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jeudi, 17 août 2017

Kévin Campion déjà la tête à Berlin !

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À mi-parcours du 20km marche, Kevin Campion faisait la course avec le groupe de tête. « J’ai essayé de partir vite, raconte le marcheur de l’Afa Feyzin Vénissieux. Le rythme en 4’10’’ au kilomètre n’était pas trop élevé pour moi. Mais ensuite, je me suis pris un mur. » Une fois lâché, il allait dégringoler au classement (24e en 1h21’46’’) dans une course remportée par le Colombien Arevalo en 1h18’53’’. « La tête a débranché, regrette Campion. Mais cela reste ma meilleure performance en grand championnat mondial. Il y a encore du boulot, mais je reste persuadé que le top 8 mondial n’est pas inaccessible. »

 

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Quelques photos qui résument ces championnats du Monde... la tete déjà tournée vers #Berlin2018.

Ps : mécènes, sponsors, équipementiers, aidez moi à gagner les Europes à Berlin!!! 

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11:05 Écrit par La Com dans Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

lundi, 14 août 2017

Mélina Robert-Michon : « Une grande fierté »

La discobole lyonnaise (3e ; 66,21m) a remporté, à 38 ans, sa quatrième médaille en cinq ans. Après trois deuxièmes places à l’Euro 2014, aux Mondiaux 2013 et aux JO 2016, elle expérimente avec bonheur le bronze.

Photo AFP

On vous a vu hésiter entre deux sentiments. Lequel l’emporte ?


« C’est vrai que tout de suite après le concours, j’étais dégoûtée. J’avais envie de faire mieux. Mais avec le recul, c’était un concours de très haut niveau comme il n’y en a pas eu depuis longtemps. J’étais venu pour faire mieux que ce que j’avais déjà fait. Et puis, je repense à la saison hyper dure que j’ai vécue. Mais j’ai quand même été chercher cette médaille. Ça valait le coup de s’accrocher. Ça fait du bien. On sait que ça tourne pas mal sur les podiums. Faire mon quatrième podium en cinq ans, c’est une grande fierté. Je montre que je suis toujours à mon meilleur niveau et qu’il faut toujours compter sur moi. »

Seul regret : la gestion des deuxième et troisième jets ?

« Je fais un très bon premier essai. Et derrière, il y a une forme de décompression. Je sors un peu du concours. Mais j’ai su réagir. Je savais qu’à tout instant, ça pouvait revenir derrière. Je ne voulais surtout pas sortir du podium. J’aurais aimé battre mon record (66,73m). J’en avais les capacités. Mais Perkovic (70,31m) et Stevens (69,64m) étaient très fortes devant. Je n’avais pas encore le niveau. »

Vous prouvez à nouveau votre capacité à répondre présente le jour J.

« Je remercie mes coaches (Serge Debié et Jérôme Simian). Je leur faisais confiance et ils ont vraiment su gérer. Il n’y a que les championnats qui comptent pour moi. Je savais qu’en arrivant ici, il y aurait le truc en plus. J’ai eu un coup de stress après l’échauffement. Je ne savais pas si j’allais réussir à gérer tout ça. C’est pour ça que j’étais si soulagée après le premier essai. »

Vous donnez une note féminine au bon bilan des Bleus.

« C’est vrai que ça allait manquer de femmes sur la photo. Je me suis dévouée… Cela manquait de vieux aussi avant aujourd’hui (ndlr : et le titre de Yohann Diniz, 39 ans)… C’est à l’image de cette équipe. Il y a de tout et chacun a envie d’amener sa pierre à l’édifice. J’avais envie de participer aussi à la fête. »

Avoir votre famille au bord de la piste vous a-t-il aidée ?

« C’était la motivation supplémentaire : je me disais que je ne pouvais pas sortir du podium avec eux dans les tribunes. C’est une occasion que je ne revivrai peut-être pas. Je voulais partager cette médaille avec eux. Ça m’avait manqué à Rio. »

Pour combien de temps êtes-vous encore là ?

« Tant que je gagne je joue. Déjà, j’aimerais battre mon record en fin de saison. Et à l’avenir, je n’ai pas envie de bouger des podiums. »

A Londres, recueilli par B.Steen

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16:01 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 13 août 2017

Kevin Mayer : «Le moment le plus intense de ma vie»

Sacré champion du monde du décathlon, le Drômois raconte comment il est passé par toutes les émotions, notamment lors du concours de la perche durant lequel il a frôlé le zéro.

Monter sur la 1ère marche du podium et entendre La Marseillaise, une émotion beaucoup plus forte pour Kevin Mayer que sa 2e place aux JO de Rio. / Photo AFP

Quel est votre premier sentiment ?

C’est le calme après la tempête. Quand je m’écroule après le 1500m, je me suis dit que c’était enfin fini. Il y avait tellement de pression ces derniers mois. Je n’ai pas eu un seul moment tranquille où je ne pensais pas à ces championnats du monde… Lâcher la pression, c’était la plénitude totale.

Le moment le plus stressant, c’est la perche quand évitez le zéro de justesse ?

Evidemment. Je suis tombé à Marseille aux championnats de France. J’ai perdu en préhension de ma main en me brûlant. Sur 14 appuis, je ne pouvais pas sauter. J’étais haut mais je n’arrivais pas à faire avancer ma perche. Je me suis mis sur 10 foulées, j’ai pris ce que j’ai entre les jambes, et j’ai sauté. C’était le moment le plus intense de ma vie. J’ai regardé ma grand-mère dans les tribunes pour savoir comment elle allait parce que c’était un moment assez fort. C’était un soulagement tellement énorme ! Si je ne passe pas, je ne fais rien. Si je passe, je suis champion du monde. Tout se jouait là. C’est peut-être de la chance, mais je ne veux pas savoir. »

Dans quel état étiez-vous avant de sauter ?

J’étais tétanisé. Entre le moment où je prends ma perche et le moment où je pique, je me dis : ‘‘tu joues ta vie, tu joues ta vie’’. Jusqu’au moment où ça passe. Chaque fois que je pense à ce saut, je me dis qu’il n’aurait pas dû passer. Mais il est passé. »

Avez-vous apprécié le 1500m ?

Je me suis dit : ‘‘essaye d’en profiter’’. Mais j’ai commencé à avoir des crampes. En fait, c’était un compte à rebours. Dans ma tête, je fais le décompte : plus que trois tours avant d’être champion, plus que deux, etc. Je ne pensais qu’à ça. Le chrono, je m’en foutais.

C’était un triomphe annoncé…

Vous voyez, hein ! J’étais favori, alors ? Je vous aurai défoncés (ndlr : les journalistes) si je n’étais pas passé à la perche. Clairement, je me demandais tous les jours comment ce décathlon allait se passer avec mes problèmes de main et de coude qui m’empêchent de bien sauter à la perche et de bien lancer au javelot.

Allez-vous entrer dans une nouvelle dimension médiatique ?

Je ne me pose pas cette question. Vu ce que (Pierre-Ambroise) Bosse a vécu, je m’attends à ce que ce soit un peu lourd, mais je le prends comme un jeu.

On vous a vu pleurer sur le podium. A quoi avez-vous pensé ?

Je me rends compte à cet instant que je suis champion du monde. J’ai chialé parce que ça me rappelle tout ce que j’ai vécu depuis que je suis arrivé à Montpellier il y a dix ans. J’ai pensé à mon staff, mon coach Bertrand Valcin et mon préparateur physique Jérôme Simian. Grâce à eux, je suis de plus en plus technique et de moins en moins blessé. Et je pense à mon entourage qui me supporte. Ce n’est pas facile. Mon plus gros point fort, c’est mon entourage. »

L’émotion est-elle différente de celle que vous aviez ressentie aux JO de Rio (2e) ? 

Complètement ! Cette fois, j’ai eu la Marseillaise. Et je l’ai eue juste après le 1500m. C’est un cadeau énorme. Cela fait remonter toutes les émotions. C’était un moment incroyable avec la team ‘‘Kéké la braise’’ juste à côté qui chantait. C’était énorme !

Quels seront les prochains défis ?

Je ne me lance pas de défi. Ma motivation, c’est de progresser. On voit que je progresse chaque année. Et ce qui est énorme, c’est que je sens que je peux encore beaucoup progresser.

A Londres, recueilli par B.S.

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vendredi, 11 août 2017

Mélina Robert-Michon (qualifiée pour la finale du disque) : "Ça fait du bien"

Un jet à 63,97m a suffi à la Lyonnaise ce vendredi pour se qualifier pour la finale du disque (dimanche). Une entrée en matière qui rassure la vice-championne olympique après un début de saison difficile.

Mélina Robert-Michon a obtenu son billet dès son premier essai avec un jet à 63,97 m, soit sa meilleure performance de la saison, alors que la limite des qualifications avait été fixée à 62,50 m. Photo AFP

Ce concours de qualification ne pouvait pas se dérouler mieux…

« Premier jet, meilleure perf de la saison, ça fait du bien à la tête. Cela confirme les sensations que j’ai à l’entraînement. C’est de bon augure pour la finale. Je pense qu’il y a un peu de marge. Ce n’est pas que je n’ai pas fini mon jet, mais je n’ai pas pris trop de risques. Le but, c’était juste que cela tombe derrière la ligne (de qualification à 62,50m, ndlr). C’est fait. »

Etes-vous soulagée ?

« Cela rassure ceux qui étaient inquiets. Je l’étais moi-même au mois de mai. Malgré tout, je savais que mes entraîneurs (Serge Debié et Jérôme Simian) maîtrisent leur sujet pour que j’arrive en forme et dans de bonnes dispositions au grand championnat. Je leur fais toute confiance, il n’y avait pas de doute, mais cela fait quand même du bien quand ça se concrétise. »

Qu’avez-vous ressenti en lançant dans ce stade où vous aviez terminé 5e en 2012 aux JO ?

« Ce matin, on avait des conditions parfaites. Le plateau de lancers est bon, le public aussi. Je pense que dimanche soir (finale) ce sera plein. C’est un de mes stades préférés. Il n’y a plus qu’à… »

Tirez des conclusions de ce concours de qualification ?

« J’ai vu que Sandra Perkovic (69,67m) a confirmé sa bonne forme, ce qui n’est pas étonnant. Il y a une Allemande (Anna Rüh) qui se fait sortir, mais sinon, il n’y a pas trop de surprise. La finale sera dense. »

Que ferez-vous samedi ?

« Je ne sais pas encore, mais je ferai peut-être deux ou trois éducatifs pas trop loin de l’hôtel pour ne pas perdre de temps dans les transports. »

En finale, il faudra se lâcher tout de suite ?

« Il faudra faire un premier jet pour être dans les huit premières et pouvoir prendre ensuite des risques sur les cinq autre essais. Il n’y a pas vraiment de stratégie. A Rio, j’étais la première à lancer, je m’étais dit qu’il y avait un truc à faire (pour mettre la pression sur ses adversaires, ndlr). Mais tous les concours sont différents… »

A Londres, recueilli par B.Steen

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mercredi, 09 août 2017

Bravo P A B

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17:00 Écrit par La Com dans Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 06 août 2017

Garfield Darien, le rescapé

Enfin épargné par les pépins physiques alors que ses compatriotes sont tous sur le flanc, le Lyonnais entend rattraper le temps perdu.

Garfield Darien (ici le 28 juin à Ostrava) entend ratraper le temps perdu.  AFP

D’ordinaire, les Français se la jouent Mousquetaires sur 110m haies. Pas cette fois : les trois hurdlers aux JO de Rio – Bascou (3e), Martinot-Lagarde (4e) et Belocian – sont tous ‘‘out’’ à Londres. Pour partir en quête des joyaux de la couronne, ne reste que Garfield Darien sabre au clair. Quatrième mondial, le Lyonnais représente l’une des principales chances de podium pour les Bleus. Ça change après quatre ans de placard : mononucléose en 2013, chikungunya en 2014, déchirure aux ischios aux Mondiaux de Pékin 2015 (8e) et saison blanche en 2016 (micro-déchirure mal soignée).

« Je ne le vis pas comme une renaissance »

« Je ne le vis pas comme une renaissance », assure-t-il. « Ma chance, c’est que je n’ai jamais eu de gros coups durs. Mon corps n’est pas touché. Même quand je ne faisais pas les championnats, je m’entraînais. A la reprise, ça revient vite. »

Il n’a pas été loin, cependant, de tout envoyer valser. Il a fait l’expérience du costume-cravate dans la banque entre 2014 et 2015 avant d’être rattrapé par la manche par son père et coach, Daniel : « Avec Teddy (Tamgho), on a dû le convaincre plusieurs fois alors qu’il était découragé. »

A 29 ans, il entend éviter les chausse-trappes et rattraper le temps perdu. « Il me reste quatre ans, je ne veux plus rien louper. Maintenant, il faut des médailles », dit le vice-champion d’Europe 2010 et 2012, toujours en quête d’un podium mondial en plein-air.

Alors son père l’a placé en couveuse : « Garfield est un fada de l’entraînement, il faut tout le temps le freiner. On ne fait plus que du qualitatif et je l’ai mis à l’écoute de son corps. » Il a fait le mauvais élève en zappant le championnat d’Europe par équipes puis le championnat de France, en raison d’une « alerte » aux adducteurs. Une stratégie payante : jamais il n’est arrivé en grand championnat en telle position de force. C’est l’année ou jamais ? « Non, il est juste au niveau où il aurait dû être depuis longtemps. Si ce n’est pas cette année, ce sera plus tard », selon son père.

Mais les circonstances sont favorables en cette saison post-olympique : depuis qu’il a fait tomber son vieux record (13’’15 en 2012) à Ostrava (13’’09), il nage avec les requins comme McLeod (12’’90 en 2017), Shubenkov (13’’01) ou Merritt (12’’80 mais 13’’09 cette saison). « Avant, il y avait toujours des monstres. Cette fois, je regarde tout le monde d’égal à égal. Et limite, je peux être le plus fort… »

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Diarra : « Une grande surprise »

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La spécialiste du 400m de Décines Meyzieu, Eléa Mariama Diarra (27 ans), dispute à Londres son premier grand championnat en individuel (série à 12h55) grâce à sa victoire au championnat de France (51’’92) et un assouplissement des règles.

Après votre victoire au championnat de France, vous envisagiez de courir au meeting d’Heusden pour approcher les minima (51’’50). Finalement, cela n’a pas été nécessaire…

J’ai appris ma sélection deux jours après (les championnats de France) à ma grande surprise. J’étais habituée à l’ancienne DTN qui ne vous prenait pas pour un centième ou un jour de retard. Je ne pensais pas aller aux Mondiaux en étant à quatre dixièmes des minima. Je ne savais même pas que j’avais fait les minima IAAF (Fédération internationale) et que ça pourrait être suffisant…

Cette sélection récompense votre progression cette saison. À quoi l’attribuez-vous ?

Avant mon opération des plantaires grêles (tendon d’Achille) en août 2015, mon quotidien, c’était de gérer la douleur. Ne plus avoir mal du tout depuis cette année, ça change tout. Depuis la fin des JO (remplaçante du 4x400m), j’ai pu travailler dans la continuité. Avec mon coach, on a tenté de partir de manière plus agressive. Ça a porté ses fruits au championnat de France. Bosser sereinement, ça fait la différence.

Que pouvez-vous espérer à Londres ?

L’objectif, c’est de passer un tour, puis de baisser encore mon chrono et de répondre présent. Après une période de deux jours de décompression, j’ai retrouvé des bonnes sensations en réalisant des chronos que je n’ai jamais faits. C’est de bon augure.

Recueilli par B.Steen

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jeudi, 03 août 2017

10 km de l'Horloge: C'est déjà le mois prochain !

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Les inscriptions c'est ICI

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Le site officiel

17:53 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

 
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