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mercredi, 19 novembre 2014

DÉCÈS D’ALAIN GILLES. Une légende s’en est allée…

title.jpgLe joueur emblématique de l’ASVEL, l’un des meilleurs basketteurs français de l’Histoire, est décédé hier à l’âge de 69 ans.

«Alain Gilles est né avec le basket, pour le basket ». C’est ainsi qu’André Vacheresse l’avait décrit dans sa préface d’un livre (1) intitulé tout simplement : « Alain Gilles, monsieur basket ». L’autre surnom de ce surdoué, c’était « Gillou ». Voilà, les deux facettes de ce type éternellement barbu, qui a traversé la vie en dribblant les conventions et parfois les convenances, sont résumées dans ces deux alias.

Un talent pur comme un diamant

Côté cour, monsieur basket, côté jardin, Gillou. Le sportif a été longtemps, très longtemps, le meilleur joueur de l’histoire du basket français. Il a quand même fallu un Antoine Rigaudeau pour oser la comparaison, et un Tony Parker pour refaire le match. Un précoce lancé chez les grands à quinze ans et huit mois, mais qui a aussi procédé à la vendange tardive d’un titre à 39 ans, en signant une entrée évidemment décisive en finale de la Coupe de la Fédération 1984.

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Un talent pur comme un diamant, qui a écrit des pages de légende en offrant à l’ASVEL le titre de champion de France le plus improbable en ayant gagné à lui seul sept fins de matches dans une seule saison, à une époque où on ne parlait pas de money time.

Parce qu’on parlait peu anglais et argent dans le basket de Monsieur Alain Gilles. On ne parlait pas non plus énormément de diététique ou d’hygiène de vie, pourtant les matches duraient trois mi-temps à cette époque.

« S’il ne fut pas toujours un modèle, pour un sportif de haut niveau s’entend, par sa façon d’appréhender les (bonnes) choses de la vie, il reste un merveilleux souvenir pour ceux qui ont eu le bonheur de le connaître sur un terrain » avait écrit Serge Galichet (2), le journaliste qui connaît le mieux la carrière et la vie d’Alain Gilles pour l’avoir suivi depuis ses débuts.

Gillou a gardé toute sa vie une humeur de gamin espiègle. Pourtant, la vie qui lui a certes offert un don exceptionnel, ne lui a pas toujours fait de cadeau. Mais au crépuscule de sa carrière de joueur, quand survient ce qu’un sportif de haut niveau ressent comme la mort de sa première vie, il a eu ce regard lucide sur sa carrière, encore dans le livre qui lui était consacré (2) :

« Ma réussite a dépendu aussi de rencontres opportunes. Je n’en citerai que deux : André Vacheresse et le président de l’ASVEL, Raphaël de Barros. J’ai sans doute eu tort de croire que tout m’était ouvert, que tout m’était permis, parce que j’avais réussi à maîtriser le basket. Je m’en suis finalement bien tiré. Mais je ne crois pas être un modèle pour les jeunes dans la première partie de ma vie. Jeunes qui rêvez de mener une carrière sportive comme la mienne, n’oubliez surtout pas d’avoir un métier et une place dans la vie, c’est plus important que tout » conseillait-il.

Il ajoutait aussi ceci : « il y a autre chose, difficile à définir : le besoin de liberté, d’indépendance d’un jeune garçon, qui sent et qui voit que l’on s’attache à ses faits et gestes, dans le cas particulier, à ses performances ». Alain Gilles se cachait derrière cela, mais il fallait juste le savoir, et alors, on était invité à rencontrer Gillou, qui fut aussi un champion de l’amitié.

(1) « Alain Gilles, monsieur basket », éditions Alta, par Philippe Vourron, alors chef du service des sports du Progrès.

(2) « La Vie en Vert » chez Horvath.

Philippe Perroud

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Quelques liens:

Site de l'ASVEL

Des photos du Pogrès

Une vidéo


10:07 Écrit par La Com dans Actualité, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

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