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lundi, 06 octobre 2014

Martin Kosgei dans le raz de marée de Run in Lyon

Vainqueur du marathon en 2h11’55’’ malgré une violente averse, Martin Kosgei a échoué de peu face au record de l’épreuve de son compatriote Kiplagat (2h10’43’’). Ce beau chrono surligne l’énorme succès de cette 5e édition qui a établi un nouveau record de participation avec 21412 finishers sur 25 000 engagés.

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La courbe n’en finit plus de grimper, grimper, grimper… Lancé avec 9 000 « pionniers » en 2010, qui avaient expérimenté le concept des trois courses en une (10 km, semi-marathon et marathon), Run in Lyon s’installe déjà, après cinq éditions, parmi les plus grandes épreuves de masse françaises. Il fallait voir dimanche matin cette immense foule sortir des bouches de métro en lycra de toutes les couleurs pour s’installer derrière la ligne de départ, et même très loin derrière pour les tout derniers. Ce n’est pas uniquement parce que le soleil se lève pile dans l’axe du Pont de la Guillotière qu’on ne pouvait pas en apercevoir le bout…

Virages glissants et muscles agressés par la pluie

25 000 engagés, plus de 23 000 dossards retirés et finalement 21 412 partants très exactement (10 308 sur 10 km, 9 388 sur semi et 1 716 sur marathon). Record battu ! Et pas qu’un peu puisqu’ils avaient été flashés à 18 057 en 2013. Run in Lyon est un incontestable succès populaire en pleine expansion. « J’en suis fier », se félicitait au départ le Secrétaire d’État aux Sports Thierry Braillard qui avait contribué à la création du concept lorsqu’il était adjoint au maire de Lyon : « Beaucoup n’y croyaient pas, mais aujourd’hui on assiste au plus gros événement sportif de l’histoire de Lyon en terme de participation. »

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Évidemment, ce « Festival du running » transpire avant tout l’événement de masse puisqu’on y vient surtout pour se faire transporter par la houle mais Run in Lyon est aussi en passe de gagner ses galons sportifs. Pour avoir droit à une dépêche, c’est qu’il ne suffit pas de battre des records d’affluence. Il faut aussi que le chrono donne du relief à l’ensemble. Un premier pas avait été fait l’an passé avec la victoire du Kenyan Eliud Kiplagat en 2h10’45’’. Treize ans qu’un marathon n’avait pas été couru aussi vite à Lyon, depuis le record tous temps de Korir (2h09’43’’ en 1999). Martin Kosgei, vainqueur cette fois en 2h11’55’’, n’a fait que confirmer la détermination des organisateurs (Amaury Sport Organisation) de faire de Run in Lyon le deuxième événement running du pays derrière le marathon de Paris… Certes, ce n’est que la 183performance mondiale de la saison, mais on se rapproche des standards internationaux.

Un Éthiopien disparaît à l’aéroport

Le petit Kenyan à la bouille de gamin (25 ans), lauréat en 2013 du marathon de Marseille, n’a pas eu la partie facile pour s’approcher à 18 secondes de son record personnel (2h11’37’’). Il a fallu se débrouiller avec les moyens du bord. Déjà que le plateau élite n’était pas très large (six athlètes et un lièvre), un des deux Éthiopiens s’est tout simplement évaporé à son arrivée à l’aéroport Saint-Exupéry vendredi. Plus que six. L’autre Éthiopien devait quant à lui rapidement laisser les Kenyans entre eux, alors qu’ils partaient sur les bases de 2h10’ (64’51’’ au semi).

Et c’est là qu’une violente averse est venue rafraîchir la température et les ardeurs : « Dans les virages, il fallait faire très attention. Et les muscles ont commencé à souffrir. Comme je me suis retrouvé seul dès le 28e kilomètre, j’ai trouvé le temps long », racontait le vainqueur, installé à Kapsabet au Kenya où il s’entraîne avec Peter Some (vainqueur du marathon de Paris 2013) et Abraham Kiprotich récemment contrôlé positif à l’EPO. « Après ma 8e place à Séville et ma 4e place à Hanovre cette année, c’est une très belle victoire pour moi, ajoutait-il. D’autant qu’il y a deux semaines, j’ai eu la fièvre typhoïde. » Désormais, il visera « un gros chrono dans un marathon rapide ».

Les organisateurs lyonnais aussi. D’ores et déjà, ils ont annoncé qu’ils lorgneront en 2015 les 2h08’. « C’est un autre palier, explique le chef du plateau René Auguin qui devait faire cette année encore avec un prize money limité à 19800 euros. C’est une autre catégorie d’athlètes. Et il faudra se pencher sur le parcours. Là, on est sans doute au maximum dans cette configuration. » C’est le prix à payer pour continuer à grimper encore…

Benjamin Steen

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