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mercredi, 31 août 2011

Christophe Lemaître poursuit son partenariat avec asics jusqu’en 2016

207696_201080266589158_100000615582273_594299_1010107_n.jpgLe renouvellement du contrat entre Christophe Lemaître et son équipementier Asics jusqu’en 2016 a été officiellement annoncé à Daegu, deux jours avant le début du 200 mètres. L’occasion pour Christophe Lemaître de livrer ses sensations pour cette épreuve, pour laquelle il espère fermement une médaille

Une jolie opération de communication pour Asics en cette journée « off » du Championnat, avec l’annonce de la poursuite du contrat avec Christophe Lemaître jusqu’aux JO de 2016 ! Comme l’explique Olivier Mignon, directeur du marketing pour Asics France : « Christophe avait la volonté de poursuivre avec nous. Il y a une bonne entente entre nous. » La collaboration avec Asics a débuté alors qu’il n’avait que 17 ans, et juste après son record de France cadets du 200 m en 21’’08.

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Une trentaine de journalistes du monde entier, mais principalement de la presse française, était présente pour cette annonce, et pour rencontrer le sprinter français à tout juste deux jours de son entrée en compétition pour le 200 mètres.

Christophe Lemaître est arrivé détendu, le sourire aux lèvres, et prêt à répondre à toutes les questions. Y compris celle très facétieuse de Patrick Montel, lui demandant s’il redoutait d’être mis sur la couverture du programme journalier du Mondial, tous les athlètes retenus sur cette couverture ayant échoué leur compétition (avec l'exception ce matin de la marcheuse russe). Et la réponse de Christophe Lemaître a démontré à la fois son sens de l’humour et son grand réalisme : « Non je ne suis pas superstitieux. Mais je ne pense pas non plus être choisi pour la couverture du programme du championnat du Monde. Je ne suis pas dans les favoris ! »

Vrai et faux, car Christophe fait partie des athlètes qui peuvent jouer un podium. C’est d’ailleurs ce qu’il vise, comme il avoue sans fausse modestie : « C’est là où j’ai le plus de chances de médailles. Je vise vraiment un coup. Surtout vu ce que j’ai fait sur le 100 mètres. Il faut que je fasse deux bons tours, pour avoir un bon couloir. Il faudra donc courir vite vendredi soir pour le couloir. »

Pour lui, un bon couloir, ce serait entre le 5 et le 7. Christophe redoute surtout un couloir intérieur : « j’ai du mal à virer avec mes grandes jambes. » Et aussi le couloir 8 : « On court en aveugle, comme je l’ai fait sur le 100 mètres ».

Un entraînement sur la sortie de virage

Cette sortie de virage est justement le point important qu’il a travaillé lors de son ultime séance d’entraînement, effectuée la veille (le mardi 30 août) : « J’ai essayé de corriger mes défauts. » Une séance que Renaud Longuèvre qui supplée à l’absence de Pierre Carraz, le coach de Christophe, détaille : « C’était une volonté de Pierre Carraz, de reprendre des repères techniques et le placement dans le virage, après le 100 mètres. Ceci sans chrono, sans souci de performance. Pour bien insister sur l’utilité des bras. La séance a été filmée par la caméra du technicien de la FFA, et chaque sprint a pu être vu. Avec la mise en évidence du danger sur le bras gauche. » Une séance bâtie sous la forme de  plusieurs répétitions : 2 fois les 30 premiers mètres du virage, 2 fois les 30 mètres du milieu, 2 fois la section 120/170 m.

Verdict de Christophe : « J’ai vu mes défauts à la vidéo. Mon bras gauche part en vrille quand je sors du virage. J’ai vu aussi 2-3 petits défauts. Après correction, il y a une amélioration, et la fluidité est améliorée aussi.

Avec ses pointes asics sur mesure

Pour ce 200 mètres, Christophe utilisera les nouvelles pointes créées sur mesure par asics, à partir des tests effectués en janvier, lors de sa venue à Kobe, au siège d’Asics Corporation, en janvier dernier. Il a étrenné ces pointes à Monaco, puis à Albi, pour son record plus tôt : « J’ai voulu les recevoir plus tôt que prévu, car je voulais avoir le temps de les tester avant Daegu. Je les utilise uniquement en compétition, jamais à l’entraînement, car elles sont très dures, et elles font très mal aux pieds ! On ne peut pas les garder longtemps. »

Les choses sérieuses débuteront donc vendredi pour Christophe, après ce 100 mètres qui lui laisse un goût amer, comme il l’admet à nouveau : « Je voulais faire le 100 mètres pour bien rentrer dans ce Championnat, pour mieux préparer le 200 mètres. J’ai fini 4ème, c’est dommage, il y avait une chance de médaille à saisir. Mais c’est comme ça ! C’est la compétition. »

Une compétition qu’il abordera avec des ambitions, mais sans se polariser sur ses rivaux jamaïcains : « Non, leur niveau ne me frustre pas. Sinon je ne cours pas. Avant, les Etats Unis dominaient, maintenant, c’est la Jamaïque. Moi, je fais tout pour les rattraper, pour me mettre au niveau. Je suis confiant ! »

CHRISTOPHE, EGERIE D'ASICS DANS LE MONDE ENTIER

Asics et Christophe Lemaître resteront liés jusqu’en 2016, aux Jeux Olympiques de Rio. Une très belle nouvelle pour la marque japonaise qui offre au sprinter français un très joli contrat, et qui comprend une somme fixe, évolutive d’une saison à l’autre, et des bonus selon les résultats en grands championnats.

Le montant en demeure strictement confidentiel, mais il est certain que la somme est conséquente et à la hauteur de la popularité et du potentiel de Christophe. Non seulement la marque offre un joli contrat à Christophe, mais elle le transforme en ambassadeur mondial de la marque. Il rejoint ainsi la hurdleuse Lolo Jones et le marathon Ryan Hall, les athlètes privilégiés par asics pour sa communication international. On retrouvera donc Christophe dans la campagne publicitaire internationale de la marque destinées à l’Europe, et aussi l’Afrique, le J’Australie et toute l’Asie, y compris le Japon.

Christophe aura également le privilège de participer au développement des produits de la gamme asics, comme ses pointes sur-mesure et aussi d’une gamme qui portera son nom ! Un vrai honneur pour un athlète français.

17:09 Écrit par La Com dans Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 30 août 2011

Daegu 2011: Résumé du mardi 30 août

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C’était Antoinette la guerrière !

Septième de l’heptathlon avec 6 309 points, Antoinette Nana Djimou est allée au bout d’elle-même et de la douleur pour devenir la première Française finaliste cette semaine. Au bord de l’abandon à l’issue de la première journée de compétition, elle a réalisé un concours du javelot exceptionnel. Une belle leçon.

Antoinette Nana Djimou est épuisée. Elle vient de franchir la ligne d’arrivée du 800 m au bout d’une longue agonie, conclue en 2’28’’74, à plus de dix secondes de son record personnel. Elle s’écroule immédiatement et reste allongée par terre un long moment. Les autres concurrentes viennent la féliciter chacune à leur tour et l’aident à se relever. Dans leur regard, du respect. De l’admiration, même. « Les filles ne savaient pas comment j’avais pu finir. Elles le disaient dans le chambre d’appel : je suis une guerrière ! » L’heptathlète française, diminuée depuis la fin de la première épreuve, le 100 m haies, par une forte douleur à l’adducteur droit, a en effet fait abstraction de la souffrance pour terminer son heptathlon. Avec 6 309 points, elle est même finaliste après être restée en course pour le podium jusqu’à la dernière épreuve. Un petit miracle.

Petit retour en arrière. Hier soir, après la première journée de compétition, la Montreuilloise se présente devant la presse la mine sombre. L’abandon semble plus que probable avec cette douleur qui irradie tout son adducteur droit. Et pourtant, ce matin, elle se présente en chambre d’appel pour le concours de longueur. Que s’est-il passé pendant la nuit ? « Je suis rentrée à l’hôtel et j’ai fait une heure de soin avec des massages. On m’a relâchée musculairement. J’ai aussi pris des anti-inflammatoires. J’avais très mal avant de dormir mais beaucoup moins ce matin. Je ne voulais pas abandonner une deuxième fois après Barcelone. Il fallait oublier la douleur. »

Une remontée de folie

A la longueur, la Française née à Douala (Cameroun) est sur la retenue. Elle « serre les dents » en attendant le javelot. Elle ne doit normalement effectuer qu’un seul jet, pour éviter d’aggraver sa blessure lors de la traumatisante course d’élan de cette discipline. Son premier lancer retombe à 55,79 m, record personnel explosé de près de trois mètres. Une performance monstrueuse, qui lui permet d’effectuer une remontée de folie en passant de la onzième à la cinquième place avant  la dernière épreuve, à seulement  treize points de la troisième place, occupée par l’Américaine Hyleas Fountain. Ce qui l’attend ? Le double-tour de piste.

« J’abandonne, j’abandonne, j’abandonne ! »

Antoinette raconte : « Je savais que le 800 m serait très difficile. Je suis partie quand même pour la troisième place. Mais la blessure a dit : tu n’iras pas plus vite ma chère amie ! J’ai voulu en rajouter dans le deuxième tour. Je ne pouvais pas. Pendant les deux cents derniers mètres résonnait dans ma tête : « j’abandonne, j’abandonne, j’abandonne ! » En athlétisme, la tête ordonne et les jambes commandent. Alors elle est allée au bout. Septième avec 6 309 points d’un heptathlon remporté par la Russe Tatyana Chernova avec 6 880 points, en étant « à 40 % de (s)es capacités, je vous jure » selon ses propres dires, la Française a marqué les esprits à Daegu. « C’est une bonne leçon que je vais retenir pour l’année prochaine et les Jeux de Londres », prévient-elle. Il y a quelques années, un certain Sébastien Levicq, son coach actuel, avait terminé blessé un décathlon, suscitant ce titre admiratif du journal L’Equipe : « Capitaine courage ». Ce soir, il doit être très fier de sa protégée.

Deux sur trois dur 1500

Plus tôt dans la journée,  deux Français sur trois avaient passé le cap des séries sur 1500 m. Mehdi Baala s’était fait très peur en franchissant la ligne d’arrivée de sa série en douzième position, dans le temps de 4’13’’10. Victime d’une chute à environ quatre-vingt mètres de l’arrivée alors qu’il occupait une des six premières places qualificatives, il allait être repêché un peu plus d’une heure plus tard, suite à une réclamation du camp français. Il sera au départ des demi-finales dans deux jours, tout comme Yoann Kowal. Après plusieurs échecs en grands championnats, le Périgourdin a bien manœuvré dans la première série pour prendre la troisième place de sa course en 3’39’’33. Déception, en revanche, pour Florian Carvalho. A l’agonie dans le dernier tour, il a terminé sa série à la treizième place en 3’53’’88. Le Francilien a cependant des circonstances atténuantes puisqu’il était grippé depuis trois jours, avec des montées de fièvre à 39°C. Dans ces conditions, impossible de défendre ses chances. Il a déjà donné rendez-vous pour l’an prochain.

A Daegu, Florian Gaudin-Winer pour athle.com

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lundi, 29 août 2011

Daegu 2011: Résumé du lundi 29 août

logo-soutenu_par.jpgCaramba, encore le bronze !

Il visait l’or mais a dû se contenter du bronze. Renaud Lavillenie, troisième avec 5,85 m d’un magnifique concours du saut à la perche, a tout de même décroché la première médaille française de ces Championnats du Monde et, on l'espère, lancer la dynamique des Bleus. Romain Mesnil n’a malheureusement pas franchi une seule barre.

 

La même couleur mais pas la même saveur. Comme à Berlin, il y a deux ans, Renaud Lavillenie s’est paré de bronze à Daegu. Une régularité au plus haut niveau digne des grands athlètes. Mais qui, bien sûr, ne lui suffit pas. En quittant la piste, le Clermontois avait le visage fermé et le regard noir. Comme s’il venait de faire un zéro. Il est pourtant troisième. Mais, en grand compétiteur qu’il est, il était d’abord venu pour gagner. Et c’est d’ailleurs en immense favori qu’il avait débuté la compétition. Mais voilà, le perchiste ne peut pas tout maitriser. A commencer par ses adversaires, qui ont su se sublimer aujourd’hui lors d’un concours de très haut niveau comme on n’en avait pas vu depuis bien longtemps. Les chiffres en résument la densité : quatorze concurrents ont franchi 5,65 m, sept 5,75 m, quatre 5,85 m et deux 5,90 m. Une dernière barre effacée par le miraculé des qualifications, le Polonais Pawel Wojciechowski, nouveau champion du monde à seulement 21 ans, et l’inattendu Cubain Lazaro Borges. Renaud Lavillenie avait cette hauteur dans les jambes. Mais de petits problèmes de réglages se sont immiscés dans la machine bien huilée du Français. En particulier au troisième essai à 5,90 m, lors duquel le protégé de Damien Inocencio est retombé sur la barre après être monté très haut. Cruel.

La déception laissera cependant bientôt place à l'envie de revanche dans l’esprit du recordman de France. Rendez-vous est déjà pris pour les Jeux olympiques de Londres dans un an. Histoire d’enrichir encore un palmarès qui, mine de rien, a déjà fière allure avec cinq médailles internationales et deux mondiales d’affilée en trois années de carrière au plus haut niveau. Remonté, Romain Mesnil risque de l’être aussi. L’expérimenté bordelais a en effet quitté le concours sur un zéro, en ne réussissant pas à effacer une barre à 5,65 m. Une contre-performance qu’il a expliqué par un mauvais choix de grip, trop glissant par temps chaud.

Trois demies s’il vous plaît !

Les sprinteuses Myriam Soumaré et Véronique Mang étaient aussi en piste ce soir, pour les demi-finales du 100 m. Elles n’ont pas démérité mais ont quitté la compétition à ce stade. La championne d’Europe du 200 m a pourtant pris une belle troisième place lors de sa ligne droite. Mais elle est malheureusement tombée dans la course la plus lente de la soirée. Et ses 11’’44 (-1,3m/s) n’ont logiquement pas suffi. Tout comme les 11’’47  (-1,5m/s) de Véronique Mang, quatrième de sa demi-finale. Des chronos à relativiser en raison du fort vent de face et des chronos de la majorité de leurs adversaires, tout sauf mirobolants. Même constat pour Dimitri Bascou, qui peut cependant nourrir plus de regrets. Cinquième de sa demi-finale en 13’’62 (-1,4m/s), il n’a terminé qu’à six centièmes de la dernière place qualificative pour la finale. La faute à plusieurs haies tapées qui l’ont considérablement ralenti.

A l’heptathlon, Antoinette Nana Djimou a vécu une première journée très difficile. Elle a en effet ressenti une forte douleur à l’arrivée du 100 m haies, bouclé en 13’’48. Une blessure qui n’a fait que s’intensifier au fil de la journée, à l’exception d’un bon concours de hauteur terminé à 1,83 m. Dixième avec 3737 points après quatre épreuves, elle décidera demain matin, après un réveil musculaire, de la suite à donner à sa compétition.

Plus tôt dans la journée, les Français avaient réalisé un superbe carton plein sur 3000 m steeple avec les qualifications en finale de Mahiedine Mekhissi, Bouabdellah Tahri et Vincent Zouaoui-Dandrieux. Le premier a pris la deuxième place de sa série en 8’23’’71 sans trembler. Les deux derniers se sont eux qualifiés au temps, en respectivement 8’13’’22 et 8’23’’79. Du bon boulot, réalisé sous une chaleur accablante. Les steepleurs auront donc bien besoin des deux jours de récupération qui leur sont octroyés. Avant de prendre le départ, jeudi, d’une course qui s'annonce palpitante face à l'armada kényane.

A Daegu, Florian Gaudin-Winer pour athle.com

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dimanche, 28 août 2011

Daegu 2011: Résumé du dimanche 28 août

logo-soutenu_par.jpgCent dessus-dessous

Deux Français en finale, Usain Bolt disqualifié, un podium à 10’’09 : la finale du 100 mètres des Mondiaux a été complètement dingue. Elle s’est soldée par une quatrième et une sixième place pour Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut. Un résultat tout autant frustrant que prometteur. Troisième Français en piste ce soir, Romain Barras a terminé son décathlon à la onzième place avec 8134 points.

 


Deux Français en finale, Usain Bolt disqualifié, un podium à 10’’09 : la finale du 100 mètres des Mondiaux a été complètement dingue. Elle s’est soldée par une quatrième et une sixième place pour Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut. Un résultat tout autant frustrant que prometteur. Troisième Français en piste ce soir, Romain Barras a terminé son décathlon à la onzième place avec 8134 points.

Même les plus déjantés des auteurs de scénarios n’auraient pas pu imaginer ça. Cet incroyable prologue, qui a bouleversé la finale du cent mètres messieurs dans les grandes largeurs. Cet instant surréaliste,  qui a stupéfait tout un stade et sans doute des centaines de millions de téléspectateurs. Donnant la curieuse impression que, pendant quelques secondes, le temps s’était arrêté. Usain Bolt, gigantesque favori, a fait un faux-départ. Il l’a tout de suite compris, a poussé un cri et enlevé son maillot jaune aux couleurs de la Jamaïque. Disqualifié, comme le veut la règle depuis le début de la saison 2010. Que s’est-il alors passé dans la tête de ses sept autres adversaires ? Impossible à dire ou à décrire, bien sûr. Mais on imagine qu’ils ont dû tous penser, au moins un court instant : « Ca y est, je peux gagner ! » Restait à se reconcentrer. Pas une mince affaire après ce retournement de situation complètement fou. Yohan Blake enfilait en quelques secondes son nouveau costume de favori. Pendant que Christophe Lemaitre voyait la route vers le podium se dégager d’un coup. Et que Jimmy Vicaut devait encore se demander ce qu’il faisait là, lui le junior, parmi tout ces très grands. Car, oui, il y avait deux Français en finale du 100 mètres. Soit plus que les Américains, puisque seul Walter Dix était de la partie, et une unité de moins que les Jamaïcains.

Finalement, au cours d'un 100 mètres vraiment bizarre avec une course coupée en deux en l’absence de Bolt, seul Blake allait véritablement tenir son rang. Parti correctement, il s’envolait à mi-course et dépassait Collins aux soixante mètres pour s’imposer en 9’’92 (-1,4m/s), face à un fort vent défavorable. Un chrono de très belle facture au vu des conditions. Entre lui et ses concurrents ? Un  trou. Non, un gouffre! Avec la deuxième place pour Dix seize centièmes derrière en 10’’08 et la troisième pour ce diable de Kim Collins en 10’’09, éternel renard de la ligne droite. Un drôle d’épilogue là aussi, quand on se souvient qu'il n'y avait jamais eu autant de sprinteurs sous les 10'' que cette saison.

Au pied du podium, on retrouve Christophe Lemaitre en 10’’19. Bien sûr, l’Aixois entraîné par Pierre Carraz aurait signé des deux mains il y a quelques semaines de cela. Mais les circonstances de course et les chronos à l’arrivée font qu’il nourrit ce soir d’immenses regrets. Placé au couloir huit, il n’a jamais réussi à se remettre d’une mise en action très poussive. Il est en fait complètement sorti de sa course, comme il l’a lui-même avoué. Son coup d’œil sur le côté aux 80 mètres en est la meilleure preuve. Et Jimmy Vicaut dans tout ça ? Il est allé chercher une superbe sixième place en 10’’27. Finaliste mondial à seulement 19 ans, il a vécu une formidable soirée. L’avenir lui tend les bras.

Une journée historique

La déception l’emporte ce soir, à chaud, sur la fierté. Mais il ne faut surtout pas oublier que les deux Tricolores ont fait de ce dimanche 28 juillet une journée historique pour l’athlétisme français. Aucun sprinteur bleu n’avait atteint la finale du 100 mètres d’un grand championnat (Mondiaux ou Jeux olympiques) depuis 1980 et les Jeux olympiques de Moscou (boycottés par les Etats-Unis), avec la huitième place d’Hermann Panzo. Deux Français dans le top 8 de cette discipline le même jour, c’est bien sûr carrément historique. Ils ont réalisé cet exploit grâce à de très belles demi-finales (Vicaut 3e de sa demi-finale en 10’’10 et Lemaitre 2e de la sienne en 10’’14). On retiendra d’ailleurs l’image des deux sprinteurs attendant ensemble la fin des demies, à quelques mètres de la zone mixte, avant de tomber dans les bras l’un de l’autre en découvrant leur double qualification. La suite ? Christophe Lemaitre entamera vendredi les séries du 200 m avec un fort sentiment de revanche. Puis il retrouvera Jimmy Vicaut pour les séries d’un 4x100 m qui s’annonce bouillant.

Barras aux portes du top 10

C’est depuis le bas des tribunes que Romain Barras a assisté à ce 100 mètres de folie. Le Calaisien venait en effet de boucler avec ses camarades le tour d’honneur de son décathlon. Onzième avec 8134 points, il ne lui a pas manqué grand-chose pour réaliser les minima pour les Jeux olympiques de Londres (8200 points). Mais le concours de longueur (7,06 m) hier et celui du disque (41,65 m) aujourd’hui lui ont coûté trop cher pour espérer mieux, malgré notamment un très bon saut à la perche (5 mètres). Rendez-vous dès demain pour, peut-être, la première médaille tricolore. Elle pourrait justement venir des plieurs de gaule puisqu’on retrouvera en finale Renaud Lavillenie et Romain Mesnil. Pour un concours, peut-être, un peu moins dingue que le 100 mètres de ce soir. Encore que…

Sans-faute des Bleus dans la matinée

Ce matin, l’équipe de France avait fait un solide carton plein. Myriam Soumaré (1e de sa série en 11"12), Véronique Mang (11''20), et Dimitri Bascou (13''51) avaient tous passé le cap des séries, en montrant de belles choses mais en se faisant aussi parfois un peu peur. Il leur faudra passer à la vitesse supérieure dès demain, lors de leurs demi-finales respectives.

A Daegu, Florian Gaudin-Winer pour athle.com

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samedi, 27 août 2011

Daegu 2011: Résumé du Samedi 27 août

LOGO_FFA_STRUCTURE.jpgOn en salive d’avance !


Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut se sont brillamment qualifiés pour les demi-finales du cent mètres. Mais le premier nommé retrouvera à ce stade le Jamaïcain Usain Bolt, très impressionnant. Renaud Lavillenie et Romain Mesnil ont obtenu avec brio leur billet pour la finale de la perche. Douzième place de Christelle Daunay sur 10 000 m. Les Bleus sont plutôt bien lancés.

 

La nuit est tombée depuis longtemps sur Daegu. Mais, après une soirée illuminée côté français par Christophe Lemaitre, on ne sait plus sur quel pied danser. Le droit nous fait plonger dans l’optimisme, en repensant à cette série savamment maitrisée. Le gauche, lui, nous fait craindre une demi-finale de tous les dangers. Face à l’Américain Justin Gatlin, l’Aixois n’a pas tremblé. Au contraire, il a délivré une très belle impression, en faisant preuve d’une justesse technique dont il nous avait privés depuis un moment. Plutôt bien sorti des starting-blocks,  il enchaînait avec une superbe phase de transition qui lui permettait d’être déjà en tête à mi-course. Puis il s’envolait sans donner l’impression de forcer, laissant loin derrière lui le champion olympique d’Athènes. Un petit tirage de langue en franchissant la ligne d’arrivée et le protégé de Pierre Carraz pouvait savourer son chrono : 10’’14, face un vent défavorable d’un mètre par seconde et plus d’un dixième de marge sur Gatlin et Churandy Martina, qui ne sont pourtant pas les premiers venus.
Mais le sprinteur qui a le plus marqué les esprits aujourd’hui, c’est bien sûr Usain Bolt. On a retrouvé ce soir le Jamaïcain de 2008 et 2009, le recordman du monde qui court sur une autre planète que les autres. Frein à main dès la mi-course, buste tourné pour jauger ses adversaires et trente derniers mètres en trottinant : la foudre a marqué les esprits en courant tout de même en 10’’10 (-0,7m/s), meilleur chrono des séries. Il semble au-dessus du lot. Le problème, c’est que Christophe Lemaitre va retrouver ce dernier demain, et plus tôt que prévu. Dans la deuxième demi-finale pour être précis avec, également à ses côtés, le Jamaïcain Michael Frater et le Trinidadien Richard Thompson. Autant dire qu’il devra tout donner, sans se poser de questions, pour rejoindre les sept autres finalistes sur la ligne de départ, un peu plus de deux heures plus tard. Ca tombe bien puisque c’est ce qu’il compte faire. Même consigne pour Jimmy Vicaut, qui n’aura rien à perdre dans la première demi-finale, où il retrouvera notamment le Jamaïcain Yohan Blake et l’Américain Walter Dix. L’épatant champion d’Europe junior ne s’est pas laissé submerger par la pression aujourd’hui. Deuxième de sa série en 10’’25 derrière Blake (10’’12), il a déjà rempli son contrat.

Déception, en revanche, pour Eloyse Lesueur, qui a été éliminée en qualifications de la longueur. L’élève de Renaud Longuèvre n’a vu qu’un de ses sauts mesurés : le troisième, à 6,22 m. Une performance largement insuffisante pour intégrer le top 12, pourtant largement à sa portée puisque la dernière qualifiée n’a pas fait mieux que 6,51 m (+0,4m/s). Mais que de frustration pour Eloyse, puisque ce dernier essai a été réalisé avec un pied d’appel à quarante-six centimètres de la planche. Et que dire de ses deux premières tentatives mordues, qui flirtaient avec les sept mètres… En grande forme mais une nouvelle fois en difficulté avec ses marques, elle aura beaucoup appris…

Christelle Daunay était, elle, au départ d’une des deux seules finales du jour, celle du 10 000 mètres. Elle a assisté d’assez loin à la démonstration des Kényanes, auteurs d’un incroyable quadruplé devant des Ethiopiennes réduites au rôle de figurantes, après avoir déjà réalisé un triplé sur marathon féminin plus tôt dans la journée. Sur 10 000 m, la victoire est revenue sans surprise à Viviane Cheruiyot en 30’48’’98. La Française n’a pas eu de chance puisqu’elle s’est retrouvée esseulée dès le quatrième kilomètre. Dans ces conditions, impossible d’aller chercher le record de France de Rosario Murcia-Gangloff, son objectif affiché. Finalement douzième en 32’22’’20, la spécialiste du marathon confiait pourtant ses regrets quelques minutes après l’arrivée. Un sentiment partagé un peu plus tard par Romain Barras, à l’issue de la première journée de son décathlon. Avec 4042 points, le Français occupe ce soir la seizième place au classement. Un total en deçà de ses ambitions, plombé notamment par un médiocre concours de longueur avec un meilleur saut à 7,06 m. En réalisant une deuxième journée dont il a le secret, il peut tout de même encore espérer dépasser le seuil des 8200 points, synonyme de minima olympiques.

Plus tôt dans la journée, la matinée avait été marquée dans le camp français par l’entrée en lice des perchistes. Renaud Lavillenie et Romain Mesnil ont passé avec brio le cap des qualifications avec deux sauts et deux réussites à 5,50 m et 5,65 m. L’aventure s’est en revanche arrêtée pour Jérôme Clavier, qui n’a pas réussi à effacer 5,65 m. La surprise du concours est, elle, venue de l’élimination du champion du monde en titre, l’Australien Steven Hooker. La finale, ce sera pour lundi. Les supporteurs des Bleus auront donc tous les yeux tournés sur la ligne droite demain. Prêts à vibrer.

A Daegu, Florian Gaudin-Winer pour athle.com

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Pour encourager tous les athlètes!

 

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100 m. Une voie royale pour Bolt

leprog.jpgSauf surprise, Usain Bolt devrait décrocher un nouveau titre mondial. Derrière, Lemaitre a ses chances

Avec le forfait de dernière minute d’Asafa Powell, l’ultime rival sérieux du triple champion olympique a disparu. On voit mal comment le titre pourrait échapper au roi Usain. Mais derrière, cela s’annonce très serré, onze athlètes ayant couru en moins de dix secondes cette saison.

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Le coup d’oeil sur la liste des meilleures performances mondiales de l’année interpelle, forcément. Les quatre premiers de cette liste ne disputeront pas, en effet, les séries du 100 m cet après-midi. Asafa Powell, fort de ses 9"78 de Lausanne et d’un mental a priori à la hausse, pouvait légitimement espérer bousculer le sommet de la hiérarchie. Mais ses adducteurs douloureux l’ont poussé à renoncer, jeudi. Tyson Gay, le vice-champion du monde en titre, avait couru en 9"79 en début de saison avant de déclarer forfait pour les sélections US, blessé. Steve Mullings (9"80) et Mike Rodgers (9"85), déclarés positifs, ont également été retirés de ces Mondiaux.

Dès lors, l’horizon semble désormais dégagé pour Usain Bolt, même si son dauphin aux JO de Pékin, Richard Thompson, vient de signer un excellent 9"85.

Bolt a de la marge

Le recordman du monde revient d’une saison de blessure et avoue encore travailler pour revenir au meilleur de sa forme. «Je ne suis pas capable de courir en 9"5 mais je peux aller vite, en 9"7», estime-t-il. A ce niveau, personne ne pourra aller le titiller. «Même s’il n’a pas le meilleur temps de la saison (ndlr: il a couru en 9"88), Bolt est resté invaincu et demeure le favori», juge Christophe Lemaitre. Un jugement corroboré par l’entraîneur du Savoyard, Pierre Carraz. "Il se connaît parfaitement et a bien bossé. De plus, il possède une telle marge...»

Si Lemaitre court en 9"85...

Pour les autres médailles, par contre, c’est la bouteille à l’encre. « Sans Powell, cela fait un gars assuré du podium en moins », affirme Carraz. "Et c’est plus facile d’aller en finale", ajoute le coach aixois, qui pense en la circonstance à son protégé. Ils sont néanmoins onze à avoir couru en moins de dix secondes cette saison. Carter (9"90) a remplacé Mullings, Frater (9"88) Powell. Encore du lourd pour la Jamaïque, qui pourrait placer ses quatre représentants, avec Blake (9"95), en finale. Les Américains Dix (9"94) et Gatlin (9"95) ont l’habitude de répondre présent dans les grands rendez-vous, même si le champion olympique 2004 pourrait être diminué par les conséquences d’engelures aux pieds, après une séance en chambre cryogénique. Thompson doit aussi être de la fête. Resterait à Lemaitre (9"92) à compléter le top 8 pour devenir le premier Français finaliste mondial sur la distance reine. Même si Makusha (9"89), Bledman (9"93) et Bailey (9"97) ne l’entendent pas ainsi.

Après, Pierre Carraz tient le même discours qu’en début de semaine sur les chances de Lemaitre. « 4e ou 5e serait déjà une victoire", insiste-t-il. « Le podium, je n’y crois pas. Ce n’est pas réaliste. Maintenant, s’il courrait en 9"85, oui. Mais je ne sais pas s’il en est capable. »

Christophe Péralta

11:08 Écrit par La Com dans Athlétisme | Commentaires (0) | Tags : lemaitre |  Facebook |  Imprimer | |

vendredi, 26 août 2011

Programme des championnats du monde d'athlétisme 2011

DEMANDEZ LE PROGRAMME !!!

Site FFA

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Site de l'IAAF

Daegu-2011.jpg

17:22 Écrit par La Com | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Le 100 mètres, toujours la distance reine !

207696_201080266589158_100000615582273_594299_1010107_n.jpgAvec 80 sprinters inscrits pour en découdre sur le 100 mètres, cette épreuve demeure définitivement la reine du Championnat du Monde, elle proposera pour la première fois un tour préliminaire réservé aux sprinters les plus lents.

Le 100 mètres demeure bien l’épreuve phase d’un Mondial d’athlétisme. Les chiffres de participants le confirment une nouvelle fois. On retrouve 80 sprinters inscrits sur cette distance, alors qu’ils sont 57 sur le 200 mètres et 47 sur le 5000 mètres !

 Pour éviter les inconvénients engendrés par cet « encombrement » des pistes sur la distance reine, il sera mis en place pour la première fois à Daegu un tour préliminaire destiné à éliminer les coureurs les plus lents, qui s’affronteront entre eux, ce samedi 27 août, en fin de matinée (12h55 à Daegu) alors que les autres sprinters ne débuteront que dans les séries qui sont programmées ce même samedi, mais en fin de soirée, à 21h45. Ceci pour "économiser" les forces vives des meilleurs sprinters, qui n'auront ainsi plus à supporter les longues matinées réservées aux séries.

31 athlètes dans ce tour préliminaire

 Dans ce tour préliminaire, on retrouvera au total, 31 athlètes répartis en 4 séries, les sprinters les plus « lents » de ce Championnat, comme Joshua Jeremiah (République de Nauru) , qui vaut 11’’61, Rodman Teltull (République de Palau), en 11’’45, Okilani Tinilau (Tuvalu) en 11’’44, George Pine (République de Kiribati), en 11’’28, ou encore Massoud Azizi, 11’’11, déjà présent à Berlin et seul représentant de l’Afghanistan dans ce Championnat du Monde …

 On pointe aussi sur les starts lists de ce tour préliminaire des coureurs sans aucun chrono de référence, comme le Laotien Kountavong, ou le représentant du Libéria, Bledee Jarry.

 Ils seront 3 dans chaque série plus le plus rapide, à être retenus pour le premier tour, qui marquera le « vrai » début de la compétition, pour Bolt, Lemaître, et tous les meilleurs.

17:03 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

jeudi, 25 août 2011

Annette Sergent élue lors du Congrès de l’IAAF

Même si Pierre Weiss et Jean Poczobut, respectivement secrétaire général et trésorier honoraire de l’IAAF, quitteront leurs fonctions en fin d’année, la France restera très bien représentée au sein de l’IAAF. Le congrès électif de la fédération internationale d’athlétisme, qui s’est tenu mercredi et jeudi, a en effet permis à trois Français d’intégrer ou de réintégrer ses instances. Bernard Amsalem, Président de la FFA, fait partie des 21 membres élus au du Conseil de l’IAAF (l'équivalent du Comité Directeur de nos instances fédérales). A noter également l’élection d’Annette Sergent, double championne du monde dans les labours en 1987 et 1989, au sein de la commission cross-country. Enfin, Pierre Delacour a vu son mandat renouvelé au sein du comité technique.

Annette8902.jpg

« La Fédération est très satisfaite de ses résultats, a réagi Bernard Amsalem. A titre personnel, je suis fier de succéder à des personnalités de l’athlétisme telles que Pierre Dasriaux, Robert Bobin et Jean Poczobut. » Le nouveau secrétaire général de l’IAAF (un poste qui ne donne pas lieu à une élection) sera également un Français. Il s’agit de Gabriel Essar, qui a précédemment été directeur général du comité d’organisation des Mondiaux 2003 de Paris Saint-Denis et directeur des Jeux olympiques de la Jeunesse au sein du Comité international olympique (CIO).

Il faut noter, pour être tout à fait complet, la non élection des autres Français en lice : Edouard ANTCZAK (Comité Marche), Doris SPIRA (Comité Féminin) et Jean THOMAS (Comité Vétéran)

source FFA

16:18 Écrit par La Com dans Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

Mondiaux à Daegu:Du 27 août au 4 septembre. Lemaitre peut y croire

leprog.jpgMeilleur européen, le Savoyard veut rentrer dans le top 5 aussi bien sur 200 que sur 100 m

Au fil des semaines, les espérances ont basculé dans la certitude. On craignait que la passerelle entre le continent européen, province négligeable du royaume des sprinters, et le gratin mondial s’avère difficile à franchir pour Christophe Lemaitre. Certes, le prince de Barcelone, paré d’or à trois reprises l’été dernier, a parfois souffert en Ligue de diamant mais il a souvent fait le match avec les meilleurs, Bolt et Powell.

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Du coup, le Savoyard arrive sur ces Mondiaux avec le sixième temps d’engagement, aussi bien sur 100 que 200 m. Avec des raisons de croire en son étoile, comme le dit la triple championne olympique Marie-José Pérec: «En début de saison, je pensais que ce serait dur pour lui d’aller en finale. Là, je commence à me dire qu’il a sa chance...»

Renaud Longuèvre, le manager du sprint et des haies de l’équipe de France, résume parfaitement la situation de l’Aixois: «Il a le potentiel de finaliste sur 100 m, de médaillable sur 200 m mais cela ne veut pas dire qu’il le concrétisera. Il possède la capacité de répondre présent le jour J en grand championnat. Après, s’il est à son meilleur niveau de la saison et que les autres sont des avions de chasse...»

Lemaitre, lui, tient un discours sans détour: «L’objectif de base, c’est le top 5.» Le grand blond assume ses ambitions élevées. «Sur 100 m, il vaut actuellement 9.90, précise son entraîneur, Pierre Carraz. Je pense qu’il y a dix gars pour huit places. Après, s’il est en finale, tout est possible, de 4e à 8e. Mais le podium sur cette distance est irréaliste. 40 ou 50 constituerait déjà une victoire.» Même si Pérec rappelle qu’ «il suffit d’un faux-départ, d’un qui rate sa mise en action» pour que la hiérarchie soit bousculée. «Le 100 m, c’est aléatoire et compliqué.»

Sur 200 m, la situation apparaît plus claire. «Il est dans le coup, assène Carraz. Les gars mieux que lui cette saison, pour l’instant, je suis sûr qu’il va les battre. A part Bolt et Dix. Sauf s’il se retrouve au couloir 2 ou 3.» Où il s’avère plus délicat de virer pour un athlète encore perfectible techniquement dans ce secteur de la course.

Marie-Jo Pérec, sacrée sur le demi-tour de piste aux JO 1996, abonde dans le sens du coach aixois. «Il y a quelque chose à faire. Christophe adore le 100 m mais c’est un coureur de 200 m. Un gamin qui a encore énormément de choses à travailler. Il peut néanmoins se mêler à la lutte pour le podium.»

D’autant que l’aménagement du programme (trois tours au lieu de quatre pour chaque épreuve et quatre jours de break entre le 100 et le 200 m) ne peut que servir ses intérêts. «Sur 200 m, c’est possible d’aller chercher le bronze, concède Lemaitre. Je sais que je peux courir en vingt secondes voire moins. Ça peut le faire.»

15:47 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

mercredi, 24 août 2011

Programme des Championnats du Monde d'Athlétisme à Daegu

Programme des championnats du monde par épreuve.Daegu-2011.jpg

Pour les horaires c'est ICI sur le site de l'IAAF.

Pour l'heure française il faut décompter 7heures, le marathon féminin première épreuve se disputera donc à 2h....du matin

Reste à chacun de s'organiser maintenant.

 

    Hommes

Date →27 août28 août29 août30 août31 août1
sep
2
sep
3
sep
4
sep
Evénement ↓MAMAMAMAMAMAMAMAMA
100 m Q S   ½ F              
200 m             S ½   F  
400 m   S     ½   F          
800 m S     ½     F          
1 500 m       S       ½     F  
5 000 m           S         F
10 000 m     F              
Marathon                 F  
110 m Haies   S     ½ F            
400 m haies     S     ½     F      
3 000 m steeple     S         F      
Relais 4 × 100 m                   S F
Relais 4 × 400 m           S     F    
20 km marche   F                
50 km marche               F    
Longueur           Q     F    
Triple             Q       F
Hauteur       Q       F      
Perche Q       F            
Poids           Q     F    
Disque     Q     F          
Marteau   Q     F            
Javelot             Q     F  
Décathlon F              
Femmes
Date27 août28 août29 août30 août31 août1
sep
2
sep
3
sep
4
sep
Evénement ↓MAMAMAMAMAMAMAMAMA
100 m Q   S     ½ F            
200 m           S ½   F    
400 m   S   ½   F            
800 m           S     ½     F
1 500 m   S       ½     F      
5 000 m       S         F    
10 000 m   F                
Marathon F                  
100 m haies             S     ½ F  
400 m haies     S     ½     F      
3 000 m steeple S         F          
Relais 4 × 100 m                   S F
Relais 4 × 400 m             S     F  
20 km marche         F          
-                  
Longueur   Q   F              
Triple       Q       F      
Hauteur           Q       F  
Perche   Q       F          
Poids   Q     F            
Disque Q     F              
Marteau             Q       F
Javelot           Q     F    
Heptathlon     F          
 

05:35 Écrit par La Com dans Athlétisme | Commentaires (2) |  Facebook |  Imprimer | |

mardi, 23 août 2011

Championnats du Monde à Daegu : Les Bleus bien installés

logo-soutenu_par.jpgLes athlètes de l’équipe de France ont vite pris leurs repères à Daegu (Corée du Sud), à quelques jours du début des Championnats du Monde. Il faut dire qu’ils ont été bien reçus, puisque c’est un comité d’accueil composé de nombreux supporters coréens enthousiastes qui les attendait à l’aéroport. Ambiance survoltée, encouragements, photos souvenirs : les Bleus, ont été rapidement mis dans le bain. Vingt-sept athlètes sont déjà sur place, auxquels on peut ajouter une bonne partie de l’encadrement sportif.

9512_big.jpg

Ils sont logés au sein du village des athlètes,  qui est agencé sur le même modèle que ce que l’on peut retrouver lors des Jeux olympiques. Les Français sont tous logés dans le même grand bâtiment, qu’ils partagent notamment avec les Portugais. Tout est à proximité, à commencer par le stade d’entraînement, situé à cinq minutes à pied. Un trajet que l’on peut effectuer en pédalant, puisque l’organisation met à disposition de tous des dizaines de vélos. Une salle de fitness est également en libre accès, ainsi qu’un sauna, des bains froids etc…

Côté extrasportif, il y a aussi de quoi faire. Salle de jeux vidéo et internet, billards et poste sont proposés. Un salon de beauté ainsi que des ateliers permettant de découvrir la richesse culturelle de la Corée du Sud, avec entre autres calligraphies et poteries, vont également bientôt ouvrir. Les repas, eux, se déroulent dans ce qui sera un futur parking ! Des buffets sont à disposition, avec de la nourriture coréenne et européenne. Quand aux appartements, composés de trois chambres de deux et d’une chambre pour une personne, ils sont tout neufs et particulièrement spacieux. Bref, tout est fait pour que les athlètes attaquent dans les meilleures dispositions possibles la compétition. Plus que quatre jours avant l’entame des Mondiaux…

Pour en savoir plus sur l'équipe de France et notamment encourager les athlètes de l'équipe de France, rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici

16:23 Écrit par La Com | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

dimanche, 21 août 2011

Course d'orientation: Les Bleus maîtres du monde

lequipe_sport.gifLa France est sur le toit du monde de la course d'orientation avec le titre du relais décroché par Philippe Adamski, François Gonon et Thierry Gueorgiou qui obtient le dixième titre de sa carrière, le troisième de la semaine.

Philippe Adamski, Thierry Gueorgiou et François Gonon, pour la première fois champions du monde du relais. (Photo FFCO)(DR)
Philippe Adamski, Thierry Gueorgiou et François Gonon, pour la première fois champions du monde du relais. (Photo FFCO)(DR)

Mission accomplie pour les relayeurs français qui ont décroché samedi sur le site de Savoie - Grand Revard, le titre mondial du relais après lequel ils couraient depuis plusieurs années. Après la guêpe avalée par Thierry Gueorgiou en 2008 alors que la France était en tête, après le sauvetage d'un coureur sérieusement blessé en pleine forêt en 2009, et après la balise manquée en 2010, rien n'a cette fois pu empêcher Philippe Adamski, François Gonon et bien sûr Thierry Gueorgiou d'aller chercher l'or mondial. Devant un public extrêmement nombreux et dans une ambiance infernale, les Bleus ont dominé de plus de quatre minutes la Norvège tandis que la Suède complète le podium.

Si l'équipe de France, entraînée par le Suisse Alain Berger, a parfaitement abordé ces Mondiaux (seul le titre du sprint a échappé aux garçons et les filles ont montré de beaux progrès avec par exemple la 10e place d'Amélie Châtaing sur le moyenne distance), Gueorgiou, auteur du relais final, est bien entendu l'homme de cette semaine.

Dix titres mondiaux pour Gueorgiou !

Thierry Gueorgiou, plus grand orienteur de l'histoire

« C'est juste extraordinaire, se réjouit-il. Après les scénarios des années précédentes, c'est encore plus fort même si ça ne remplacera pas les occasions manquées. J'avais dit en début de ces Mondiaux que s'il ne devait y avoir qu'un titre, je choisissais sans hésitation celui du relais. C'est fait et c'est encore plus fort de partager un titre. En plus dans une ambiance incroyable avec un public jamais vu en France. Cela faisait un an que je passais pratiquement toutes mes journées dans ce massif des Bauges pour m'habituer au terrain. Ce travail a payé. »

Avec dix titres mondiaux depuis le début de sa carrière (moyenne distance en 2003, 2004, 2005, 2007, 2008, 2009, 2011 ; sprint en 2007 ; longue distance en 2011), « Tero », son surnom, dont le contrat de sportif de haut niveau avec la Gendarmerie s'échèvera dans quelques jours, s'installe tout en haut des meilleurs orienteurs de tous les temps et même parmi les plus grands sportifs français, toutes disciplines confondues. A 32 ans, la suite de sa carrière est incertaine. « On verra à l'automne, explique le champion de Nature Orientation Saint-Etienne. Je me régale toujours mais il y a forcément un peu de lassitude. Il va falloir trouver d'autres challenges. »- P.G.-B.

HOMMES
1. France (Philippe Adamski, François Gonon, Thierry Gueorgiou), 1h53'48''
2. Norvège, à 4'04''
3. Suède, à 4'15''
4. Suisse, à 4'47''
5. Russie, à 9'24''

FEMMES
1. Finlande (Anni Maija Foncke, Merja Rantanen, Minna Kauppi), 1h42'42''
2. République Tchèque, à 0'01''
3. Suède, à 0'02''
4. Norvège, à 56''
5. Danemark, à 1'03''
...
9. France (Céline Dodin, Charlotte Bouchet, Amélie Châtaing), à 5'34''

08:21 Écrit par La Com | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

samedi, 20 août 2011

Course d'Orientation: Thierry Gueorgiou, 2ème titre mondial, sur la moyenne distance

207696_201080266589158_100000615582273_594299_1010107_n.jpgDéjà sacré sur la longue distance, ke français Thierry Gueorgiou remporte un second titre mondial sur le format medium. Le 9ème de sa longue carrière

Quelle ovation ? Le délire même dans la raquette d'arrivée avec 4000 fondus de C.O. ovationnant le grand vainqueur de cette médium et déjà héros de ces Mondiaux, le français Thierry Gueorgiou.

 Ainsi Tero, tel on le surnomme vient d'abattre sa deuxième carte maîtresse pour s'imposer sur un format de course qu'il maîtrise à la perfection. En vrai chef d'orchestre dans cette forêt d'ombres et de lumières pour sortir à la lisière du bois l'or scintillant pour la seconde fois sur un torse à bout de souffle. D'avouer à l'arrivée qu'il pensait que cette course serait plus dure qu'il pensait, plus engagée.

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Le résultat de Thierry Gueorgiou n'est pas le fruit du hasard, c'est bien sûr 20 ans de pratique à s'affranchir de tous les pièges, dans toutes les forêts, alpages, causses et marécages. Mais c'est aussi le fruit d'une préparation ad hoc managée par le suisse Alain Berger, coach de l'équipe de France qui au terme de son mandat récolte un précieux lingot d'or. Parfaitement secondé par Benoît Peyvel l'assistant coach de l'ancien international et raider du team Salomon.

 Cette préparation a tenu compte de la spécificité de ce terrain « pourri », terriblement piégeux, voir « merdique » de lapiaz, de mousses, de bois mort où lire la carte, tenir un cap et maintenir une vitesse de course élevée s'avère un exercice périlleux. Une préparation qui a mis l'accent sur un travail de poste à poste long pour s'habituer à naviguer sur de longs runs dans un terrain terriblement complexe à appréhender.

 Ainsi Thierry Gueorgiou en pro de la C.O remporte son 9ème titre mondial et rêve déjà d'une passe de trois avec le relais composé de François Gonon, Philippe Adamski et du double champion du monde qui veut faire oublier les mésaventures des 3 derniers championnats du monde.

 A l'arrivée de la medium, Thierry Gueorgiou était attendu justement par ces deux compères du relais qui finissent tous les deux dans le top 10, François Gonon 6ème et Philippe Adamski 9ème. Epaule contre épaule, ils étaient déjà soudés et unis pour former l'équipe de rêve. Pour que rêve devienne réalité.

les résultats : Les résultats

 

09:28 Écrit par La Com dans Autre Sport | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

jeudi, 18 août 2011

Disparition.: Le perchiste Pierre Quinon s'est suicidé

quinon_LA_victoire.jpgPierre Quinon, champion olympique à la perche aux JO de Los Angeles 1984, s'est suicidé mercredi à Hyères à l'âge de 49 ans, a-t-on appris jeudi auprès de la Fédération française d'athlétisme (FFA).
L'information a été confirmée par une une source proche du dossier.
Le parquet de Toulon a été saisi, et l'enquête confiée au commissariat de police de Hyères.
"L'information m'a été confirmée par des proches", a indiqué à l'AFP Bernard Amsalem, président de la FFA, au sujet du perchiste installé dans le Var depuis sa retraite sportive.

 Après sa carrière, arrêtée en 1992, Quinon, né le 20 février 1962 (BIEN 1962) à Lyon, s'était reconverti dans le commerce et la peinture abstraite. Il possédait une rôtisserie dans la commune varoise et exposait régulièrement ses toiles. Il avait été le premier français à être sacré champion olympique à la perche.

Récemment, il avait renoué contact avec l'athlétisme en travaillant sur le projet des Mondiaux vétérans de 2015, dont l'organisation a été attribuée à la ville de Lyon. Il avait notamment accompagné des dirigeants français aux Etats-Unis dans le cadre de l'organisation de cet évènement.

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Jean-Claude Perrin encadre ses deux poulains, Pierre Quinon et Thierry Vigneron.

Outre son titre olympique, Quinon avait aussi détenu le record du monde de la perche avec une barre de 5,82 m, franchie le 28 août 1983 à Cologne (Allemagne). Ce record avait tenu 4 jours, avant que son compatriote Thierry Vigneron, médaillé de bronze aux JO-1984, n'ajoute 1 cm.
Le palmarès de ce fils de coureur de 800 m, qui a débuté l'athlétisme à 14 ans, compte aussi une médaille d'argent aux Championnats d'Europe en salle (1984).

Maurice Houvion, ancien entraîneur de Jean Galfione : «C'est affreux. J'étais relativement proche de lui. Nous nous étions vus en juin dernier à l'occasion des 40 ans de Jean (Galfione). Je savais qu'il était en dépression, qu'il vivait des moments difficiles. Il exprimait d'ailleurs cela à travers sa peinture. Il va nous manquer. Dans le monde de la perche comme ailleurs. Je ne m'attendais pas à ça, même s'il avait laissé entendre à Stéphane Diagana, de qui il était très proche, qu'il souhaitait en finir. Pierre était un surdoué de l'athlétisme. Il se posait beaucoup de questions, n'était jamais très satisfait de ce qu'il faisait. Mon fils était très proche de lui lorsqu'ils étaient athlètes. Aujourd'hui, je suis extrêmement triste.»

Jean Galfione, champion olympique à la perche en 1996, à Atlanta : «Pierre était un proche, je l'avais souvent au téléphone. Nous avions même fait une régate ensemble, il y a un mois. Ça s'était super bien passé, il était content. C'était quelqu'un de très émotif, sensible à plein de choses. On savait qu'il pouvait être excessif, notamment quand il s'agissait de lui. Là, c'est extrêmement violent mais c'est son choix.»

Jean-Claude Perrin, ancien entraîneur de Pierre Quinon : «C'est une nouvelle effrayante. Quand la vie disparaît comme ça, les titres et les records ne comptent plus. On est effrayé devant la détresse et surtout on pense à ses proches, à sa femme, à ses enfants et tous ceux qui l'aiment. On touche au domaine de la vie intime des individus. A ce qui touche l'âme. C'est souvent assez insondable. On s'occupe de sport, de centimètres, de millièmes de seconde, mais qu'est-ce à côté de l'immensité de la vie, surtout quand on la perd ? Ma détresse est très grande. Il avait pris de mes nouvelles il n'y a pas longtemps. Il me demandait toujours de ne pas trop en faire... Je garderai l'image de ce gamin aux cheveux blonds bouclés que j'ai vu quand il avait 12-13 ans lors d'une journée de détection dans la banlieue de Lyon. Il n'y avait pas besoin d'avoir fait de grandes études d'entraîneur de saut à la perche pour savoir qu'il était déjà totalement différent des autres. Quinon, c'était un type d'absolu. Il sautait d'une manière absolue, totale. Et dans la vie, il était à la recherche d'autres absolus.»

Bernard Amsalem, président de la Fédération Française d'Athlétisme : «Je suis effondré. C'était un grand champion. Il était atypique dans le monde de l'athlétisme mais il était très attachant. On regrette cette perte. Récemment, il avait collaboré avec la Ligue Rhône-Alpes, qui a obtenu l'organisation des Mondiaux vétérans de 2015, à Lyon. Dans ce cadre-là, il s'est rendu à Sacramento, en Californie. Il était content de retrouver les gens de l'athlétisme. C'était d'ailleurs bien de l'associer à la famille de l'athlétisme comme cela avait été fait avec Jean Galfione ou Marie-José Pérec.»

15:28 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (1) | Tags : quinon |  Facebook |  Imprimer | |

mercredi, 17 août 2011

Athlétisme / Mondiaux (27 août - 4 septembre) : Deux profs pour Lemaitre

leprog.jpgIl n’est pas vacciné. 17h30 hier, Pierre Carraz arrive à vélo au stade d’Aix-les-Bains pour l’entraînement, la taille compressée dans un corset. Le coach de Christophe Lemaitre (71 ans) a cessé d’avaler les antidouleurs mais il va traîner longtemps les conséquences de sa chute de bicyclette fin juin. Lundi, on lui a même décelé une seconde fracture des vertèbres lombaires. « De toute façon, c’est trop tard… » Impossible dans cet état d’accompagner le triple champion d’Europe à Daegu où les Mondiaux débutent dans une semaine (27 août-4 septembre).

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En remplacement, c’est Renaud Longuèvre qui guidera le double recordman de France dans sa quête de médaille(s). Lemaitre et le manager national du sprint ont appris à se connaître l’hiver dernier en stage à Miami : « On avait bien travaillé, se souvient le Culozien. Il s’occupait de faire respecter mes plans. Ce sera bien d’avoir quelqu’un comme lui avec moi en Corée. »

A quelques jours du grand départ (vendredi), ils approfondissent cette semaine leur relation. Venu avec ses athlètes Eloyse Lesueur (saut en longueur) et Sandra Gomis (100m haies), Longuèvre va enregistrer les consignes. Enfin, c’est un bien grand mot, à écouter les deux coaches, même si Lemaitre s’envolera avec un plan d’entraînement et deux-trois mots griffonnés par son mentor. Carraz: « En fait, il y a très peu consignes. Il faut qu’il se fasse plaisir. »

Longuèvre : « On a la même vision. On ne croit pas au coach gourou et aux mots magiques de dernières minutes. Le travail a été fait. » D’ailleurs, Lemaitre vient de battre ou d’égaler trois records de France en l’absence de Carraz. « Grand coup de chapeau à Pierre, applaudit Longuèvre. Il a formé un mec autonome. »

Habitué aux grands championnats, il sait ce qu’il a à faire. Le chaperon ne va pas avoir trop de boulot : veiller à l’alimentation (« Là-dessus il n’est pas encore un vrai pro », selon Carraz), la récup’, et les échauffements entre les demi-finales et les finales. Pour les confessions plus intimes, il y a Skype, le logiciel de visio-conférence gratuit, que Grégory Gabella (un ex-sauteur en hauteur informaticien) a installé chez Carraz. Tous les jours, il aura un rendez-vous téléphonique avec Lemaitre : « Je vois mal Pierrot se débrouiller avec ça. On va bien rigoler. »

En attendant, Carraz compte bien profiter des derniers jours. Revenu avec trois kilos de trop de sa semaine de vacance post-championnat de France, le coach ne trouvait pas son poulain très tranchant ces derniers jours. Mais hier soir, le chrono a parlé. Et en bien…

Benjamin Steen

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samedi, 13 août 2011

Daegu 2011: c'est dans deux semaines

288002_10150331689307922_628587921_9418825_3372079_o.jpgDaegu 2011 c'est à partir du 27 aôut mais dès aujourd'hui Radio Parilly est aux couleurs de l'évènement avec la complicité de Mathilde Meurisse (envoyée très spéciale) passionnée d'athlétisme.

Avec elle , nous allons découvrir la ville et le site avec déjà des photos sur sa page Facebook ainsi que sur son site reconnu de tous,  Athlètes Mondiaux.

 

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08:33 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

jeudi, 11 août 2011

Christophe Lemaitre privé de son mentor aux Mondiaux à Daegu

leprog.jpgIl fallait le voir le dos voûté, le visage grimaçant… Pierre Carraz (sur la photo en compagie de Djamel Boudebibah, responsable des relais 4 x 400 de l'équipe de France) souffrait trop du dos depuis une violente chute à vélo fin juin dans la descente d’un col au-dessus d’Aix-les-Bains. Le coach de Christophe Lemaitre avait même passé une nuit aux urgences avant de reprendre peu à peu le chemin du stade. Mais la douleur restait.

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Et des radios passées en début de semaine ont révélé une fracture de la deuxième vertèbre lombaire. Sagement, le druide aixois, 70 ans, a donc décidé de s’épargner le long voyage en avion vers la Corée-du-Sud. Un coup dur, mais Lemaitre a l’habitude. « Il faut qu’il apprenne à se débrouiller seul », répéte souvent Carraz lorsqu’il laisse son poulain voyager seul. Cette saison, par exemple, il avait manqué les meetings de Rome, Montreuil et Lausanne ou encore le championnat d’Europe par équipes à Stockholm où le « kid » (21 ans) a battu ou égalé trois fois son record de France du 100m. « J’aurais aimé qu’il vienne, regrette Lemaitre. Cela m’aurait permis d’avoir un soutien supplémentaire et de prendre les meilleures décisions. Mais j’ai déjà disputé beaucoup de meetings et participé à des sélections en équipe de France au cours desquelles je me suis géré tout seul. » En Corée, le recordman de France du 100m (9’’92) ne sera pas isolé pour autant. Son partenaire d’entraînement et du relais 4x100m Pierre-Alexis Pessonneaux sera son partenaire de chambre et il pourra compter sur le soutien du sprinteur aixois Saïd Hassani. Le manager national du sprint Renaud Longuèvre, qui l’avait déjà coaché lors d’un stage en début d’année à Miami, sera également là pour l’épauler techniquement.

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mardi, 09 août 2011

Athlétisme / 200 m. Nouveau face à face Bolt-Lemaître à Bruxelles le 16 septembre

leprog.jpgUsain Bolt sera opposé au Français Christophe Lemaître sur 200 mètres, le 16 septembre, dans le cadre de la réunion de Bruxelles que le Jamaïcain disputera pour la quatrième fois. La réunion belge ne figurait initialement pas au calendrier du champion olympique et du monde qui désirait se ménager et s’épargner un retour en Europe après les Mondiaux de Daegu (27 août - 4 septembre) en Corée du Sud. Mais, selon l’organisateur belge Wilfried Meert, l’athlète de 25 ans a changé d’avis : Bolt se rendra à Londres à l’issue du Mondial pour se reposer une semaine avant de remonter en piste à Zagreb, puis à Bruxelles, où il défendra sa position de leader du 200 mètres au classement de la Ligue de Diamant.

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lundi, 08 août 2011

400m haies : Grillas devant Clémenceau

leprog.jpgHugo Grillas (ESL) a pris la 2 e place (49’’86) du 400m haies de Ninove (Belgique). Le Lyonnais termine juste devant son partenaire d’entraînement Adrien Clémenceau (49’’89), sacré champion de France il y a dix jours à Albi. Le Brondillant et vice-champion de France Héni Kéchi n’était pas du voyage.

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