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vendredi, 02 octobre 2015

TRIATHLON CHAMPIONNATS DE FRANCE (SAMEDI A NICE). Charayron : « Je culpabilisais »

La Lyonnaise championne d’Europe 2011 remonte la pente après deux saisons sans résultat et une séparation délicate avec son père et coach.

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Il reste trois triathlons à Emmie Charayron en 2015 (championnat de France ce samedi à Nice, les Jeux militaires en Corée du Sud et une manche de Coupe du monde en Corée du Sud également) pour finir de se relancer. « Je suis en forme », assure la championne d’Europe 2011 en difficulté depuis les JO de Londres (18e ). Après avoir cessé de s’entraîner avec son père Philippe fin 2014, elle collabore avec Laurent Vidal et la Néo-Zélandaise Andrea Hewitt (n° 2 mondiale) à Gigean (Hérault) et Christchurch (Nouvelle-Zélande) l’hiver. Une forcément transition difficile.

2015 était-elle une année de transition ?

J’espérais que cela irait plus vite. Mon programme de début de saison était très chargé avec quatre courses en cinq semaines. Les deux premières, en Coupe du monde, se sont bien passées (6e et 7e ). J’aurais dû couper mais j’ai voulu m’en tenir au programme (29e et 40e en Série mondiale). Ensuite, je me suis concentrée sur les championnats d’Europe (8e à Genève) et la coupe du monde de Tiszaujvaros (7e ). C’est positif : même en n’étant pas encore au top de me forme, j’arrive à faire des Top 8.

L’entraînement est-il très différent avec Laurent Vidal ?

En course à pied, cela m’a surpris parce que j’avais l’impression de moins en faire. Je suis moins fatiguée après chaque séance. Mais c’est plus continu. À la longue, c’est équivalent.

Pourquoi avoir souhaité faire ces changements ?

Après les JO de Londres, je n’avais plus envie de fonctionner comme l’olympiade précédente. C’était difficile pour mon père d’accepter ces changements. On se disputait beaucoup. Le dialogue se fermait. Plus rien n’était positif.

« Je suis dans une bonne dynamique »

Notre aventure a été géniale jusque-là, mais la relation s’est dégradée pendant deux ans. Je ne souhaitais pas perdre la relation père/fille, et lui non plus.

C’est la conséquence de la préparation très intense pour les JO 2012…

Pendant deux ans, on a été tout le temps ensemble avec mon père. Je l’acceptais très bien tellement j’étais motivée. Après les JO, il fallait reconstruire un projet. Je voulais retrouver une vie sociale. Je sais ce que cela réclame pour être compétitive aux JO mais je pensais qu’il y avait un équilibre à trouver. Je voulais un peu plus de liberté. Maintenant, tout va bien entre nous.

Cet épisode est-il digéré ?

J’ai sous-estimé le temps nécessaire. Je culpabilisais. Je ne voulais pas faire de peine… Ça va beaucoup mieux, je l’accepte mieux. J’espère maintenant retrouver mon niveau. J’ai toujours eu l’envie. Je sens que je suis dans mon projet et libérée de mes peurs. Je suis contente d’aller à l’entraînement. Je sens que l’énergie remonte et que je suis prête à refaire des performances. Je suis dans une bonne dynamique. Pourvu que cela dure.

Recueilli par Benjamin Steen

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15:12 Écrit par La Com dans Actualité, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

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