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mercredi, 12 août 2009

Mondiaux d'athlétisme, la Rétro 1997

logo_fr.gifAU COEUR D'ATHENES

La sourde évolution qui muait l'athlétisme en sport professionnel depuis quelques années se transforme en officielle révolution. Les Mondiaux d'athlétisme décident cette année-là de doter leurs podiums de 60 000 dollars pour les vainqueurs, 30 000 pour les médailles d'argent, 20 000 pour le bronze et 100 000 mille dollars pour tout record du monde.

A Athènes, qui milite alors pour l'obtention des Jeux olympiques 2004, quelques grands noms vont acquérir un supplément de gloire. Premier sur la liste, Lars Riedel. L'Allemand, ancien lanceur de disque de la RDA, n'a pas changé de spécialité. Ni de crédo : il gagne. Le géant germanique signe à Athènes son 4e titre mondial consécutif. Un cinquième viendra à Edmonton tandis que l'or olympique l'attendait aussi à Atlanta. Presque aussi fort que Serguei Bubka et ses six médailles...

Si Michael Johnson conserve son titre sur 400m, Wilson Kikpeter se garde le 800m comme chasse réservée, Gebreselassie reste le patron du 10 000m, Ivan Pedroso plane toujours sur la longueur, John Godina préserve sa grandeur sur le poids, Jan Zelezny tient bon au javelot et Ana Fidelio Quirot s'accroche sur le 800 féminin... Mais une nouvelle génération prend le pas, notamment sur le sprint. Ato Boldon, de Trinitad et Tobago, remporte l'or du 200m, Hicham El Guerrouj, 2e deux ans plus tôt, remporte le 1500m, Wilson Boit Kipketer s'impose sur le steeple. Et surtout Stéphane Diagana mène élégance et technicité au sommet du 400m haies.

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TROIS STARS

Sergei Bubka

1983 , 1987 , 1991 , 1993 , 1995 et finalement 1997. L'empereur de la perche, le Tsar des hautes altitudes tire sa révérence aux Mondiaux à Athènes, sur un ultime titre. A 33 ans, les tendons usés par trop de compétition, le Russe va encore trouver la force de signer 6m01 pour devancer Maxim Tarasov et Dean Starkey. Les spectateurs qui espéraient voir le déclin du Tsar en sont pour leurs frais. Le plus grand perchiste de tous les temps aura toujours été infiniment plus inspiré par les mondiaux que par les Jeux Olympiques, qui ne l'ont consacré qu'à une reprise, en 1988. Le reste ? A 35 reprises, Bubka a amélioré le record du monde de la perche. Il fut le premier à passer les 6m, qu'il a finalement franchie 44 fois en compétition, et il est toujours le seul à 6m10 ou plus.

Javier Sotomayor

Javier Sotomayor aura dominé la discipline du saut en hauteur tout au long des années 90, malgré quelques rebondissements dans sa carrière. Champion et recordman du monde en 1993, avec un envol à 2,45m, le Cubain récidive en 1997 avec un saut à 2,37m. Ce sera son dernier titre en plein air. Contrôlé positif à la cocaïne en 1999, Sotomayor voit sa suspension réduite par la fédération pour "circonstances exceptionnelles", ce qui lui permet de participer aux Jeux Olympiques de Sydney (2000), où il décroche l'argent avec un bond à 2,32. Le président cubain, Fidel Castro, avait déclaré être capable de "se battre jusqu'à la mort" pour l'homme-oiseau, médaillé d'or aux JO de Barcelone (1992) et véritable icône du sport dans son pays.

Marion Jones

La femme la plus rapide du monde aurait pu faire du...basket. Championne universitaire en 1995, Marion Jones opte finalement pour l'athlétisme. Avec succès, puisqu'elle est élue meilleure athlète féminine en 1997 et 1998 par la Fédération internationale. Le phénomène Jones, c'est avant-tout un palmarès impressionnant et une domination sans partage: championne du monde sur 100 m et 4 x 100 m en 1997, elle conserve son titre sur 100 m en 1999.

Marion Jones réalise une année 1998 exceptionnelle: victorieuse du Grand Prix, elle reste invaincue sur 100, 200 et 400 m, et réussit un triplé historique aux championnats des Etats-Unis en remportant le titre de la longueur, du 100 et du 200 m. Mais ce qui marque la plus chez Marion Jones, c'est son ambition inassouvie d'être la meilleure partout: aux JO de Sydney (2000), l'Américaine vise cinq médailles d'or, une performance inégalable. Elle ne sera battue que sur la longueur et le 4 x 100 m, obtenant tout de même le bronze dans les deux disciplines. Pour sa carrière atypique et ses performances hors du commun, Marion Jones s'impose déjà comme le phénomène de l'athlétisme américain... avant que des soupçons de dopage plane sur son palmarès, sans toutefois en être convaincue. Et ce malgré les témoignages à charge de son ex-mari CJ Hunter, lancer de poids lui-même pris, et le contrôle positif de son petit ami suivant, l'ancien sprinter Tim Montgomery.

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LES FRANCAIS

Athènes restera pour toujours le sommet de la carrière de Stéphane Diagana. Auteur du record d'Europe du 400 m haies deux ans plus tôt à Lausanne (47"37'), Diagana décroche le titre de champion du monde en Grèce, avec un temps de 47"70'. Egalement sur le podium en à Göteborg (1995) et à Séville (1999), Stéphane Diagana aura marqué de son empreinte l'athlétisme français depuis la deuxième moitié des années 90. On peut regretter que des blessures à répétition soient venues ternir une carrière remarquable.

L'autre belle histoire française d'Athènes nous vient du relais 4 x 100 m féminin. Delphine Combe, Sylviane Felix, Patricia Girard et Christine Arron décrochent une très belle médaille de bronze en 42"21', dans un concours remporté par une équipe américaine intouchable.

14:54 Écrit par La Com dans Athlétisme | Commentaires (0) |  Facebook |  Imprimer | |

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