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jeudi, 09 mai 2013

Et si le stade Léon-Masson était aussi le stade Jean-Jacques Behm ?

2012_0707Image0621.JPGRéunis autour de Jean-Jacques Behm, l’organisateur du Quatrache, mythique meeting de 400 mètres haies à Tarare, athlètes régionaux et entraîneurs découvrent à l’occasion d’un stage de trois jours, les manières de faire du « pape » de la discipline qui a fait de Tarare la capitale du « 4H ».

«Nous devions aller à Voiron, mais cela a été annulé au dernier moment. C’est un hasard que l’on se retrouve à Tarare mais en réalité, je jouis particulièrement du fait que l’on soit ici », affirme Jean-Jacques Behm, au sujet du stage régional de 400 mètres haies qui réunit depuis hier et jusqu’à vendredi, une trentaine d’athlètes de la discipline – parmi lesquels les meilleurs nationaux- dans la cité de la mousseline. Sauf que pour le petit monde du « 4 H » qui doit encore passer deux jours entre les Monts de Tarare, les pistes d’athlétisme et l’hôtel Burnichon, Tarare n’a rien à voir avec la cité du voile. « Quand je pense à Tarare, je ne pense ni à la soie, ni à la mousseline. Je vois Jean-Jacques Behm et le stade. Je pense au 400 mètres haies et au Quatrache », confirme très sérieux, Djamel Boudebibah, entraîneur à Bron et responsable fédéral des relais de l’équipe de France d’athlétisme,

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présent hier après-midi, sur les pistes du stade Léon-Masson pour entraîner le groupe des filles. Il dit aussi : « Un jour, il faudrait débaptiser le stade Léon Masson et le baptiser Jean-Jacques Behm. »

Le fait est que l’organisateur du Quatrache, champion de France du 400 mètres haies 1964, ancien détenteur du record de France de la spécialité, est parvenu à faire de Tarare la capitale du 400 mètres haies. Il y a 25 ans, alors que le maire, Jean Besson, venait de faire installer au stade des pistes synthétiques, l’homme organisait l’un des premiers stages pour les athlètes de 400 mètres haies. C’est une histoire qui dure. Et qui est faite pour durer. « Il y a dix ou quinze ans, j’étais à la place des athlètes qui s’entraînent aujourd’hui. Je participais au stage de Jean-Jacques Behm », explique Paul Chometon, entraîneur à Grenoble. Il est là pour voir « comment Jean-Jacques fait. Je connais et je partage sa philosophie ».

Passionné, Behm continue de compiler les statistiques et les performances, étudie les foulées de tous les coureurs. C’est un érudit, un technicien, un tacticien : il fait l’unanimité. Auprès des athlètes comme des entraîneurs. Il est la référence en terme de connaissance et de vécu. « C’est le pape du 400 mètres haies », selon Paul Chometon.

La marque de fabrique « Behm » : donner à l’athlète les moyens de réfléchir sur la manière dont il court, sur ce qu’il ressent, de se remettre en question. Certains hier parlaient de « dépassement » et de « découverte de soi ». D’autres de « développement personnel ». Il intellectualise la discipline. « C’est cette compréhension des choses qui fait avancer. Le 400 mètres haies c’est une musique à décliner sur dix haies en tenant compte du vent, de la pression, de l’environnement. Il faut savoir la répéter n’importe où et n’importe quand. Les entraîneurs eux sont là pour aider leurs athlètes à progresser. Pour comprendre comment l’aider. »

« Il fait parler les athlètes. Les incite à réfléchir. Ils quitteront ce stage, enrichis. Moi, il m’a beaucoup aidé. Je le connais depuis 15 ans. Cette manière de faire, de s’auto-analyser permet d’avancer sur le plan stratégique et tactique. Cela m’a donné une grande expérience », confie Heni Kechi, quatrième de la finale du 400 m haies lors des championnats d’Europe à Barcelone en 2010.

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L’an dernier, après avoir été champion de France, il a décidé de mettre un terme à sa carrière. Sa dernière course à haut niveau s’était déroulée, comme un symbole, à Tarare, en juillet, lors du Quatrache. Pour l’athlète, reconnu comme l’un des « chouchous » de Behm, être présent à ses côtés aujourd’hui, était une « évidence ». Il observe, donne des conseils à son tour. « Plus tard, j’aimerais donner autant que je peux donner au 400 mètres haies. Je serais toujours disponible pour ça. »

Certains avertis le voient un peu comme le possible successeur de Jean-Jacques Behm qui sourit : « C’est une maladie pas très contagieuse. Il faut être un fondu mais aussi avoir le passé pour être écouté. »

Tatiana Vazquez

15:25 Écrit par La Com dans Athlétisme, C'est dans Le Progrès | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

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