’80, Floria Guei court ce samedi le meeting Ligue de Diamant de New York. Engagée dans la même course que la championne du monde britannique Christine Ohuruogu, la Brondillante entend se rapprocher des 51’’00.

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Robert-Michon en vedette à Roanne

Mélina Robert-Michon (Lyon Athlé) est la principale tête d’affiche du meeting Elite de la Ligue Rhône-Alpes organisé ce samedi au Stade Malleval de Roanne. La vice-championne du monde du disque y arrive en forme ascendante après avoir lancé à 63,65m à Eugene puis à 63,08m à Oslo.

100m : Biron pour un chrono à Genève

Emmanuel Biron (ESL), qui n’a plus couru depuis sa victoire sur 100m à Forbach (10’’47) le 25 mai, dispute aujourd’hui le meeting de Genève. En jeu, sa sélection pour les championnats d’Europe par équipes la semaine prochaine à Braunschweig (Allemagne) avec le relais 4x100m.

10:57 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

MEETING ENVOL TROPHÉE (PIERRE-BÉNITE). Sdiri sur sa terre bénite

Salim Sdiri est retombé hier à 8,35 m (+1,0m/s) sur sa piste fétiche du stade du Brotillon cinq ans après y avoir établi le record de France (8,42 m).

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C’est devenu une blague : à l’Envol trophée, la piste serait en descente et l’anémomètre bridé. C’est vrai qu’à force, tout cela peut sembler « magique », admet Salim Sdiri qui va finir par donner son nom au sautoir du Stade du Brotillon…

Kafétien Gomis revient de loin

Chaque année, c’est la même histoire. Le sauteur en longueur - connu pour avoir été embroché par le javelot de Tero Pitkamaki à Rome en 2007 - débarque à Pierre-Bénite sans avoir marqué la saison. Le vent souffle dans le dos et il claque sa performance de l’année. « Ça ne s’explique pas, dit-il. A mes débuts, je le voyais comme un gros meeting national et très convivial. J’avais été marqué par Manu Bangué qui avait fait 8,32 m. C’est mon rendez-vous ! » Les statistiques sont implacables : en retombant hier à 8,35 m (+1,0m/s) à son dernier essai, il a arraché sa 9e victoire en dix participations. Sa moyenne y est vertigineuse : 8,13 m ! C’est évidemment ici qu’il a établi en 2009 son record de France (8,42 m). Et donc, depuis hier, la 2eperformance française de tous les temps (3performance mondiale de l’année). Irréel à bientôt 36 ans : « En stage, je sentais que j’étais au niveau de ce que je faisais en 2009. Je savais que je pouvais aller loin à condition de me préserver. J’ai donc annulé deux meetings pour arriver au top. Je pensais faire 8,25m, mais pas au-delà. J’ai l’impression de rajeunir. » Il a réalisé le concours parfait avec ses quatre sauts mesurés à plus de 8m (8,13m au 4e ), poussé par ce diable de Kafétien Gomis. Perdu pour l’athlétisme depuis ses médailles d’argent aux championnats d’Europe en plein air et en salle 2010 et 2011, à deux doigts de la retraite l’été dernier, le Lillois (34 ans) a ressuscité en sortant un saut à 8,19 m, lui aussi à son 6e essai.

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« Ça fait du bien. Surtout, cela ouvre plein de perspectives », souriait-il. « Il faut que ça se termine pour tous les deux sur le podium aux championnats Europe (12-17 août à Zurich) », lâchait dans l’euphorie Renaud Longuèvre, à la fois coach de Gomis et manager général des équipes de France.

Ils n’y sont pas encore… Si les deux hommes ont largement réalisé les minima (8,10 m), la Fédération (FFA) a décidé de ne pas prendre en compte les performances de l’Envol trophée dont les organisateurs n’ont pas respecté le cahier des charges pour un problème de date… Mais Sdiri est prêt à parier que la FFA n’osera pas faire comme s’ils avaient sauté dans le vent : « Vous pensez qu’ils seraient idiots à ce point-là ? Le manager général et le manager des sauts étaient là. Ils ont tout vu. Mais ça ne me fait pas peur : s’il faut les refaire, je les referai, voire mieux. »

Benjamin Steen

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