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lundi, 14 août 2017

Mélina Robert-Michon : « Une grande fierté »

La discobole lyonnaise (3e ; 66,21m) a remporté, à 38 ans, sa quatrième médaille en cinq ans. Après trois deuxièmes places à l’Euro 2014, aux Mondiaux 2013 et aux JO 2016, elle expérimente avec bonheur le bronze.

Photo AFP

On vous a vu hésiter entre deux sentiments. Lequel l’emporte ?


« C’est vrai que tout de suite après le concours, j’étais dégoûtée. J’avais envie de faire mieux. Mais avec le recul, c’était un concours de très haut niveau comme il n’y en a pas eu depuis longtemps. J’étais venu pour faire mieux que ce que j’avais déjà fait. Et puis, je repense à la saison hyper dure que j’ai vécue. Mais j’ai quand même été chercher cette médaille. Ça valait le coup de s’accrocher. Ça fait du bien. On sait que ça tourne pas mal sur les podiums. Faire mon quatrième podium en cinq ans, c’est une grande fierté. Je montre que je suis toujours à mon meilleur niveau et qu’il faut toujours compter sur moi. »

Seul regret : la gestion des deuxième et troisième jets ?

« Je fais un très bon premier essai. Et derrière, il y a une forme de décompression. Je sors un peu du concours. Mais j’ai su réagir. Je savais qu’à tout instant, ça pouvait revenir derrière. Je ne voulais surtout pas sortir du podium. J’aurais aimé battre mon record (66,73m). J’en avais les capacités. Mais Perkovic (70,31m) et Stevens (69,64m) étaient très fortes devant. Je n’avais pas encore le niveau. »

Vous prouvez à nouveau votre capacité à répondre présente le jour J.

« Je remercie mes coaches (Serge Debié et Jérôme Simian). Je leur faisais confiance et ils ont vraiment su gérer. Il n’y a que les championnats qui comptent pour moi. Je savais qu’en arrivant ici, il y aurait le truc en plus. J’ai eu un coup de stress après l’échauffement. Je ne savais pas si j’allais réussir à gérer tout ça. C’est pour ça que j’étais si soulagée après le premier essai. »

Vous donnez une note féminine au bon bilan des Bleus.

« C’est vrai que ça allait manquer de femmes sur la photo. Je me suis dévouée… Cela manquait de vieux aussi avant aujourd’hui (ndlr : et le titre de Yohann Diniz, 39 ans)… C’est à l’image de cette équipe. Il y a de tout et chacun a envie d’amener sa pierre à l’édifice. J’avais envie de participer aussi à la fête. »

Avoir votre famille au bord de la piste vous a-t-il aidée ?

« C’était la motivation supplémentaire : je me disais que je ne pouvais pas sortir du podium avec eux dans les tribunes. C’est une occasion que je ne revivrai peut-être pas. Je voulais partager cette médaille avec eux. Ça m’avait manqué à Rio. »

Pour combien de temps êtes-vous encore là ?

« Tant que je gagne je joue. Déjà, j’aimerais battre mon record en fin de saison. Et à l’avenir, je n’ai pas envie de bouger des podiums. »

A Londres, recueilli par B.Steen

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16:01 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

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