compteur

Avertir le modérateur

vendredi, 30 janvier 2015

Floria Gueï, l’appel de la salle!

L’athlète de l’ESL lance dimanche sa saison en salle dans l’espoir de briller en solo aux champpionnats d’Europe à Prague.

Jusqu’à hier midi, Floria Gueï (ESL) n’avait pas mis les pointes de l’hiver à la Halle Diagana de La Duchère. « C’est à l’opposé de la ville, ce n’est pas très pratique », explique l’héroïne du 4x400m des championnats d’Europe de Zurich, habituée aux séances à la dure, par tous les temps, sur la piste du stade de Bron. Mais deux jours après son retour de stage à Potchefstroom au soleil de l’Afrique du Sud, pas question d’exposer son corps affûté à la pluie glaciale. Surtout, il s’agissait de reprendre ses marques sur l’anneau couvert de 200m (au lieu de 400m en plein air) et ses virages surélevés, avant sa rentrée dimanche sur 200m, un an après sa dernière (courte) apparition en salle aux championnats de France universitaires (23’’39 sur 200m, record personnel).

Cette fois, il y aura une suite sur 400m au meeting d’Eaubonne (10 février) avant les championnats de France (21-22 février à Aubière) et d’Europe (6-8 mars à Prague). Il faut remonter à 2011 pour trouver trace sur son CV d’un tel calendrier en salle. « Ce n’est pas l’objectif de l’année, mais ça fait longtemps que je n’avais plus fait de 400m en salle. L’idée, c’est de se faire plaisir et de prendre de l’expérience. »

« C’est plutôt pas mal… »

Star de youtube depuis son incroyable retour à Zurich et prix de l’exploit féminin de l’année 2014, la Lyonnaise n’en est pas moins restée sur une énorme déception en individuelle à Zurich (élimination en demi-finale) alors que ses chronos lui indiquaient le chemin du podium. « Je savais qu’il y avait un coup à jouer, regrette-t-elle. J’étais attendue et je n’ai pas su le gérer. Je me suis mis vraiment énormément de pression sur les épaules. » Regonflée par le relais et son nouveau record personnel à Rieti (51’’30), elle entend confirmer à Prague.

IMG_7526.JPG

A priori, sa forme de l’hiver doit – sauf accident – la propulser au moins en finale. En Afrique du Sud, son coach Djamel Boudebibah a enregistré des chronos inédits témoignant d’une courbe de progression toujours ascendante : « J’ai fait de bonnes séances dans d’excellentes conditions. Maintenant, il faut appliquer en compétition, mais c’est plutôt pas mal », souriait-elle hier après une série de départs dans les starting-blocks et deux sorties de virage de 90m… Poussée dimanche par ses partenaires de relais Marie Gayot et Elea Mariama Diarra, la confirmation ne devrait pas traîner.

B.Steen

leprog.jpg


lundi, 26 janvier 2015

Julien Masciotra d’humeur boueuse

photo-joel-philippon (5).jpgTrès à l’aise dans la boue du parcours de la Tour-de-Salvagny, le Décinois (29 ans) a pris le meilleur sur son partenaire de club kenyan Daniel Kosgey pour remporter son premier titre régional. Il y a 6 ans, Julien Masciotra portait encore les couleurs de l’US Oyonnax.

Plus ça tombait et plus il avait le sourire. « Quand j’ai vu cette semaine qu’il n’arrêtait pas de pleuvoir et de neiger, je savais que ça jouait en ma faveur. » En débarquant au Parc de l’Hippodrome de la Tour-de-Salvagny (Rhône), Julien Masciotra n’a pas été déçu. Le bourbier espéré était bien là.

Une boue bien grasse, bien gluante, sur plusieurs centimètres qui a valu à quelques malchanceux d’y laisser leurs pointes… « A chaque foulée, il fallait forcer pour ressortir les pieds. Ça partait dans tous les sens », râlait après coup Julien Rancon.

julien-masciotra-s-est-paye-le-luxe-de-couper-la-ligne-d-arrivee-devant-les-etrangers-photo-joel-philippon.jpg

Sur un vrai parcours de cross, qui n’a d’hippodrome que le nom, il fallait d’abord veiller à rester debout dans les dévers. « Forcément, ça bouleverse la hiérarchie », admet Masciotra.

Suivez son regard. Grand favori, son partenaire kenyan au club de Décines Meyzieu Athlé, Daniel Kosgey, s’y est embourbé. Incapable de développer sa foulée, le vainqueur des championnats du Rhône n’a pas supporté les coups de boutoir de Masciotra dans les parties les plus techniques.

Également accompagnés depuis le départ par le spécialiste de course en montagne Julien Rancon (EA Grenoble) et le champion de la Loire Nicolas Gacon (Fac Andrézieux), le duo ne tolérait finalement que le jeune triathlète Simon Viain (ASPTT Valence).

Mais Julien Masciotra ne pouvait pas laisser passer cette occasion de décrocher son premier titre régional, alors qu’il avait buté sur Hassan Chahdi (absent cette année) en 2010 à Mably (2e).

« Ce n’est pas parti très vite, racontait-il. Au troisième tour, j’ai pris la décision de durcir. Je savais que les parties boueuses m’avantageaient. En plus, la longue ligne droite ne permettait pas de revenir avec ce vent de face. Mais Simon m’a donné du fil à retordre. »

Récompense pour son opiniâtreté

Cela valait bien un grand sourire et un doigt levé en franchissant la ligne. Ce n’est pas tous les ans que le champion Rhône-Alpes passe la ligne en vainqueur devant les étrangers : « Dans des conditions de course normales, Daniel (Kosgey) aurait été devant. C’est vraiment le crossman pur. Il faudra se méfier de lui aux championnats de France (1er mars aux Mureaux). Mais ça fait plaisir de gagner. »

A bientôt 30 ans (il les aura le 14 mars), l’athlète originaire de Nantua, passé par les clubs d’Oyonnax et de Grenoble et sélectionné une fois en équipe de France espoir (championnats d’Europe 2006 à San Giorgio su Legnano), tournait autour de cette récompense depuis des années.

Une opiniâtreté sans faille malgré un emploi du temps chargé pour cet ingénieur en génie civil d’un bureau d’études de Saint-Priest : « L’été, c’est difficile car je dois passer beaucoup de temps dehors. En revanche, l’hiver, je fais des horaires de bureau qui me permettent de bien me préparer. » Et ça ne rigole pas à l’entraînement dans le groupe de Bastien Perraux, où il croise le fer tous les jours avec un bataillon de Kenyans et de Burundais : « Ça stimule ».

Et maintenant ? Il sera forcément attendu dans deux semaines aux Interrégionnaux à Pontcharra (8 février). « On verra parce qu’il va falloir s’entraîner fort pendant dix jours en vue des championnats de France. Et a priori, ce sera roulant… » Que dit la météo d’ici là ?

Vittet y prend goût

Deuxième derrière l’Anglaise Beth Hawling, la Lyonnaise a confirmé son titre de championne du Rhône.

photo-joel-philippon (1).jpg

Quand les chaperons du contrôle antidopage lui sont tombés dessus, Anne-Sophie Vittet (Entente Sud Lyonnais) les a accueillis avec un grand sourire : « C’est la première fois ! » Décidément, c’était la journée des premières pour la Lyonnaise. Deuxième de la course féminine derrière la jeune Anglaise Beth Hawling (AS Aix-les-Bains), elle a surtout décroché son premier titre régional, deux semaines après avoir survolé les championnats du Rhône.

Dans la boue de La Tour-de-Salvagny, l’ex-athlète de l’AS Aix-les-Bains et de Lyon Athlétisme n’a pas volé sa victoire devant la Kenyanne Jeronoh – qui a certes perdu une chaussure à mi-course -, la championne de la Loire Adeline Roche, l’ancienne Internationale Hélène Guet ou encore Laura Miclo. Bref, il y avait du monde derrière, mais Anne-Sophie Vittet n’est plus la même depuis cette saison. Ancienne championne de France cadette du 1 500 m steeple, avant un arrêt de deux ans en espoir, cette Villeurbannaise s’est relancée cette année en rejoignant le groupe d’entraînement de Philippe Rémy où elle effectue ses séances avec les garçons : « Elle est passée de 40/45 kilomètres par semaine à 80/90 kilomètres, explique le coach lyonnais. À haut niveau, c’est indispensable. Comme elle est réceptive et qu’elle a des capacités, ça fonctionne. » Septième de Marseille-Cassis à l’automne, cette passionnée de cani-cross explose cet hiver : « En ce moment, même avec de la fatigue, je fais des bonnes séances. Aujourd’hui, je me sentais facile. C’est pour ça que j’ai pris la course à mon compte jusqu’à ce que l’Anglaise me relaye… »

Un relais très appuyé qui a permis à Beth Hawling (20 ans) de l’emporter. À la grande surprise de cette étudiante en français et en allemand installée en Savoie jusque début mars : « J’aime la boue, dit-elle. Mais je n’avais pas gagné depuis si longtemps… »

L’hommage à Moussa Barkaoui

Il aurait dû courir le cross court des championnats Rhône-Alpes. Quarante-huit heures après son décès des suites d’une crise cardiaque survenue à l’entraînement, le souvenir de Moussa Barkaoui (43 ans) a accompagné tous les coureurs à La Tour-de-Salvagny. Une minute d’applaudissements a été dédiée à l’ancien international de cross devenu coach au Fac Andrézieux. « C’était le gentleman des pelotons », lui a rendu hommage le vice-président de son club Eric Legat. Une expression qui résume bien cet excellent demi-fondeur dont la gentillesse était unanimement appréciée. Moussa Barkaoui sera enterré mardi (12 h 50 à la Mosquée d’Andrézieux).

Benjamin Steen

Tous les résultats

Les superbes photos de Joël Phlippon du Progrès

leprog.jpg


dimanche, 25 janvier 2015

Décines-Meyzieu, la course en avant !

Dominateur en cross, le troisième club du Rhône (derrière l’ESL et Lyon Athlé) se structure de plus en plus. Son ambition : faire sa place au niveau national.

Il y a deux semaines à Grigny, on n’a vu que du bleu ou presque. Vainqueurs des championnats du Rhône de cross long (le Kenyan Daniel Kosgey)

IMG_3179.JPG

et court (Naïm Mekraldi), il s’en est fallu de peu que les athlètes du club de Décines-Meyzieu Athlétisme (DMA) n’emportent aussi le cross long femmes (Hélène Guet 2e ).

Un coach embauché

Ce n’est pas tout à fait d’aujourd’hui que le club brille en cross. En 2013, il avait d’ailleurs fait le doublé hommes/femmes aux départementaux (Eliud Sugut/Guet). Mais désormais, il cumule aussi les places d’honneur et dans plusieurs catégories (deux podiums chez les juniors aux Départementaux).

Cette bonne passe du club de l’est Lyonnais ne doit rien au hasard. Parti il y a trois ans en Alsace pour entraîner Bob Tahri, Bastien Perraux est revenu l’an passé dans son club d’origine. Depuis, le jeune coach s’applique à constituer un groupe de demi-fondeurs de premier plan. A son noyau d’athlètes africains, se sont ajoutés cette année quelques très bons régionaux comme les frères Othmane et Mounir Hsain, le jeune Naïm Mekraldi ou encore Samir Tatah (tous en provenance de Saint-Etienne). « Cette année, l’objectif est de nous qualifier pour les championnats de France, mais en 2016, lorsque nous aurons le droit d’aligner tous nos mutés, on jouera le podium par équipe », annonce d’ores et déjà Bastien Perraux.

Une ambition qui traverse l’ensemble du club selon le nouveau président Guillaume Schroll (42 ans), élu en décembre dernier : « Nous avons des projets ambitieux, ne cache pas ce patron d’un centre de formation spécialisé dans le sport. On espère passer de 300 à 400 licenciés en nous inscrivant dans toutes les pratiques de l’athlétisme. Sportivement, l’accent est mis sur la structuration pour pérenniser le club. » Coach de sprint, Grégory Duval, qui entraîne les Internationales Jennifer Galais (sprint) et Eléa-Mariama Diarra (400m), a notamment été embauché à travers une association aidée par la Ligue Rhône-Alpes et un sponsor privé.

Actuellement en Nationale 2, le DMA candidatera rapidement à l’accession à la Nationale 1 aux Interclubs. « Ce sera l’objectif en 2016, affirme Perraux. On vient d’avoir deux années difficiles mais on a densifié le haut niveau. C’était notre problème jusqu’à maintenant : on avait des grosses têtes mais des petites jambes. On tente de remettre le club à l’endroit. »

B.S.

leprog.jpg


vendredi, 23 janvier 2015

Un grand champion vient de nous quitter, Moussa Barkaoui.

10669079_525212054285800_3080762168070515908_o.jpgTriste nouvelle que l'annonce du décès de Moussa Barkaoui.

Il a été victime d'un malaise cardiaque cette semaine pendant un entrainement. Il avait 43 ans.

(Si il y a des Hommes qui ont fait que l'athlétisme est ma passion,Moussa en fait parti,quelqu'un de droit,sage et humble,toujours gentil...Son visage planera sur tout les terrains de cross-country ce week-end,lui qui aimait tant ça et surtout les coureurs qui l'ont côtoyé.Grosses pensées à sa femme et ses petites filles.

Cyril Merle)

22:57 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (5) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 20 janvier 2015

Martin Carrere casse une barrière

Les nombreux changements opérés l’été dernier semblent déjà porter leurs fruits pour Martin Carrere qui a battu son record sur 400m pour sa première sortie de l’année (47’’91 au lieu de 48’’11 en extérieur).

En coupant samedi la ligne en 47’’91, non seulement Martin Carrere (24 ans) est passé pour la première fois sous la barre des 48’’00 sur 400m, mais il en a profité pour raboter 20 centièmes à son record (48’’11 en 2013 en extérieur). Le tout en laissant une belle impression lors de ses deux tours de pistes : « Il est bien placé et bien gainé, c’était vraiment joli à voir », notait d’ailleurs Jean-Jacques Behm, spécialiste de la distance.

martin-carrere-s-offre-un-nouveau-record-personnel-en-47-91-photo-fabrice-petit.jpg

Objectif moins de 50 secondes sur 400m haies

Martin Carrere de son côté se montrait évidemment satisfait de sa performance et avouait même une certaine surprise en voyant son chrono : « Je savais que j’étais bien et que je pouvais battre mon record, mais je ne pensais pas pouvoir faire ce chrono pour ma première sortie. Cela fait deux ou trois ans que je cherche à descendre sous les 48’’00. Donc, forcément, je suis très heureux », indiquait Martin, tellement heureux et surpris qu’il n’en a pas dormi de la nuit et n’était pas en mesure de s’aligner ce dimanche sur le 200m.

Au vu de la performance réussie par Martin Carrere samedi soir, il serait facile de faire un raccourci entre ce nouveau record et son changement d’entraîneur et de club l’été dernier puisqu’il est passé de Décines (avec Grégory Duval) à l’Entente Sud Lyonnais (avec Franck Matamba). Mais le nouveau coach du champion de France «national» sur 400m haies (51’’12) - pour sa première saison sur la distance - tempère rapidement et refuse de tirer la couverture à lui : « Il ne faut pas croire que c’est uniquement le travail réalisé depuis septembre avec Martin qui nous permet d’obtenir ce résultat. Je bénéficie aussi de tout le travail réalisé avec Grégory en amont. »

Au moment de trouver les raisons de cette excellente entrée en matière, l’athlète de Bron saluait tout de même le travail effectué depuis la rentrée : « Avec Franck, j’effectue un travail différent de ce que je faisais avant avec Grégory Duval. Je travaille plus la résistance alors qu’avant, mon travail s’axait plus sur la vitesse. Cela ne fait que quatre mois que je suis avec mon nouveau coach mais je sens déjà que j’ai plus de résistance et que je pioche moins en fin de course. Je ne m’entraîne pas plus qu’avant mais j’avoue que le contenu est plus dur à encaisser. Donc maintenant je fais vraiment très attention à la récupération », explique Martin qui espère bien se qualifier pour la finale des championnats de France sur 400m en salle avant de basculer sur les haies cet été avec l’envie de passer sous la barre des 50’’00 sur la distance.

Tous les résultats

leprog.jpg

 

lundi, 12 janvier 2015

Championnats du Rhône à Grigny

Fabien Fuster s’accroche à sa belle histoire

Deuxième derrière le Kenyan Daniel Kosgey, le Lyonnais a décroché son troisième titre départemental, le deuxième de suite, malgré une grave blessure qui l’a handicapé deux ans et dont il ressent toujours les effets.

daniel-kosgey-chebii-a-fait-une-demonstration-de-force-a-grigny-ou-il-n-a-ete-ralenti-que-par-les-cailloux-j-ai-du-faire-attention-a-mes-chevilles-dit-il-le-kenyan-de-decines-meyzieu-sera-.jpg

Cela commence à ressembler sinon à un « règne », du moins à une belle petite série. Déjà champion du Rhône 2011 et 2014, à chaque fois à Décines où il résidait jusque cette année, Fabien Fuster a réalisé la passe de trois ce dimanche sur le circuit de Grigny où on n’avait plus couru de cross depuis 19 ans. À l’époque, Jacques Maréchet y avait décroché l’un de ses treize titres départementaux… C’est tentant, mais impossible d’établir un début de comparaison selon Fabien Fuster : « Vis-à-vis des glorieux aînés tels que Jacques, c’est un honneur, disait-il à l’arrivée, le long du bassin de joûtes en bordure du Rhône. Mais je ne leur arrive pas à la cheville ! »

Malaise et paralysie du côté droit

Question talent intrinsèque, peut-être, car le coureur de Lyon Athlétisme est avant tout un exemple d’opiniâtreté. Petit, il a longtemps dû porter un corset et se dépatouiller avec une cheville bloquée. Après des années d’efforts, ça ne l’avait pas empêché d’arracher un premier titre départemental senior. Mais une mauvaise chute allait immédiatement après le stopper deux ans : « La moelle épinière a été touchée, raconte-t-il. Peu à peu, j’ai commencé à avoir des malaises et à perdre toute la sensibilité côté droit. Je commençais à être très inquiet. Tous les spécialistes que je consultais ne trouvaient rien. Finalement, la solution est venue d’un osthéo. »

Une année lui sera nécessaire pour recouvrer ses moyens avant son second titre… « Il va de mieux en mieux, mais il n’est pas encore tout à fait à 100 %, confie Jacques Maréchet. On le fait très peu courir pour l’épargner. A la reprise, ce n’était vraiment pas gagné. Et encore cette semaine, il était loin d’être le meilleur du groupe à l’entraînement. »

Il faut croire que les départementaux le subliment : « Je ne pensais pas que je serais aussi bien que ça », souriait-il après avoir manœuvré au plus juste dans la foulée du Kenyan Daniel Kosgey Chebii. Grandissime favori de la course, mais hors concours pour le titre puisqu’il est étranger, l’athlète de Décines Meyzieu a comme prévu imprimé un train d’enfer : « ça allait vite pour nous, mais c’était un footing pour lui. Il en avait sous le pied », selon Fuster. Un par un, les coureurs ont quand même décramponné jusqu’à ce qu’ils ne se retrouvent plus que trois avec Samir Tatah (Décines Meyzieu Athlé également). « On savait que ce serait le plus dangereux pour le titre, expliquait Jacques Maréchet. Fabien a su se servir de Daniel pour lâcher Samir. Il a été très intelligent. Et très fort aussi parce qu’il n’est pas un spécialiste de ce genre de parcours rapide. Lui, c’est plutôt les bosses et la boue ! Mais j’ai tout de suite vu qu’il était dans le coup. C’est sa course ! C’est vraiment quelqu’un qui le mérite. »

Et maintenant ? « Je ne vois qu’à court terme, dit-il. Je ne pense qu’aux Régionaux (25 janvier à La Tour-de-Salvagny). » Ce sera une paire de manches mais sa saison est d’ores et déjà réussie…

Vittet sur le bon chemin

Anne-Sophie Vittet était venue pour faire troisième : « Je pensais qu’Emmie (Charayron) et Hélène (Guet) seraient au-dessus. » La première est en fait en Nouvelle-Zélande. Quant à la seconde, qui défendait son titre, elle n’est plus tout à fait aussi concernée : « Je m’entraîne beaucoup moins, dit-elle. Mes priorités ont changé. Mon objectif est juste d’aller aux championnats de France avec mon compagnon. Aujourd’hui, je savais que je prendrais une tarte (sic). »

anne-sophie-vittet-s-est-imposee-devant-helene-guet-et-geraldine-simbola-en-imprimant-le-rythme-toute-la-course-photo-maxime-jegat.jpg

La bonne formule

L’ancienne internationale y va un peu fort. Le suspense a tenu jusqu’au dernier tour, quand Anne-Sophie Vittet était toute surprise de prendre son envol: « Hélène est une fille super-forte, dit-elle. Je suis vraiment contente de la battre pour la première fois. »

L’ancienne championne de France cadettte du 1 500 m steeple a beau faire l’étonnée, elle était presque la grande favorite. Septième à l’automne de Marseille – Cassis, elle a trouvé à 25 ans la bonne formule. « En espoirs, j’avais arrêté deux ans, raconte cette comptable installée à Villeurbanne. A ma reprise, je me suis entraînée avec Jacques (Maréchet), Yvan (Bourdeau), Jimmy (Jean-Joseph) avant de travailler avec Philippe (Rémy) et de m’entraîner avec des athlètes de l’Insa. Avec eux, je me suis mise à faire du long. J’ai perdu du poids. Je crois que c’est ce qu’il me faut. »

De quoi lui ouvrir l’appétit : « Je vais faire toute la saison de cross, mais l’objectif, c’est de me qualifier pour les championnats de France sur 3 000 m steeple. »

Inséparables

Ce fut sans conteste la plus belle bataille des championnats du Rhône. Incapables de se départager sur 3,2 km à tombeaux ouverts, Julien Masciotra, Naïm Mekraldi (Décines Meyzieu) et Igor Bougnot (Entente Sud Lyonnais) ont terminé le cross court au sprint. Tenant du titre, ce dernier avait quelques mètres de retard avant l’emballage, mais a su faire parler ses qualités de finisseur pour revenir sur les Décinois. Dans un dernier sursaut, Mekraldi parvenait à rester à la hauteur de Bougnot. Les deux hommes coupaient la ligne dans un même élan. En l’absence de photo-finish, les juges ont décidé de les classer ex aequo.

photo-maxime-jegat.jpg

Toutes les photos sont de Maxime Jegat

B.Steen

Tous les résultats

Quelques photos des vétérans

dimanche, 11 janvier 2015

Aujourd'hui c'est CHARLIE !

10471355_601834313296335_4839619405437337803_n.jpg

Halle Stéphane Diagana (photo LARA)

10924820_10152983480919154_7507705008874604095_n.jpg 

Vienne par Clément Breysse10351454_10152719789124492_8531542504849375718_n.jpg

Lyon par Julien Baalssen 

10553412_10205415957305891_6017849411393046917_n.jpg

Place des arts à Villefranche par Jérôme Villon 

10862469_10205701714408106_7894417271651239191_o.jpg

Pont de la Guillotière par Marc Ozier 

10394137_10153017729412342_4520417152889541963_n.jpg

Stockholm par Mathieu Jacobzone 

IMG_4772.jpg

Cours Albert Thomas par Christell Ganne Julien

 10424981_352015441651721_353742596785742904_n.jpg

Place de la République à Paris par Stéphane Caristan

10615482_10205809852428249_385165315942162833_n.jpg

Strasbourg par Marion Klein

 10898306_352035471649718_9098400239359874504_n.jpg

Par Stéphane Caristan

 10929919_10153012575004539_7642535752575362509_n.jpg

Par Elizabeth Randazzo

10923270_907007482664664_5134191788727646764_n.jpg

Par Hyacinthe Deleplace

10930077_10204591742171852_3699869936301630375_n.jpg

Par Thierry Matera

15:09 Écrit par La Com dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 10 janvier 2015

Marche Républicaine: Le Rendez-vous !

10898191_789120014488102_6906312567889508390_n.jpg

11:19 Écrit par La Com | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Antolinos rentre au Trail des Coursières

2012_0422Image0500.JPGLe trail des Coursières, organisé dimanche à Saint-Martin-en-Haut dans sa déclinaison hivernale, va réunir près de 1300 participants sur les deux distances au programme (760 engagés sur 15km et 530 engagés sur 30km).

C’est l’occasion pour le spécialiste décinois Fabien Antolinos de lancer son année sur 30km. Cette saison, l’international devra être prêt très tôt, les Mondiaux de trail ayant lieu du 28 au 31 mai à Annecy. L’épreuve des Monts du Lyonnais lui offre une bonne entrée en matière avec 1100m de dénivelé positif et 1150m de dénivelé négatif.

> Trail hivernal des Coursières, dimanche à Saint-Martin-en-Haut. Départ du 30km à 8h30 et du 15km à 9h00. Inscriptions closes.

11:01 Écrit par La Com dans Actualité, Course sur route | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mercredi, 07 janvier 2015

Je suis Charlie

10898013_10204757774776233_8835977146840282880_n.jpg

17:01 Écrit par La Com dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Lemaitre, Robert-Michon et les autres en Afrique du Sud

1828786_6_5214_pres-d-un-millier-d-athletes-etrangers_eb61b10edef532b21f901841ec0862c3.jpgLa plupart des athlètes internationaux de la région se sont envolés ce lundi pour l’Afrique du Sud. Christophe Lemaitre (sprint), Emmanuel Biron (sprint), Adrien Clemenceau (400m haies), Guillaume Adam (demi-fond), Kevin Campion (marche), Jennifer Galais (sprint), Floria Gueï (400m), Elea Mariama Diarra (400m) et Estelle Perrossier (400m/800m) ainsi que le manager national des relais Djamel Boudebibah séjourneront entre deux et trois semaines avec le reste de l’équipe de France (90 athlètes en tout !) dans le centre d’entraînement de Potcheftroom. Mélina Robert-Michon (disque) fait aussi partie du voyage mais elle ne partira que ce vendredi avec son coach Serge Debié.

60m haies : pas de salle pour Darien

Privé de saison estivale pour cause de virus du Chikungunya, Garfield Darien a repris sans problème l’entraînement. « Il est aussi bien, sinon mieux, que l’an passé à la même époque », estime son père et coach Daniel Darien après un stage à San Diego (États-Unis). Le hurdler lyonnais, médaillé de bronze aux Mondiaux en salle 2014 à Sopot, a cependant décidé de ne pas courir sur 60m haies cet hiver pour mieux se concentrer sur la saison en plein air.

B.Steen

leprog.jpg

16:52 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

jeudi, 01 janvier 2015

Voeux 2015

2015 verra l'arrivée d'un pigiste pour ce début janvier mais c'est son papa qui sera encore à la tête de l'entreprise Radio Parilly avec l'aide de madame pour certaines occasions.

Je vous souhaite d'être toujours aussi nombreux à visiter ce blog en 2015.

Merci à tous

184 220 visites en 2014 (moyenne 505 par jour)

141122Confluence.jpg

11:44 Écrit par La Com dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu