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vendredi, 04 mars 2011

Championnats d’Europe en salle à Paris-bercy

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Portés par la vague de Barcelone, les Bleus ont tout pour enflammer Bercy à 511 jours des Jeux Olympiques

Barcelone est encore dans les mémoires et Londres déjà dans toutes les têtes. C’est à mi-chemin entre l’euphorie de l’incroyable razzia sur les championnats d’Europe en plein air 2010 (18 médailles dont huit en or) et l’espoir de surfer sur cette déferlante historique jusqu’aux prochains Jeux Olympiques, que l’athlétisme français s’apprête à se produire durant trois jours à Bercy devant son public, avide de voir ces nouveaux Bleus embrasser la mascotte Athlix avec autant de vigueur que Barni l’an dernier.

L’épopée barcelonaise n’a pas seulement fait exploser le nombre de licenciés dans les clubs (210000), elle a aussi assuré une com’ d’enfer aux 31e championnats d’Europe en salle, à guichets fermés demain et après-demain depuis plus de deux mois.

A l’échelle du plus petit des grands championnats d’athlétisme et de la capacité de la salle de spectacle parisienne (6000 sièges payants), c’est quelque chose ! Autant dire que cela va pousser derrière les Bleus qui - avant Barcelone - avaient pris l’habitude d’exploser leurs compteurs à Paris que ce soit aux Mondiaux en plein air au stade de France en 2003 (8 médailles) ou à l’Euro en salle à Bercy déjà en 1994 (11 médailles) à une époque où le 200m (Sangouma 1er) et la marche (Langlois 3e) figuraient encore au programme des grands championnats en salle.

Dans sa volonté d’enfoncer le clou, la Fédération a tout fait pour briller à domicile. Financièrement, les retombées de Barcelone sont restées modestes (1M d’euros) mais des partenaires seraient près à s’investir… cela rejoint la logique sportive du DTN Ghani Yalouz pour qui le rendez-vous a autant de valeur que les Mondiaux de Daegu (27 août-4 septembre) sur la route des JO de Londres : « L’important c’est d’intégrer la culture de la gagne », son crédo, qu’il a répété cette semaine.

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De fait, l’équipe de France, deuxième au tableau des médailles derrières la Russie l’été dernier, débarquée gonflée d’ambition et de certitudes sur la piste bleue dU POPB. « Entre huit et onze podiums » sont espérés selon le président Bernard Amsalem, soit au moins deux de plus qu’à Turin il y a deux ans. L’objectif est élevé mais accessible. Les minima n’ont pas été assouplis pour l’occasion, mais les Bleus se sont spécialement investis - Bercy oblige – dans une compétition qui ne mobilise habituellement pas autant.

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Les stars étrangères Yelena Isinbaeva (perche), Blanka Vlasic (hauteur), Tatiana Lebedeva (triple saut) ou Philips Idowu (triple saut) font d’ailleurs l’impasse. Au contraire, tous nos médaillés de l’an dernier à la fois valides et dont la discipline est concernée par la salle (les sprinteurs Lemaitre et Mbandjock, le hurdleur Darien, le perchiste Lavillenie, le sauteur en longueur Gomis, le triple sauteur Tamgho, et les sprinteuses Soumaré et Mang) sont sur le pont. Manquent quand même Diniz (marche), Mekhissi (3000m steeple), Tahri (3000m steeple), Barras (combinées) et Dehiba (1500m) en plus des Doucouré/Barras (blessés), ce qui n’empêche pas les Français (et beaucoup moins les Françaises) d’apparaître ce matin à huit reprises sur les podiums virtuels au regard des Bilans (lire par ailleurs). Myriam Soumaré et Véronique Mang ne sont pas loin par exemple et l’atmosphère de Bercy doit faire le reste.

Toute commence aujourd’hui avec le 60m haies où le Lyonnais vice-champion d’Europe du 110 haies Garfield Darien a une occasion en or. Histoire de donner le ton d’un lendemain qui chante.

Benjamin Steen

Pour tout savoir c'est ICI

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