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vendredi, 05 novembre 2010

Marathon de New-York, Christelle Daunay ambitieuse

subst.news.tiny.gifDifficile d’imaginer meilleure préparation. Pour sa course-test à trois semaines du marathon de New-York, Christelle Daunay s’est emparée le 17 octobre à Reims des records de France des 15 km (48’56), 20 km (1h04’51) et surtout du semi-marathon en 1h08’34. De quoi effacer largement les 1h09’15 de Nadia Prasad il y a quatorze ans. A un peu moins de deux semaines du mythique marathon de New-York, la fondeuse du SCO Sainte –Marguerite Marseille, entraînée par Cédric Thomas, est en pleine confiance. Troisième à « Big Apple » en 2009, la pourtant pondérée recordwoman de France du marathon l’affirme haut et fort : elle visera la première place le 7 novembre. Tout comme une dizaine d’autres athlètes, qui seront au départ d’une des plus relevées courses sur route de la planète athlé.

Athle.com : Christelle, avec votre record de France du semi-marathon à Reims il y a maintenant un peu plus d’une semaine, peut-on parler d’une préparation idéale ?
Christelle Daunay : Oui, c’est vrai. Contrairement au dernier marathon de Paris, j’ai pu bénéficier de conditions météo idéales avec un bel été et un début de mois d’octobre clément. Je ne peux pas donner l’excuse du verglas comme au mois de mars. Pareil au niveau de l’entraînement, il n’y a rien à redire. Je n’ai pas connu de pépins et je suis arrivée à Reims en pleine forme, ce que j’ai, je crois, démontré.

Comment avez-vous abordé ce semi de Reims, placé à trois semaines du marathon de New-York, votre principal objectif ?
Je savais que j’allais sans doute courir seule. Je ne voulais pas me préoccuper de mes adversaires. J’avais envie de ne me concentrer que sur moi-même, comme une répétition avant New-York. Je ne connaissais pas le parcours mais on m’avait dit qu’il était relativement plat. Je voulais absolument battre le record de France.

Quel a été le déroulement de votre course ?
Je suis partie sur l’allure de moins d’1h09. Les premiers kilomètres m’ont donné l’allure à laquelle mes jambes voulaient courir. Je suis passée en 16’15 au cinquième kilomètre, c’est-à-dire 3’15 au kilomètre. J’ai eu un coup de moins bien entre le cinquième et le dixième kilomètre à cause du vent de face. Ça m’a mis un petit doute pour la suite. Mais je me suis dit qu’il ne fallait pas lâcher l’affaire. Je me suis ensuite retrouvée avec un vent un peu plus favorable et j’ai pu relancer à partir du dixième kilomètre (32’40 puis 32’16). Je n’ai pas été surprise par mon chrono. 1h08’34, c’est ce que je valais. En plus, c’était la première journée vraiment froide. L’organisme aurait été plus relâché avec quelques degrés supplémentaires. J’ai certainement encore un peu de marge.

Vous aviez échoué de peu l’an dernier face à ce record de France du semi. C’était un vrai objectif ou simplement une étape ?
Avant tout, l’objectif, c’est New-York et le 7 novembre. L’an dernier, j’étais très déçue de ne pas avoir battu le record de France du semi mais, dès que la course avait été finie, il avait fallu que j’oublie. Là, ça a été pareil. Je suis passée tout de suite à autre chose. Je suis repartie le lundi à l’entraînement en pensant à New-York. Je sais que mon chrono me place dans le paquet des meilleures filles. Nous avons toutes réalisé à peu près les mêmes temps sur semi cette saison.

Battre les records de France du 15 km, du 20 km et du semi-marathon en une seule course, ça met tout de même en confiance…
Oui, bien sûr ! Maintenant, il faut maintenir cette forme. Le froid commence à arriver, il faut faire attention à ne pas tomber malade. Après, le jour du marathon, tout peut arriver. En tout cas, l’entraînement a porté ses fruits et je vais partir sereine pour New-York mercredi 3 novembre.

Les Mondiaux de semi-marathon avaient lieu le même week-end que votre course rémoise. Pourquoi ne pas être allée à Nanning avec l’équipe de France ?
Le voyage en Chine trois semaines avant New-York, ça n’était pas forcément l’idéal pour récupérer… Avec en plus le décalage horaire et la chaleur, je ne pense pas que j’aurais pu arriver en forme aux Etats-Unis. Il y a parfois des choix à faire.

On se souvient que vous aviez dû écourter votre saison estivale à cause d’une anémie…
Ma dernière compétition avant La Parisienne, c’étaient les Championnats d’Europe par équipes. J’avais donné le maximum mais j’étais cuite. Mon organisme était arrivé à saturation. Je m’étais octroyée une petite phase de repos après le marathon de Paris mais j’avais dû reprendre très vite l’entraînement pour participer à la Coupe d’Europe du 10 000 m et me qualifier pour les Championnats d’Europe de Barcelone. Je me suis aperçue que je n’avais pas les moyens physiques d’aller en Espagne et j’ai donc décidé début juillet de faire l’impasse sur cette compétition. Après deux, trois semaines de repos, j’ai repris l’entraînement fin juillet en ayant retrouvé un taux de fer normal. J’aurais bien aimé être à l’intérieur pour vivre l’aventure de l’équipe de France à Barcelone et toute cette ambiance. Mais le corps en a décidé autrement.

Quelles ont été les principales étapes de votre préparation pour New-York ?
Je suis d’abord allée fin août à Bessans en Maurienne pendant quinze jours. C’est le haut lieu du biathlon. Il y a de bons parcours d’entraînement en nature et sur route. Ça m’a permis de bien commencer ma préparation. Je suis ensuite revenue à Paris pour participer à « La Parisienne » et j’ai poursuivi mon entraînement à Vincennes.

Et maintenant, comment sont programmés vos derniers jours avant le jour J ?
Le gros du travail a été terminé le week-end dernier. Je dois désormais maintenir ma forme en effectuant quelques séances de rappel. J’ai commencé à relâcher le kilométrage cette semaine avec 120 kilomètres hebdomadaires. Aujourd’hui, j’ai couru 18 km, soit un bon footing sans puiser dans mes réserves, en augmentant progressivement le rythme pour trouver des sensations.

Le marathon de New-York est-il déjà dans votre tête ?
J’essaye de ne pas trop y penser mais tout le monde me le rappelle. Je serai vraiment dedans mercredi 3, à quatre jours de la course, quand je vais retrouver l’ambiance et les autres athlètes. Je vais me retrouver en première ligne du plus grand marathon du monde. C’est toujours un honneur. Et je me souviens que j’avais terminé troisième l’an dernier…

Vous espérez sans doute faire mieux…
J’y vais pour la victoire. Mais ça reste un marathon avec beaucoup d’athlètes de très haut niveau, et aussi avec tous les aléas de la course, des conditions météo, des sensations à gérer. On est une petite dizaine à avoir le même objectif. Je sais que ma tâche sera très compliquée. Deux athlètes de très haut niveau sur 10 km et semi seront présentes : Flanagan et Keitany. Mais ce sera leur premier marathon donc elles seront forcément un peu dans l’inconnu. Il y aura aussi Abitova, deuxième à Londres, et Derarte Tulu. C’est un beau plateau. Mais avec mon chrono de Reims, je peux avoir des prétentions.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.com

17:40 Écrit par La Com dans Actualité, Athlétisme, Coup de Coeur | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

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