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lundi, 09 mars 2015

EURO 2015 EN SALLE. De formidables relayeuses pour finir

La France a fini en beauté les championnats d’Europe à Prague avec la victoire du relais féminin sur 4X400 mètres dans lequel figuraient les deux Lyonnaises Gueï et Diarra.

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Le 4X400 m tricolore dames est devenue une marque déposée pour l’esprit d’équipe: après le titre en plein air d’août dernier à Zurich, les Françaises ont récidivé aux championnats d’Europe en salle, ce dimanche à Prague, lors de la dernière journée.

La seule à n’avoir pas goûté à la fête zurichoise, la Rhodanienne Elea Diarra, deuxième à s’élancer, était particulièrement heureuse.

«Suite à deux années difficiles pour des problèmes de santé, je n’étais pas à Zurich. Je les avais regardées devant la télé», a expliqué Diarra.

« C’est un superbe cadeau d’anniversaire »

Elea Diarra

«A mon retour, j’avais beaucoup de pression car elles avaient fait quelque chose d’énorme. Il fallait que je sois au niveau, je n’avais pas le droit à la défaillance», a souligné la sociétaire du Décines-Meyzieu Athlétisme. Et d’ajouter: «j’ai 25 ans aujourd’hui. C’est un superbe cadeau d’anniversaire pour la journée de la femme».

Marie Gayot, dernière relayeuse impeccablement lancée par Agnès Raharolavy, ne parle pas de revanche après sa cinquième place dans l’épreuve individuelle. «C’est totalement différent, mais ça nous permet de repartir avec le sourire et le sentiment que la saison se termine très bien».

En troisième position, comme à Zurich, Raharolavy apprécie la salle. «Il y a plus de suspense et il faut aimer la bagarre», remarque la Nantaise, pourtant gabarit léger (1,67 m pour 56 kg).

A Zurich, Gueï avait effectué un ultime tour d’enfer pour remonter de la quatrième à la première place dans les derniers mètres.

Cette fois, la néo-Lyonnaise a lancé la course, notamment face à l’Ukrainienne Nataliya Pyhyda, avec laquelle elle s’est accrochée dans la ligne opposée du deuxième tour. L’Ukraine a posé un protêt sur cet incident, finalement rejeté.

Pour Ghani Yalouz, le directeur technique national, ce quatuor symbolise l’état d’esprit de l’équipe, même s’il n’oublie pas les déceptions. Celles d’Eloyse Lesueur, la championne du monde de la longueur, de la pentathlète Antoinette Nana Djimou, qui défendait son titre, et dans une moindre mesure dimanche de la perchiste Marion Fiack. Leur dénominateur commun: la cinquième place.

Deuxième au tableau des médailles

«Il y a un engagement malgré l’absence de la patronne de ce relais, Muriel Hurtis (désormais en semi-retraite). Il y a une équipe jeune derrière et c’est une politique qu’on a souhaité mettre en oeuvre dès le début», rappelle le DTN. Et de citer Wilhem Belocian, tout juste sorti des rangs juniors pour compléter le triplé historique sur 60 m haies, derrière Pascal Martinot-Lagarde, 23 ans, et Dimitri Bascou. «Ca se prépare. Belocian sort du projet Caraïbes. On l’a découvert en 2009».

Avec une équipe réduite (27 sélectionnés), fortement amputée par les blessures et surtout les absences volontaires, notamment des sprinters et des spécialistes de demi-fond, l’équipe de France termine à la deuxième place au tableau des médailles (six dont trois en or), remportée par la Russie (six médailles d’or pour huit podiums).

Pour clore la manifestation, la famille Borlée a donné un récital. Mis sur orbite par Julien Watrin, les frères Dylan, Jonathan et Kevin Borlée, entraînés par le père, Jacques, ont battu le record d’Europe du 4X400 m messieurs (3:02.87). Ils viennent de Belgique, dont la devise est: «l’union fait la force».

Leur soeur Olivia a été médaillée du relais 4X100 m aux Mondiaux en plein air de 2007 (3e) et aux JO de Pékin (2e). La preuve éclatante que l’aspect culturel est primordial dans le sport.

Le Lyonnais Emmanuel Biron, blessé aux adducteurs en demi-finale; n’a pu vraiment défendre ses chances et a terminé 7e de la finale du 60 mètres.

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15:27 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (1) |  Facebook |  Imprimer | |

Commentaires

Le 4 x 400 féminin est historiquement une spécialité française. En 1969, aux championnats d'Europe d'Athènes les tricolores avaient battu le record du monde en plein air avec la marque de 3'30" 8/10, un record qu'elles avaient déjà détenu trois plus tôt mais que les Britanniques leur avait chipé.Les héroïnes étaient dans l'ordre de passage : Bernadette Martin, Nicole Duclos, Eliane Jacq, Colette Besson (championne olympique l'année précédente mais que Nicole Duclos devança ensuite en individuel). La légende continue...

Écrit par : Delore Michel | lundi, 09 mars 2015

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