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samedi, 18 octobre 2014

Lyon Extra Race, l’extra crasse

Plus de 3 500 participants sont attendus dimanche, sur la piste de 4x4 d’Eurexpo transformée en parcours du combattant ultra-boueux jalonné de 18 obstacles.

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Photo: Richard Mouillaud

C’est un terrain vague coincé entre Eurexpo (Chassieu), l’aéroport de Bron et les carrières d’une société de travaux publics. Il sert de temps en temps à tester des 4x4 en marge de salon automobile. À J-3 avant la première édition de la Lyon Extra Race, difficile d’imaginer que plus de 3 500 personnes s’apprêtent à s’éclater ici en courant, rampant, sautant ou plongeant dans la boue…

« Il ne faut pas s’ennuyer une seconde »

Ce jour-là, tout n’est pas encore en place. Les 9 km du parcours ont été tracés mais les engins de chantier sont encore en mouvement, tandis que les fabricants des 18 obstacles – des spécialistes des parcours-aventure – mettent les derniers coups de clés… Surtout, les organisateurs de l’agence Extra Sports attendent encore la citerne de 60 000 litres d’eau qui va permettre de transformer le site, déjà passablement boueux après les pluies de la semaine, en véritable bourbier !

C’est ce que viennent chercher les concurrents qui vont se succéder par vagues entre 8h30 et 16h30, ce dimanche. « Le but, c’est d’avoir la concentration la plus importante possible d’obstacles artificiels ou naturels, explique le responsable de la course, Pierre-Henri Prost. Il ne faut pas s’ennuyer une seconde. »

En tout cas, sans parler de l’ambiance de carnaval qui accompagne ce type d’épreuves, c’est peu dire que cela n’a rien à voir avec une course à pied classique. « Beaucoup des engagés ne figuraient pas dans nos bases », confirment d’ailleurs les organisateurs qui possèdent aussi la SaintéLyon, le Lyon urban trail ou encore la Lyon free VTT à leur catalogue.

À l’usage, tout dépend de la vitesse à laquelle on exécute ce parcours du combattant version fun.

A la cool entre amis, il y a de quoi se fendre la poire à glisser sur une bâche, ramper dans des tuyaux ou à travers des fils électriques branchés sur le courant (!), à escalader des murs de 2 à 3 mètres de haut, à porter des sacs de sables de 10kg, à plonger dans un container rempli d’eau glacée, ou encore à se perdre dans une pièce noire pleine de stroboscopes… Pour les quelque 300 compétiteurs qui s’affronteront en contre-la-montre, en revanche, grosse élévation du rythme cardiaque garantie sur les obstacles, tandis que le sol n’a rien d’un billard (attention les chevilles dans les ornières et les genoux sur la caillasse).

Apparemment, tous en redemandent. « Avant, on faisait tout pour éviter le service militaire. Aujourd’hui, ça se bouscule pour participer à ce genre d’événements », sourit l’organisateur. Les courses à obstacles ont en effet le vent en poupe. Inventé en 1987 en Angleterre avec la Tough guy, le concept a décollé en 2010 lorsqu’il a traversé l’Atlantique. Développées par des sociétés telles que Spartan Race, Tough Mudder ou Warrior Dash, ces courses totalisent désormais deux fois plus de participants que l’ensemble des marathons aux États-Unis.

En France, le phénomène prend également. Si la Frappadingue existe depuis plusieurs années dans le Nord, les courses à obstacles essaiment désormais sur tout le territoire. La Lyon Extra Race est ainsi la troisième course du genre à poser ses obstacles dans la région cette année après la version lyonnaise de la Frappadingue (2 500 participants au Parc de Miribel Jonage au printemps) et le Mud day (9 000 au lac de Vénérieu début septembre) dont le slogan vaut mieux qu’un long discours : « running is not enough » (courir n’est pas suffisant)…

Benjamin en action

Le site officiel

Benjamin Steen

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