La Lyonnaise a réalisé ce samedi les minima (51’’30) pour les JO en bouclant son deuxième 400 mètres de l’année en 51’’23.

Prévu à 16 h 45 mais couru vingt minutes plus tard, le 400 mètres féminin des championnats du Rhône a échappé de peu à l’orage. C’était moins une, mais Floria Gueï a finalement bénéficié de conditions optimales, si ce n’est un léger vent de face pour finir. C’est ce que l’athlète de l’ESL cherchait en ajoutant à son programme ce détour par le stade de Parilly, une semaine après un premier tour de piste gâché par le froid et la pluie à Sotteville (52’’23).

Elle n’a pas manqué l’occasion d’appliquer son schéma de course : 24’’0 aux 200m et 51’’23 à l’arrivée, sans en baver. C’est pile dans la fenêtre de tir espérée pour sa presque rentrée. « Ce n’était pas indispensable de re-courir dès cette semaine, mais c’est toujours bien de rectifier une erreur, explique-t-elle. Je voulais en particulier modifier ma première partie de course en partant beaucoup plus vite. Ce qui est agréable, c’est qu’avec mon coach (Djamel Boudebibah), on pensait que je pouvais gagner une seconde, et c’est exactement ce que j’ai fait. »

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Photo de Floria Gueï

« J’avoue que c’est plaisant »

Elle n’était pas là pour ça, mais les minima (51’’30) pour les JO de Rio (12-21 août) finissent de l’enchanter : « C’était une course de réglage, mais j’avoue que c’est plaisant. Au moins, je vois que je ne suis pas en retard. »

C’est un euphémisme. Pour l’anecdote, elle s’empare avec ce chrono de la meilleure performance européenne de l’année. Elle signe surtout le 5e meilleur temps de sa carrière, toute seule dans une course départementale, à seulement 34 centièmes de son record personnel (50’’89 en demi-finale des Mondiaux 2015 de Pékin). « Je suis dans les temps par rapport à ce que j’avais prévu », apprécie-t-elle, dix jours avant sa rentrée internationale au meeting de Birmingham où elle aura les meilleures mondiales dans les couloirs voisins : « C’est toujours plus facile d’aller vite quand il y a du monde à aller chercher devant. Je suis déjà super-excitée à l’idée de courir là-bas. »

BENJAMIN STEEN

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