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dimanche, 31 mai 2015

MEETING DE DÉCINES. Vittet remet les pendules à l’heure

IMG_7644.JPGDébut de saison idéal pour la lyonnaise Anne-Sophie Vittet qui, après ses records du 1500m, 3000m ces dernières semaines, s’est offert un nouveau chrono de référence sur 3000 steeple

Parmi la pléiade d’athlètes venus de tous horizons à l’occasion de la 5ème édition du Meeting National de l’Est Lyonnais, l’athlète de l’ESL Anne-Sophie Vittet a parfaitement su tirer son épingle du jeu sur 3000m steeple. Si la victoire est logiquement revenue à la Malgache du Stade Sottevillais Marie Saholinirina en 10’03, la jeune enseignante lyonnaise arborait un grand sourire à l’arrivée, heureuse d’avoir raboté 13 secondes à son record sur la distance.

«Avec un record à 10’38 j’espérais faire entre 10’35 et 10’30 mais franchement je ne pensais pas descendre à 10’25» indique l’athlète qui s’entraîne depuis un an avec Philippe Remy et qui ne peut que constater les progrès réalisés après avoir amélioré à l’occasion des Interclubs ses records sur 1500m (4’37 contre 4’43) et du 3000m (9’59 contre 10’23). «A deux secondes près, je courrais mon 3000m steeple à la même vitesse que mon ancien record du 3000m plat» s’amuse même Anne-Sophie qui reconnait que sa collaboration avec son nouveau coach l’a totalement relancée.

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«Je m’entraîne avec beaucoup plus de sérieux et de régularité qu’avant. J’écoute et j’applique ce qu’il me dit et comme je vois que ça fonctionne je veux bien continuer à suivre ses consignes encore un peu» indique l’athlète lyonnaise qui devra maintenant attendre les championnats de France Elite pour recourir sur la distance.

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«L'an dernier la médaille de bronze s’était jouée à 10’18 donc ça semble un peu dur cette année mais Anne-Sophie peut viser une place dans les huit premières» pronostique son entraîneur Philippe Remy qui a prévu un gros travail sur 800m et 1500m d’ici les Championnats de France prévu du 10 au 12 juillet à Villeneuve d’Asq.

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Dans les autres épreuves de ce meeting national, notons la très grosse performance sur 800m de l’Ethiopien Jena Umar vainqueur en 1’47’’11 d’une course d’un niveau très relevé

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Féminines :

1500m. : 1. Lewetegn 4’17’’92 ; 2. Bekele Tola 4’21’’75 ; 3. Le FLoch 4’23’’63 ; 4. Mathien (Angers) 4’23’’65 ; 5. Felix (Sotteville) 4’24’’50

3000m. Steeple : 1. Saholinirina (Sotteville) 10’03’’28 ; 2. Vittet (ESL) 10’25’’19 ; 3. Genoux (Montpellier) 10’30’’61 ; 4. Chachignon (Nemours) 10’36’’75 ; 5. Akroune C. (Pierrefitte) 10’39’’75

Hommes :

800m. : 1. Umar 1’47’’11 ; 2. Leroy (Martigues) 1’47’’49 ; 3. Bowness 1’47’’86 ; 4. Oualich 1’48’’28 ; 5. Khatir (Montpellier) 1’48’’30

1500m. : Jafaar 3’44’’32 ; 2. Adam (St Julien 74) 3’44’’62 ; 3. Zerrifi (Montpellier) 3’45’’01 ; 4. Hamdane 3’45’’57; 5. Benalou 3’46’’81;

5000m. : 1. Lyon 14’16’’94; 2. Rybicki (La Garde) 14’19’’24; 3. Kosgei 14’25’’75 ; 4. Bommier (Clermont) 14’28’00 ; 5. Palcau (Dijon) 14’31’’80

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Un millier de photos à venir...

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samedi, 30 mai 2015

MNEL: Décines accélère !

 

IMG_1973.JPGLe meeting de l’Est Lyonnais réunit ce samedi un beau plateau national et international.

Le Meeting national de l’Est Lyonnais, organisé sur le Stade Troussier, hausse le ton. « Je suis un peu embêté : j’ai dû refuser l’accès en série 1 à des finalistes aux championnats de France Élites », fait semblant de regretter Bastien Perraux, le directeur sportif de la réunion 100 % demi-fond. Cette année, il présente en effet un plateau remarquable avec une grosse densité à haut niveau. À signaler par exemple, sur 800m hommes, la présence de l’ex-champion de France Hamid Oualich et de Brice Leroy, face au très jeune Ethiopien Bacha Morka (2e des Jeux olympiques de la jeunesse 2014), ou encore le beau 1500m en présence Guillaume Adam, Abdelkader Bakhtache et de l’Algérien Touil. Chez les femmes, Fanjateino Félix sera à suivre sur 1500m. Pour l’occasion, les organisateurs du club de Décines Meyzieu athlétisme ont cassé leur tirelire pour produire un direct TV de leur événement qui sera retransmis sur leur site internet.

Si vous ne pouvez pas venir sur place le Direct TV c'est ICI

> Meeting de l’Est Lyonnais, ce samedi à partir de 17h00. Début des épreuves nationales à 20h00.

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jeudi, 28 mai 2015

Meeting national de l’Est Lyonnais: Rendez-vous sur la piste Roland Schroll

10940419_950739254966121_3701339717636166031_n.jpgLe Meeting national de l’Est Lyonnais (MNEL) en sera à sa 5e édition ce samedi, au stade

Raymond-Troussier. Cette épreuve, qui sera aussi une étape du challenge des meetings de la Ligue Rhône-Alpes d’athlétisme, est organisée par le club de Décines-Meyzieu athlétisme (DMA) avec le soutien de la municipalité décinoise. Un plateau international et de très haut niveau est attendu ce samedi soir sur la piste Roland-Schroll. À noter que cette année l’épreuve s’est associée avec la Fédération française du sport d’entreprise et qu’un relais des entreprises sera mis en place.

Le programme : 20 h 15 : 3 000 m steeple femmes. 20 h 35 : 800 m hommes.

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20 h 55 : 1 500 m femmes. 21 h 15 : 1 500 m hommes. 21 h 35 : 5 000 m hommes.

Courses Interrégionales à partir de 17 heures.

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www.mnel-athle.fr

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Le plateau

12:13 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 26 mai 2015

Elles ont couru contre le cancer

Solidarité. Elles étaient 9 000 hier au Parc Lacroix-Laval pour Courir pour elles.

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Dès les premiers mètres, la même question fuse de tous côtés : « Où est Alexendra ? Où est Karine ? Où est la grande blonde ? Où sont tes copines ? » Dans la cohue du départ, Marianne et sa fille Manon, 8 ans, ont ainsi tout de suite perdu Anne-Laure et ses filles, Auriane et Ilana, 9 ans. C’est Marianne la sportive qui a convaincu Anne-Laure de participer, « le soir du 1er de l’An après l’apéro ». Peu sportive, cette dernière est décidée à se « déchirer » pour ne pas lâcher devant ses filles qui sont « aux taquets ». Et connaissent déjà le mot cancer car la grand-mère de la meilleure amie d’Auriane est malade.

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100 000 € récoltés

Si Courir pour elles est souvent une affaire de copines, c’est aussi devenu à la 6e édition, une envie de transmission des mères à leurs filles même si certaines adolescentes trouvent ça « un peu dur ! ». L’an prochain, Léane, 5 ans, qui n’a connu jusqu’à présent que la garderie du parc Lacroix-Laval accompagnera peut-être à son tour Marianne. D’autres, ont commencé encore plus tôt… et clandestinement. C’est en effet un petit garçon qui se cache dans la poussette derrière laquelle court Diane, 32 ans, infirmière à la clinique Protestante, privée de course en mai 2014 pour cause d’accouchement…

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Mitraillées par les portables et les caméras des maris et papas, certaines ont le sentiment d’être « la reine d’Angleterre » tandis que d’autres se sentent déjà « fatiguées ». Au bord du chemin, les bénévoles ne ménagent pas les encouragements : « Bravo les filles. Merci d’être là ! Dans 200 mètres, c’est la descente : va falloir mettre le frein ! » « Fais gaffe : ça se resserre à la descente », lance Alicia à sa copine. On y joue en effet un peu trop des coudes. Certaines tentent le fossé. Passé l’embouteillage du premier ravitaillement, ça commence à rire jaune dans les rangs quand surgit le 3e : « Vous êtes à la moitié ! ». « J’en peux plus », lâche une jeune fille. « Allez ! Souffle, ne parle pas. C’est tout du mental : pense à maman ! », l’encourage sa sœur. Elles sont nombreuses à être venues en hommage ou en soutien à une femme touchée par le cancer. « Pensez à toutes celles qui ne sont pas là et celles qui se battent », a demandé Sophie Moreau, la présidente de l’association avant le départ. Avec 9 000 participantes, Courir pour elles a récolté cette année 100 000 € pour financer des soins de support.

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Alors que les copines de Fafou ont sa photo sur leur tee-shirt, Julie et ses cinq collègues arborent un cœur : « Je cours pour Katja », 30 ans, décédée d’un cancer du sein en janvier. « Je ne suis pas très sportive mais avec l’effet de groupe, on se surpasse », sourit Julie. Patricia Amoros, 52 ans, est aussi venue pour se surpasser et remercier l’équipe PAM qui l’a soutenue tout au long de son cancer de la moelle osseuse. Autogreffée il y a un an, elle a écrit un livre – et cherche un éditeur – pour raconter « qu’on n’est jamais seul même en chambre stérile » et qu’on se « galvanise grâce à toutes les énergies positives qui circulent comme dans cette course ». Après avoir repris des forces, c’est « en courant » qu’elle entend finir. Géraldine, Isabelle et Ségolène, elles ne se sont pas quittées et c’est main dans la main qu’elles décident spontanément de passer la ligne d’arrivée. Rendez-vous en 2016 au parc de Parilly à Bron pour de nouveaux défis.

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Résultats du 10km

Les PHOTOS

Un album bonus prochainement

Sylvie Montaron

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samedi, 23 mai 2015

Courir Pour Elles: Pour diminuer les risques de cancer, il faut bouger au quotidien

Santé. La 6e édition de « Courir pour elles » rassemblera 9 000 participantes demain à Marcy-L’Etoile pour promouvoir l’activité physique contre le cancer.

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« Les derniers résultats bientôt publiés en France confirment les études précédentes : l’activité physique réduit les risques de cancer du colon, du cancer du sein après ménopause et de l’endomètre avec un niveau de preuve élevé. Ce qui est nouveau c’est qu’elle réduirait également le cancer du sein avant ménopause et il y aurait aussi une baisse pour le cancer du poumon », explique le Dr Marina Touillaud, épidémiologiste à l’unité Cancer et environnement du centre Léon-Bérard (CLB). C’est pour le cancer du colon que le niveau de preuve est le plus élevé alors que pour le cancer du rectum la protection n’est pas avérée. L’exercice physique contribue aussi à limiter la prise de poids, autre facteur de risque de cancers.

Que veut dire bouger » ?

« Bouger, c’est mettre en mouvement les muscles de son corps », explique l’Institut national du cancer. « On sait que l’activité doit être d’une intensité modérée à élevée mais qu’une intensité très élevée n’apporte pas de bénéfice », précise Marina Touillaud. Il est recommandé de pratiquer 30 minutes d’activité physique par jour quelle qu’elle soit : faire le ménage, prendre les transports en commun, monter les escaliers, marcher, pratiquer un sport. En trois fois dix minutes, si cela n’est pas possible en une fois. Les bénéfices existent aussi si on pratique une heure tous les deux jours. « L’effet vient de la stimulation régulière. Le corps va s’adapter à l’exercice. Une pratique une fois par semaine ou une grande randonnée par mois ce n’est pas suffisant car le corps s’adapte de la même manière à cet instant T », précise Cédric Baudinet, entraîneur en APA (activité physique adaptée).

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Lancé en 2010 au CLB, le programme APA a fait l’objet d’une étude pendant deux ans qui a montré que, déjà, entre le diagnostic et le début de la chimiothérapie d’après chirurgie, une détérioration du niveau physique était constatée.

Bénéfices pour les malades

L’activité diminue et la sédentarité augmente. Mais l’étude a également montré que, alors que la majorité des patientes prennent du poids pendant les traitements, les participantes à l’APA avaient stabilisé leur poids et leur tour de taille sur six mois à un an et, à poids égal, elles avaient perdu de la graisse et pris du muscle. De plus, une baisse de la glycémie à jeun a été constatée (baisse des risques de diabète) ainsi qu’une baisse du cholestérol sanguin. D’autres études montrent, au niveau international, une diminution des risques de récidive du cancer quand on pratique une activité physique.

Aujourd’hui, les programmes APA pour les patients malades du cancer se sont développés, comme par exemple à l’hôpital de la Croix-Rousse, Henry-Gabrielle ou Saint-Joseph Saint-Luc. Ils sont souvent financés par les associations. Ainsi, « Courir pour elles » finance depuis janvier un coach à l’hôpital de Villefranche-sur-Saône. Les participantes expriment généralement un fort taux de satisfaction (voir ci-dessous). Le problème désormais est l’après : comment maintenir cet élan ? L’unité Cancer et environnement du CLB essaie actuellement de recenser les quelques structures existantes qui peuvent prendre en charge les anciennes patientes. En attendant, elles seront nombreuses ce dimanche matin au parc Lacroix-Laval.

Sylvie Montaron

INTERCLUBS FINALE DE NATIONALE 1A (DIMANCHE À PARILLY). De la place pour tous les trois

IMG_5425.JPGA domicile au stade de Parilly, l’Entente Sud Lyonnais, Lyon Athlétisme et le Coquelicot 42 ont les moyens de viser l’une des trois premières places synonymes de montée en Élite la saison prochaine.

Il y a un an, chacun avait vécu de son côté un deuxième tour d’Interclubs à oublier. L’Entente sud lyonnais (ESL), alors en Élite, avait sombré à Evry. A Lens, Lyon Athlé avait manqué de 14 petits points la montée. Quant au Coquelicot 42, il avait juste eu son maintien en N1A à assurer… Voilà pourquoi cette année, tout le monde se retrouve au deuxième échelon national.

L’occasion pour les trois clubs de faire cause commune il y a deux semaines pour l’organisation du 1er tour à Vénissieux. Comme ce jour-là tout s’est passé à merveille, le trio s’est précipité pour poser sa candidature pour accueillir la finale de N1A dimanche à nouveau au stade de Parilly. Classés respectivement, 1er , 2e et 4e , l’ESL, le Coq 42 et Lyon Athlé sont donc en position de force pour viser l’une des trois premières places (sur huit) synonymes de montée en Élite

L’ESL a de la marge

Sauf accident majeur, l’ESL, devrait monter sur le podium. À l’issue du 1er tour, les banlieusards, leaders de la N1A, ont compté plus de mille points de plus que leurs dauphins stéphanois. Autant dire un gouffre ! En finale, le classement ne s’effectue plus à la table hongroise mais à la place, mais cela ne devrait rien changer : « A priori, le classement à la place nous avantage », a calculé le directeur sportif du club Daniel Aligne. L’ESL pourra compter sur presque toutes ses têtes d’affiche : Emmanuel Biron sur 100m, Vincent Favretto à la perche, Floria Gueï et Estelle Perrossier sur 400m, Térésa Nzola et Darlène Mazeau à la longueur. Seul manque Floria Labourel (hauteur) qui s’est blessé aux ischios lors du 1er tour.

Lyon Athlé vise la 3e place

Lyon Athlétisme a fait le plus dur il y a deux semaines en assurant son maintien en N1A. Une fois en finale de montée avec le 4e total national, le club se sent pousser des ailes : « Si on a la possibilité de monter, on ne va pas s’en priver, clame le manager général Eric Nallet. Par rapport au 1er tour, on enregistre des retours de blessure. Tous les voyants sont au vert pour qu’on puisse espérer terminer 3e. » L’ESL étant sans doute hors de portée, les partenaires de Mélina Robert-Michon seront à la bagarre avec le Coq 42, Metz, Bordeaux et Reims… Bref, ils sont cinq pour deux places.

De beaux matches

Bien-sûr, le plateau n’est pas aussi clinquant qu’au 1er tour quand Christophe Lemaitre, Renaud Lavillenie ou encore Garfield Darien s’étaient produits à Parilly. Mais il y aura quand même du beau monde et de beaux matches ce dimanche sur la piste de Parilly

Chez les hommes, un beau match est à prévoir sur 100m entre Emmanuel Biron (ESL)

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, qui monte en régime (10’’50; -0,4m/s il y a deux semaines) et les Rémois Teddy Tinmar etBéranger Bosse … A suivre aussi, un beau 400m haies entre l’ex-champion de France Fadil Bellaabouss (Montbéliard) et Martin Carrere(ESL). A noter également la présence de Paul Renaudie (Bordeaux) sur 800m et de Yohann Diniz (Reims) sur 5000m marche.

Chez les femmes, tous les regards se tournent vers le 400m avec une opposition possible entre les deux meilleures françaises Floria Gueï (ESL), qui fait sa rentrée individuelle, et Marie Gayot(Reims), alors qu’ Estelle Perrossier (ESL) courra dans l’autre série… Enfin, Mélina Robert-Michon (Lyon Athlé) lancera à domicile après avoir voyagé à Doha (62,45m) et Montgeron (59,53m).

« A Doha, ce n’était pas terrible techniquement, dit-elle. A Montgeron, cela allait mieux, mais il y avait un vent de gauche pas terrible.

Ce week-end, j’en profite pour travailler sous le regard de Serge (Debié, son coach). Après, j’espère que je commencerai à oublier peu à peu la technique pour me concentrer sur les perfs… »

Benjamin Steen

Le Programme

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vendredi, 15 mai 2015

MEETING DE DOHA . Robert-Michon jalousée par l’Allemagne

Depuis deux ans, la vice-championne du monde et d’Europe du disque domine les Allemandes malgré des moyens et un physique limités. Son secret ? Une technique optimisée. À Doha, elle teste lors de sa rentrée internationale les dernières modifications apportées à son geste.

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 Jürgen Schult ne s’est pas fait prier. Invité à participer le mois dernier à Lyon à un colloque sur le lancer du disque, l’entraîneur allemand – toujours détenteur du record du monde (74,08 m en 1986) – a même sauté sur l’occasion. Warum ? « Je viens vous expliquer le disque, a-t-il expliqué en arrivant. Et surtout, je viens voir Mélina Robert-Michon et son coach (Serge Debié) pour comprendre comment elle fait pour nous battre. » De quoi piquer un fard : « Quand on entend ça, on se dit qu’on est dans le vrai », a-t-elle apprécié.

« Je suis la plus petite du circuit mondial »

Melina Robert-Michon

Outre-Rhin, MRM interpelle forcément. N° 2 mondiale derrière l’invincible Croate Sandra Perkovic (championne olympique, du monde et d’Europe), elle vient de se payer par deux fois les Allemandes. D’abord aux Mondiaux de Moscou en 2013 (2e devant Müller 4e ) puis au championnat d’Europe à Zurich l’an passé (2e à nouveau, devant Craft, Rüh et Fischer). « Ce n’est jamais arrivé depuis Micheline Ostermeyer (en or aux JO de Londres en 1948) », sourit Serge Debié.

Dans ce grand pays de lancers, la pilule passe mal. Les moyens y sont colossaux par rapport à ceux des Français. Et surtout, Mélina Robert-Michon, 1,80 m, ne devrait pas faire le poids face aux gabarits de Müller (1,92 m), Fischer (1,92 m) ou Rüh (1,86 m) et à leur amplitude démesurée. « Perkovic n’est pas très grande non plus (1,83 m), mais je suis la plus petite du circuit. Du coup, j’ai moins de marge. Je dois jouer sur la vitesse et le relâchement plutôt que la force. Si je suis moins bien techniquement, je le paye tout de suite », explique-t-elle.

Elle le savait depuis très longtemps. Après avoir couru en vain après son record de France précoce (65,78m en 2002), elle en a eu le cœur net à son retour de grossesse en 2011. Après un an d’absence, elle a tout remis à plat sur la base d’une étude biomécanique réalisée lors des Mondiaux de Berlin en 2009 (8e ). Elle s’était alors rendu compte qu’elle ne donnait pas assez d’angle à ses jets : « Mélina lançait à 30° alors que les meilleures étaient à 37°. À ce niveau, c’était une différence énorme », précise Debié.

Depuis, tandis qu’elle peaufine son physique sous la férule de son préparateur Jérôme Simian, elle affine peu à peu son geste. Depuis cet hiver, elle tente de « partir avec des appuis plus bas » histoire de gagner en puissance au moment de la libération de son engin. « Il y a une petite prise de risque, admet-elle. Mais c’est indispensable pour progresser. En attendant, il faut que je me réapproprie ma technique. »

Elle n’a pas trop de souci à se faire. Testé lors de la Coupe d’Europe en mars à Leiria (Portugal), cet ajustement a déjà fonctionné (2e ; 64,75 m) : « J’étais vraiment frustrée ce jour-là parce que j’étais sûre de battre mon record (66,28 m à Moscou en 2013), dit-elle. Mais je me suis enflammée comme une cadette… »

C’est que selon son coach, rien n’a été révolutionné : « Pour elle, c’est un changement, mais en fait, on revient à ce qu’elle faisait en 2013. L’an dernier, sa technique s’était dégradée en raison de la pression qu’elle s’était mise après sa médaille aux Mondiaux 2013. Elle en avait oublié les fondamentaux. » Rassurée par sa médaille d’argent à Zurich, elle aborde cette saison de championnats du monde (22-30 août à Pékin) plus sereine. Les 68 m à l’horizon : « Elle les avait déjà dans les bras l’an passé », assure Debié.

Première étape ce soir à Doha en ouverture de la Ligue de Diamant où elle fait sa rentrée internationale, une semaine après les Interclubs (60,32 m), avec l’ambition de hausser son niveau de jeu moyen : « C’est en étant toujours à 63 ou 64 m que je réussirai à aller très loin le jour J. »

Benjamin Steen

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lundi, 11 mai 2015

Les Régionaux en route vers l’Elite

L’Entente Sud Lyonnais (1re avec 59973 points), le Coquelicot 42 (2e avec 58550 points) et Lyon Athlétisme (4e avec 57511 points) ont dominé le 1er tour en Nationale 1A. Ils joueront les trois premières places et donc la montée vers l’Elite dans deux semaines.

Record pour l’ESL

Le purgatoire ne devrait pas durer. Reléguée d’Elite en Nationale 1A l’an dernier, l’Entente Sud Lyonnais s’est ressaisie. Avec un total de 59573 points, les banlieusards ont non seulement explosé leur record lors d’un premier tour d’Interclubs, mais ils ont surtout largement dominé la journée au deuxième échelon national, avec plus de 1000 points d’avance sur le Coquelicot 42. L’ESL s’est appuyée sur ses valeurs sûres comme Emmanuel Biron (10’’50 ; -0,4m/s sur 100m)

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, Floria Gueï sur 200m (23’’68

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; -0,7m/s) ou Estelle Perrossier (53’’22 sur 400m)

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. « Mais la différence, ce sont les jeunes qui arrivent, estime le directeur sportif Daniel Aligne. Cela fait longtemps qu’on n’en avait pas eus d’aussi prometteurs. » La cadette Marine Mignon (11’’76 sur 100m) incarne cette jeunesse. Dans deux semaines, l’ESL « jouera le titre », promet Aligne

Lyon Athlétisme au-delà des espérances

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Avec 57 511 points au final, les athlètes de Lyon Athlé ont largement rempli les objectifs du club qui espérait au mieux dépasser les 57000 points. Pour le directeur sportif Eric Nallet, le principal était de se qualifier pour la finale de montée : « Notre score est d’autant plus remarquable que nous avons eu un zéro sur 100m et qu’il nous manquait certains athlètes. En finale, l’objectif sera déjà rempli. Donc, il sera surtout question de se faire plaisir. »

Le Coquelicot 42 dans l’histoire

Avec un total de 58 550 points, les athlètes du Coquelicots 42 sont rentrés dans l’histoire du club en réalisant la deuxième meilleure performance réalisée par le club stéphanois : « Il faut remonter aux années 80 et à notre place de vice-champion de France pour retrouver un tel total. Avec ce score nous serons en poule de montée. Nous allons nous prendre au jeu et tenter de jouer la montée en Elite », explique le directeur technique du Coq 42 Damien Oliveras qui tenait à souligner la réussite de la politique du club mis en place depuis plusieurs années : « Le club mise avant tout sur la formation des jeunes athlètes et le travail commence à payer. Malgré l’absence de Joris Chapon (saut en hauteur) qui s’est blessé jeudi, nous réalisons un score historique car tous les athlètes ont répondu présents. »

La finale de N1A à Lyon ?

Compte tenu de la qualification en finale de montée en Elite de l’Entente Sud Lyonnais, de Lyon Athlétisme et du Coquelicot 42, les trois clubs devraient se porter candidats pour organiser l’événement au Stade de Parilly. La fédération (FFA) publiera les sites des finales dans la semaine.

F.P. et B.S

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Les résultats

Les Photos de Maxime Jegat


dimanche, 03 mai 2015

Déjà deux relais pour Rio !

713010cd-3282-40e6-ba54-5a78681e66e7.pngLemaitre et Cie. aux Jeux de Rio

L’équipe de France du 4x100 m décroche son billet pour les Jeux. Pierre Vincent, Christophe Lemaitre, Pierre-Alexis Pessonneaux et Emmanuel Biron ont pris la cinquième place de la finale en 38’’81. «On a montré que la France est une équipe et pas que des individualités, a déclaré Christophe Lemaitre après sa course de la saison estivale. Même en l’absence de Jimmy (Vicaut) on a des gars qui peuvent prendre la relève, assumer la responsabilité du relais, c’est la preuve qu’on a du potentiel. On fait un moins bon temps en finale qu’en séries (38’’62), on pouvait légitimement faire mieux parce qu’il y avait des choses perfectibles.»
 

Encore une remontée de Gueï

Contrat rempli pour le relais 4x400 m féminin français doré aux championnats d’Europe de Zurich l’été dernier et en salle à Prague en mars. Gayot, Guion-Firmin, Raharolahy et Gueï ont pris la deuxième place de leur série en 3’30’’95, à 0’’22 de l’Australie et intègrent la finale (la nuit prochaine). «Il fallait assurer la qualification pour les Jeux, ce n’était pas vraiment ''assurer'' parce qu’on a dû se déployer. C’était la première course de la saison pour trois d’entre nous. On a eu un peu peur, on ne va pas se mentir», a reconnu Marie Gayot, première relayeuse, en tête lors du passage de témoin. «En finale, on se posera moins de questions», a conclu Floria Gueï qui a remonté deux adversaires pour finir deuxième avec un tour de piste chronométré en 50’’77.
 
Source l'EQUIPE

11:11 Écrit par La Com dans Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 02 mai 2015

CHALLENGE MONDIAL DES RELAIS (2-3 MAI À NASSAU). C’est déjà Rio !

Principal enjeu du Challenge mondial de relais ce week-end à Nassau : la qualification directe pour les JO de Rio 2016 sur 4x100m et 4x400m.

Un Challenge prisé

C’est pour étirer la saison sur piste que la Fédération internationale (IAAF) a imaginé le Challenge mondial des relais dont c’est ce week-end la 2e édition. Au programme, cinq courses : 4x100m, 4x200 : 4x400m, 4x800m et depuis cette année les « distances medley » (1200m, 400m, 800m et 1600m). Pour garantir le succès, l’IAAF a su y faire. D’abord en implantant la compétition pour 3 ans (2014, 2015 et 2017) aux Bahamas. Rien que l’hôtel des athlètes, le Reef Atlantis, a de quoi séduire… Les primes sont aussi rondelettes avec 1,4 millions de dollars en jeu (50000 la victoire). Et pour ne rien gâcher, les huit finalistes des 4x100m et 4x400m sont qualifiés pour les JO 2016. Résultat, les meilleurs dont Usain Bolt (mais aussi Justin Gatlin, Tyson Gay, Allyson Felix, Shelly-Ann Fraser-Price, etc) sont au rendez-vous…

Les Bleus concentrés sur les séries

Une journée entière de voyage via Paris et Atlanta lundi. Et tout ça pour ne courir que les séries du 4x100m et le 4x200m ! C’est ce qui pourrait arriver à Christophe Lemaitre après une petite alerte au mollet en fin de stage aux Baléares. « Normalement, c’est ce qui est prévu mais on verra… », marmonne le « kid du Bugey » qui regarde rarement à la dépense. « C’est le début de saison. Et elle sera chargée. Mais les Jeux en valent la chandelle » dit le manager des relais Djamel Boudebibah, qui doit se passer de Jimmy Vicaut (en reprise après une déchirure à la cuisse). La qualification pour les JO lui suffirait alors qu’en 2014, le 4x200m avait récolté le bronze. Le 4x100m et le 4x400m féminins visent aussi les finales. Ce sera en revanche plus compliqué pour le 4x400m hommes.

Des Régionaux en force

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Le relais 4x100m hommes sera au trois-quarts rhônalpin. Christophe Lemaitre est accompagné de son pote de l’AS Aix-les-Bains Pierre-Alexis Pessonneaux et du Lyonnais Emmanuel Biron (ESL). Le jeune Guyanais Marvin René (10’’26 cette saison) les accompagnera. Le 4x400m féminin champion d’Europe en plein air et en salle sera également très régional avec Floria Gueï (ESL), Eléa Mariama Diarra (Décines) et Déborah Sananès (Bourg-en-Bresse). Jennifer Galais (Décines) sera alignée sur 4x100m et 4x200m et la Décinoise licenciée à Marseille Claire Perraux disputera le Medley.

Benjamin Steen

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