compteur

Avertir le modérateur

samedi, 23 mai 2015

Courir Pour Elles: Pour diminuer les risques de cancer, il faut bouger au quotidien

Santé. La 6e édition de « Courir pour elles » rassemblera 9 000 participantes demain à Marcy-L’Etoile pour promouvoir l’activité physique contre le cancer.

IMG_8642.JPG

« Les derniers résultats bientôt publiés en France confirment les études précédentes : l’activité physique réduit les risques de cancer du colon, du cancer du sein après ménopause et de l’endomètre avec un niveau de preuve élevé. Ce qui est nouveau c’est qu’elle réduirait également le cancer du sein avant ménopause et il y aurait aussi une baisse pour le cancer du poumon », explique le Dr Marina Touillaud, épidémiologiste à l’unité Cancer et environnement du centre Léon-Bérard (CLB). C’est pour le cancer du colon que le niveau de preuve est le plus élevé alors que pour le cancer du rectum la protection n’est pas avérée. L’exercice physique contribue aussi à limiter la prise de poids, autre facteur de risque de cancers.

Que veut dire bouger » ?

« Bouger, c’est mettre en mouvement les muscles de son corps », explique l’Institut national du cancer. « On sait que l’activité doit être d’une intensité modérée à élevée mais qu’une intensité très élevée n’apporte pas de bénéfice », précise Marina Touillaud. Il est recommandé de pratiquer 30 minutes d’activité physique par jour quelle qu’elle soit : faire le ménage, prendre les transports en commun, monter les escaliers, marcher, pratiquer un sport. En trois fois dix minutes, si cela n’est pas possible en une fois. Les bénéfices existent aussi si on pratique une heure tous les deux jours. « L’effet vient de la stimulation régulière. Le corps va s’adapter à l’exercice. Une pratique une fois par semaine ou une grande randonnée par mois ce n’est pas suffisant car le corps s’adapte de la même manière à cet instant T », précise Cédric Baudinet, entraîneur en APA (activité physique adaptée).

IMG_8674.JPG

Lancé en 2010 au CLB, le programme APA a fait l’objet d’une étude pendant deux ans qui a montré que, déjà, entre le diagnostic et le début de la chimiothérapie d’après chirurgie, une détérioration du niveau physique était constatée.

Bénéfices pour les malades

L’activité diminue et la sédentarité augmente. Mais l’étude a également montré que, alors que la majorité des patientes prennent du poids pendant les traitements, les participantes à l’APA avaient stabilisé leur poids et leur tour de taille sur six mois à un an et, à poids égal, elles avaient perdu de la graisse et pris du muscle. De plus, une baisse de la glycémie à jeun a été constatée (baisse des risques de diabète) ainsi qu’une baisse du cholestérol sanguin. D’autres études montrent, au niveau international, une diminution des risques de récidive du cancer quand on pratique une activité physique.

Aujourd’hui, les programmes APA pour les patients malades du cancer se sont développés, comme par exemple à l’hôpital de la Croix-Rousse, Henry-Gabrielle ou Saint-Joseph Saint-Luc. Ils sont souvent financés par les associations. Ainsi, « Courir pour elles » finance depuis janvier un coach à l’hôpital de Villefranche-sur-Saône. Les participantes expriment généralement un fort taux de satisfaction (voir ci-dessous). Le problème désormais est l’après : comment maintenir cet élan ? L’unité Cancer et environnement du CLB essaie actuellement de recenser les quelques structures existantes qui peuvent prendre en charge les anciennes patientes. En attendant, elles seront nombreuses ce dimanche matin au parc Lacroix-Laval.

Sylvie Montaron

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu