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samedi, 30 juillet 2016

Elea Diarra : « On se dit qu’on n’a pas travaillé pour rien. »

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Blessure, préparation, objectif, financement participatif… A 8 jours du début des Jeux Olympiques c’est très simplement qu’Elea Diarra, qui prendra part au 4×400 m s’est confiée.

Sportives.net : Comment vous sentez-vous à quelques jours du début des Jeux ?
Elea Diarra : Je ne sais pas trop. Pour le moment j’ai un peu de mal à rentrer dans les Jeux mais ça va sûrement venir avec le voyage. Là j’ai mes dernières compétitions individuelles (elle a participé au 400 m à Ninove en Belgique et a amélioré son record personnel, ndlr) donc j’essaie de me concentrer là-dessus et puis sur l’entraînement. On va aller doucement vers les JO début août.

Quand avez-vous su que étiez qualifiée pour les Jeux Olympiques ?
Je l’ai su quand la sélection officielle a été annoncée, le mercredi 13 juillet.

Vous y attendiez-vous ?
Oui et non. On nous avait dit qu’ils garderaient sûrement la même équipe. Que celle qui irait aux Championnats d’Europe irait aux Jeux Olympiques. Donc oui je savais que c’était possible mais parfois il vaut mieux attendre.

« C’était plutôt un défi de revenir au niveau le plus rapidement possible pour espérer aller aux Jeux Olympiques » à propos de son entraînement suite à sa blessure.

Vous en rêviez de ces Jeux ?
Oui, j’en rêvais ! C’était plutôt un défi pour moi parce que je me suis faite opérée en août dernier des deux tendons d’Achille. En faisant cette opération c’était à risque puisque je n’étais pas sûre d’être prête et remise sur pied pour les JO. Je me suis dit que l’opération allait me faire reprendre l’entraînement plus tard, j’en avais discuté avec mon entraîneur. C’était un risque : soit ça passait, soit ça cassait. Surtout que pendant les années olympiques il faut être prêt plus tôt que d’habitude parce que la saison est avancée, les Championnats d’Europe, de France… C’était plutôt un défi de revenir au niveau le plus rapidement possible pour espérer aller aux Jeux Olympiques. Et c’est réussi, c’est plutôt cool.

Que ressent-on quand on sait qu’on est qualifiée pour les Jeux ?
De la fierté pas encore, mais ça commence. On est content, on se dit qu’on n’a pas travaillé pour rien parce que les années olympiques sont les plus importantes pour les sportifs. C’est l’année qu’on n’a pas envie de louper et qu’il ne faut pas manquer, on fait plus de sacrifices que les autres années. J’ai eu de gros aménagements d’horaires au niveau de mes études, j’ai déplacé mon stage de fins d’études pour pouvoir m’entraîner correctement. C’est vrai que si on n’est pas qualifié on est un peu triste. Mais pour le coup tout ça c’est oublié, le jeu en vaut la chandelle.

Comment s’est passée votre préparation ?
J’ai commencé en fauteuil roulant et puis il y a eu toute la partie réathlétisation puisque après une opération on ne reprend pas de zéro, on reprend dans le négatif (rires). Finalement, ça c’était la partie la plus dure. Les premiers mois il faut se remuscler après ne pas avoir bougé pendant un mois. Clairement, en deux semaines d’immobilisation tu perds tous tes muscles, tu les vois fondre. C’est très très long pour revenir ensuite en condition physique potable. J’ai eu une partie assez difficile de septembre à novembre/décembre puis ensuite j’ai commencé à reprendre la course. J’ai pris plus de plaisir et ça allait mieux.

Pour pouvoir se préparer correctement, Elea Diarra a du lancer une campagne de financement participatif. Photo Facebook Elea Diarra

Ça n’a vraiment pas du être facile moralement…
Oui c’est difficile parce qu’on est dans une condition vraiment dure. On ne connaît pas ça, on n’a pas l’habitude d’être en aussi mauvaise condition quand on est athlète. Il faut accepter. Au début on se prend une claque et puis il faut vraiment se donner pour que ça revienne le plus vite possible.

« La plupart des athlètes qui vont aux Jeux Olympiques sont amateurs et doivent se débrouiller financièrement comme ils peuvent. »

Pour pouvoir être du voyage à Rio vous avez lancé une campagne de financement participatif. Il fallait que vous trouviez 3500€. Expliquez nous.
C’est le site Sponsorise Me qui m’a démarché parce qu’au début je cherchais plutôt des sponsors privés. Ils ont du voir ça sur Linkedin et ils m’ont proposé de lancer une campagne. J’ai trouvé ça cool et j’ai accepté de le faire sans trop savoir si ça allait marcher ou pas. J’ai réussi à atteindre l’objectif de 3500€ ce qui n’est pas rien. C’est vachement bien, ça m’a beaucoup aidé pour ma préparation et puis ça m’a permis de gagner de la visibilité et d’être contactée par des entreprises qui ont voulu me soutenir, comme Pagès par exemple.

A un moment donné, vous êtes-vous dit que si ça ne fonctionnait pas vous n’iriez pas à Rio ?
Non je ne me suis pas dit ça parce qu’on trouve toujours des solutions. Quand on a vraiment un objectif on trouve toujours des moyens. Ça aurait été beaucoup plus compliqué et dans des conditions difficiles. Je n’aurais pas pu aller en stage pour m’entraîner comme je voulais, je n’aurais pas pu avoir les soins médicaux dont j’ai besoin…

Au final, en combien de temps avez-vous la somme ?
C’était une campagne de 45 jours et ça m’a à peu près pris la totalité pour arriver à la somme. Les gens se sont pas mal mobilisés sur la fin de la campagne.

Trouvez-vous normal que les sportifs de haut-niveau soient obligés de lancer des actions comme la vôtre pour pouvoir représenter leur pays ?
Clairement non, je ne trouve pas ça normal ! Mais on n’a pas le choix, c’est notre passion donc ce n’est pas possible d’arrêter pour des raisons financières. A côté il faut savoir se débrouiller tout seul, ce n’est pas facile tout le temps. Je sais que moi j’ai beaucoup de chances de pouvoir faire cette campagne, d’être ensuite contactée par une ou deux entreprises qui ont bien voulu m’aider. La plupart des athlètes n’ont pas toutes ces aides et c’est très compliqué financièrement quand on fait du sport à haut niveau. Si on enlève deux-trois sports un peu privilégiés comme le foot ou le basket, la plupart des athlètes qui vont aux Jeux Olympiques sont amateurs et doivent se débrouiller financièrement comme ils peuvent.

Après toute cette préparation et ce financement participatif, la médaille vous y croyez toutes ?
Ah bah oui on y croit ! De toute façon comme tout le monde on ne court pas pour le plaisir, on a toujours notre objectif d’être les meilleures possibles, on pense à cette médaille, on fera tout pour aller la chercher. Quoi qu’il arrive de toute façon je pense qu’on ne pourra pas avoir beaucoup de regrets parce que je sais que ce sont les Jeux Olympiques, que c’est l’objectif de l’année. On donnera le maximum.

Source: http://www.sportives.net/

11:51 Écrit par La Com dans Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (3) |  Facebook |  Imprimer | |

Mondial junior : Anaïs Seiller, se classe neuvième

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Cette semaine a Bydgoszcz, en Pologne, lors des Mondiaux juniors, Anaïs Seiller, a confirmé ses progrès sur 400 m haies en se classant 9e en 58’’47, après une course bien maîtrisée de bout en bout. Au passage, elle bat son record personnel. Cependant, elle avait même fait mieux en série en réalisant 58’’43. Cette performance est une belle récompense pour cette jeune athlète qui s’entraîne de quatre ou cinq fois par semaine. Un travail et des résultats qui devraient la hisser prochainement dans le quota mondial des seniors.

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dimanche, 17 juillet 2016

Le titre et un record pour Marine Mignon

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Marine Mignon a réalisé un superbe exploit, lors des championnats d’Europe cadettes à Tbilissi. En effet, la sociétaire de l’Entente Sud Lyonnais a décroché le titre de championne d’Europe sur 200 m dans le temps canon de 23’’35. Un chrono énorme pour une cadette qui lui permet de pulvériser le record de France détenu par Fabe Dia en 23’’61.

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Marine et Franck Matamba (entraîneur)

Voilà en tout cas une nouvelle performance de tout premier choix pour cette jeune athlète lyonnaise ô combien prometteuse, et dont la marge de progression est encore très importante.

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lundi, 11 juillet 2016

L’Algérie domine un Quatrache très international

Deux Algériens ont trusté les deux premières places du traditionnel Quatrache, ce samedi à Tarare, tandis que l’Autralienne Lauren Wells a battu le record de la piste chez les femmes.

« Presque un pèlerinage », sourit Hugo Grillas, le licencié à l’Asul Bron, quand il évoque sa participation au Quatrache de Tarare. Pour le meilleur Rhonalpin (14e ), le meeting, « une fête de famille », figure toujours sur son programme avant d’enchaîner comme la plupart des 83 participants sur le meeting 4H de Saint-Égrève.

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L’une des dernières chances pour les spécialistes de 400 m haies de rallier les Jeux Olympiques, tout comme Tarare, qui fait partie des rares épreuves à offrir le précieux sésame. Ce qui explique la présence hier de 20 nationalités, « un record"», souligne son organisateur, Jean-Jacques Behm.

Mais c’est raté pour cet objectif puisque la seule qui est passée sous les minimas avait déjà son ticket en poche. L’Australienne Lauren Wells n’a cependant pas fait le voyage pour rien puisqu’elle s’est emparée du record de la piste, détenu depuis 1998 par la Sénégalaise Tacko Diouf.

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Et affiche ses ambitions pour Rio, « la finale et passer sous les 55 », alors qu’elle a signé un 55"89 prometteur. Maeva Contion échoue, elle, dans sa quête mais 2e et « auteur de sa plus belle course de la saison », elle sait qu’elle a « les minimas dans les jambes ».

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Pas de record chez les hommes mais un podium entièrement sous les 50 secondes, « la 2e fois seulement en 29 ans », se réjouit l’ancien recordman de France du 400 m haies Jean-Jacques Behm. Thomas Demestre est lui devenu le 72e Français à passer sous les 51 secondes, une performance « excellente » pour le coureur de Sannois Saint-Gratien. Mais le dernier mot sera revenu aux Algériens, qui placent 2 athlètes sur les plus hautes marches du podium devant le Sénégalais Ndiaye. À peine de quoi consoler le vainqueur, Abdlmalik Lahoulou, qui échoue à 5 centièmes des minimas pour Rio : « J’ai perdu plus que ça sur la 7e haie, où j’ai trop piétiné. C’est une déception malgré la victoire », confiait-il. Des résultats qui prouvent l’attractivité du Quatrache : « Je suis toujours surpris, on n’a invité personne mais le monde entier vient à Tarare. Et tous m’ont dit qu’ils reviendraient », conclut satisfait Jean-Jacques Behm.

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Les Résultats

Les Photos

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samedi, 09 juillet 2016

Robert-Michon : « C’était jouable… »

La Lyonnaise, 5e avec 62,47m, a peiné à se hisser à son niveau habituel alors que le podium du disque était dans ses cordes.

A la sortie du stade olympique d’Amsterdam, Mélina Robert Michon retrouve son coach Serge Debié.

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« On va analyser. Mais je crois que je vais avoir quelques coups de bâton à donner », dit-il, arrachant un petit sourire à la discobole lyonnaise. Cinquième de la finale avec 62,47m au 5e essai, alors qu’elle avait propulsé son disque à 63,99m mercredi en série, la vice-championne du monde 2013 et d’Europe 2014 a loupé le coche. Si la Croate Perkovic était à nouveau hors de portée (69,97m), le podium s’est joué dans sa zone de confort (Fischer 2e avec 65,77m et Craft 3e avec 63,89m). Encore plus rageant pour la recordwoman de France (66,28m)…

Comment analysez-vous votre concours ?

« C’est simple : je n’ai pas bien lancé. Je n’ai jamais réussi à me mettre dedans. C’était mieux sur les deux derniers jets, mais c’était trop tard. C’est frustrant car je ne suis pas loin du podium en n’étant pas très bien. C’était tout à fait jouable. Je n’ai pas su faire ce qu’il fallait. Il va falloir débriefer. »

Qu’est-ce qui vous a gênée ?

« Personne n’a correctement lancé à cause des conditions qui étaient difficiles avec ce vent. Mais il fallait que j’arrive quand même à avoir des trajectoires correctes. Et ça n’a pas été le cas. Peut-être aussi qu’avoir un jour entre les séries et la finale, ça ne me réussit pas. Je ne sais pas. J’ai eu l’impression d’avoir du mal à rentrer dans le concours comme si je n’étais pas assez concernée par le concours. J’ai fait un bon dernier essai d’échauffement. Et je me suis peut-être endormie au début du concours parce que, à quinze, il faut beaucoup attendre… Il n’y a pas d’excuse à chercher : j’ai mal lancé. »

La revanche se jouera à Rio aux JO face aux mêmes adversaires ou presque…

« Ce championnat d’Europe, ce n’était pas l’objectif de l’année. Mais ça ne fait jamais plaisir de finir 5e et une médaille aurait été bonne à prendre. Ce résultat permet de se rendre compte qu’un championnat ne se joue pas sur le bilan de la saison. Il faut toujours savoir s’adapter. Et je n’ai pas su le faire. »

RECUEILLI PAR B.S.

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Gueï, rien que pour elle !

Deuxième du 400m derrière l’Italienne Grenot, l’héroïne du relais 4x400m à l’Euro de Zurich a décroché sa première médaille internationale en individuelle.

Photo: FFA

« Ça m’a fait bizarre d’être toute seule. J’ai savouré. » Floria Gueï a eu droit à son tour d’honneur en solo, rien que pour elle, drapeau tricolore sur les épaules. Qu’importe si pour la première fois de la saison, la Lyonnaise a eu la vue bouchée depuis la sortie du virage par l’Italienne Libania Grenot qui conserve son titre sur 400m (50’’73).

Un modèle d’opiniâtreté donné en exemple

L’ex-Cubaine, qui avait tapé du poing sur la table en série (50’’43), était la plus forte dans le froid et les bourrasques de vent d’Amsterdam. Pas de regret pour Gueï (2e en 51’’21) devant les Anglaises Onura (51’’47) et Ohuruogu (51’’55). «A la fin, j’essaye de revenir, raconte-t-elle, mais Grenot a fait la plus belle course. Il m’a peut-être manqué un petit grain de folie. Je suis rentrée dans le virage un peu plus tard que d’habitude. Quelque chose a sans doute cloché mais c’est de l’ordre du détail. » Et l’heure n’est pas aux détails : « Il me fallait cette première médaille individuelle. Ça me soulage. »

C’était le principal cette semaine. Jusqu’à présent, le nom de Floria Gueï signifiait « remontée fantastique ». Son tour de magie en finale du relais 4x400m des championnats d’Europe de Zurich en 2014 (à 10m du podium au départ, première à l’arrivée) n’en finit plus de tourner (3,2 millions de vues sur youtube). Plus qu’un exploit, un modèle d’opiniâtreté utilisé récemment par le coach du Toulouse FC Pascal Dupraz dans la dernière ligne de la course au maintien en L1. En cadeau, Gueï a reçu un maillot à son nom.

Elle ne s’en lasse pas : « Je n’en aurais jamais marre !, promet-elle. C’était un moment unique et fou. C’est la seule fois de ma vie que j’ai pleuré de joie. Mais bon, j’ai envie d’avancer. » C’est qu’avant de débarquer à Amsterdam, elle n’avait jamais passé le « cut » des demies en grand championnat individuel. A 26 ans, elle maîtrise désormais ses schémas de course et ses nerfs. « J’ai passé un cap grâce à la complicité avec mon coach (Djamel Boudebibah). La confiance grandit d’année en année. Ma préparatrice mentale (Meriem Selmi) m’apporte aussi un plus non négligeable. »

Et maintenant ? Onzième mondiale à trois athlètes par nation, elle peut rêver d’une finale olympique à Rio (5-21 août). Avant de décoller pour le Brésil elle passera par Londres (22-23 juillet) sur 400m et Castres (20 juillet) sur 200m. Aucun risque de relâchement : « Cette médaille sera un tremplin, assure-t-elle. Ce soir, je suis contente, mais j’en veux plus. »

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À AMSTERDAM BENJAMIN STEEN

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12:55 Écrit par La Com dans Athlétisme, Coup de Coeur, Résultats | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Rio en passant par Tarare !

Fort de son label qualifiant pour les jeux Olympiques, le Quatrache de Tarare accueille ce samedi une pléiade d’athlètes Français et étrangers en quête d’un billet pour Rio.

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En cette année olympique, le traditionnel Quatrache de Tarare, meeting exclusivement réservé aux spécialistes du 400m Haies, aura fière allure samedi après-midi au stade Léon Masson. Organisé avec amour par l’inénarrable JJM, alias Jean-Jacques Behm, la 29e édition s’annonce bouillante et les différents records risquent d’en prendre pour leur grade ce samedi. Après deux années de disette en termes de résultat, cette 29e édition devrait effectivement permettre au meeting de Tarare de remettre les pendules à l’heure avec la présence de 11 nationalités différentes. Chez les hommes, avec 5 athlètes disposant d’un record en moins de 49 secondes, le record du stade de 48’88 pourrait bien être battu samedi soir même si l’objectif premier de ces garçons sera de passer sous la barre de 49’40, les minima IAAF pour les J.O. Côté tricolore si les meilleurs Français sont engagés aux championnats d’Europe, la présence du champion de France 2015 Mikaël François et du local Hugo Grillas promet aussi de belles courses.

Chez les féminines le record de la sénégalaise Tacko Diouf en 56’04 est également en grand danger avec la venue de l’Australienne Lauren Wells qui, en pleine préparation pour Rio, a déjà bouclé son tour de piste en 55’08 et 55’23 cette saison. Notons également la présence de la Villeurbannaise Anaïs Lutufucu qui après sa 3e place aux championnats de France tentera de confirmer sa belle reconversion sur 400m. Haies.

 Programme : Meeting de Tarare samedi à partir de 17h00 au Stade Léon Masson. Série 1 féminines à 18h05 et série 1 masculine à 20h20.

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12:18 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

jeudi, 07 juillet 2016

Championnats d'Europe à Amsterdam

ng_dbd2ce72aa62eef3aca6-original.jpg Robert-Michon : « De bon augure »
 

Pour une fois, les tribunes étaient pleines de bon matin pour les qualifications du disque féminin. D’accord, ce n’étaient pas celles du stade olympiques, mais une petite structure temporaire montée sur Museum plein, dans le centre-ville d’Amsterdam, et l’entrée gratuite. Mais Mélina Robert-Michon a adoré. Qu’importe qu’il ait fallu s’échauffer deux fois, entrer en chambre d’appel 90 minutes avant, et faire 25 minutes de navette : « Le concept est sympa, dit-elle. Ça attire des gens qui ne seraient peut-être pas venus. Le public était proche, la musique calée sur nous… Avec les Allemandes, on se disait que c’est dommage de ne pas revenir pour la finale. D’autant que les conditions de vent sont très bonnes. »

Les bonnes ondes l’ont stimulée. Avec une barre de qualif’ à 58m, il n’y avait pas trop de suspense. Mais elle a tenu à marquer son territoire au premier jet : 63,99m, le 5e meilleur de ces qualifications qui n’ont laissé personne sur le carreau. « Je sais que j’arrive à faire 60m dans toutes les conditions mais on ne sait jamais, a-t-elle commenté. Il fallait rester vigilante. » Jamais elle ne s’était ouvert les portes de la finale (vendredi à 20h15) aussi largement : « C’est de bon augure. Quand on passe au premier jet, on se dit que tout est bien en place. »

B.S.

Gueï est-elle vraiment favorite ?

Invaincue en 2016 et détentrice de la meilleure performance européenne sur 400 m (50’’84), la Lyonnaise devra cependant renverser des montagnes pour accéder au podium.

Des raisons d’y croire

À 26 ans, Floria Gueï réalise la meilleure saison de sa carrière. Que ce soit en salle ou en extérieur, sur 400 m ou sur 200 m, au championnat du Rhône ou en Ligue de Diamant, la Lyonnaise n’a jamais connu la défaite. En progrès sur toutes les distances, elle a surtout tapé du poing sur la table lors du meeting de Birmingham en s’imposant en 50’’84, record personnel et meilleure performance européenne de l’année. « Je suis restée placée et j’y suis allée, apprécie-t-elle. Je n’ai pas paniqué. Ça ne me fait plus peur de partir vite. »

L’héroïne du relais 4x400m des championnats d’Europe de Zurich 2014, seule européenne sous les 51 secondes cette saison, s’est libérée de son image de relayeuse. C’est le moment pour elle de prétendre à un podium européen : « Elle en a sous le pied, affirme son coach Djamel Boudebibah. Cette année, elle n’a jamais couru dans de bonnes conditions. Elle vaut autour de 50’’50. » Il y a deux ans, l’Italienne Libania Grenot avait raflé l’or en 51’’10…

Aucune expérience en finale

« Peut-être que je suis favorite, mais je n’y pense pas du tout, insiste Floria Gueï. En arrivant ici, les compteurs ont été remis à zéro. Cette première place au bilan, ça m’est égal. » Dans l’immédiat, la Lyonnaise préfère même rester concentrée sur la demi-finale (ce jeudi 17h35) d’emblée à côté de l’ancienne championne olympique Christine Ohuruogu. Au-delà, elle va basculer dans l’inconnu. Eliminée en demie aux Mondiaux 2013 et 2015, comme à l’Euro 2014, la championne de France n’a jamais couru de finale internationale en individuel : « C’est la seule inconnue, selon Djamel Boudebibah. Sur le papier, elle est dans la cour des grands. Mais sur le stade, c’est complètement différent. Grenot ne laissera pas son titre comme ça. Si Ohuruogu est là, c’est qu’elle est bien. On s’attend à ce qu’elles haussent leur niveau. » Comment réagira Gueï ? Elle se pose la question: « A Birmingham, je me suis battue, mais en sortant en tête du virage, j’étais surtout concentrée sur ma technique. Je n’ai pas encore eu la sensation d’être vidée et d’avoir tout donné... » C’est pour vendredi en finale (20h25).

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À AMSTERDAM BENJAMIN STEEN

Galais pour oublier Zurich

Sélectionnée pour la première fois aux championnats d’Europe en 2014 à Zurich sur 200m, Jennifer Galais n’avait pas couru. La faute à un faux départ en série : « J’avais bougé, mais je n’étais pas partie avant, se souvient-elle. Cette fois, j’espère que ce sera la bonne. Je veux effacer cette déception. » La Décinoise débute le 100 m ce midi (12 h 45) en série : « L’objectif, c’est la demi-finale. »

Cantero : « C’est ouvert »

Bryan Cantero (1 500 m) découvre les championnats d’Europe en plein air à Amsterdam. Le Lyonnais de l’AS Aix-les-Bains entend vivre l’expérience jusqu’au bout, en finale. « Le niveau européen est dense. Il faut déjà passer le 1er tour… Mais, c’est ouvert. Il y aura des opportunités à saisir. »

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Le programme

 

10:20 Écrit par La Com dans Actualité, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

 
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