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mardi, 13 août 2013

Mélina Robert-Michon : « Je ne peux pas m’arrêter là ! »

3460109_3_4f0a_melina-robert-michon-a-pris-la-deuxieme-place_754db31d3fcb53ce293c4bd13716e7f7.jpgLa médaillée d’argent du lancer du disque avait encore du mal hier à réaliser la portée de sa performance, qui lui donne l’envie de poursuivre sa carrière, en dépit de ses 34 ans.

Hier à la mi-journée, Mélina Robert-Michon, sourire radieux, avait hâte de recevoir sa médaille d’argent, remportée dimanche soir au lancer du disque. « Je pense que je réaliserai vraiment quand je serai sur le podium », avouait-elle. « Des larmes vont sûrement encore couler… »

Comment s’est passée votre première nuit en tant que médaillée mondiale ?

« Forcément, cela se passe bien. Même avec très peu de sommeil. Cela a été dur de m’endormir… J’avais tellement d’images qui passaient. Le concours de ces Mondiaux, la saison… Tant de choses, tous les messages reçus… C’est tellement d’émotion que cela fait beaucoup d’un coup. »

Lors de ce concours avec deux jets à plus de 65 mètres, avant d’améliorer votre record de France (66,28 m) au dernier essai, vous êtes-vous surprise ?

« Je savais que j’étais bien, capable de faire quelque chose. Mon moteur, pendant tout le concours, a été de me dire : je ne veux pas passer à côté. L’expérience des JO, c’était ça. Me rappeler que je n’avais pas été loin du podium. Et que des occasions comme ça ne se représenteront peut-être pas. Après le deuxième essai, je voyais que je reculais au classement et j’avais la hantise de ne pas passer dans les huit premières (ndlr : qui ont droit à trois essais supplémentaires). Alors, au troisième, je me suis dit : il n’y a plus le choix, c’est maintenant. Il faut que ça passe, je ne peux pas rester aux portes de la finale. Puis après avoir réussi 65 mètres, je me sentais bien, j’en avais encore sous le pied. Si j’avais encore des barrières psychologiques, elles sont tombées à ce moment-là. Il fallait y aller, ne plus réfléchir et prendre du plaisir. J’en ai vraiment pris beaucoup. »

Les yeux embués par l’émotion et un drapeau français sur le dos, Mélina a longuement partagé sa joie avec ses proches, dimanche à Moscou  Photo AFP

Le concours à peine fini, vous traversez la piste, en larmes, vous récupérez un drapeau français et…

« Je cherchais Serge (Debié, son entraîneur) et Loïc (Fournet, son compagnon) dans les tribunes pour pouvoir partager avec eux car c’est un truc qu’on a mis en place ensemble. Le plus beau, dans tout ça, c’est le partage. Nos premiers mots ? Je ne sais même plus, un truc comme : on l’a fait ! »

Et maintenant, comment voyez-vous le futur ?

« On verra… Ce qui est sûr, c’est que je ne peux pas m’arrêter là. Je sais que j’ai encore de belles choses à faire, des pages à écrire. Cette médaille, c’est une source de motivation pour un bon moment. »

Recueilli par Christophe Peralta

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