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lundi, 09 décembre 2013

SaintéLyon 2013: Toute la presse et quelques photos

IMG_1551.JPGBenoît Cori (31 ans) a remporté sa plus grande victoire de sa courte carrière spécifique en trail. Le Basque a bouclé les 75km en solitaire, franchissant l’arrivée à 5h32 hier matin.

Cette soixantième édition aura célébré un vainqueur surprise comme seule la SaintéLyon peut en fournir. A l’image de Denis Morel en 2010 ou du Décinois Fabien Antolinos en 2008.

« Elle est placée en fin de saison et entre ceux qui ont quasiment coupé, ceux qui sont fatigués, d’autres qui sont en recherche de résultats, elle réserve pas mal de surprises», note le Rhodanien qui connaît la recette. « Comme moi en 2008, Benoît était sûrement bien préparé. A cette période de l’année, la fraîcheur joue un grand rôle. »

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Benoît Cori (31 ans) a donc remporté sa plus grande victoire, lui le touche à tout «qui prend tout ce qui se présente. » Ce Bayonnais d’Ustaritz avait malgré tout déjà réalisé de jolies performances cette saison (3e des 100km de Millau, 2e sur Le Trail aux Etoiles).

« Je le félicite car nous derrière avec Thomas (Lorblanchet), on n’a vraiment pas amusé la galerie derrière sur les derniers kilomètres. Il a su être malin en se glissant dans le groupe de ceux qui partent toujours très forts mais il a su tenir.»

A Saint-Christo en Jarez, au premier point de passage (17e km), Cori était pointé dans le sillage de Julien Navarro à une vingtaine de secondes de Mikaël Pasero mais 35’’ devant le duo Gault-Lorblanchet. A Sainte-Catherine (35e km), il était devant avec Navarro, 3’30’’ devant les anciens vainqueurs et à Saint-Genoux, il comptait 4’45’’ d’avance sur Navarro, près de 6’ sur Gault et Lorblanchet, avantage porté à 8 minutes à Soucieu-en-Jarez.

Le lauréat basque, militaire de carrière dans l’armée de terre, n’en revenait toujours pas une heure après son arrivée à 5h32 au Palais des Sports de Gerland. Lui qui s’était pris la tête entre les mains, incrédule, au bord des larmes en franchissant la ligne. « Je n’avais aucune stratégie de prévue. Je me sentais bien, et j’ai décidé d’aller devant dès les premiers kilomètres en me disant qu’on verrait bien ce qui se passerait. J’ai encore accéléré après le deuxième ravito alors que Navarro a baissé de pied. Je ne pensais pas aller au bout. C’est un truc de fou. Ils ne me connaissaient pas, ils se sont dit, on va laisser faire ce rigolo... »

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Venu en terre lyonnaise car son frère habite à Lyon, « sans lui, rien n’aurait été possible », il tenait aussi à remercier sa femme Nathalie « qui a su me prendre en mains diététiquement. D’ordinaire, j’avale cinq « Snikers » par jour. Là pendant quinze jours ce fut pâtes le midi et légumes le soir. J’ai perdu trois kilos et c’est certainement ce qui a fait la différence, notamment dans les montées. »

Cet amoureux de la nature, qui se définit coureur à pied multi-terrains et toutes distances (du 10 au 100 km), papa d’un garçon Eneko (4 ans) et d’une fille Amaia (2 ans), s’est peut-être découvert un nouveau profil. « Je n’avais jamais couru de nuit, c’est particulier. Il a fallu aussi faire attention aux pièges du parcours, au verglas dans sa première partie. Je suis tombé deux fois, sans gravité. Avec mon métier, je ne peux pas m’engager sur les belles courses un an à l’avance. Je dois les cibler et penser aussi à ma famille qui me supporte...»

Norbert Bonnet

Une victoire personnelle sur le sort

Emmanuel Gault (2e )

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« Cette quatrième 2e place (après celles de 2009, 2010 et 2011) a une saveur de retour. C’est comme une victoire personnelle sur le sort après tous les ennuis que j’ai connus en 2013. Une fracture du fémur en début de saison et aux Templiers cette fracture de deux métatarses à cause d’une ardoise. Avoir connu autant de malchance en quelques mois, c’est vraiment incroyable. Mais au sein du team, on s’est toujours accroché, sans rien changer au niveau de la préparation. On a toujours cru en notre travail. Là, je pense à mes enfants. Ça va leur faire du bien. Après les Templiers, ils ont cru que j’étais mort (sic). J’ai obtenu ce résultat sur le jus et l’envie. C’est une grande fierté car la SaintéLyon, c’est toujours une épreuve très difficile, particulière. Et cela va me rebooster pour bien attaquer 2014. »

Près de cinq cents courageuses

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A minuit, ils furent finalement 5 802 concurrents à s’élancer du Parc des Expositions de Saint-Etienne pour couvrir les 75 kilomètres et les 1 800 mètres de dénivelé positif de la SaintéLyon, sur les 12 180 partants recensés sur les trois épreuves, dont 473 féminines soit 8,15 % des engagés. Elles étaient près de 30 % à s’aligner sur la SaintéExpress (2 500 engagés) et 15 % sur le sprint (1 500 engagés). Sans oublier les relais

Jérémy Pignard entre deux sentiments

Au sein du team régional Terre de Running Ronhill, on attendait plutôt le Décinois Fabien Antolinos, lauréat surprise en 2008, certes en manque de préparation spécifique après son succès sur les Templiers. Mais ce dernier a abandonné au ravito de Saint-Genoux.

« J’ai pu suivre le groupe de tête jusqu’à Sainte-Catherine. Après j’ai payé mon manque de fond. Je n’avais plus la fraîcheur physique ni le mental pour continuer et je ne voulais pas effectuer la course de trop en prévision de 2014. »

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Pour sa part, son coéquipier Jérémy Pignard a terminé à la 6e place au Palais des Sports de Gerland. Où le licencié du FAC d’Andrézieux avait du mal à masquer sa déception. « Je suis déçu et frustré car j’avais les moyens de terminer dans le top-5 quand je pense que je me suis perdu à 3,5 km de l’arrivée et que cela me coute 3 à 4 minutes », confiait ce gendarme basé à Lille, pour qui il s’agissait de sa 3e participation « après avoir fini très très loin les deux premières fois. »

Deuxième du trail de la Côte d’Opale, le Forézien, qui vaut 31’14 sur 10 000 m, spécialiste également des courses de montagne, s’est mis au trail depuis trois ans avec une belle marge de progression. « Cela convient, je pense, à mes qualités. Je vais assez vite et je suis assez endurant à la base. J’avais comme objectif de rentrer dans le top-10. Terminer aux portes du top-5 n’était pas attendu. C’est pourquoi je suis déçu mais je pense être capable de rééditer une telle performance à l’avenir. Même si la SaintéLyon est une épreuve particulière, changeante d’une année sur l’autre...»

N.B

Nathalie Mauclair en visite

La championne du monde de trail 2013, qui avait préféré faire l’impasse pour récupérer de son succès à la Diagonale des Fous, était néanmoins présente à l’arrivée au Palais des Sports de Gerland, pour accueillir ses copines.

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« Je me devais d’être présente à cette grande fête que représente la SaintéLyon, si particulière. Le trail c’est aussi ça, avant tout du partage, avec un esprit différent. Terminer ici à Lyon est toujours un moment particulier. C’est une grande satisfaction qui prime pour tous ceux qui parviennent à franchir la ligne d’arrivée...»

Rubin, enfant roi de la SaintéLyon

C’était l’heure de l’arrivée de la SaintéLyon. Alors Rubin a dévoilé son joli minois. Comme s’il ne voulait pas manquer ça. Son papa, Benjamin Steen, a du coup déserté une épreuve qui lui est chère pour assister à la naissance du petit frère de Pilar. Félicitations à notre confrère des sports du Progrès, spécialiste d’athlé (auteur du livre des 60 ans de la SaintéLyon) et à la maman, également journaliste de votre quotidien. On réservera à vie un dossard pour le petit, né le jour des Lumière

Les résultats

Solo (75 km)
Hommes 1. Benoît Cori 5h32’30 ; 2. Emmanuel Gault 5h44’34 ; 3. Alexandre Mayer 5h45’37 ; 4. Thomas Lorblanchet 5h53 ; 5. Mikael Pasero 6h04 ; 6. Jérémy Pignard 6h06 ; 7. Benoit Charles-Mangeon 6h07 ; 8. Alexandre Hayetine 6h09 ; 9. Paul Attwood-Philippe 6h13 ; 10. Nicolas Bichon 6h14
Femmes : 1. Maud Gobert 6h58

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; 2. Laureline Gaussens 7h28 ;3. Sylvaine Cussot 7h28 ;4. Christine Denis Billet 7h29 ;5. Maria Sermajian 7h52; 6. Cécile Faulcon 8h14; 7. Alice Olivier 8h24 ; 8. Fanny Coyne, 8h26; 9. Magali Moreau 8h35; 10. Marylene Lyonnaz 08h40.

• Saintexpress (45 km)
Hommes : 1. Pierre Chalandon 2h33’26 ; 2. Bruno Rey 2h33’28 ; 3. Sebastien Farano 2h36.
Femmes : 1. Nathalie Pascal 3h10 ; 2. Fanny Cospain 3h18 ; 3. Martine Volay 3h31.
• Saintesprint (21 km)
Hommes : 1. Flavien Thomas 1h22’11 ; 2. Martin Reyt 1h26’07 ; 3. Rémi Thivolle 1h27’46.
Femmes : 1. Sophie Martin 1h43’54 ; 2. Laura Chastaing 1h44’13 ; 3. Camille Faes 1h46’39

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Tous les résultats

Quelques Photos

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Commentaires

Sur la Saintélyon la tactique pour gagner n'a pas changé
depuis 40 ans que je la connais. Il y a toujours eu des
coureurs qu'on ne connait pas ou mal. Si vous êtes dans le
groupe de tête il ne faut jamais laisser partir, sinon vous
risquez de ne plus revoir l'échappé. C'est un peu risqué
mais pour gagner la Saintélyon il faut toujours être devant
et partir de St Etienne sur les 7 km de bitume à votre allure
de semi-marathon. Sinon....

Écrit par : mlchel delore | lundi, 09 décembre 2013

Les commentaires sont fermés.

 
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