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samedi, 21 septembre 2013

Euro 2013 : demi-finale la France réussit l’exploit de battre l’Espagne (72-75 a.p.). Fantastico !

avec-32-points-parker-a-ete-l-immense-bonhomme-de-cette-demi-finale-photo-afp.jpgLe géant espagnol est à terre et les Bleus en finale ! La France a terrassé, hier soir, son grand rival et affrontera ce dimanche la Lituanie (à 21h sur France 2). Elle disputera là sa deuxième finale consécutive à l’Euro, et tentera de décrocher enfin le premier titre européen de son histoire.

Ils l’ont fait ! Hier soir, dans l’Arena de Ljubljana, les matadors tricolores ont enfin dompté leur bête noire. Cela faisait trois ans que les Bleus courraient après ce succès, trois longues années d’hibernation marquées par huit défaites de rang.

Tony Parker et sa clique ont mis fin à ce qui ressemblait de plus en plus à une sorte de malédiction et ils y sont parvenus à l’issue d’un affrontement dantesque, d’une prolongation insoutenable, puisqu’il a fallu recourir au temps additionnel pour départager les deux meilleures nations européennes du moment.

Parce que la seleccion espagnole a si souvent été le fossoyeur des espoirs français – en finale du championnat d’Europe il y a deux ans, en quart de finale des JO de Londres l’an dernier pour ne prendre que les deux exemples les plus récents -, l’exploit de ce vendredi n’en est que plus jubilatoire. Double champion d’Europe en titre et vice-champion olympique, le colosse ibère a été déboulonné de son socle et l’équipe de France retrouvera la Lituanie demain, une formation contre laquelle elle s’était inclinée (76-62) au deuxième tour, pour tenter de décrocher le premier titre européen de son histoire.

La France a eu le mérite de se relever d’une première mi-temps indigente sur le plan offensif. A la pause, les Bleus avaient en effet été limités à 20 points, dont 14 pour Tony Parker. Sur la lancée de son époustouflant quart de finale contre la Slovénie, le meneur tricolore était le seul à tirer son épingle du jeu (7 sur 9 au tir), là où ses coéquipiers cumulaient un affreux 3 sur 20 !

Portés par Tony Parker (au centre), les Bleus se sont arrachés pour venir à bout de l’Espagne  Photo AFP

Par Aguilar, Rodriguez et San Emeterio, les Espagnols avaient planté trois banderilles primées pour se faire la belle au début du deuxième acte, alors que la France, elle, était stérile derrière l’arc (0 sur 8 à mi-parcours). Vincent Collet avait pourtant largement ouvert son banc, envoyé Lauvergne et Kakudi au front pour muscler le jeu, rien n’y avait fait. Ce 13-0, la France l’a traîné comme un boulet et la faute antisportive de Boris Diaw sur Sergio Llull à la fin du deuxième quart-temps, qui a manqué de mettre le feu aux poudres, en disait long sur la frustration des vice-champions d’Europe.

La main de Diot et une défense de zone permettaient aux Bleus de revenir dans le match au retour des vestiaires. Parker poursuivait son récital et les coéquipiers de Marc Gasol pouvaient sentir le souffle de leurs adversaires dans leur nuque (44-41, 28e’, puis 46-43, 30e’). Pietrus retrouvait ses jambes de 20 ans et Gelabale, puis Diaw effaçaient presque entièrement l’ardoise (52-51, 33E’). Gelabale, touché à la cheville en allant au combat, était contraint de quitter ses coéquipiers au début du money-time, mais Batum inscrivait ses premiers points de la soirée à 6,75m pour entretenir l’espoir.

La bande à Collet était héroïque et Parker remettait les compteurs à zéro. Sur un nuage, encore une fois, le meneur tricolore donnait même l’avantage aux Bleus (63-64) à deux minutes du terme. Un lancer franc d’Ajinça figeait la marque à l’issue du temps réglementaire, l’ultime tentative de Calderon manquant la cible. Le suspense était à son comble. Parker et Diot ne tremblaient pas sur la ligne de réparation – huit lancers francs consécutifs pour le duo – et envoyaient les Bleus au nirvana.

Le monarque d’Espagne a donc laissé choir sa couronne et c’est la France qui, aujourd’hui, rêve haut et fort de la coiffer. Ce dimanche, la génération dorée du basket hexagonal se voit offrir une deuxième chance – après 2011- de se parer d’or, le seul métal qui manque à sa collection. Quarante minutes seulement l’en séparent encore.

Régis Schneider

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08:20 Écrit par La Com dans Autre Sport, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

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