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dimanche, 06 août 2017

Garfield Darien, le rescapé

Enfin épargné par les pépins physiques alors que ses compatriotes sont tous sur le flanc, le Lyonnais entend rattraper le temps perdu.

Garfield Darien (ici le 28 juin à Ostrava) entend ratraper le temps perdu.  AFP

D’ordinaire, les Français se la jouent Mousquetaires sur 110m haies. Pas cette fois : les trois hurdlers aux JO de Rio – Bascou (3e), Martinot-Lagarde (4e) et Belocian – sont tous ‘‘out’’ à Londres. Pour partir en quête des joyaux de la couronne, ne reste que Garfield Darien sabre au clair. Quatrième mondial, le Lyonnais représente l’une des principales chances de podium pour les Bleus. Ça change après quatre ans de placard : mononucléose en 2013, chikungunya en 2014, déchirure aux ischios aux Mondiaux de Pékin 2015 (8e) et saison blanche en 2016 (micro-déchirure mal soignée).

« Je ne le vis pas comme une renaissance »

« Je ne le vis pas comme une renaissance », assure-t-il. « Ma chance, c’est que je n’ai jamais eu de gros coups durs. Mon corps n’est pas touché. Même quand je ne faisais pas les championnats, je m’entraînais. A la reprise, ça revient vite. »

Il n’a pas été loin, cependant, de tout envoyer valser. Il a fait l’expérience du costume-cravate dans la banque entre 2014 et 2015 avant d’être rattrapé par la manche par son père et coach, Daniel : « Avec Teddy (Tamgho), on a dû le convaincre plusieurs fois alors qu’il était découragé. »

A 29 ans, il entend éviter les chausse-trappes et rattraper le temps perdu. « Il me reste quatre ans, je ne veux plus rien louper. Maintenant, il faut des médailles », dit le vice-champion d’Europe 2010 et 2012, toujours en quête d’un podium mondial en plein-air.

Alors son père l’a placé en couveuse : « Garfield est un fada de l’entraînement, il faut tout le temps le freiner. On ne fait plus que du qualitatif et je l’ai mis à l’écoute de son corps. » Il a fait le mauvais élève en zappant le championnat d’Europe par équipes puis le championnat de France, en raison d’une « alerte » aux adducteurs. Une stratégie payante : jamais il n’est arrivé en grand championnat en telle position de force. C’est l’année ou jamais ? « Non, il est juste au niveau où il aurait dû être depuis longtemps. Si ce n’est pas cette année, ce sera plus tard », selon son père.

Mais les circonstances sont favorables en cette saison post-olympique : depuis qu’il a fait tomber son vieux record (13’’15 en 2012) à Ostrava (13’’09), il nage avec les requins comme McLeod (12’’90 en 2017), Shubenkov (13’’01) ou Merritt (12’’80 mais 13’’09 cette saison). « Avant, il y avait toujours des monstres. Cette fois, je regarde tout le monde d’égal à égal. Et limite, je peux être le plus fort… »

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